
|
| Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
Maria Finn Sans Camp


  Age : 15 Inscrit le : 23 Mar 2008 Messages : 113 Localisation : Là où tu ne me chercheras pas... clan : Neutre... Enfin pas tant que ça... Humeur : C'est une question de point de vue... Rapeltout Occl//Legi:
   (0/0) Niveau magique:
   (8/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Dim 11 Mai - 15:58 | |
| Dès qu'il avait commencé à parler, Maria avait replongé son regard noir dans le sien. Il était impensable d'avoir un conversation aussi sérieuse et grave le dos tourné. Et puis, ne jamais tourner le dos, toujours regarder les événements et les gens en face, ne jamais avoir peur...
Mais il fallait surtout ne jamais dire jamais, enfin du moins à cet instant. Par exemple, ne s'était-elle pas juré de ne jamais se laisser aller à des choses aussi humaines et encombrantes que les sentiments? Si et pourtant la belle brune était plantée dans un couloirs avec ces fameuses émotions dont elle ne voulait plus.
Mais le problème n'était pas uniquement là, comme semblait le croire Tor. D'ailleurs ce garçon parler beaucoup trop, la jeune femme était incapable de réfléchir avec ce babillage incessant. Cependant, après un silence lourd, pesant, tendu et un regard pour le chaton bien plus humain qu'elle, l'italienne répondit: -" Si c'était aussi simple!"
Oui si cela n'avait été que la peur de ses sentiments, ça aurait été facile. Mais c'était bien plus que ça, c'était plus profond, ou peut-être plus idiot: -" Si j'avais juste peur, il n'y aurait pas de gros problème. Si c'était juste un refus, ce serait simple."
Mais ce n'en était pas un, bien au contraire, elle avait envie, diablement envie, de s'abandonner à ce feu qui les consumait. Mais l'ancienne apprentie ne pouvait pas. Elle reprit: -" Mais là où tu te trompes c'est que je ne peux pas. Je ne peux pas me permettre de prendre d'aussi gros risques. Les sentiments sont une faiblesse. Et je n'ai pas le droit à l'erreur."
Plus elle y réfléchissait, plus elle se disait qu'il y en avait , des raisons pour que tout ça ne marche pas. Elle continua à les énoncer, avec une douleur sourde et des plus étrange: -" Et puis, il ne faut pas que tu t'attaches à moi. Je n'ai pas de grandes chances de vivre vieille, quasiment aucune d'ailleurs. Si j'ai des attaches, je pourrai avoir peur de mourir. Et quand on s'applique à une vengeance de l'ampleur de la mienne, il est interdit d'avoir peur."
Décidément, Maria se mettait à parler autant que le musicien. Sauf qu'elle avait tout dit maintenant, enfin presque. Elle termina juste en disant: -" Alors penses-tu vraiment qu'il faille tenter un "toi et moi" après ce que je viens de dire?"
Bien que toutes ses raisons étaient valables et qu'elle les pensait profondément, l'ancienne Serdaigle tentait d'ôter de la tête de Tor l'idée de tenter une relation, de n'importe quel ordre. Si cette idée folle ne lui sortait pas de la tête, il y aurait quelqu'un pour la regretter et quelqu'un pour qui elle aurait envie de rester...
Or, elle avait assassiné son mentor et coupé les ponts définitivement avec sa propre mère pour que cela n'arrive pas. Et voilà que le chanteur déboulait et en une journée envoyait valser, non seulement ses protections, mais certaines de ses plus intimes convictions. Après des efforts monstrueux pour devenir la plus insensible possible, il réveillait l'ancienne Maria, celle qui ressentait encore bien des choses...
Et ce n'était pas une bonne chose, mais alors pas du tout. Si elle vivait isolée de tous, drapée dans sa froideur et son regard aussi noir que glacial, ce n'était pas pour rien.
Mais une personne, en un jour peut tout faire basculer... |
|  | | Tor Barda Sans Camp


  Age : 19 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 1661 Rapeltout Occl//Legi:
   (0/100) Niveau magique:
   (11/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Dim 11 Mai - 23:53 | |
| Apparemment, Maria se mettait à parler tant que lui, c'était tant mieux en réalité, il avait moins l'impression de parler dans le vide. Enfin, il se sentait un tantinet plus humain, moins paranormal, car il avait déjà remarqué que les longs discours lui incombait très souvent. Alors que les autres se contentaient de phrases plus simples, plus rapides plus efficaces, peut-être moins douteux. Car les mots, on pouvait en dire tant par minutes, et par exposé, mais on pouvait aussi en dire assez pour embrouiller la totalité d'un auditoire, alors quand en plus l'auditoire est un interlocuteur, seul, les chances d'être compris sont presque inexistantes. Mais c'était la façon de faire de Tor, il était par bien des points dur à suivre, dont celui-ci qu'il parlait beaucoup, ce qui donnait parfois l'impression qu'il pouvait à partir d'un seul et unique mot vous faire la totalité d'un exposé de plusieurs heures. Mais il semblait en l'occurrence que ce soit encore plus facile quand la personne à qui vous parlez ait une valeur toute particulière à vos yeux. Ce qui était le cas du musicien à l'heure actuelle, il parlait beaucoup, aidé sans doute par ce quelque chose qu'il ne parvenait à définir.
Oups, pour la première fois, une des deux personnes haussa le volume sonore de la discution. *Et bien si c'est pas aussi simple expliques-moi, je n'attends que ça moi!*. Et la jeune femme continua sans vraiment être précise dans ces dits *Mais tu attends quoi, que je te torture pour que tu parles? Ca te plait de tourner autour du pot?*. Première explication *Compréhensible, mais c'est pas un peu démesuré, on ressent juste une attirance, enfin un peu plus qu'une attirance. Une fois, se laisser aller, c'est normal, même pour une personne qui ne veut pas de sentiments*. Dernière explication, *Interdit d'avoir peur? Mais qui peut interdire d'avoir peur! Pas de grandes chances de vivre vieille? Avec un peu de chance je vais essayer de tuer quatre Mangemorts alors pour ma part. Pas que je m...* Cette fois c'en était trop, Tor avait explosé intérieurement, mais pas que, apparemment, la jeune femme en avait trop dis, surtout cette dernière phrase "Alors penses-tu vraiment qu'il faille tenter un "toi et moi" après ce que je viens de dire?". Visiblement hors de lui, le jeune homme s'avança vers la demoiselle qui instinctivement recula. Il attrapa ses épaules et la plaqua assez violemment contre le mur, la regardant dans les yeux, excédé:
- Alors tu n'as vraiment rien compris hein? Qui te parles de se marier? Je te parle d'une relation peut-être éphémère. Pas besoin que tu vives tes sentiments dans leur totalité, laisses leur juste le droit de s'exprimer une fois de temps en temps! Et c'est quoi cette connerie tu vivras pas vieille? Tu crois qu'un mec qui veut se venger d'un groupe de Mangemorts à plus de chances de survivre que toi? Dis-moi seulement pourquoi moi je survivrais à un groupe de Mangemorts et pas toi? Et puis, pour qui te prends-tu pour penser que la peur peut être supprimée entièrement en une personne, dans quel monde tu crois vivre? Le pays des Bisounours, oui chez eux pas de peur, mais là c'est la vie, tu sais ce truc ou on nait, souffre pour finalement creuver. D'un geste puissant, le point droit de Tor frappa le mur, juste à côté de l'oreille gauche de la demoiselle, Putin...Que je m'attache pas à toi? Désolé c'est trop tard, et tu sais que c'est réciproque.
Jamais encore depuis le soir où il avait tué, il n'avait été aussi en colère. Il sentait son poing endoloris par le choc avec le mur en brique, il sentait qu'il saignait. Le musicien se recula de quelques pas, le chaton avait pris ses distances, visiblement la première fois qu'il voyait son maitre dans un tel état. Tor tourna le dos à la jeune femme, regardant l'escalier:
- Si tu veux passer ce qu'il te reste d'existence comme une solitaire endurcie qui n'en a rien à foutre que de sa gueule, casses-toi. "Toi et moi" c'est une relation qui doit se baser sur la confiance et une volonté partagée. Si tu ne veux pas, c'est ton choix, pas besoin d'excuses merde. Je suis pas un gamin tu me dis simplement "non désolé" ou simplement "non", tu prends ta veste, tu claques la porte affaire classée. Maintenant, vu que tu as cherché des excuses pour que cette relation n'existe pas, je ne te retiens pas, récupères ta veste et rentres chez toi... _________________
|
|  | | Maria Finn Sans Camp


  Age : 15 Inscrit le : 23 Mar 2008 Messages : 113 Localisation : Là où tu ne me chercheras pas... clan : Neutre... Enfin pas tant que ça... Humeur : C'est une question de point de vue... Rapeltout Occl//Legi:
   (0/0) Niveau magique:
   (8/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Lun 12 Mai - 16:12 | |
| Son fouillis d'explications tendait à ressembler à une pâle justification. Or ce n'était pas, loin de là, l'effet recherché. Bon, la jeune femme avait peut-être était un peu trop loin. Comme quoi, il fallait à tout prix qu'elle évite de parler trop, de monologuer. Elle finissait par dire des choses manquant cruellement de fond...
La brune s'attendait certes à des réactions un peu plus violentes que celles que Tor avait eu précédemment, mais jamais elle n'aurait pensé voir une telle rage scintillait dans son regard vert...
Plein de colère, il fit un pas vers elle. Son premier réflexe aurait été de dégainé son cher couteau de sa botte ou sa baguette, mais elle ne ferait jamais ça avec le jeune homme. Alors, par un instinct bête et humain, elle fit un pas en arrière, sans pour autant le quitter des yeux.
Avec violence, il lui saisit les épaules et la poussa contre un mur. Son dos fit un bruit sourd et commença à la lancer. Mais Maria ne bougea pas d'un cil, et ne détacha pas ses prunelles des siennes. Elle ne baissera pas les yeux, ça non, plutôt rôtir en enfer.
La belle italienne allait répondre, sentant la colère la gagnait. Premièrement, on ne lui parlait pas comme ça, relation particulière ou pas. Deuxièmement de quel droit pensait-il pouvoir lui donner des leçons? Il croyait quoi, qu'elle croyait encore au pays des lapins roses? Qu'elle n'avait pas encore tout à fait saisi que la vie c'est laid et que ça finit mal?
Mais elle n'eut pas le temps de lui déverser sa bile, qu'il mit un coup de poing dans le mur, tout près de son oreille gauche. La jeune brune eut à peine un léger sursaut mais ne cilla pas pour autant. Il voulait quoi là, lui faire peur? Raté, essaye encore. Il devait simplement vouloir évacuer sa colère, une colère qui était orientée vers elle d'ailleurs. Dans ce cas, autant qu'il la cogne, ça le soulagerait.
La froide sorcière bouillonnait, mais son expression impénétrable resta inchangée. Le regard vide, elle attendait que son hôte ait dit tout ce qu'il avait sur le coeur, avant de prendre une décision, qu'elle pourrait être à même de regretter.
La jeune femme n'avait pas été une Serdaigle pour rien, malgré son air glacial, elle était une personne réfléchie. Ce qui n'était pas le cas du musicien, loin s'en faut.
Son regard noir rivé au dos du guitariste, elle attendit une poignée de secondes avant de prendre à son tour la parole: -" Bon tu as fini, je vais peut-être pouvoir en placer une."
Son ton aussi froid que sa colère, elle poursuivit: -" Alors, pour commencer, je n'ai jamais parlé de mariage. Et cette connerie de ne pas vivre vieille, c'est une supposition basée sur mon inexpérience, la crainte qu'inspire celle que je recherche. Tu me diras je n'ai pas pris en compte le critère chance."
Les questions qu'il avait posé étaient certainement purement rhétorique. Et bien tant pis pour lui, quand on posait une question à Maria, il fallait s'attendre à une réponse. Sans en démordre, elle poursuivit: - " Ensuite je n'ai jamais dit que tu pourrai survivre à un groupe de mangemorts. Qui vivra verra, comme on dit. Enfin, ne crois pas en avoir parlé après j'ai peut-être dit des choses qui m'ont échappé."
Venait ensuite la digression sur leur monde et cette folle histoire de Bisounours. Stupide dessin animé que sa Cracmole de mère avait crut bon lui diffuser, enfant... Maria continua: -" Et je crois que ça fait un petit moment que j'ai compris dans un monde pourri jusqu'à la moelle. Et puis je n'ai jamais aimé les Bisounours, c'est vraiment vomitif. Pour ce qui est de la peur je ne dis pas que je n'ai jamais peur, ce serait prétentieux. Je dis qu'il ne faut pas avoir peur et qu'il faut la surmonter."
Là, elle allait devoir parler d'une chose délicate, surtout vu la tension qui baignait dans l'air. Ce fameux "attachement" qui les liait. Quelque chose de suffisamment étrange pour les mettre hors de leur gonds. Enfin surtout le chanteur, la brune avait une apparence bien trop calme, qui cachait une rage intense: -" Mais tu as raison sur un point je me suis attaché à toi. Ca doit d'ailleurs être pour ça que je n'arrive pas à me convaincre totalement que ce "toi et moi" n'est pas une bonne chose."
Sans un mot et d'un pas félin et gracieux, elle vint se placer contre le mur, à côté du jeune homme. Elle tourna la tête vers lui et souffla: -" Tu vois, si ça avait été un non catégorique et sans appel, je serais déjà dehors. Mais je crains que ce soit un tantinet plus compliqué..."
Le monologue avait peut-être du bon au fond, il fallait bien que l'italienne vide son sac aussi... |
|  | | Tor Barda Sans Camp


  Age : 19 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 1661 Rapeltout Occl//Legi:
   (0/100) Niveau magique:
   (11/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Lun 12 Mai - 21:37 | |
| Emportez-vous dites? Et bien vous avez parfaitement raison, Tor était allé beaucoup trop loin, pourtant, ce qu'il avait dis était ce qu'il pensait. En fortement exagéré, mais exactement ce qu'il pensait. Il n'avait pas voulu offusquer la demoiselle de quelque façon que ce soit, mais de toutes évidences, au vue de la réponse qu'elle proposa à son monologue, c'était de toutes façons le cas. Sous l'impulsivité du moment, l'adrénaline avait dopé son cerveau, il avait pensé plus vite, parlé plus vite, plus fort aussi, mais il avait exagéré ses propos. Pas qu'il ait cru que la demoiselle n'en saisisse pas la teneur, mais il avait fais ça inconsciemment. Il se demanda d'ailleurs comment la jeune femme avait interprété ce violent coup dans le mur. En tout cas, à aucun moment elle n'avait répondu avant qu'il n'ait fini, à aucun moment elle semblait n'avoir voulu se défendre, à aucun moment Maria n'avait détourné son regard. Ils avaient leur fierté, et elle leur pourrissait leur relation de toutes évidences. Cette même fierté qui les avait fais se rencontrer semblait un obstacle à leur relation désormais.
Et la demoiselle répondit à toutes les questions réthoriques et sans importance, ou presque aucune, qu'il avait posé, même s'il n'attendait aucune réponse. Elle lui répondit d'un ton calme et posé, mais narquois, enfin juste réponse au ton qu'avait employé le jeune homme un peu plus tôt, il allait sans dire. Elle parla d'abord du fait qu'elle n'ait pas parlé de mariage, première exagération de Tor, il entendait simplement par là une relation plus longue que deux ou trois nuits. Elle parla de la supposition de ne pas vivre vieille qu'elle avait faite, expliquant qu'elle n'avait pas pris en compte le critère chance. Le critère chance...Chance...Elle s'exprima alors sur sa relation à la peur, elle tentait toujours d'aller plus loin que sa peur, de la dépasser de repousser ses limites, lui aussi...Encore un point commun? Surprenant...Elle termina en parlant de leur relation, expliquant ne pas réussir à se convaincre totalement que ce "elle et lui" était sans issue, car elle concéda s'être attaché à lui. La fin des dires de Maria n'était pas une fin, comme une histoire sans fin. Tor reprenait ses esprits, à nouveau parfaitement calme, enfin plus qu'avant. Il fixait la demoiselle qui s'était mise face à lui:
- Bien, il semblerait que tu parles de choses intéressantes. La chance, je crois bien que je ne crois plus en ce terme depuis bien longtemps. C'est l'opium du peuple, la chance, bien au-delà de la religion. Tout le monde croit avoir un jour de la chance. Je crois en ce que je peux faire, c'est tout. Et puis tu n'étais pas obligé de répondre à mes questions, de toutes évidences, ce que j'ai dis avant à été dopé par l'adrénaline, comme mon geste, et je m'excuse pour les deux. Mais tu me donnes cette impression quand tu parles qu'il n'y à rien de bon dans les sentiments, qu'un sentiment te rendra plus faible car tu auras peur de mourir. Ce n'est pas de ne rien ressentir qui ne te feras plus avoir peur. Ce qui te fera ne plus avoir peur de mourir, c'est de prendre conscience que nous ne sommes que des sac d'os et de chair, et que comme des animaux, il arrive un jour où tout doit s'arrêter...Peu importe la façon, peu importe la raison, on mourra tous. Petite pause, pas réflexion, mais plus pour rester calme, Alors quoi, Maria finit ta phrase, dit ce que tu as à dire, pourquoi est-ce si compliqué que tu ne puisses pas laisser une chance à notre relation? Qui a-t-il de si dur à ça? Si tu veux, je lève ma main droite et je jure solennellement que le jour où tu me diras "c'est fini", je ne chercherais même pas à retenter ma chance, tu ne me verras plus. Mais dis-moi maintenant, qu'est-ce qui est si compliqué... _________________
|
|  | | Maria Finn Sans Camp


  Age : 15 Inscrit le : 23 Mar 2008 Messages : 113 Localisation : Là où tu ne me chercheras pas... clan : Neutre... Enfin pas tant que ça... Humeur : C'est une question de point de vue... Rapeltout Occl//Legi:
   (0/0) Niveau magique:
   (8/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Mar 13 Mai - 20:50 | |
| La chance est l'opium du peuple... Diantre, qu'il pouvait avoir raison a bien y réfléchir. La chance pousse les plus malchanceux à jouer avec la roue, que ce soit celle de la fortune, du destin ou tant d'autres encore. La chance, l'espoir de s'imaginer que tout ira bien, que le monde va devenir meilleur, que la nature humaine a encore a apporter...
Oui la chance amenait soit au jeu, puis au risque et donc au final à la perte. Soit elle menait à l'utopie de croire encore et c'était encore plus pitoyable. Qui pouvait encore croire en l'espèce humaine? N'avait-elle pas prouver que, malgré ses quelques bon éléments et sa prétendue intelligence supérieure, elle ne pouvait pas s'empêcher de détruire, mu par le pouvoir ou l'envie ou tout autre sentiment?
D'ailleurs c'était une des raisons qui poussaient Maria à sa retraire solitaire et froide. Son aversion pour les émotions étaient dues au fait qu'en plus d'affaiblir l'Homme jusqu'à ce qu'il ne soit plus rien, elles le poussaient à toutes ces choses qui rendent la vie encore plus laide.
Mais avant qu'elle ne pousse plus loin sa réflexion sur le genre humain, sa fin et les sentiments, elle fut contrainte d'orienter ses pensées sur la demande que Tor lui faisait.
La jeune brune leva les yeux au ciel et eut un léger soupir. Il demandait encore pourquoi c'était compliqué... Parceque rien n'est jamais simple tout d'abord. Ensuite parcequ'il vivait dans une ère dangereuse où se serrer les coudes c'est utile et s'aimer, à défaut d'un meilleur terme, c'est suicidaire. Cependant, la sorcière ne se lança pas dans une nouvelle explication, il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre et se contenta de dire: -" Je crois que je me suis suffisamment justifier sur ce qui faisait que ce "toi et moi" était si compliqué."
Et de justifications, de démonstrations, l'italienne ne voulait plus. Même si c'était idiot, même s'il ne fallait pas, même s'ils tomberaient de bien plus haut après, même s'ils auraient bien plus mal si ça s'arrêtait plus tard, même si ça ne menait sans doute à rien, même si c'était presque perdu d'avance, elle en avait envie.
Donc, faisant une chose qu'elle s'était juré de ne plus faire, prenant une décision importante sur un coup de tête, la belle jeune femme fit un pas vers son hôte pour le regarder droit dans les yeux: -" Je ne sais pas si je fais bien, mais on peut toujours essayer... Toi et moi..."
Sa voix baissait et se faisait moins certaine, mais elle reprit bien vite son assurance et poursuivit: -" C'est peut-être idiot, mais on ne saura pas tant qu'on aura pas essayé... Mais tu es sûr qu'on pourra tout arrêter un jour, s'il le faut ?"
Il était bien ironique de parler de la fin avant le début, mais n'était-ce pas le paradoxe même de l'existence? L'ancienne Serdaigle craignait cependant qu'ils se laissent emporter et n'acceptent plus la fin...
Mais; suivant encore une impulsion bizarre, elle déposa un délicat baiser sur les lèvres du jeune homme, avant de plonger à nouveau son regard sombre dans les prunelles vertes... |
|  | | Tor Barda Sans Camp


  Age : 19 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 1661 Rapeltout Occl//Legi:
   (0/100) Niveau magique:
   (11/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Mar 13 Mai - 21:21 | |
| Regrettant encore son geste d'humeur un peu avant, le jeune homme entendit un gratouillement bien connu au bout du couloir. Apparemment le téméraire chaton était de retour, certainement voulait-il connaitre le mot final de toute cette histoire qui aurait pu parraitre à des yeux extérieurs une genre de "divine comédie" aux allures de "je t'aime...Moi non plus". Il savait qu'il lui avait posé exactement la même question qu'un peu auparavant. Il savait qu'elle ne répondrait pas, elle l'avait déjà fais et avait déjà dis haïr se répéter, mais il avait posé cette question plus comme cela, simplement pour voir sa réaction, ou pour la forcer à se décider. *Mais non, t'es con ou quoi? C'est parce que tu refuses d'admettre que tu l'aimes et que tu ne supporterais pas que cet amour que vous vous portez soit fichu en l'air.* Saloperie de petite voix, traitresse parmi les plus grands traitre que ce monde peut porter. *Ta gueule, je parle pas avec un moi intérieur qui croit tout savoir et tout comprendre*. Se répondre soit-même en plus par quelque chose de différents, stupide, risible et pourtant tellement témoin de ce qui se passait. Il avait posé la question car il refusait de croire que la demoiselle ne veuille tenter un "elle et lui".
Il aurait aimé pouvoir mettre ce moment sur pause, quelque peu anxieux de la réponse qu'allait avoir la demoiselle. Une peur stupide, certes, mais dans le fond, on avait peur parfois pour moins que ça. Alors qu'il sentait approcher la réponse de la demoiselle, le regard de Tor se fit moins sur, bien moins sur, l'espace de quelque instants, le temps que dans sa tête, la petite voix fasse raisonner une parole d'une chanson d'un groupe de musique moldu *The final countdown mon pauvre, j'espère que tu as préparé de quoi te tuer, elle a dire non...Je t'ai déjà dis de la fermer, laisses la répondre avant de dire des conneries.* Et la réponse ne fut pas celle attendue, elle se contenta de simplement répondre, pas plus, enfin elle ne répondit pas à proprement parler, rappelant juste qu'elle avait déjà répondu. Et finalement après quelque longues secondes, elle reprit la parole, disant déjà regretter ce qu'elle allait faire, elle lui dit qu'elle était prête à laisser une chance à une relation entre eux deux.
Ses simples mots eurent l'effet d'une bombe dans la tête du musicien *Merde t'avais raison. Sale morveux t'as de la chance, elle est trop gentille...Chut maintenant, laisses-moi savourer...Bordel je suis encore en train de me parler à moi-même.* Cette phrase avait eu d'autant plus de valeur pour Tor, qu'il avait compris combien il en coutait à la demoiselle de laisser une chance à une relation entre eux. Finalement, il se demanda s'il avait raison de l'avoir poussé autant, enfin il ne doutait pas qu'elle aurait dis "non" même s'il avait insisté comme un fou, si elle n'avait jamais voulu de cette relation. Elle posa une question qui aurait u être amusante à ce moment si le musicien n'avait pas su ce que sa réponse pouvait changer à leur relation. D'un côté, être honnête et on verra bien comment elle réagira. De l'autre, ne pas être honnête et on verra bien comment elle réagira. Magnifique, dans les deux cas, sa réaction serait à voir. Il ferma ses yeux pour réfléchir quelques instants à cette question, et fut surpris de sentir deux lèvres froides se poser contre les siennes. Agréable cadeau, qui dissipa les doutes du jeune homme:
- Merci de nous laisser une chance. Je crois que je n'ai pas compris ce qu'il te coute de faire cela et je m'en excuse en tout cas, je suis content que tu nous laisses une chance. Pour être franc avec toi, j'ai hésité avant de répondre, je pouvais te mentir et te dire qu'on se séparera sans le moindre problème, mais je te dois l'honnêteté alors je ne sais absolument pas si on arrivera à arrêter aussi simplement qu'on l'aimerait notre relation. Mais comme tu l'as dis, on ne saura pas avant d'y être.
Un sourire se dessina sur le visage du jeune homme, comme sur celui de la jeune femme. Et bizarrement chacun fixa un autre mur au même moment, comme gêné. Après ce qui venait de se passer, ils avaient du mal à se regarder. Aucun des deux ne semblaient prêt à dire quoi que ce soit. Mais c'était sans compter sur le chaton qui grimpa rapidement sur le jeans de Tor avant de lui mordiller les doigts. Reposant le chaton au sol, le jeune homme murmura un "merci" à l'oreille du chaton, qui se retourna, après un regard pour la demoiselle. C'était ironique, maintenant qu'ils se laissaient une chance, aucun ne semblait plus savoir comment réagir:
- Bien...euh...On reste comme deux idiots dans ce couloir à se regarder, ou on boit un verre pour passer les émotions, ou on continue de se laisser guider par nos instincts. Sinon il reste la solution de ne pas aller trop vite et on se couche toi dans ma chambre moi en bas.
Incapable de dire mieux ou plutôt autre chose, le jeune homme déposa un baiser rigoureusement identique à celui de la jeune femme sur les lèvres de la demoiselle... _________________
|
|  | | Maria Finn Sans Camp


  Age : 15 Inscrit le : 23 Mar 2008 Messages : 113 Localisation : Là où tu ne me chercheras pas... clan : Neutre... Enfin pas tant que ça... Humeur : C'est une question de point de vue... Rapeltout Occl//Legi:
   (0/0) Niveau magique:
   (8/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Mar 13 Mai - 21:58 | |
| Jusque là la jeune femme n'avait qu'à peine entendu un petit cliquetis de griffe sur le sol. Mais elle remarqua bien vite que son ouïe ne l'avait pas trompé et que la chaton faisait son grand retour parmi eux.
La brune attendit avec une fébrilité bien dissimulée mais tout de même étrange. Une part d'elle-même avait un peu... Etait un peu anxieuse de ce que Tor allait répondre. Mais l'autre éprouvait une sérénité détachée et tranquille, tout aussi perturbante.
La sorcière avait l'impression que deux personnes se partageaient son corps et ça commençait à lui faire mal à la tête. C'était affreusement désagréable d'avoir une envie folle et ardente de faire quelque chose, quand une sorte de glace vous crie de rebrousser chemin, pendant qu'il en est encore temps.
Sauf que cette femme glaciale se trompait, il était déjà trop tard pour qu'elle laisse le jeune homme avec son chat. Trop tard pour qu'elle s'en aille et oublie jusqu'à son souvenir. Trop tard et de toute manière impossible. La belle italienne avait sauté du plus haut plongeoir sans même savoir si l'eau était assez profonde. Et elle ne le saurait qu'en remontant à la surface ou en se fracassant le crâne au fond...
Son hôte répondit enfin, en toute franchise, comme elle s'en était douté. La demoiselle n'en attendait pas moins de lui et estimait comme inconcevable se mentir, arrivé au stade où ils en étaient.
Après ça les deux protagonistes échangèrent un sourire complice, mais toutefois bien plus timide que ceux qu'ils avaient pu échangés jusqu'ici. Comme si le fait d'avoir mis les points sur les "i" mettaient un frein au délicieux parfum d'imprévu et d'aventure qui flottait sur leur rencontre.
D'ailleurs, sans s'en rendre compte, ils détournèrent la tête dans des directions opposées dans une parfaite synchronisation. Ils avaient l'air de deux adolescents vivant leur premier émois et ne sachant tout à fait comment se comporter, ce qui était bien ou mal... Or leur insouciance de futurs adultes étaient loin derrière eux. Le monde réel les avaient rattrapés et peut-être un peu vite.
Mais par un heureux coup du hasard, ou d'intelligence, le chaton créa une distraction en choisissant comme mur d'escalade la jambe de son maître. Ce denier le reposa et en profita pour tenter de détendre l'atmosphère. Il fallait avouer que la discussion qui venait d'avoir lieu ici et la trace d'impact sur le mur d'en face n'aidait pas à la franche rigolade. Alors avec un sourire en coin, Maria proposa: -" Je pencherais pour la solution numéro deux, voire la trois. Mais ça reste à débattre."
Le baiser de Tor la surprit un peu mais elle se laissa faire et y répondit avec une certaine tendresse. Elle se détacha cependant en soufflant: -" Hum ce serait aller un peu trop vite en besogne que de poursuivre cette route... Tu n'avais pas parler de boire un verre?"
Un verre, voilà qui ne pouvait que débarrasser de toute la tension dans l'air... Surtout s'ils quittaient ce couloir, qui conservait une marque de leur querelle... |
|  | | Tor Barda Sans Camp


  Age : 19 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 1661 Rapeltout Occl//Legi:
   (0/100) Niveau magique:
   (11/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Mar 13 Mai - 22:28 | |
| Oups, ambiance tendue entre les deux personnes, encore une fois, ils étaient reconnaissant à un chaton noir trop humain pour n'être qu'un chat. Enfin la vérité c'était plutôt lui qui devait être reconnaissant à ce chaton, c'est en grade partie grâce à lui que les choses sont ce qu'elles sont. Le chaton s'était stratégiquement replié dans l'escalier, surement encore marqué par ce violent coup que son maitre avait mis dans le mur. Dans l'immédiat de la chose, Tor et Maria étaient deux gamins, coincés, incapable de réagir, de savoir quoi faire. Peut-être était-ce le fait qu'un ait haussé le ton, peut-être était-ce le fait qu'ils soient tous deux soulagés que leur dispute soit passé. Peut-être n'était-ce même rien d'autre que de la timidité, pourtant auparavant, c'était bien moins le cas lorsqu'ils jouaient. *Ben voilà la différence, on ne joue plus, nous sommes dans la vie réelle. Bon sang, j'avais oublié la violence que cela était de se retrouver à nouveau dans le monde réel*. Les illusions étaient tellement belles, tellement pratiques, se cacher derrière ce qu'on espère, derrière ce qu'on veut, derrière ce qu'on croit être, même si ça ne doit jamais être.
La demoiselle avoua être tentée par les deux dernières proposition de Tor, lui aussi, en faites, il avait même banni une quelconque possibilité que la numéro une soit retenue. Etrange, mais il l'avait fais instinctivement, comme ce genre de choses, dont vous êtes sur d'avoir la réponse, mais vous allez quand même vérifier car vous ne voulez pas être dans l'erreur. La jeune femme avait parfaitement raison, dangereux de poursuivre de suite cette voix, il ne serait que meilleur de patienter, mais aussi de laisser tasser cette dispute, surtout de laisser tasser ce moment de distorsion entre leurs pensées. En tout cas, le jeune homme avait apprécié la tendresse que la demoiselle avait mis dans sa réponse à son baiser. S'il paraissait encore calme et détaché, le jeune homme savait qu'il avait déconné en parlant si fort, et en frappant ce mur. D'abord parce que ce mur n'y était pour rien dans leur relation, ensuite parce qu'il ne voulait effrayer ni elle, ni le chaton. Ce coup avait été plus un moyen de se forcer à voir la réalité que vraiment pour intimider ou quelque chose d'autre. Ses doigts passèrent dans la légère bosse marquée par ce coup précédent:
- Je suis désolé, je n'aurais pas dû m'énerver, encore moins me prendre pour un boxeur. J'ai été stupide, enfin je le suis toujours. Je t'en prie, descendons, il y a de quoi faire dans le bar du salon en théorie le choix est assez large pour généralement convenir à tout le monde.
Il invita la demoiselle à passer d'abord, ce qu'elle fit. Dans le dos de la demoiselle, Tor se demandait encore ce qu'elle pensait de lui après ce geste inconsidéré et stupide de violence qu'il avait eu. Elle savait surement que ce n'était pas contre elle, mais que pouvait-elle penser. Ils arrivèrent dans le salon et le jeune homme invita Maria à s'asseoir sur le canapé. Il la regarda s'asseoir avec un sourire plus libéré déjà qu'à l'étage, petite distance, pourtant un soulagement certains. Tor vit le chaton sauté sur les genoux de la demoiselle:
- Il a pas encore eu le droit à sa séance de câlins, mais je crois qu'il l'a amplement mérité aujourd'hui, il aura fais plus que beaucoup de représentants de son espèce. Mais dis-moi, je te serre quoi? J'ai de la bière au frais, sinon whisky, rhum, vodka, martini rouge ou blanc, pastis, tequila, liqueurs de fruits en tout genre. Et il y a même possibilité d'avoir un glaçon ou deux. Si tu comptais me demander tu prends quoi pour m'imiter, je me prends un Jack Daniel's avec un glaçon... _________________
|
|  | | Maria Finn Sans Camp


  Age : 15 Inscrit le : 23 Mar 2008 Messages : 113 Localisation : Là où tu ne me chercheras pas... clan : Neutre... Enfin pas tant que ça... Humeur : C'est une question de point de vue... Rapeltout Occl//Legi:
   (0/0) Niveau magique:
   (8/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Mer 14 Mai - 15:05 | |
| Tant de tension était assez désagréable et surtout à éviter, pour de prochaines rencontres. Rien de pire pour user les nerfs qu'une tension palpable tant elle est forte.
Le changement qui eut lieu après la mise à plat de leur sentiments et de leur "avenir" commun, les choses étaient soudainement beaucoup plus complexe. Après leur petit jeu de séduction, on aurait était à même de se dire que toute timidité et toute gêne s'était envolées vers d'autres horizons.
Cependant ce n'était plus un jeu, c'était la vraie vie, celle où tout ce qu'on le fait a des conséquences, celles où soit on gagne soit on meurt, celle-là. C'était peut-être ça qui procurait ce soudain revirement de situation. Comme si, après tout ce qu'ils avaient vécu en une seule journée, il fallait tout reprendre depuis la case départ. Comme si le fait de partir sur de nouvelles bases annuler tout ce qui avait été dit.
Mais Maria ferait tout pour que cet état de fait ne dure pas. Il était hors de question de partir dans une relation banale. Elle n'avait pas admit tant de choses pour que tout soit gâcher par une pseudo-gêne.
Alors, se motivant, elle décida d'agir de manière naturelle, de ne plus rien calculer. Tor s'excusa alors de sa violence et la jeune brune lui répondit par un simple sourire. Elle préférait de loin voir un mur éraflé plutôt qu'une colère contenue, un être plein de haine et de froideur...
*Quelqu'un comme toi* songea la jeune femme. Et c'était vrai en un sens. Si l'italienne s'était... attachée au blond, c'était parcequ'il était différent, non seulement d'elle mais des autres en général. Bien sûr ils avaient plus de points communs qu'ils ne l'avaient soupçonné au début, mais il n'es restait pas moins un être à part... Un doux illuminé... Enfin, non, il n'était pas si doux... Un illuminé tout court.
La sorcière divaguait dans ses pensées en précédant son hôte dans l'escalier et s'assit comme un automate quand il l'y invita. Il lui fallut une poignée de secondes pour réaliser que Vega avait sauté sur ses genoux, certainement en quête de caresses, dont toute cette agitation l'avait privé.
Gentiment l'ancienne Serdaigle lui passa une main sur le dos. Ravie, la boule de poils s'installa sur les genoux de sa nouvelle camarade, sur le côté, les yeux clos. Une main fine et agile glissant dans le pelage sombre, Maria écouta le jeune homme lui proposait une foule de choses.
Il y avait longtemps que la brune n'avait pas but un verre, dans le cadre tranquille d'un logis. En général elle ne buvait que dans les bars, où elle allait à la pêche aux informations. En effet, les mangemorts de bas étage était d'une curiosité folle et savait toujours fourré leur nez aux endroits intéressants. Et en général, ils buvaient comme des trous, surtout quand il ne payaient pas...
Après un instant, qui aurait put paraître comme une petite hésitation, l'ancienne apprentie répondit: -" Je prendrai un martini blanc s'il te plaît."
Après avoir regardé son hôte se diriger vers la cuisine avec un sourire partagé, elle reporta son attention sur le chaton, le caressant. La bestiole ronronnait i fort qu'on se demandait comment un vacarme pareil pouvait sortir d'un si petit corps...
Quand Tor revint, deux verres à la main, elle saisit le sien et eut un beau sourire: "-Santé!"
Les verres s'entrechoquèrent et les deux jeunes gens burent à la santé... De quoi ou de qui, c'était une question pertinente... A eux peut-être? |
|  | | Tor Barda Sans Camp


  Age : 19 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 1661 Rapeltout Occl//Legi:
   (0/100) Niveau magique:
   (11/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Mer 14 Mai - 15:40 | |
| Finalement, il apparaissait que la tension pourtant si forte en haut, même après qu'ils aient "réglé leur compte" si l'on pouvait dire, avait diminuer quand ils s'étaient éloigner de ce couloir. Et ce n'en était que mieux, un couloir n'était pas vraiment agréable comme lieu pour discuter, ils étaient quand même mieux tranquillement installé dans un canapé. Enfin pour le moment c'était Maria qui était dans le canapé, avec un chaton sur les genoux, un chaton? Non c'était plus un ami qu'un chaton. Tor commença à édicter toutes les boissons que contenaient son bar, se rendant pour la première fois compte qu'il avait des bouteilles qu'il n'avait jamais touché, des alcools qu'il ne boirait jamais, à commencer par ce que la demoiselle demanda! Un martini blanc, un martini rouge, vraiment très peu pour le jeune homme, en faites jamais semblait même de mises. Bien sur dire jamais comportait son lot de risques, mais dans ce cas là, le musicien était presque sur de ne pas se tromper en disant jamais. Mais c'était ainsi qu'allait la vie, avec des choses dont on se préoccupe car on aime, d'autre dont on ne se préoccupe pas car on aime pas. Et bien sur des choses dont on voulait se préoccuper car on aime mais dont on avait pas le droit ou la possibilité, et des choses dont on devait se préoccuper alors même que ces choses nous ennuient.
Le jeune homme avait les verres au fond du bar, sa main évitant les bouteilles, il attrapa un verre à whisky et un pour le martini. Il servit les deux verres et disparut dans la cuisine en quête d'iceberg. Il savait où ils étaient et les deux glaçons furent rapidement dans les verres, mais le jeune homme resta quelques instants de plus dans la cuisine, comme ayant peur de ne plus voir en revenant. Mais ce ne fut pas le cas, la demoiselle était là, avec sur les genoux ce qui était devenu une machine à ronronner. Le chaton semblait soulager d'avoir enfin droit à sa séance de caresses. Enfin, il savait qu'il aurait eu droit à double dose le lendemain si elle avait été condamnée. Il donna le verre de Martini à la jeune femme et ils portèrent un toast en se souriant. Voir Maria sourire ainsi faisait plaisir à Tor, en faites, même c'était de côté froid et toujours contrôler qui avait plu à Tor. Cette façon qu'elle avait d'être, juste sa façon d'être. D'ailleurs, ils avaient bu à la santé de quelqu'un ou quelque chose, mais sans avoir dis à la santé de qui ou quoi pour autant. Visiblement ils pensait la même chose et se regardant tous deux eurent un sourire:
- Disons que nous avons bu à la santé d'une journée peu commune et d'un chaton encore moins commun. Ca te semble bien?
Silence amusé, détendu, qui aurait été étonnant si quelqu'un d'extérieur à l'histoire et à ces deux personnes avait vu la scène. En tout cas, ce petit jeu avait amené à une situation qu'aucun des deux jeunes gens semblaient désapprouver trop fortement. Il semblait que le chaton dormait. Tor eut un sourire, ce genre de sourire que font parfois les bébés avant de faire une bêtise, ceux qui indiquent une bêtise en approche. La guitare de Tor vola jusqu'à ses genoux. Il pinça les cordes et joua un air que la jeune femme sembla reconnaitre, celui qu'il jouait quand ils s'étaient vu dans le parc. Les paroles en moins, c'était la chanson "Love Grows where my Rose-Marie goes", celle du parc, la première fois qu'il l'avait vu. Le chaton leva la tête pour regarder la guitare. Comme chaque fois, sa patte s'approcha des cordes. Se contentant de pincer les cordes, Tor laissa le chaton s'amuser. Evidemment, ce n'était pas la même chose que quand Tor jouait, c'était encore un chat ce Vega...Malgré les apparences. On reconnaissait encore la musique de la chanson entre les mauvaises notes. Et le chaton s'amusait, alors que Tor et Maria se regardaient dans les yeux par intermittences, détournant la tête chaque fois que leurs regards restaient en contact plus de quelques secondes:
- La vie réelle hein? Enfin j'aime cette pseudo-timidité, au moins ça montre qu'on respecte l'autre, sauf que si on reste comme ça, on va s'ennuyer. Alors qu'est-ce que je pourrais faire qui te ferais plaisir? Une chanson peut-être? Ou on reprends notre petit jeu de la vérité? Sauf si on recommence à se taper dessus? Le choix est vague.
Le ton de l'ironie toujours et encore, le préféré de Tor, savoir utiliser l'ironie était sans conteste la plus terrible de toutes les armes, mais aussi un plaisir tout particulier, surtout quand la personne en face le comprends... _________________
|
|  | | Maria Finn Sans Camp


  Age : 15 Inscrit le : 23 Mar 2008 Messages : 113 Localisation : Là où tu ne me chercheras pas... clan : Neutre... Enfin pas tant que ça... Humeur : C'est une question de point de vue... Rapeltout Occl//Legi:
   (0/0) Niveau magique:
   (8/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Jeu 15 Mai - 16:06 | |
| Le chat faisait un bruit infernal et Maria lui jeta un regard où se mêlait suspicion et amusement. Mais quand Tor proposa de trinquer en l'honneur d'une journée hors du commun et d'un chaton trop humain, il n'eut pas de réaction particulière si ce n'était un petit hochement de tête.
En y regardant de plus près la jeune femme réalise qu'il s'était endormi. Le sourire qu'elle avait eut ne s'envola pas dans l'instant, comme le faisaient d'ordinaire ses très rares véritables sourires.
En règle générale ses lèvres s'étiraient pour charmer, se moquer ou encore d'une manière cruelle. Mais en de très rares occasions, un sourire naissait sur sa bouche sans qu'elle n'ait au préalable décidé de sa nature, sans qu'elle le veuille vraiment. Le genre de sourire que tout à chacun fait quand il est... heureux
Le mot semblait déplacé pour définir la froide italienne, mais dans le cas présent il n'y en avait pas de meilleur. Elle était heureuse et c'était très étrange. Agréable, mais troublant.
Toute à ces pensées, elle avala une gorgée de son verre, sentant la respiration lente de Vega sur ses genoux. Son regard et celui de son hôte se croisait parfois, mais repartait aussitôt dans des direction opposées, en un étrange ballet oculaire. Le jeune homme fit à son tour un sourire.
Mais cette fois-ci un sourire semblable à celui du garnement qui va pousser le vase en cristal de sa grand mère. L'ancienne Serdaigle lui jeta un regard semblable à celui qu'elle avait porté à la boule pils, quelques instant plus tôt.
Le chanteur fit voler jusqu'à lui sa guitare et entama un air. La jeune brune le reconnut quasiment tout de suite. Elle qui trouvait idiot d'avoir une chanson fétiche, la voilà servie. C'était la mélodie du parc, cette chanson suffisamment belle et touchante pour qu'elle s'arrête et écoute. Un air dont il ignorait le titre...
D'ailleurs la magie qui se recréait fut brisé par un cliquetis et une suite de notes des plus affreuses à l'oreille. Baissant la tête, Maria vit le chaton faire joujou avec les cordes. Au milieu du fouillis de fausses notes qu'il faisait, à son plus grand plaisir, on distinguait tout de même la chanson d'origine, sérieusement malmenée.
Le musicien reprit alors la parole soulignant l'ennui qui venait à grand pas. Il n'avait pas tort, c'était bien gentil toute cette politesse guindée mais c'était loin de l'esprit de cette journée et de toute idée d'attachement. L'italienne le regarda dans les yeux quelques secondes, sans bouger d'un cil.
Il fallait bien reprendre quelque part et ça lui semblait une bonne base. Elle se pencha un peu et répondit: -" Oui le choix est vaste... Et encore tu n'as pas cité toutes les possibilités..."
Devant le regard surpris elle se contenta d'un haussement d'épaules mystérieux et d'un petit sourire, un rien coquin. Puis, vidant son verre et le posant sur la table, elle reprit: -" Très franchement je n'ai pas envie prévoir ce que l'on va faire. Laissons faire les choses, on verra..."
Bien entendu, quelque soit la direction que prendrait la soirée, la jeune femme était prête, savait quoi faire. C'était pour ça qu'elle avait laissé faire le blond. Puis elle ajouta: -" En plus je prend toutes les décisions depuis le début, c'est lassant."
L'humour se devinait sans sa voix, enfin si la personne en face était un interlocuteur attentif... |
|  | | Tor Barda Sans Camp


  Age : 19 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 1661 Rapeltout Occl//Legi:
   (0/100) Niveau magique:
   (11/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Jeu 15 Mai - 16:59 | |
| Et le chaton continuait de malmener les cordes de la guitare, visiblement amusé. Humain certes, intelligent certes, mais il restait un chaton qu'une corde et un bout de papier aluminium amusait parfois pendant plusieurs minutes. Enfin en y réfléchissant, lui et Vega était assez complémentaire. Le chaton qui sait mieux que son maitre ce qu'il peut vouloir. Et Tor qui prends soin de lui. En faites, une relation entre Tor et un chat aurait dû être vouée à l'échec si ce chat n'avait pas eu la particularité d'être un souvenir sentimental du jeune homme. De son gré, Tor n'aurait jamais eu d'animal en faites, ou peut-être un loup. Enfin, voilà, aujourd'hui il ne regrettait pas d'avoir bien pris soin de cette boule de poils à la connerie facile. En faites, il n'avait même jamais imaginé qu'un jour il puisse être particulièrement redevable à quelqu'un, alors un chaton! *Quelle journée, enfin j'ai pas de quoi me plaindre, dans le fond, je peux considérer qu'elle était parfaite cette journée. De la neige, pas trop froid, une agréable rencontre, une bonne soirée en perspective, que demandez de plus?*
A peine avait-il dis cela que la jeune femme lui dit qu'il devait choisir la suite car elle avait l'impression d'être la seule à le faire depuis le début de leur relation. *Aïe pas faux, enfin elle a raison quoi, mais qu'est-ce que je peux y faire moi? Règle de la courtoisie, ces dames d'abord. Autre règle de la courtoisie, pour le plaisir de ces dames.* Alors maintenant, c'était à lui de s'arranger pour proposer la suite. Le jeune homme prit un peu de temps pour réfléchir, se rendant soudain compte que cela faisait un moment que leurs regards n'étaient pas restés l'un dans l'autre si longtemps. C'était comme s'ils allaient à nouveau se mettre à jouer, mais c'était différent parce que leurs regards étaient différents, des regards plus complices, plus proches...Plus amicaux...Il réfléchissait gardant ses yeux dans ceux de l'italienne. Ils affichaient un sourire, un sourire gêné, eux qui avaient été si relâches par le proche passé étaient-il devenus soudain si gênés? Difficile à croire, pourtant il aurait fallu croire que c'était en effet le cas. Ce ne fut pas pour la plus grande joie du chaton que la guitare regagna sa place. Mais visiblement pas non plus pour sa plus grande tristesse puisqu'en compensation, il eut droit à des caresses. Alors que le chaton s'endormait, Tor répondit sur le même ton que la jeune femme:
- Effectivement, il semble que tu sois chef d'orchestre depuis le début de notre rencontre. Ton plus sérieux, Je proposerais volontiers de recommencer par le début puisque nos rapports ont changé. Mais tu sais déjà de moi ce que je t'ai dis, et comme tout était vrai, ce serait lassant de répéter. Donc, nous allons éviter. J'aimais bien nos combats, j'aime la musique, mais j'appréciais plus que tout notre jeu de la vérité. Ceci étant, comme tu as dis, le mieux est de voir ce que nous réserve notre avenir, ceci étant, j'ai une question pour toi. Je crois te l'avoir déjà posé, mais tu n'as pas répondu. Pourquoi t'es-tu arrêté dans le parc? _________________
|
|  | | Maria Finn Sans Camp


  Age : 15 Inscrit le : 23 Mar 2008 Messages : 113 Localisation : Là où tu ne me chercheras pas... clan : Neutre... Enfin pas tant que ça... Humeur : C'est une question de point de vue... Rapeltout Occl//Legi:
   (0/0) Niveau magique:
   (8/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Jeu 15 Mai - 17:37 | |
| Son ton avait eu beau être des plus ironiques, il n'en restait pas moins qu'elle énonçait la plus stricte vérité. Depuis leur rencontre des choix avaient dû être fait et du plus simple, à savoir où aller en sortant du parc, au plus délicat, décider ou non de leur donner une chance, c'était Maria qui avait pris les décisions.
ceci dit, la jeune femme aimait avoir un contrôle sur tout de A à Z, donc ce n'était pas plus mal. Mais si jamais quelque chose avait raté, le jeune homme aurait tout à fait pu rejeter la responsabilité sur elle. Voilà, il avait l'air de fuir toute décision, minime ou non. Tor aurait-il peur des conséquences de ses actes? Cela parut étrange à la jeune brune mais après tout pourquoi pas? Il était impossible de cerner entièrement les réactions de quelqu'un d'aussi dérangé...
Le musicien la regarda un moment dans les yeux, semblant chercher quoi répondre, prendre la bonne décision. Ce n'était pourtant rien de bien important au final. Mais il cogitait là dessus. Enfin il proposa de poursuivre le "jeu de la vérité". Un jeu passionnant, surtout quand les joueurs ont tant de choses à se dire et à apprendre sur l'autre...
Pourtant la première question de ce nouveau round n'était pas des mieux. Déjà parce qu'elle y avait déjà répondu et ensuite car elle détestait se répéter. Cela faisait deux bonnes raisons de ne pas répondre. Mais une promesse est une promesse et ils avaient dit: la vérité, toute lé vérité, rien que la vérité". L'italienne eut un soupir agacé et répliqua: -" Parce que je voulais m'arrêter et que ça m'a paru être le bon endroit. Mais je l'ai déjà dit. Donc soit tu n'écoutes pas, soit tu n'es pas satisfait..."
Et curieusement l'ancienne Serdaigle penchait pour la deuxième solution... Simplement, elle ne comprenait pas pourquoi il tenait tant à avoir une réponse autre. d'ailleurs elle demanda: -" Mais pourquoi insistes-tu autant là dessus?"
Après tout c'était idiot, elle s'était arrêtée et voilà. De plus, si elle ne l'avait pas fait elle ne serait pas assise dans le canapé de Tor en train de bavarder, ou plutôt de tenter d'en apprendre un maximum sur l'autre.
Alors quoi à la fin? Il aurait préféré qu'elle passe son chemin? Faire des bonhommes de neige avec les marmots? Jouer l'air du film favori du couple pour leur faire plaisir?
L'agacement de l'ancienne apprentie était bien contenu et maîtrisé et il n'y avait pas de raison pour qu'elle s'énerve... Malgré tout son regard se couvrit d'un voile encore plus sombre que le noir de ses yeux et son sourire disparut... Ne faisait-il pas un peu frais d'un coup? |
|  | | Tor Barda Sans Camp


  Age : 19 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 1661 Rapeltout Occl//Legi:
   (0/100) Niveau magique:
   (11/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Jeu 15 Mai - 18:39 | |
| Il avait déjà posé cette question, il le savait, il avait déjà eu une réponse il le savait, et cette réponse l'avait-elle satisfaite? Bien si il se persuadait que oui, mais le fait d'avoir demander une seconde fois devait prouver que ce n'était pas totalement le cas. Alors quoi? Que cherchait-il à lui faire dire? Qu'elle s'était arrêtée pour ses yeux ou sa musique? Il ne prêtait jamais attention à des détails si matériels. Il réfléchissait tranquillement, étrangement, cette question avait paru déranger la jeune femme, ou plutôt semblait lui avoir paru étrange, ou alors et c'était le plus probable, c'était le fait de la répétition. Le chaton dormait confortablement installé entre eux. Et la réplique qu'elle avait eu à ses idées prouvaient que Tor avait parfaitement raison, cette question l'avait agacée. Elle n'avait pas eu besoin de le dire, son regard changea, son sourire se fit moindre, il disparut pour dire vrai.
Alors que répondre à cette question que la jeune femme venait de poser? Qu'il ne savait pas pourquoi il l'avait posé? C'était certes le cas, mais pourquoi le croirait-elle alors que lui-même ne se croyait pas quand il se disait qu'il ne savait pas pourquoi il demandait ça. Il devait y avoir une raison, et en faites une gorgée de whisky ne fut pas pour lui déplaire. La question que Maria avait posé, Tor la comparait à la question "pourquoi aimes-tu le whisky?", ou tout autre boissons. Tor l'aimait pour le gout, surtout celui qui restait dans le palais, quelques instants après que le liquide ait été avalé. Il aimait la senteur de cet alcool plus que toutes les autres qu'il avait déjà pu sentir. *Pourquoi je trouve réponse à cette question et pas à pourquoi la raison pour laquelle elle s'est arrêtée à un intérêt particulier pour moi?*. Il fit un sourire nouveau à la jeune femme, mêlant excuse et amicalité...Non plus qu'amicalité...Tor réfléchissait à ce pourquoi de cette importance, quand son regard se fit vitreux, absent.
Flash Back
Une rue longue par un beau temps, pas un nuage dans le ciel, tout est découvert, tout est calme. Une longue rue coincée entre deux rangées d'immeuble. Tout se passe dans le monde moldu. Je marche le long d'une rue d'un pas calme, j'ai seize ans, un jour pendant les vacances. Sur mon côté, un sac bandoulière qui contient quelques livres, tous d'écrivains moldus. Parmi ces livres, un livre raconte l'histoire du dernier représentant d'une famille. Vile et intelligent, c'est un homme parfaitement dangereux. Calme et serein, posé et intelligent d'apparence, il est la pire des machines à tuer, calme, méthodique, patient, perfectionniste. Un vieux bonhomme pourtant, mais qui a de la ressource, assez pour tuer celui qui lui donne à manger avant de le crucifier à la cage qui lui servait de prison. Et il sort de cet endroit cerclé de policier en se faisant un masque en arrachant la peau du visage d'un autre homme. Il tue, et son rythme cardiaque reste calme, aussi tranquille que s'il était allongé sur son lit.
Mais là n'est pas l'important, l'important est à venir. Je suis étrangement seul dans cette rue pour un jour de juillet, surtout avec ce soleil. Mes pas résonnent encore et encore. Je sursaute en entendant le clocher sonner si soudainement. *Quel idiot*, la seule pensée que j'ai. Mais plus je marche, plus je me rends compte que mes pas ne sont plus les seuls à résonner. *Pff, en juillet, c'est si surprenant d'entendre quelqu'un marcher dans une rue? Arrêtes de flipper idiot*, une autre pensée que j'ai eu. Une moto passe bruyamment à côté de moi, puis quelques voitures, mais je n'y prête pas vraiment attention car j'entends les pas se rapprocher. Le vent souffle dans mon dos, j'entends la personne se rapprocher, et bientôt, je sens son parfum. Je me rends compte que mon père s'était ralenti quand la personne approchait, et il regagna un rythme normal quand je compris que c'était une femme. C'était un parfum mêlant odeur de pêche et d'hibiscus. Une odeur intéressante, douce et sucrée, pourtant montrant une certaine maturité. Je m'arrête dans le parc, le même que toujours pour lire, il y a des bancs, dont un qui me semble réserver, juste devant un étang ou des gens pêchent tous les jours. Derrière moi, des jeux pour les enfants.
Malgré la beauté de cet endroit, il n'y a que moi et deux hommes qui pêchent. Un des pêcheurs est vieux, l'autre me parait plus jeune, je ne vois pas bien d'où je suis et en faites je ne m'en inquiètes pas, on vieillira tous. Je commence à lire quand un groupe de trois jeunes passent devant moi. Je ne les regarde même pas, je les écoutes rigoler en insultant les pêcheurs et en se foutant de moi. Aucune attention à des idiots pareils. Mais ils se retournent et me regardes. Un s'avance jusqu'à être juste devant moi, il me prends mon livre en rigolant de plus belle, et il se le jette, arrachant des pages de façon plus ou moins volontaire. En moi, je sens un tourbillon de colère, une furieuse colère. J'ai le sentiment que ma vue se brouille, mais elle est parfaite, ce contour rouge que je vois est parfaitement normal. Un contour flou, rougeoyant, comme des flammes qui bruleraient. J'hurle en leur demandant pourquoi ils se sont arrêtés, leur réponse est unanime, parce qu'ils veulent se foutre de ma gueule.
Cette réponse finit par me faire exploser définitivement je me baisse pour ramasser une lourde pierre, que ma main à du mal à tenir. Pourtant voyant celui qui m'avait parlé bruler le livre, la pierre devient légère, je ne ressens plus rien, je les vois eux, et ce contour rouge si étrange. Je frappe celui qui est le premier d'un coup à la tête, les deux autres approchent et subissent le même sort. Je me jette sur celui qui a mis en flammes les pages de ce livre et avec mes poings fermés, je le roue de coups, sans m'arrêter, son estomac, son visage déjà ensanglanté par mon premier coup avec la pierre. Je vois son front s'ouvrir, son nez cassé, ses arcades saignent abondamment, et toujours ce même contour rougeoyant, je n'arrête plus, même plus sur d'être maitre de moi-même. Et finalement, un pêcheur intervient. Je laisse échapper un hurlement rageur et disparait en marchant, calmement, tranquillement, comme si de rien était. Et je me rends compte que mon coeur ne bat pas la chamade.
Fin du Flash Back
Le jeune homme ne s'était pas rendu compte, il avait raconté tout cela à haute voix, il sourit à la jeune femme. Dans sa bouche, un gout chaud et métallique, pourtant il n'y a que sa salive, pas de sang, juste un souvenir de ce jour qui remontait encore:
- Je pense que ça te répondra. C'est un exemple, généralement, les gens qui m'accostent le font pour se foutre de moi, alors avec le temps tu sais. Désolé j'ai dû t'ennuyer avec ce récit. Je crois avoir une question plus constructive que celle que j'ai posé précedemment. Jusqu'à où serais-tu prête à aller pour accomplir ta vendetta? _________________
|
|  | | Maria Finn Sans Camp


  Age : 15 Inscrit le : 23 Mar 2008 Messages : 113 Localisation : Là où tu ne me chercheras pas... clan : Neutre... Enfin pas tant que ça... Humeur : C'est une question de point de vue... Rapeltout Occl//Legi:
   (0/0) Niveau magique:
   (8/20) Relations:
 | Sujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] Jeu 15 Mai - 19:21 | |
| Son agacement se lisait dans son attitude fermée. Enfin quelqu'un d'extérieur à la scène la trouverait simplement froide, ne se rendrait compte de rien. Mais Tor avait compris que cette question vide de sens ou presque l'agaçait. Elle avait une sainte horreur de se répéter.
Pendant un instant, le silence se fit et le jeune homme sembla immergé dans ses pensées. Il n'en sortit pas, eu même un regard vide et songeur mais se mit à parler.
Il parla d'ailleurs longuement ou plust exactement raconta. Une anecdote, un petit quelque chose qui arrive et qui marque. Un souvenir d'un jour de juillet en l'occurrence...
L'italienne écouta, avec attention, se demandant où il pouvait bien vouloir en venir comme ça... Il fallut attendre que le passage où un des imbéciles brule le livre et que Tor se venge à coups de cailloux pour en venir à la conclusion de cette histoire...
Le musicien avait donc pris l'habitude qu'on lui cherche des noises... Mais il n'est restait pas moins que la question qu'il avait initialement posé était stupide. En effet si Maria avait voulut querelle dans ce parc, il l'aurait eu, sans doute possible.
Alors pourquoi douter alors que cette rencontre était derrière eux et qu'il avait eu la preuve qu'elle ne lui voulait pas de mal? Sans une de ces questions destinées à rester sans réponses...
Car la jeune femme n'eut pas le temps de la poser. Tor enchaîna sur une question diamétralement opposé à la précédente. Celle-ci avait déjà plus d'intérêt, enfin si l'on avait cure de la vie de Maria et ses motivations.
Ceci dit, elle avait pensé être clair sur ce point. Sa vengeance ne serait pas douce, rapide et sans douleur. Elle serait de force égale à l'ignoble meurtre de cette femme brune, avec des yeux bleus qui hantaient encore la jeune sorcière, onze ans plus tard...
La belle brune voyait nettement le visage de cette mangemorte, enfin le peu qu'elle en avait aperçu ce soir là la marquait et la marquerait sans doute à tout jamais. Le femme était aussi brune qu'elle, mince, grande et fine. Elle avait un teint assez pale et des yeux... Des yeux d'un bleu si clair qu'on ne voyait que cela dans son visage.
Des yeux auxquels il valait mieux éviter de pense pour conserver son équilibre. Mais l'équilibre de miss Finn s'était envolé avec son père. Son incapable de mère n'avait pas su l'aider. En un sens elle avait laissé sa fille sombrer. Si l'ancienne apprentie n'avait pas été aussi têtue, elle pourrait avoir un bien vilain tatouage sur son bras...
L'italienne réalisa qu'il était grand temps de répondre à la question. C'est ce qu'elle fit, sans l'ombre d'une émotion sur le visage: -" Je pensais que tu le savais : jusqu'au bout."
Une réponse concise, qui pourrait prêter à confusion, mais pas avec la détermination que l'on voyait dans son regard dur et sombre.
Oui, jusqu'au bout, pas seulement de la vendetta en elle-même, mais jusqu'à toutes les extrémités, jusqu'à tout les sacrifices, même celui de son existence. Puis la question-réponse ne e fit pas attendre plus longtemps: -"Et toi?"
Même si le musicien avait l'air déterminé, qu'il n'avait pas peur de mourir et qu'il semblait prêt, elle son désir de mort et de sang était aussi poussé que le sien... En tout cas elle pensait qu'il était moins vil... |
|  | | | Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] | |
|
|