Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]


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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Jeu 15 Mai - 20:07

Ca avait fais tout bizarre à Tor de parler autant, et contrairement à ce qu'il croyait la jeune femme ne comprit pas vraiment son explication, pourtant, de part ce qu'elle savait de lui, il aurait juré qu'elle comprendrait. Enfin, il n'était pas déçu, il ne pouvait pas lui en vouloir. Elle n'avait pas toutes les cartes en main pour comprendre cette chère italienne. Il était vrai que Tor était quelqu'un de particulier, beaucoup de monde le lui avait déjà dis, et beaucoup le croyait sans le dire. D'autre le traitait simplement de "monstre". Mais pourquoi serait-il un monstre? Parce qu'il retient des détails, des choses secondaires et inutiles que personne ne retiendrait lui mis à part. Il avait un cerveau un peu différent des autres, il fallait l'avouer, surtout une mémoire, et d'après un psychologue, quelque chose d'intéressant. Enfin un psychologue, il n'y croyait qu'a moitié, cependant, il pouvait avoir raison, enfin il savait qu'il avait raison, mais ça c'est une autre histoire. Faire avouer au musicien que le psychologue a raison risque d'être plus dur que de lui demander de se suicider si ça lui permet de se venger:

- Tu sais, j'espérais que tu comprennes, mais j'ai été sot, tu n'as pas toutes les cartes en main pour comprendre. Tu n'as pas vécu ce que j'ai vécu, tu ne peux donc pas comprendre le sens qu'avait ma question. Comme je ne peux certainement pas comprendre des passages de ta vie parce que je n'ai pas toutes les cartes. Mais saches simplement que j'ai une méfiance quand aux gens, une méfiance devenue naturelle si l'on peut dire. Les personnes que je connaissais m'ont trahi presque tous, mon père, ma mère, mon frère, des amis. Les inconnus m'ont souvent apportés plus de problèmes qu'ils n'en ont résolu et en faites, j'ai le souvenir de ne jamais avoir été aidé par un inconnu de mon existence, plutôt eu des problèmes. Je ne te compare pas à ces trois idiots. Mais tu sais, j'aimerais avoir une confiance aveugle en toi, seulement il y a cette petite voix qui me répète que tu vas me nuire, que tu attends simplement le moment idéal pour me nuire. Je ne veux pas croire cette voix, pourtant...

Mots difficiles qui pourraient devenir des maux. Souhaitons que non. Enfin il n'y avait à proprement parler de raisons. La jeune femme lui avait répondu aller jusqu'au bout pour se venger...Jusqu'au bout...Jusqu'à donner sa vie si cela s'avère nécessaire pour accomplir sa vengeance. Témoignage de sa volonté et de sa détermination. D'autres auraient vu de la folie, le jeune homme comprenait que l'on puisse ainsi vouloir se venger. Lui-même imaginait sa vengeance certains soirs. Il ne l'espérait pas tellement sanglante que violente. Au fond de lui, il voulait voir ce groupe de personnes mourir plus que tout. Mourir dans la douleur. Mais pas dans un bain de sang, mourir douloureusement, tout simplement. Mais d'abord, il lui faudrait des visages ou mieux, des noms. Tout ce qu'il avait c'était des odeurs, des odeurs et des voix, il s'en souvenait parfaitement, et il savait même qu'un des agresseurs était une femme. Il prit quelques secondes pour réfléchir et répondit à la jeune femme:

- Je ferais ce qui doit être fais pour que je vois ces personnes mortes. Jusqu'au bout, pour reprendre tes mots. De toutes façons tu l'auras compris, je n'ai plus aucune peur de mourir, alors si mon sacrifice peut servir en plus à ma vengeance. C'est marrant, nous croyions être si différents alors que nous sommes très ressemblants. En tout cas, tu peux savoir que si un jour tu devais avoir besoin de quelque pour t'aider je serais là, même si je me doute que tu ne voudras pas de mon aide. Maintenant dis-moi, pourquoi me fais-tu confiance, assez pour m'avoir parler de ton passé et pour nous laisser une chance?
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Jeu 15 Mai - 22:01

Alors comme ça il se méfiait des gens... Et bien au moins ils seraient deux... Certes la jeune femme n'avait pas été déçu par autant de gens que Tor. La source ce cette réserve, de cette froideur, ce cette incapacité à avoir des sentiments normaux et à accorder sa confiance pleine et entière était sa mère.

C'était elle qui avait laissé mourir son père, elle qui n'avait rien fait pour se venger, elle qui s'était aplatie comme la lâche qu'elle était, elle qui avait refusé de se battre, elle qui avait broyé son amour en miettes, elle qui avait fait de sa plaie béante un fléau et un instrument, elle qui l'avait poussé dans ses derniers retranchements... Oui elle, la seule qu'elle ai jamais aimé de toute la pureté et la sincérité d'une âme d'enfant, la seule en qui elle ait eu fois en pensant pouvoir toujours compter sur elle.

Mais cette péronnelle, avait commis une infamie sans nom. Elle s'était tue devant l'adversité, avait courbé l'échine et jeté l'éponge. Sa soit-disant mère avait abandonné la quête vengeresse... En fait elle ne l'avait jamais accomplie et avait refusé à sa fille le droit de l'entreprendre...

Sa génitrice était devenue un obstacle sur sa route solitaire. Mais à dix-sept ans elle s'était contentée de la quitter. Même aujourd'hui, elle n'aurait peut-être pas réussi à s'en débarrasser une bonne fois. Tuer une mère... Un acte d'ultime barbarie qui tuerait à coup sûr le fond d'humanité qu'avait encore Maria...

Voilà la raison pour laquelle la jeune brune ne pouvait pas être en relation de confiance absolue et aveugle avec son hôte. Jamais personne n'aurait le droit d'avoir la possibilité de la briser comme sa mère l'avait fait. Peut-être que lui ne le ferait pas. Mais son peu d'équilibre ne dépendrait pas d'un peut-être.

D'ailleurs lui non plus ne pouvait pas lui faire cette si belle confiance. Et c'était peut-être mieux ainsi. Comme ça ils savaient qu'ils ne comptaient que sur eux-même, au fond. Cela les rendait plus forts. Ne pas avoir de dépendance envers autrui, pour des raisons de sentiments ou de confiance, voilà qui paraissait idéal...

La belle italienne ne répondit rien, sentant qu'une nouvelle explication était à venir. Et elle ne tarda pas. Et la réponse était voisine de celle qu'elle avait anticipé. Mais s'en suivit une autre question.

Celle-ci était bonne, très pertinente mais n'avait pas de réponse très rationnelle. L'ancienne Serdaigle le regarda quelques secondes et prit enfin la parole:

-" Déjà, moi non plus je ne te fais pas une confiance aveugle. Je ne peux pas."

Elle n'ajouta rien, mais se doutait que plus tard viendrait une question sur cet état de fait. Elle reprit:
-" Cependant j'ai une certaine forme de confiance envers toi... C'est sans doute liait à ce sentiment sans nom..."

Qui en avait un, qu'ils se refusaient à voir. La jeune sorcière continua:
-" Mais pourquoi j'ai parlé je ne sais pas, je devais en avoir besoin..."

L'idée lui paraissait stupide et bassement sentimentale, mais enfin ce devait être vrai:

-" Et je suppose que si c'est sur toi que c'est tombé c'est parceque tu es différent. C'est peut-être ta folie ou alors tu as un karma particulier ou peut-être est-ce Vega..."

Le chaton, qui dormait à moitié, leva la tête vers elle, lui fit une sorte de mouvement de patte amical et e rendormit. Maria eut un sourire et termina:
-" Mais dis-moi tu sais quel nom mettre sur le sentiment qui nous pousse à faire et à dire ces choses?"

Bien sûr c'était une question piège, mais le jeune homme faisait de même... Et qu'aucun des deux protagonistes n'osent dire qu'ils ne savaient pas, au fond d'eux-même.
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Jeu 15 Mai - 22:31

Alors ils étaient deux à ne pas pouvoir avoir une confiance aveugle en quelqu'un? Ce n'en était que mieux, il ne se sentirait pas en retrait par rapport à la jeune femme, comme ça aurait peut-être été le cas si elle avait eu une confiance en lui supérieure à celle que lui avait en elle. En tout cas, ils étaient à nouveau à égalité, même s'il ne faisait aucun doute qu'ils allaient trouver un moment une chose qu'ils avaient sur l'autre. Qui serait neutralisé par une chose que l'autre aura en plus. Ou en moins. Une qualité de plus, un défaut de moins. En faites, c'était plutôt une situation intéressante, elle et lui sur un canapé, parfait inconnu moins de 24 heure avant, ayant pourtant déjà partagé des baisers. Et "ensemble" avec la complicité d'un chaton bien plus qu'adorable quoi que des fois insupportables. D'ailleurs la boule de poils réagit à la remarque de Maria le concernant, levant la patte amicalement, ce qui ne fut pas sans amuser les deux personnes, d'autant que le chaton se rendormit dans les secondes qui suivirent.

Elle explique qu'elle ne savait pas pourquoi elle agissait ainsi avec lui, parlant d'une sorte de confiance que lui aussi avait pour elle, bien qu'elle ne soit pas absolue. Et elle reparla de cet étrange sentiment qu'ils ressentaient tous les deux, l'un pour l'autre. Sentiment qu'aucun des deux ne savaient nommer...Qu'aucun des deux ne voulaient nommer...Elle expliqua qu'elle lui avait parlé parce qu'il était différent, ou sous l'influence du chaton, ou peut-être parce qu'il avait un karma spécial. Un karma spécial? Etrange, encore plus lui, il n'avait pas vraiment fais des choses supposées valoriser la karma, alors encore au point de créer des liens comme ça avec les autres. Et arriva la question, de toute façon piège. Quel nom mettrait-il sur ce sentiment qu'ils ressentaient. Le verre de whisky était vide depuis un petit moment, et il ne se remplirait plus ce soir. Et Tor était content d'encore avoir l'esprit clair pour chercher une réponse à cette question, quel nom mettre sur ce sentiment. *"Amour ma chérie, je t'aime mon coeur" dis-lui ça, tu auras répondu par la vérité allez du courage assumes* Saloperie de voix, encore réveillé, enfin surtout réveillé le soir. Mais la bonne question était de savoir qui avait tort du jeune homme et de cette voix:


- OK, c'est le jeu de la vérité, et il faut répondre par la vérité, alors je vais être parfaitement franc avec toi. Je crois que toi et moi nous ne connaissons pas le nom de ce sentiment ou pire que nous ne voulons pas y croire. Pourtant, j'avoue que c'était assez évident, ce n'est pas de la confrérie, enfin je parle pour moi, car je ressens ce désir, cette attirance charnelle. Et ce n'est pas de l'amitié car mon ressentir dépasse la simple et bête amitié. Je pourrais inventer un mot pour définir ce sentiment qui semble nous unir, mais je crains que ce ne soit pas la peine car il me semble qu'il existe déjà un mot pour ça...

Pause dans le récit, petit temps de réflexion, un peu d'appréhension aussi quand à ce qu'il allait dire surtout que chaque fois que sa phrase se terminait, la petite voix lui disait de reprendre en disant *Amour Maria, Amour*. Petite voix qui ne se taisait pas, sans cesse toujours et encore. Quand on savait que des personnes jouent sur ce sentiment et qu'eux deux étaient comme deux idiots sur un canapé à tenter de le nommer alors que la réponse chacun la connait mais se refuser à la dire. Mais il fallait arriver ici avec ce petit jeu, il devait en arriver au moment où l'un d'eux allait devoir nommer ce sentiment. Et en plus, ce chaton surhumain dormait. Au mauvais moment comme par hasard. *Et dire que je commençais à croire qu'il pourrait m'aider*. Ironie de cette pensée, le chaton n'a fais que ça, et il savait qu'il n'avait pas besoin de lui pour finir ce qu'il avait commencé à dire:

- Bon un de nous devra bien le dire en premier et tu as posé la question. C'est marrant, je crois que tu as posé cette question pour la même raison que je l'aurais posé. Parce que tu crois savoir...Non parce que tu sais que tu sais quel est ce sentiment, mais qu'aucun de nous n'ose le nommer. Alors très honnêtement, je pense que en temps normal ce sentiment se résume en trois mots:"Je t'aime". Tor chercha un quelque chose, un n'importe quoi dans le regard de Maria, mais il n'y avait rien dans son regard, Et d'après toi, mon analyse est plutôt bonne ou carrément à côté de la plaque?
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Ven 16 Mai - 18:49

Sa question n'était pas très sympathique. D'un certaine manière, elle l'obligeait à dire les mots qu'elle se refusait à prononcer. Or c'était exactement le genre de choses que Maria ne faisait pas et qu'elle n'aimait pas qu'on lui fasse. Poser une question, dont on connaît la réponse.

Mais ce soir, rien n'était plus tout à fait pareil. Ils s'étaient lancés dans un petit jeu de séduction qui ne devait aboutir à rien, il avait fini par se retrouver chez Tor, ils en étaient arrivés à se livrer l'un à l'autre, puis se taper dessus et à se donner des cours d'escrime. Et ils finirent par tenter un "toi et moi" sur lequel mettre un nom... Oui ce n'était une journée banale, surtout si on ajoutait Vega à l'équation...

Bref, la brune avait posé une question piège et son hôte essaya une réponse. Une longue réponse, qui prenait des tours et des détours. Une réponse à une question difficile, et qui évitait d'en arriver au fait. Pourtant, après un joli monologue dont il avait le secret, il supposa que ça se traduisait par je t'aime.

C'était l'amour cette confiance retenue, ce désir et cette forme d'amitié élevée? Ah oui? C'était loin de l'idée commune que l'on s'en faisait... Ceci dit, c'était mieux ainsi, quelque chose de mieux que les amourette pathétiques et pitoyable, comme celles du couple au parc.

Une fois l'explication terminée, l'italienne plongea son regard ténébreux dans les yeux verts du jeune homme. On disait que les yeux étaient le miroir de l'âme et ça ne semblait pas plus vrai qu'en cet instant.

Maria se demandait si le trouble se lisait sur son visage et si elle avait l'air qu'on les gens amoureux... Cet air un peu absent, qui la dégoûtait au plus haut point... Elle ne pensait pas qu'elle un air béat, mais il ne faut jurer de rien...

Surtout que la jeune sorcière devait dire quelque chose, il fallait répondre. Mais comme les mots ne venaient pas, elle posa avec douceur le chat sur le pan de canapé libre à côté d'elle. La boule pils dormait du sommeil du juste et ne broncha pas. Elle reporta son attention sur le maître du chaton.

Sans un mot, avec un léger sourire, la belle jeune femme se pencha vers lui t posa ses lèvres sur les siennes. Il avait des lèvres douces et chaudes. Le baiser d'abord fugace se fit plus profond, plus intense. La brune passa ses mains derrière le coup de Tor et ferma les yeux...


[HJ : c'est court désolée]
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Ven 16 Mai - 21:04

*Bien joué idiot, il semblerait que tes mots lui aient fais peur, regardes ça, elle répond même pas, juste un regard un peu dans le vague. Enfin après c'est ta vie, tu te l'arranges comme tu as envie.* La petite voix, encore une fois, elle revenait à la charge car la demoiselle restait muette. *Oh maintenant ça suffit, c'est ce que tu voulais non que je lui dise alors pourquoi tu viens encore m'ennuyer? Tu voulais que je dise ces mots, je les ais dis.* Et en plus, elle répondait cette voix *Dis plutôt que tu lui as dis ces maux de douleur!* Et elle se croyait drôle alors que le jeune homme ne savait plus vraiment quoi dire. Si la demoiselle avait paru sans réaction dans un premier temps, maintenant, elle regardait comme lui le regardait, un peu perdu. Certainement se demandant que faire, ou plutôt comment réagir. Dans la tête de Tor, la peur d'avoir dis ce qu'il ne fallait pas, rapidement chassé, il ressentait la même chose au fond. Ou il espérait au moins de s'en convaincre, car il savait que si ce n'était pas le cas, il venait assurément de connaitre un imper, l'imper peut-être même.

Cette façon qu'avait la jeune femme de ne pas vraiment bouger, visiblement en train de réfléchir mettait assez mal à l'aise Tor. Mais ironiquement la jeune femme semblait tout aussi gênée que lui. Le jeune homme était conscient qu'il devait avoir cet air qu'ont les gens amoureux, et il était persuadé que Maria avait le même. Mais c'est tellement plus quand on est à l'extérieur de l'action, sans avoir à intervenir. C'est tellement plus dur d'identifier les choses quand on est intervenant dans une situation. Dissocier le vrai du faux, le mensonge de la vérité, la stupidité de la réflexion. Si compliqué de savoir si notre réaction, nos dits avaient eu un effet positif ou pas. Comme le jeune homme aurait voulu sortir de son esprit, voir la scène et analyser comme il aimait le faire, mais il ne pouvait pas, il était un intervenant et de toutes évidences, son point de vue sur la chose serait corrompu. Et le musicien fit ce qu'il savait faire, enfin un psychologue qu'il avait vu lui avait donné une explication. Il se concentra sur deux choses à la fois. Soit disant ses deux hémisphère cérébraux fonctionnaient de façon indépendante. Et bien une partie se concentrait sur la jeune femme, l'autre sur ce son qui l'apaisait, le tic-tac d'une horloge.

Il attendait toujours une réponse, et failli dire à la jeune femme d'oublier sa question, même si en aucun cas il ne voulait que ce soit le cas. Il s'attendait à des mots, peut-être des maux selon les mots à venir. Mais ce fut tout autre chose. La belle italienne se saisit du chaton qui dormait à poings fermés et elle le posa sur le bras du canapé à côté d'elle. Tor ne sut pas bien dans quel ordre ça arriva, mais il aurait juré que les mains de Maria s'était enroulé autour de son cou avant le contact de ses lèvres. Il ne savait pas vraiment, mais il savait qu'ils s'embrassaient, plus amoureux certainement que jamais encore auparavant. Tous deux étaient pris dans ce baiser, dans le feu du moment peut-être. Les mains de Torse posèrent sur les hanches de Maria alors qu'il laissait son dos se poser sur le canapé. Sa tête sur le rebord du canapé, leurs lèvres toujours en contact, il y avait de la magie dans ce moment. Le baiser se prolongea encore un peu avant que tous deux, à l'unanimité ne le rompent. Se regardant dans les yeux avec un sourire amusé, et ce regard, celui qu'ont les gens amoureux. Toujours en respectant la frontière du jean de la jeune femme, une main de Tor se baladait dans le dos de l'italienne. Se doigts firent pression sur son dos et une fois de plus ils s'embrassèrent, et bientôt, les deux mains de Tor courraient dans le dos de l'italienne...



[HJ:Pas grave, le mien aussi]
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 17 Mai - 20:22

Maria redouta un peu la réaction du jeune homme à son baiser. D'ailleurs elle s'était trouvé stupide à réagir comme le ferait une gamine immature. La situation était plus qu'incongrue et elle ne savait plus trop quoi faire après ça...

Heureusement, Tor répondit à son étreinte et posa ses mains sur ses hanches. La jeune femme avait craint qu'il ne prennes peur, qu'il la trouve stupide, qu'il rompe l'échange puis mette un terme à cette soirée.

La jeune brune avait cependant l'esprit totalement absent dans les bras du musicien. Elle avait beau avoir une part de son cerveau, quelque part au loin, qui essayait de lui faire garder le contrôle. Elle tentait bien de rester le plus stoïque possible et de ne pas laisser ses sentiments envahissants la submerger. Mais le rested'elle-même ne pensait plus et vivait.

Voilà, l'italienne se sentait en vie, se sentait bien, comme jamais depuis bien longtemps. Plus grand chose n'avait d'importance, cette sérénité était profitable et ne durait pas... Carpe diem... Oui sauf que cette philosophie avait quitté l'ancienne apprentie. Vivre le jour présent, sans soucis du lendemain était une chose impensable, presque criminelle par les temps qui courraient. Non, il fallait être prêt à tout moment, sur ses gardes toujours.

A peine eut-elle cette pensée que les deux jeunes gens se séparèrent, avec un sourire amusé et un regard tendre. Par Merlin, avait-elle l'air niaise à ce point? C'était inimaginable ce que l'amour apportait comme ridicule, difficulté, problème, impuissance...

L'idée romantique de l'amour donnant la force de déplacer des montagnes, d'aimer à en perdre la raison, de ne plus avoir d'autres besoin que celui de l'autre était un rêve idiot aux yeux de la belle sorcière. On ne vivait pas d'amour et d'eau fraîche sous le joug des mangemorts. Non, pour continuer dans la métaphore, on vivait plutôt de haine et de sang.
*Bienvenue en ce bas monde* songea la belle brune ironiquement.

Toutefois, la vie semblait tourner à trois cent à l'heure quand les mains du blond firent pression sur son dos et que leurs lèvres se touchèrent à nouveau. L'italienne réduisit la distance entre eux au néant et passa une main fine dans la chevelure de son hôte. Ce ne pouvait en effet pas être l'amitié ou la fraternité qui faisait naître ce feu brûlant...

L'ancienne Serdaigle cherchait désespérément son calme et sa tête froide. La seul solution fut de se détacher des bras du guitariste et de se rasseoir à ses côtés, certes plus près qu'avant. Comme en excuse elle souffla:

-" J'ai besoin de me calmer... Enfin de..."

Les mots se perdirent dans sa gorge, mais le jeune homme sembla avoir comprit. La jeune femme vida d'une traite son martini, cherchant à retrouver son assurance et sa maîtrise d'elle-même. Elle ferma les yeux et respira pronfondément pour chasser de son esprit cet ardent désir d'embrasser Tor encore et encore...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Dim 18 Mai - 19:48

Oh doux et agréable moment, pourquoi eut-il fallut que tu sois ainsi rompu? C'est ce qu'aurait certainement écris un écrivain moldu en manque cruel d'imagination si pareille scène il avait pu inventer dans l'étroitesse de son esprit torturé déjà par cette peur oh combien affolante que celle, pourtant stupide il fallait en convenir, de la page blanche, de la ligne sans sens, de la phrase illogique, de l'anachronisme si bête pourtant si vite arrivé. Enfin quoi qu'ait pu penser le jeune homme, quoi qu'il ait pu imaginer, dans son esprit si clos pour certains et pourtant à la parole si facile, il s'attendait à ce que cet échange, pourtant qui commençait, si l'on pouvait dire, à devenir intéressant, venait d'être coupé court, très court, trop court pour que Tor ne réprime un mouvement de sa bouche qui se traduisit par une lèvre inférieure prise entre deux rangées de dents. Pas de la déception, ni une forme de colère quelconque, juste un goût un peu trop amer pour sa bouche. Enfin, il comprenait la réaction de la jeune femme au vue de ce qu'elle avait dis. Elle était une personne qui pesait le pour et le contre de façon quasi-continue, chacune de ces actions étaient médités et réfléchies, alors que là il apparaissait que ni Tor, ni Maria ne semblaient en état de contrôler quoi que ce soit.

Quelque instants auparavant, la jeune femme avait voulu savoir quel nom le musicien donnerait à ce sentiment qui les unissait, il avait répondu, pas forcément en étant le plus sur de lui l'amour. Pas des plus surs, car il avait tantôt peut que sa réponse "effraie", mais ce n'est pas le bon terme, la jeune femme, tantôt parce qu'il redoutait qu'elle ne ressente pas ça, ce qui lui paraissait en revanche beaucoup moins probable. Enfin il en était ainsi que le musicien avait senti la demoiselle pour se rassoir à côté de lui, vidant d'un trait son verre de martini. Elle tenta de parler, mais seules ses lèvres bougèrent, comme si ses cordes vocales étaient tétanisées, ou que Tor n'avait pas entendu ce qu'elle disait. Mais il n'avait pas besoin de son pour comprendre ce que disait la jeune femme. D'abord, parce qu'il lisait sur les lèvres, ensuite c'était logique dans tout ce qui s'était passé auparavant, ce qui s'était passé et ce qui s'était dis. Il suffisait de regarder la demoiselle pour comprendre qu'elle réprimait de toutes évidences une envie, que Tor supposa comme la sienne. Etrangement, on aurait cru que la jeune femme aurait plus de facilité que le musicien à garder la tête froide, pourtant, si elle semblait perdu, Tor prit la parole, calme, tranquille, comme si ce qui venait de se passer, ses baisers allongés dans le canapé n'avaient pas été:


- Ne t'en fais pas, je comprends très bien. Je sais ce qu'il en est pour toi et des sentiments, je connais ton rapport à eux, et je sais que par dessus tout, tu adores garder un contrôle absolu sur tes faits et gestes, mais surtout sur le monde qui t'entoure et encore plus sur tes émotions. Je vais pas te forcer, ce serait tant stupide que inutile d'ailleurs. Si tu veux réprimer encore ce que tu ressens, c'est ton droit, j'en ferais pareil par respect pour toi. Laissons le temps au temps, qui sait, peut-être qu'on évitera de faire une grosse bêtise ce soir, peut-être pour ne plus se revoir. Ou peut-être qu'on évitera une grosse bêtise ce soir pour la faire plus tard. Sourire, il se rapproche de son oreille, écarte ses cheveux pour que ses lèvres frôlent son oreille alors qu'il dit dans un murmure à peine audible, Je t'aime Maria...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Dim 18 Mai - 21:17

La jeune femme respira profondément, retrouva petit à petit sa froide assurance et son immanquable maîtrise de tout, tout le temps. Enfin pas tout et pas tout le temps, c'était bien ça le problème.

En l'occurrence elle ne maîtrisait pas ses émotions ce soir. En règle générale si. Ou pour être exacte, elle les bannissait donc ne les ressentait pas. Et l'ancienne apprentie était capable de refouler la haine, la colère, les larmes, ceci dit il fallait admettre qu'il y avait un moment qu'elle ne pleurait plus. Dans une moindre mesure, elle contrôlait sa douleur, s'empêchait de crier.

Mais là... Des sentiments si humains, si bas, si inutiles, si vains, si stupides, si faibles, elle ne les maîtrisait plus, plus du tout. Et ce manque de contrôle la rendait folle. Car s'il y avait bien une chose que Maria ne supportait pas, détestait par dessus tout, c'était la perte du contrôle. Le contrôle c'est le pouvoir, aurait dit Jake.

Et Tor semblait tout à fait comprendre ce besoin impérieux de se priver d'une parenthèse de bonheur pour ne pas perdre la face. D'autres auraient pu lui souligner l'absurdité de sa réaction, sa stupidité même. Non, lui il comprenait, était même ironique en parlant de ce lointain et insondable futur...

Et le guitariste ajouta aussi trois mots, soufflait à son oreille comme une confidence, un aveu. Trois petits mots de rien du tout, trois mots comme il en existe tant d'autres. Mais trois mots qui avaient un impact que n'avait aucun autre.

"Je t'aime" La petite phrase résonnait dans sa tête comme une litanie... Il quoi? Mais non enfin, il ne devait pas! Mais pourquoi? Il méritait tout de même un peu mieux que ça... Ca désignant ici une belle italienne au sale tempérament, incapable de laisser parler son coeur et en quête de vengeance.

Certes, le profil inspirait le danger et l'aventure et pouvait avoir son charme. Mais personne de sain d'esprit n'aurait songé vivre vraiment ce genre de relation... C'était bien là où le bas blessait, Tor n'était pas du genre qu'on qualifiait de sain d'esprit...

Et le pire dans tout ça, c'était sans doute que la brune éprouvait la même chose... Non, en fait le pire de tout c'était que non seulement elle le ressentait, mais elle était incapable de le dire en retour... Personne n'avait reçu son amour depuis... Depuis celle qui avait été lâche et faible pour l'abandonner et ne lui accordait aucun soutien...

La jeune sorcière posa sa tête contre l'épaule du chanteur et, regardant le sol répondit:

-" J'aimerai pouvoir dire..."

Elle n'arrivait même pas à faire comme si elle le disait, à supposer qu'elle le dirait. * Ca devient puéril!* se sermonna Maria avant de reprendre, omettant la partie important:
-" Mais j'en suis incapable.."

Et pour la première fois, elle se justifia vraiment et sincèrement:

-" La dernière fois que j'ai dit ça à quelqu'un... C'était à ma mère. Et en retour elle m'a dit..."

Flash Back

Ca y est, Maria plaquait tout, s'en allait, c'en était trop. Cette imbécile ne comprenait rien à rien, elle était incapable de voir que tout fichait le camp. Sa valise à la main et sa rage au coeur l'adolescente descendit dans le salon et regarda sa mère dans les yeux. De si beaux yeux, d'un joli marron, tout en nuances. Mais comme elle n'avait pas de temps à perdre en balivernes, elle alla droit au but:
-" Je m'en vais, je ne reviendrai pas, je vais faire ce que j'ai à faire."

Et son regard se radoucit un instant quand elle ajouta:
-" Mais je t'aime Maman...
- Moi, je t'aimais plus que tout au monde et tu m'abandonne. Tu n'es qu'une gamine qui croit pouvoir faire justice. Ne t'en vas pas et arrête de faire l'idiote, tu n'arriveras jamais à rien."

Fin Flash back

Son soudain silence avait certainement était très étrange. Reprenant son souffle après cet éclair qui ressortait de sa mémoire, elle reprit:
-" Elle m'a dit que je n'arriverai à rien. Elle m'a laisser tomber, elle s'en fichait."

L'italienne souffrait cruellement de ce manque de foi qu'avait sa mère. Celle qui doit vous aimer, quels que soient les événements, avait clairement avouer qu'elle ne croyait pas en sa fille unique. Et jamais, au grand jamais, s'était elle promis, elle ne laisserait quelqu'un broyait son coeur et son estime d'elle-même de la sorte. La jeune femme reprit, sa voix subitement changé en murmure, un peu étranglé:
-" Depuis j'ai juré que personne n'aurait le droit d'avoir l'emprise qu'elle a eut sur moi. Je ne veux plus qu'on puisse faire de moi un champ de ruines, comme elle l'a fait..."

Mais comme Tor n'y était pour rien dans la faille dans son égo, elle termina en disant:
-" Mais oui, j'ai ce sentiment en moi..."

Venant de l'ancienne Serdaigle, ces quelques mots, ce demi-aveu, était déjà un très grand pas...
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Lun 19 Mai - 8:46

"Je t'aime" Combien ont déjà dis, disent et diront encore cette phrase avant que ce monde ne soit plus qu'un amas de poussières et de ruines. En tout cas, si Tor avait souvent pensé qu'il était différent des autres, trop pour pouvoir penser comme tout le monde et être bien dans une société un tant soit peu civilisé, il avait assurément raison, n'importe quelle société saine d'esprit le considérerait comme potentiellement dangereux. Mais si Tor avait aussi émis la supposition que cette société qui ne voulait pas de lui ne pourrait rien lui apporter, il semblait qu'il se soit trompé. Cette société lui avait apporté quelque chose ce soir, un sentiment qu'il avait presque oublié dans le labyrinthe sinueux qu'était son esprit. Pas un esprit troublé ou dérangé, mais replié sur lui-même, reclus sur l'idée de son existence, interrogatif sur son humanité. Il avait rencontré du monde dans cette société, mais il avait toujours été marginal, il ne pouvait en être autrement. Et quand enfin il semblait avoir trouvé un recoin de solitude, de paix et de tranquillité où il pourrait s'enterrer en attendant la mort en compagnie de moldus, il avait rencontré un homme. Enfin, il avait rencontré un interphone qui lui avait offert un whisky, de l'argent et une photo, et c'est après ce jour que tout changea, ce trou si plaisant était devenu enfer terrestre, lieu froid, ne laissant place à aucun sentiment sinon l'hypocrisie du mensonge.

Et la jeune femme à côté de lui l'arracha à ses pensées. La tête de la charmante et charmeuse italienne venait de se poser contre son épaule. Enfin, cette jeune femme n'était pas un produit des plus parfaits de cette société, marginale elle aussi, comme Tor, en marge de la société, en marge de la loi, dans leur conviction. Chacun avait son but, mais restait marginal, la vengeance par la mort était souvent demandée, mais jamais accompli. Sauf par des marginaux. La voix de l'italienne répondit à ce que Tor venait de dire, mais ces phrases étaient saccadées, comme si les prononcer était un mal profond, un mal qui vous ronge, qui ronge votre coeur. Maria concéda ne pas pouvoir les dire, Tor quand à lui préféra ne pas rétorquer, il voulait laisser Maria finir de parler, espérant des explications. Et ce fut le cas, enfin c'était parti pour en être quand soudain la jeune femme coupa sa phrase, comme Tor le faisait quand il se perdait dans ses pensées, quand un souvenir lui revenait soudainement, trop peut-être, à la mémoire. Et quand elle reprit la parole, pour la première fois, le jeune homme sentit qu'elle parlait avec son coeur, l'explication se traduisit par les derniers mots de sa mère en réponse à l'amour de la demoiselle. Et il fallut à Tor une concentration auditive pour entendre ce que la demoiselle dit à la fin dans un faible murmure. Et sa toute dernière phrase, si elle n'était qu'un demi-aveu, fut un demi-soulagement pour Tor. Demi car il s'y attendait un peu, mais soulagement car il ne pouvait être sur de rien avant.

Peut-être avait-il été trop occupé par les dits de la demoiselle, mais Tor ne s'était pas encore rendu compte qu'ils étaient assis côte à côte. Il ne s'était même pas rendu compte que son bras droit était passé dans le dos de la demoiselle. La tête de la demoiselle posée contre son épaule lui permettait de sentir l'odeur de ces cheveux, comme il l'avait déjà fais dans le jardin alors qu'il avait eu une promotion au rang d'instructeur. C'était peut-être stupide, ou complètement débile, mais il adorait tout simplement l'odeur des cheveux de l'italienne. Il enleva son épaule pour forcer Maria à le regarder. Ses deux mains se croisèrent dans la nuque de la jeune femme, et tous deux se regardaient dans les yeux. Et ce fut toujours en restant si calme et tranquille que Tor parla à la jeune femme, et depuis un moment, tous deux parlaient doucement, comme par peur d'être entendu, ou par peur que ses mots ne soient particulièrement agressifs:


- Maria...Je ne veux pas avoir d'emprise sur toi, pas plus que je ne compte te faire du mal d'une quelconque façon. Je ne veux pas que tu te forces à dire ses mots si tu n'es pas prête ou qu'ils sont trop durs, le fait de le dire est si...secondaire...Tout le monde peut le dire, mais combien le ressente lorsqu'ils le disent? Si peu c'est si secondaire. Je n'ai pas besoin de l'entendre pour le savoir. Il vit les lèvres de l'italienne bouger comme pour répondre, son doigt fut plus rapide et se posa sur ses lèvres, Je suis sérieux Maria, peu m'importe de les entendre, je sais ce que tu ressens, ça me suffit. Petit silence, Tu dois me trouver particulièrement marginal, enfin c'est normal je suppose puisque je le suis. Et il est presque sur que n'importe qui qui serait à ma place voudrait t'entendre dire ses mots, peut-être que ce serait justifié. Malheureusement ou bien heureusement, je te laisse choisir, je ne suis pas n'importe qui, mais ça tu le sais déjà. Je connais une partie de ton passé, je sais ce que ces mots représentent pour toi, je n'ai pas besoin que tu me les dises.

Qu'était-ce donc ce que Tor faisait? De la compassion? Des dons d'excuses toutes prêtes pour la demoiselle? Non c'était une simple réaction, c'était ainsi que le jeune homme venait de parler sans réflexion autre que celle de son coeur. Ca faisait longtemps qu'il n'avait plus eu un dialogue si pur, un dialogue avec son coeur, et étrangement, ça faisait un bien fou, un plaisir immense. Pour empêcher la jeune femme de répondre, Tor serra contre lui la jeune femme, mais il savait qu'elle se soustrairait à son étreinte pour lui répondre alors il profita encore de ces secondes de silence:

- Assez d'émotions pour ce soir non? Il va bientôt être minuit et demi, la fatigue va se faire sentir bientôt, la nuit porte conseil, il serait sage de nous aliter. Et je crois qu'il serait encore plus sage que tu dormes dans mon lit alors que je resterais dans le canapé. Sauf si tu préfères autre chose, mais au vue des choses pour le moment, cette solution me parait la meilleure pour toi... Il fallait une suite à ce qu'il venait de dire, une fin à cette phrase, mais ce serait mentir. Un mal pour un bien, il valait mieux pour la demoiselle, mais peut-être aussi...comme pour moi.

*Comme pour moi? Enfin je veux dire nous? Tu veux rire là! Merde Tor t'es un vrai gamin, tu sais que c'est pas la solution que tu préfères pour la fin de cette soirée!* Encore cette voix, pourtant cette fois le jeune homme pensait en être débarrassé, mais non elle revenait. *Peut-être que c'est pas mon choix préférentiel, mais c'est le meilleur pour le moment. Je crois qu'elle est un peu perdu dans ce flot sentimental, je veux pas la brusquer, j'ai de la patience, rien ne presse...*
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mar 20 Mai - 19:18

Dire tant de choses, alors que jusqu'ici ces sentiments étaient restés enfouis dans un tréfonds de son être, avait été difficile, très intense, pour la jeune femme. Pas de confidences, pas d'attaches, pas d'ennuis, aurait put être la devise de l'ancienne apprentie... Cependant toutes ses convictions s'étaient envolées, sa carapace avait fondue comme neige au soleil sous ces prunelles vertes...

C'était à la fois très douloureux, humiliant et libérateur de lâcher le lest qui pesait sur son coeur. Jusqu'à cet instant, Tor aurait été à même de croire que la seule douleur que la brune portait comme un fardeau était la mort de ce père, qu'elle n'avait pas eu le temps de connaître au fond... Mais pourtant ce n'était pas tout. Il y avait cette Cracmole aussi, celle qui lui avait donné la vie avant de la briser... Même le jeune homme, alors que c'était le seul qui savait cet état de fait, ne pouvait pas entièrement mesuré ce que cette femme lui avait fait. Elle avait piétiné ses rêves, refoulé sa conscience... Bien sûr, la pauvre femme ignorait être la cause de tant de malheur.

D'ailleurs, en ce même instant la mère de la belle italienne souffrait d'une de ses nombreuses insomnies, se demandant le sort qu'avait subi sa fille. Elle avait 45 ans mais en paraissait 60... Vieillie par le soucis, rongée par la culpabilité. Sa fille la maudissait en permanence et elle, elle priait pour sa pauvre petite...

Mais ça, Maria ne le saurait jamais, à moins qu'elle daigne adressé à nouveau la parole à sa génitrice. Ce qui était peu probable, car elle lui avait dit qu'elle ne reviendrait pas. Et la froide sorcière était peut-être sans scrupules, mais elle avait un reste de parole. Jamais je ne reviendrai, avait-elle dit... Dans ce cas, elle ne le ferait pas. Et pour le moment, elle n'était pas prête de changer d'avis...

C'était ce fourbis de pensées et d'émotions que ressentait l'ancienne Serdaigle, la tête sur l'épaule de son hôte, le bras de ce dernier dans son dos, comme un barrage à sa douleur. Le silence n'avait duré que quelques instants pourtant... C'est alors qu'elle sentit deux mains chaudes et douces se posaient sur sa nuque et ce regard vert se plonger dans ses yeux noirs...

Et le musicien fut emporté dans un élan de pitié, d'amour, de compassion de... De quoi exactement, ça elle ne l'aurait pas juré... En tout cas, quelque chose le poussa à lui dire qu'il ne lui ferait pas de mal...

Ca, la jeune femme s'en était un peu douté. Il n'avait pas l'intention de lui faire du mal... Mais sa mère, pensait-elle en l'élevant? Non, c'était après que tout avait dégénéré... Alors, qui pouvait juré que ça ne se terminerait pas mal, comme d'habitude? Qui ? Personne, personne, enfin du moins pas Maria, ou une personne parfaitement honnête...

Puis il pardonna son incapacité à dire trois misérables mots. En analysant les faits, la belle brune se trouvait stupide; à réagir de la sorte. Elle qui pensait être forte se révélait handicapée du sentiment. Elle qui croyait pouvoir braver la mort au quotidien, sans la craindre, était terrifiée par l'humanité au fond de son âme. C'était affligeant, cette pseudo confiance en elle qui disparaissait comme un ballon dans le ciel. Elle n'était rien, un misérable rien parmi 6 milliards d'autres, qui se croient tous plus importants les uns que les autres.

C'était dans des moments comme celui-là qu'elle se sentait capable de tout ficher en l'air, de partir, de s'exiler dans un lieu plus ou moins inhabité et de se laisser mourir en paix avec la nature et elle-même. Sauf que si la mémoire de son père restait salie par l'injustice, son âme ne connaîtrait ni repos, ni paix. Jamais.

Alors l'italienne reprit un peu de courage, Merlin sait où, et se lança dans une réplique, expliquant qu'elle ne voulait pas de pitié... Mais Tor, d'un doigts sur ses lèvres, l'empêcha d'aller plus loin. Et elle fit bien, car ce n'était pas de la compassion à vomir, comme on en trouve chez tant d'autres. C'était ce qu'il pensait de la situation, rien de plus, rien de moins.

Emporté par son élan de je ne sais quoi, il serra la sorcière contre lui. Elle se laissa aller, un instant, un tout petit moment, à la douceur de l'instant... Et elle écouta aussi. Oui, l'ancienne Serdaigle écoutait et décortiquait les dires du blond. Et son... Sens de l'analyse peut-être? Ou plutôt son intuition, féminine ou féline, allez savoir... Bref cette dernière lui souffla que la fin de sa phrase, chuchotait comme un aveu ou une obligation, sonnait faux. Ce n'était pas ce qu'il voulait, ce n'était pas non plus ce qu'elle voulait, mais c'était ce qu'il y avait de mieux à faire...

Il y a, paraît-il, des gens qui agissent systématiquement contre leur intérêt... Maira devait être de ceux- là car elle se détacha du guitariste, juste assez pour le regarder dans les yeux, mais pas suffisamment pour être loin de lui. Elle eu un regard malicieux et répondit:

-" J'ai une légère tendance à l'insomnie chronique, comme disent les médecins moldus... Et je serai bien incapable de dormir, en te sachant à l'étage du dessous... Non, une façon moins sage, mais peut-être plus envisageable, de se remettre de nos émotions, serait de reprendre un verre en parlant de tout et de rien, sauf des sujets qui fâchent. Puis de s'endormir comme les adolescents que nous ne sommes plus sur ce canapé..."

Le reste de la soirée sonnait comme les nuits au coin du feu, entre ami(e)s, qu'elle avait passé dans sa jeunesse, à Poudlard... Parler des heures des perspectives d'avenir, de ci, du bal, de ça, de la guerre en route, de ceci, des autres, de cela... Le bon vieux temps, quand elle pensait encore faire une école de Médicomage, quand sa mère était toujours celle qu'elle aimait, quand elle n'avait pas encore sombrer à cette part froide et calculatrice...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mar 20 Mai - 20:30

Quelle jeune femme! Juste en un mot définissable? Non pas du tout il en faudrait toute une flopée. Il y aurait dans la définition les mots surprenante, obstinée, courageuse, sympathique, combattante, et Tor rajoute en souriant intérieurement à cette liste "amoureuse". En tout cas, le jeune homme était bien content de cette journée, de cette rencontre de ce qui se passait entre les deux jeunes gens. Ils disaient chacun ce qu'il pensaient où ce qu'il ressentaient selon le moment. Vivre avec son temps et pas en décalage avec ce temps, quelque choses de nouveau pour Tor, il avait souvent vécu en décalage avec sa propre vie. Il vivait les évènements, mais différemment. Comme s'il avait tourné un film, il était derrière la caméra, et il se regardait lui-même faire ses choses, décalé par rapport à lui-même et les autres. Pourtant ce soir, c'était vivre le moment présent comme il vient, être soi-même et pas jouer un rôle ce qu'il faisait souvent, si souvent. Ses mains étaient toujours jointes dans la nuque de la jeune femme qui le regardait désormais dans les yeux. Ils étaient proches, tant physiquement que par leurs ressemblances intérieures, même si certainement aucun d'eux ne l'admettrait jamais.

Maria n'eut aucun mal à se défaire de son étreinte, reculant un peu sans pour autant vraiment s'éloigner, juste ce qu'il fallait pour qu'à nouveau ils puissent se voir dans les yeux. Et il ne regrettait en rien qu'elle se soit un peu reculé, il ne se lassait pas de regarder la demoiselle, il aimait ces petits regards qu'elle avait, ces sourires aussi. *Difficile de croire que derrière un si joli visage se cache une telle détresse.* Tient la petite voix parlait avec sagesse à présent? Enfin elle l'avait toujours fais, c'était juste que maintenant, Tor avait envie de l'écouter et la croyait. Il ne fallut au jeune homme qu'écouter les dits de la jeune femme pour comprendre qu'elle savait qu'il n'avait pas été franc dans sa dernière phrase. Et lui-même ne croyait pas vraiment l'excuse de Maria pour ne pas qu'elle prenne son lit. *Insomnie chronique? Maria, je parierais que tu n'as pas vu l'ombre d'un lit depuis des semaines, tu dormirais.* Pensée simple et peut-être fausse, mais c'était l'impression qu'avait le jeune homme. En tous les cas, Maria avait eu une proposition qui parraissait plus qu'acceptable. Décente, mais pas trop, comme la journée, enfin non la journée ça avait plutôt été le contraire.

Le jeune homme acquiesça d'un signe de tête et se leva, prenant les deux verres, il désigna à Maria la bouteille de Martini qu'il n'avait pas rangé, comme le whisky d'ailleurs et la jeune femme acquiesça avec un sourire comme elle savait en faire. Rapide passage dans la cuisine pour ce qui était des glaçons, puis remplissage des verres avec les alcools. Il rangea cette fois les bouteilles et revint s'asseoir dans le canapé, après avoir posé les verres sur la table basse. Il tourna la tête vers Maria et leurs regards se croisèrent à nouveau. Mais cette fois chacun le gardait dans celui de l'autre. Ce n'était plus le regard joueur du début, plus le regard timide et gêné d'avant qu'ils ne parlent sentiments, mais un regard qu'un amoureux avait pour un autre. Tor et Maria sur ce canapé, ça avait quelque chose de surréaliste en y pensant, complètement impensable, juste improbable et pourtant. Pourtant Tor mit son dos dans le coin du canapé, installé en diagonal du canapé, il invita Maria à s'installe dans l'espace entre lui et le dossier du canapé.

Il ne savait pas ce qu'allait faire Maria, elle n'avait pas précisé si ces deux adolescents étaient supposés amis ou amoureux. Il avait décidé pour elle. Erreur? Un souvenir revint à la mémoire de Tor. Il était dans un canapé, face à lui, une cheminée, exactement dans la même position que celle qu'il avait à ce moment. Il n'avait plus de douze ans et un garçon de seize ans arrive en courant, se jetant sur le canapé et sur Tor. Et les deux garçons, en bon frère, s'insultent comme il faut avant d'en venir aux mains, comme il se doit. Tous les bruits revenaient à la mémoire de Tor, du canapé qui s'était déplacé en crissant sur le carrelage jusque la pluie qui frappait le velux. Oui c'était un jour important de la vie de Tor, car ce fut le jour qui changea le jeune homme. Son père regardait la scène, toujours ce regard froid et impassible, ce visage sans expression. Le grand frère s'amusait avec le garçon, mais ce jour devait être différent des autres, Tor frappa son frère pas avec violence, mais avec une certaine puissance, et ça avait suffis pour que le vieil homme se décide à les séparer. Le lendemain, il s'entrainait pour la première fois. Une absence qui n'était pas passé inaperçu, Maria le regardait fixement interrogative. *Mince combien de temps à passer?*. Restant comme il était invitant une dernière fois Maria à s'installer contre lui:


- Ce n'est rien, juste un souvenir, la soirée qui avait décidé mon père à m'apprendre à se battre. Il avait fallu pour cela que mon frère m'ait sauté dessus quand j'étais sur le canapé, et puis que je le mette KO avec un coup particulièrement violent pour un gamin de douze ans. Il eut un petit sourire, bien mademoiselle "l'adolescente", je veux bien parler de tout et rien sauf de choses qui fâchent, mais je n'ai pas vraiment d'idée de ce qu'est tout et rien qui ne fâchent pas. Alors je vais simplement me contenter de te demander ce que tu rêvais de faire plus jeune? Je veux dire, ni toi ni moi nous ne pensions perdre un proche et vouloir le venger. Nous avions nos projets, comme tous enfants qui se respectent, alors dis-moi que voulais-tu faire plus jeune?
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mar 20 Mai - 22:22

Maria trouva son excuse un rien pitoyable. Elle ne souffrait pas d'insomnie chronique mais était incapable de dormir plus de deux heures d'affilé sans se sentir oppressée et se réveiller de manière brusque, en ouvrant soudainement les yeux. Le seul avantage de ses nuits perturbées, c'est qu'elle ne mettait qu'une heure à se rendormir. Mais cela n'empêchait pas que ce cycle de sommeil bouleversé, auquel devait s'ajouter nombres de nuits blanches, n'était pas vraiment sain... Mais l'hygiène de vie de l'ancienne apprentie n'avait plus rien de bien sain, il n'y avait qu'à voir ses repas...

Mais pour l'instant, la belle brune ne songeait absolument pas à son mode de vie, très fortement déconseillé par nutritionniste et psychologue. Là, elle avait les yeux plongés dans le regard vert de Tor. Elle devait sans doute avoir cet air affreusement niais des gens amoureux, qui l'insupportait au plus haut point, déjà du temps où elle était collégienne. Les airs béats des gens qui s'aiment, c'était pas du tout beau à voir. Non, quitte à aimer sincèrement, autant que ça ne se lise pas en lettre capitales sur votre front, la terre entière, rien qu'en voyant votre tête étrange, ne doit pas se douter que vous êtes amoureux. Mais malgré son ressentiment à l'égard du regard tendre, elle devait bien l'avoir, en cette seconde.

Mais ça non plus elle n'y pensait pas. Etrangement, elle ne se posait plus trente-six mille questions à la fois, son cerveau, qui avait prit la fâcheuse habitude de tout analyser, décortiquer pour mieux contrôler, c'était mis en stand-by, ce soir là. Elle pensait avec son coeur, comme aurait dit une adolescente pâmée d'amour dans son journal intime. Et pourtant c'était tout à fait ça. L'ancienne Serdaigle faisait taire, petit à petit, son esprit logique et désireux de tout connaître, tout maîtriser. Ce qui ne l'empêchait pas de douter, au fond de son esprit...

Mais ce doute, au lieu de l'envahir, l'avait poussé à trouver un compromis. A savoir une soirée paisible et tranquille. Son hôte lui fit un signe de tête approbateur avant de désigner la bouteille de Martini. La charmante italienne approuva d'un petit sourire en coin, pas vraiment moqueur et qui donnait un air unique à son visage. Un sourire qui lui était propre, en quelque sorte.

Le musicien prépara les deux nouveaux verres et rangea les bouteilles. Etait-ce pour mieux en ouvrir d'autres ou par voie de sagesse? Etrangement la jeune sorcière émettait une réserve sur la question... Les boisson finirent leur périple sur la table basse et les deux jeunes gens échangèrent un regard. Maria aurait aimé le définir comme complice, mais ce n'était pas tout à fait le mot. Il y avait de ça, certes, mais aussi cette pointe de séduction, sans qu'il n'y ait de jeu cette fois-ci. Mais aussi une forme de respect, ou d'admiration mutuelle. En fait, c'était un de ces regards d'amoureux que la jeune brune ne pouvait pas souffrir. Ce qui était dommage, elle serait amenée à en faire et en échangé d'autres, une intuition le lui soufflait...

Tor se cala ensuite dans l'angle du canapé, avec un espace vide à ses côtés, qui ne demandait qu'à être comblé... Et de préférence par une présence... La sienne en l'occurrence. L'ancienne Serdaigle eut un nouveau sourire, mais ne bougea pas, remarquant le regad absent du chanteur. Elle finit par comprendre que quand il avait ses yeux là, c'était qu'il était parti dans ses souvenirs ou ses pensées, reparti dans son petit univers, son microcosme... Cela ne l'empêcha pas de lui lancer un regard interrogateur, auquel il répondit, après un petit temps d'absence tout de même.

Il ne fit pas un geste, en une invitation muette. la belle italienne ne se fit pas prier beaucoup plus longtemps et vint s'installer, avec sa grâce toute féline, contre le torse du blond. Elle posa à nouveau sa tête sur l'épaule du chanteur et l'écouta raconter ce qui lui était passé par la tête... Une bagarre... Sur un canapé... Voilà qui n'était pas tout à fait ordinaire! Mais Maria ne s'étonnait plus beaucoup en règle générale et elle avait vite compris qu'avec le jeune homme, elle ferait mieux de s'attendre à l'imprévisible. Cela faisait sans doute partie de son charme...

La question qu'il posa ensuite confirma cette dernière théorie. En effet, c'était ce que l'on appelait passer du coq à l'âne et, pour le coup, avoir une conversation délicieusement banale, mais pourtant instructive. Connaître le rêve d'enfant de quelqu'un nous laisse deviner des choses sur lui, son passé... Cela dit, Tor en savait déjà beaucoup...


* Beaucoup trop*
Voilà le doute qui venait à nouveau faire ses griffes sur l'ancienne apprentie. Celle-ci chassa bien vite ses pensées négatives et répondit:
-" Je rêvais d'être Médicomage, ça a toujours été mon grand rêve de gosse. Soigner les gens, voir des cas plus abracadabrantesques les uns que les autres... Bon j'ai appris assez vite qu'on s'habituait vite... Mais ça n'empêche, soulager les gens, les sauver parfois... ca me plaisait. Et puis je voulais un chien, un gros chien gris, un lévrier irlandais..."

Ce chien, elle avait fait une vie à sa mère pour l'avoir. Mais cette dernière avait prétexté que c'était une race encombrante, que les chiens ça salissait, qu'il fallait les sortir. Et qui s'en occuperait, hein, pendant que Maria serait à Poudlard? Repenser à tout ça rendait la jeune femme nostalgique et un sourire naquit sur ses lèvres. Un de ces sourire qu'ont les vieilles dames en consultant leurs albums photos avec leur petits enfants... Ce sourire des gens qui ont trop vu...

Et une ombre au tableau était venue. En fait, durant ses longues soirées solitaires, la jeune femme en était arrivée à se dire que, si cette dispute avec sa mère n'avait pas éclaté, elle aurait poursuivit ses études de médecine et son désir de vengeance ne l'aurait pas empoisonné, comme il le faisait maintenant. Elle aurait peut-être vécu en paix... Mais rien ne sert de songer à ce qui aurait put être, il fallait penser à ce qui était et serait. L'italienne releva donc la tête avec douceur vers le jeune homme pour lui retourner la question:

-" Et toi, tu n'étais pas non plus destiné à accomplir une vengeance? Tu avais un frère d'après ce que tu as dis... Tu devais avoir des projets..."

Sa question était un peu plus vague, elle parlait bien entendu de son rêve d'enfant, mais aussi, dans un sens plus général, de ses projets d'avenir, de ce qu'il désirait faire avec sa famille, avant...

Comme tout était étrange! Comme tout aurait put être différent si ces petits "avant" si ces événements marquants, et souvent douloureux, ne s'étaient pas présentés...
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mer 21 Mai - 9:47

Quelle délicieuse soirée se passait là. La demoiselle venait de se mettre contre lui, tous deux allongés dans le cuisinier, comme la jeune femme l'avait proposé rester sur le canapé pour finalement " s'endormir comme les adolescents que nous ne sommes plus sur ce canapé". Il était vrai que cette solution alternative à toutes les autres étaient certainement plus agréable que de dormir elle à l'étage lui en bas, et définitivement plus raisonnable que de dormir tous deux à l'étage dans son lit, même si cette idée n'avait jamais été que sous-entendue par des sourires en coin, des regards malicieux et des mots. Ils n'avaient surement rien à regretté de cette soirée, et de toutes façons, Tor était un grand partisan du "présent figé" comme il appelait ça. L'idée que ce qui s'est passé ne pouvait être autrement car le présent est passé sitôt que l'action n'est plus en cours. Même une seconde après avoir tué, on pouvait plus changer son geste, c'était ça le "présent figé". Mais pourquoi diable pensait-il à sa conception des choses alors qu'il était presque allongé dans un canapé, une demoiselle allongée et blottie contre lui.

En faites ça avait dû être la réaction de son cerveau à la question de la jeune femme. Ou plus précisément au renvoi de question de Maria. Il lui avait demandé s'il avait des projets étant petit, et finalement, cette philosophie du "présent figé", le musicien était persuadé de l'avoir développé pour se cacher le fait qu'il n'avait jamais eu de projets, sinon celui de venger son père après la mort de ce dernier. Ce meurtre lui avait donné une raison d'exister, il n'avait à dire vrai aucun projet. Ou plutôt si, il en avait, mais ce n'était pas les siens, c'était ceux de ses parents, ses parents qui voulaient vivre leur vie au travers de leurs fils. Mais le petit dernier de la confrérie était bien plus docile que le grand frère. Tout cela était un tout, une histoire. On ne pouvait comprendre le pourquoi si l'on n'avait pas toutes les cartes en mains, ce qui n'était pas le cas pour la jeune femme à l'heure actuelle. Seulement elle avait posé la question et tous deux tachaient de répondre du plus véridiquement qu'ils s'en sentaient la capacité, ou la volonté:


- Médicomage? J'imagine très bien la scène, un patient arrive à l'hôpital le bras complètement ouvert, saignant à flot, il s'approche de toi et te demandes juste un peu de morphine. Refusant de se laisser soigner autrement que par un petit coup de morphine et adieu la compagnie. Tu attrapes un scalpel, le menaçant de l'achever si il refuse de se laisser soigner. Il sentit le coude de la demoiselle s'enfoncer dans ses côtes avant que tous deux ne se regardent en souriant, Tu as parfaitement raison, je devrais pas rire de ces choses là, mais je pense que tu auras compris que j'ironise et ris de tout. Le sourire s'effaça, Ca va te parraitre certainement fou ce que je vais te dire, mais je n'avais aucun projet étant petit. Ceci étant, c'est toute une histoire. Mes parents, aucun d'eux n'a jamais vraiment choisi sa vie, alors ils voulaient vivre au travers de mon frère et moi ce qu'ils auraient voulu pour eux. Mon frère n'a pas été vraiment docile et ouvert à cette idée, il ne rêvait que de voyage, de dragons et de vélanes. Et c'est ainsi qu'il est partit pour l'Europe de l'Est. Moi? mon père m'avait destiné à passer ma vie dans un restaurant malgré qu'il ait appris à me battre. Ma mère m'imaginait faisant des études chez les moldus pour devenir un professeur. Je crois qu'au milieu des rêves de mes parents, je n'ai pas pu rêver ma vie future. Tu t'en douteras planifié n'est pas mon fort. Je crois que cette absence de but, de projets m'a finalement conduit à croire en ma théorie du présent figé. Je t'expliquerais ça un jour, mais là je crois que je parle encore trop. Enfin, c'est ma façon d'être. Il y eut un silence dans ce que disait Tor, il y avait eu une pointe de mélancolie dans ce qu'il disait, pas de projets, pas de buts, une âme qui erre sur terre, comme sans vie, il reprit sur un ton plus habituel, Je trouve nos questions intéressantes, ceci étant, tu m'excuseras de demander des choses peut-être plus personnelles, mais est-ce que ça te dérangerait de me faire une petite liste des défauts et qualités que tu me trouves?
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Ven 23 Mai - 20:11

En repensant à ces rêves d'enfant et de jeune adolescente, la brune se dit qu'elle était peut-être passé à côté de quelque chose. C'était très noble de vouloir secourir et aider son prochain et elle avait été une bonne élève, disciple de la maison des érudits, bien qu'elle n'en ai jamais eut que les livres, la détermination et la capacité à apprendre. Mais c'était des qualités qui suffisaient, avec du travail, du travail et encore du travail, pour faire le métier de Médicomage.

Cependant le jeune homme se moqua d'elle, en lui glissant qu'elle aurait sans doute fini par menacer les patients agaçants avec un scalpel. La jeune sorcière ne se priva pas d'un coup de coude dans les côtes et d'une petit réplique:

-" Tu savais que les sorciers utilise des sorts pour panser les plaies et soigner les maladies? J'ai pas dit que je voulais être bouchère, mais Médicomage."

D'accord, la belle italienne avait adopté des attitudes moldues, comme les arts martiaux ou l'escrime. Elle savait même cuisiner, très mal et des choses simples, mais elle savait. Alors que nombre de sorciers se retrouvent perdu sans leur baguette, la jeune femme aurait pu survivre...

Le blond enchaîna en disant qu'il n'avait jamais eu de rêves, de but, d'objectifs... Cela paraissait fou, il semblait pourtant avoir de la volonté et les traits principaux pour bâtir des projets... Et, en un sens, c'était très triste de n'avoir jamais eu envie de plus, d'aller plus loin, plus haut, faire et accomplir des choses plus ou moins grandes...

Mais l'explication ne tarda pas, ses parents avaient vécu par procuration à travers leurs enfants. Et comme son frère avait voulut vivre sa vie en partant courir après ses rêves en Europe de l'Est, ils avaient insufflé leurs envies à leur autre fils... Ce genre de comportement irritait l'ancienne apprentie. Elle ne savait pas si sa mère aurait apprécié si elle avait eu d'autres projets, mais elle avait accueilli le sien à bras ouverts... En même temps, Médicomage c'est un choix de carrière idéal...

Le timbre de la voix de Tor semblait plein de mélancolie, peut-être même de regret... La jeune brune lui passa une main sur la joue et fit un petit sourire. Il n'y avait pas besoin de grands mots et de grands gestes. Et le musicien avait la fâcheuse tendance à s'emballer et à parler bien plus qu'il ne l'était vraiment nécessaire... Parfois il faut parler, mais comme disait un vieux proverbe, chinois sans doute comme la majeure partie des bons proverbes; si ce que tu as à dire est moins beau que le silence, alors tais-toi... Peu de gens appliquaient vraiment cette règle, pourtant si judicieusement formulée. Maria se doutait d'ailleurs que ce qu'elle avait dire était très souvent moins beau que le silence...

Au moment où l'italienne pensait à cette manie, le chanteur lui demandé de dresser une liste de ses qualités et défauts. Elle leva un sourcil interrogatif et répondit:

-" Et bien o