Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn] - Page 7


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Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]

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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mer 4 Juin - 19:12

Qu'il était doux et agréable d'avoir un peu de chaleur pour se réchauffer. Le corps comme le coeur d'ailleurs. Agréable d'ailleurs d'avoir une main sur le ventre de cette demoiselle. Sentir le rythme de sa respiration. Et puis agréable d'avoir une discution sans hausser le ton, sans s'énerver, sans parler d'une guerre, de mort ou d'autre sort de torture. Ils parlaient de choses complètement insignifiantes et pourtant c'était parfaitement agréable. Petite chose simple qu'il arrive que l'on oublie. Ils parlaient tout simplement de leur temps estudiantin. Et là en l'occurrence de leur professeur préféré. En parlant de cela, Tor aurait été ravi de revoir son ancien professeur de potions. Pour discuter tout simplement, se remémorer ce temps où l'homme lui enseignait les potions en le collant assez régulièrement. Ce temps ou l'actuel jeune homme lisait en avance, faisait en même temps que le professeur et collectionnait les retenues. Il n'avait pas été un élève exemplaire dans son comportement loin de là. Il s'était battu, avait cassé un nez, fait chuter un élève de son balai lors de son quatrième et dernier match de Quidditch.

Mais il aurait voulu revoir Rogue. A méditer, à garer dans un coin de la mémoire. Tor fut ramené au moment présent par un mouvement de la demoiselle qui s'était tourné vers lui, presque à califourchon. Elle l'embrassa lors que la main de la demoiselle s'aventurait une fois de plus dans le dos du jeune homme. C'était en même temps particulièrement agréable et particulièrement frustrant. Agréable car ils faisaient, l'un comme l'autre, une partie ce qu'ils voulaient faire, ou plutôt désiraient. Mais frustrant car ils se retenaient de faire ce qu'ils avaient envie de faire, se contentant de petits gestes. Témoins de cette volonté des deux à ne pas passer outre cet espèce de tabou qu'ils avaient instauré, ou semblaient avoir instauré, il n'y avait eu aucune main baladeuse dans le sens plus proche du sens actuel. Sur les ventres et dans les dos certes, mais jamais dans des endroits plus indiscrets. Pas même discrètement glisser sous le T-shirt pour passer dans le dos. Ils étaient d'un calme remarquable, presque olympien si l'on considérait comment avait commencé leur relation.

MacGonagall? Cette femme l'avait toujours détesté, et comble, c'était réciproque. Comme il avait pu détester ses cours de métamorphoses, sa façon hautaine de se comporter, les retenues sans motifs...Sans motifs? Tor avait cassé le nez à un élève de deux ans son ainé qui avait traité la Directrice des Gryffons de "sale conne". Il avait pris sa défense et elle lui donnait un samedi matin de colle. La classe. Et puis Tor avait toujours été particulièrement mauvais en métamorphose. Enfin jusqu'aux BUSE. C'était par la force des choses qu'il avait étudié en cette matière. Les années se succédaient et se ressemblaient en cette matière. Entre Désolant et Troll. Pourtant il semblait qu'il avait assez révise pour les BUSE, il avait décroché un surprenant, et certainement immérité, Acceptable. Mais les deux années qui suivirent ne furent pas meilleurs dans cette matière. En faites Tor aurait juré que la professeur lui en voulait de ne rien faire l'année. Elle avait surement raison. Mais bon, mieux valait laisser le passé où il était:


- Quoi, ce petit chieur? Oh j'aurais mieux fais de le laisser mourir au fond du caniveau dont je l'ai sorti. Si au moins il était utile des fois. Et puis en plus je déteste sa façon d'être humain. Mais pourquoi j'ai sauvé ce chat... Le visage de Maria marqua la surprise. Tor avait dis cela sur un ton parfaitement normal, Ce chaton est un cadeau d'adieux d'une amie à moi. Et il est parfaitement agréable. C'est vrai en revanche que j'ai pensé à le refuser, mais c'était un cadeau, et puis en fin de compte je n'ai pas à le regretté hein?

La demoiselle lui sourit, et il lui rendit son sourire. Sans lâcher les sombres yeux de la demoiselle, le jeune homme attrapa la main qui se baladait au haut de son T-shirt. Il posa la main entre son le col du vêtement et sa nuque. Aidant la main à se glisser entre. Toutefois le jeune homme sentit un frisson le long de sa colonne, la demoiselle avait la main froide, comme avant:

- Oups j'avais pas remarqué que ta main était aussi froide. Si tu sens quelque chose, c'est une vieille cicatrice, je te la montrerais à l'occasion, elle est assez impressionnante. Et elle fait office de Leitmotiv personnel. Tu avais réussi à tes BUSE et APIC?
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Jeu 5 Juin - 21:42

Parle de l'ancienne directrice des Gryffondors avait fait ressurgir des vagues de souvenirs... La jeune femme aurait donné n'importe quoi pour que revienne le temps de l'innocence, le temps de l'école, de la fête, des amis, de la jeunesse... Rien ne lui rendrait son père disparu, sa vengeance lui permettrait toutefois de retrouver un semblant de paix. Alors que pour retrouver cette candeur, cette douce folie qui prend les adolescents et les laissent croire que la vie pourra être belle, ça il était trop tard.

Le meurtre de son père avait tué son regard d'enfant. Mais son regard d'ado, son regard mélangé entre de l'espoir et de l'amertume, ce regard qui peut encore évoluer et grandir, c'était sa mère qui l'avait brisé et réduite à néant. Et ça, toutes les vengeances du monde n'y changeraient rien. Si encore l'italienne avait muri d'elle-même... Mais la vie l'avait fait grandir trop cite et peut-être pas comme il le fallait... Le "destin" n'avait jamais été bien clément avec Maria. Le sort s'acharnait même...

Mais aujourd'hui, les circonstances avaient été moins fâcheuses. le hasard avait bien fait les choses, il avait permis une rencontre extraordinaire entre deux personnes qui se ressemblaient bien plus que les simples apparences pouvaient le laisser croire. Ils s'étaient bien trouver en fin de compte. Etrangement, maladroitement, mais bien. Enfin du moins pas mal, ce qui était un mieux indiscutable dans la liste des événements notables de la brune.

Tor répondit alors à la question, traitant la pauvre bête de chieur et se demandant s'il n'aurait pas mieux fait de le laisser moisir dans un égout. Maria leva un sourcil dubitatif et un sourire en coin se dessina sur ses lèvres. Elle entendit également un feulement indigné et vega se retira, véxé.

La remarque était dite avec un sérieux des plus convaincants, mais l'ancienne Serdaigle avait vu la façon que le chat et la maître avait de se comporter et elle n'y croyait pas une seconde.

Elle allait lancer une pique du style: et c'est parce que tu ne le supporte pas que tu joues avec lui et le caresse tous les soirs? Mais elle n'en eut pas le temps, car il enchaîna en expliquant que c'était le cadeau d'adieux d'une amie... C'était beaucoup plus logique et il avait en effet bien fait de le garder, il était un compagnon précieux.

Les deux jeunes gens échangèrent un sourire, les yeux dans les yeux. La blond se saisit ensuite de la main de la jeune sorcière et la glissa sur le haut de son dos. Elle sentit la peau frissonner sous ses doigts fins. Tor s'empressa de dire que sa main était glacée, comme d'ordinaire, pour expliquer ce fait.

La tension qui régnait était un rien frustrante. Mais des limites avaient été imposées et pour le moment, cela valait mieux. Ils risquaient de se laisser emporter et d'aller trop loin, au risque de le regretter plus tard. Même si la belle italienne ne pensait pas du tout regretter un acte déplacé en cette seconde... Toutefois, étant un personne réfléchie, peut-être trop, elle avait muselé son coeur et ses envies pour écouter sa tête. Sa fameuse tête froide, qui dictait un minimum de sens commun pour cette journée démentiel.

Il mentionna alors une cicatrice, dont elle sentait les prémices sous sa main et enchaîna sur une question sans aucun rapport avec ce qui avait été dit.

Cette situation délectait l'ancienne apprentie. Passer d'un sujet à l'autre, sans grand rapport, sans grand intérêt, juste par curiosité, parce que l'on avait avait envie de dire ça maintenant... C'était appréciable, de ne pas être en permanence sur ses gardes, e dormir d'un oeil par peur de ce qui arriverait, pas prudence, de respecter des règles de sécurité scrupuleuses. Ce soir, elle était simplement Maria et elle avait presque l'impression d'avoir à nouveau seize ans et demi...

Seulement elle ne les avait plus. Alors elle allait se contenter de replonger dans ses souvenirs et se dire que c'était fini, plus en mal qu'en bien. Elle répondit, après quelques secondes de silence:

-" Et bien oui, j'ai réussi mes Buses, avec pas mal de E et puis quelques O, des A. J'étais une bonne élève: des résultats convenables dans toute les matières. Mais comportement inadmissible d'après certains profs, dissipée pour les autres."

Un sourire espiègle naquit sur ses lèvres. Dissipée, ou comment contenir un tas d'adjectifs en un seul...

[ HJ: J'ai un peu de mal à m'y remettre... C'est pas brillant désolée ^^]
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Jeu 5 Juin - 22:16

Sentir la jeune femme conter lui faisait un bien fou à Tor. Rares étaient ses contacts sociaux, alors amicaux voir amoureux! Mais c'était agréable et ça ils le savaient tous les deux. Elle comme lui. Et il avait l'impression de se retrouver l'année où son père est mort, avant ce drame. Il avait 16, profitait, avait une petite amie, des petites amies, en faite il enviait ce temps où il était monsieur tout-le-monde. Le temps où il était ce jeune insouciant qui ne pensait à absolument rien d'autre qu'à rire, s'amuser, profiter de la vie. Et ce sentiment qui l'envahissait le rendait de plus en plus désireux de ne plus avoir aucun tabou avec cette charmante demoiselle. Mais la vie est bizarrement faites non? On a envie d'une chose, on se la refuse à cause d'autre chose. Pas vraiment dans la conception du jeune homme. Sauf que là, l'objet du désir et de la limite était malheureusement confondu. La demoiselle était toute à la fois l'objet du désir grandissant et ses limites. La question était comment aller outre les limites pour accéder au désir, sans faire de faux pas? La réponse parraissait évidente au jeune homme, l'embrasser à pleine bouche, avoir des mains légèrement déplacées, et tout devrait se passer sans casse. Peut-être l'aurait-il fais s'il n'avait pas eu ce drôle de sentiment qui le retenait.

Un bref instant, Tor sentit les doigts de la demoiselle passer sur sa cicatrice, s'y attardant légèrement. Cicatrice, souvenir d'un jour où il a été laissé pour mort, et qu'un homme était mort, dans un restaurant. On l'avait laissé pour mort, son dos ouvert de part en part. Pourtant la personne aurait cent fois eu le temps et le loisir de l'achever. En faites, elle devait escompter que cette blessure ait raison du garçon d'alors. Mais ce dernier avait fais un effort et malgré la douleur, les litres de sang, avait survécu, se tenait encore debout. Et ça n'avait pas été gagné. La blessure était profonde, et la colonne vertébrale avait été touchée. Par chance pas assez pour que le jeune ne retrouve pas l'usage de ses jambes. Et c'était après une semaine de coma que le jeune homme avait ouvert les yeux sur un lit d'hôpital. Et ce fut quelque jours plus tard qu'il se rendait compte que quelque chose avait changé dans sa tête, dans son cerveau pour être exact. Il pouvait se concentrer sur deux choses sans le moindre problème. Il pouvait entendre le tic-tac d'une horloge et parler avec une personne, entendant et comprenant les deux aussi distinctement que s'il n'y avait eu que le tic-tac ou la personne qui parlait.

*Mais tout cela est du passé, laissons-le où il est, je passe une agréable soirée, autant en profiter...Oui bonne idée, profites de la jeune femme...Tu es non seulement exaspérante mais également particulièrement insupportable...Du calme mon grand, je ne fais que te dicter tes envies les plus profondes, où t'édicter les vérités les plus générales.* Et cette voix avait raison par dessus tout Tor aurait apprécié profiter un peu plus de la soirée. Mais la retenue était de mise, *malheureusement.* Enfin il viendrait un jour, qu'importait à Tor d'attendre, l'attente ne rendrait le fait que meilleur, mais patienter quand une jeune femme est allongée contre vous, sa main dans votre dos, est des plus compliqué. En faites le jeune homme ne voulait pas qu'ils aillent trop vite, il n'aurait envie que d'une chose pour finir cette soirée, pouvoir glisser sa main sur le ventre de la demoiselle, sous le tissu. Mais ce serait déplacé de prendre seul la décision. Il avait "aidé" Maria à glisser sa main sous le col de son T-Shirt:


- C'était le temps béni. Ce moment de la vie où rien n'importait que de vivre, de profiter pleinement de la vie. De mordre dedans, d'exister tout simplement. Maintenant que nous tentons d'être ombres parmi les ombres, cela est particulièrement compliqué de profiter. Alors qu'il parlait, la main de Tor taquinait le T-Shirt de la demoiselle, comme s'il demandait une autorisation, Combien de retenues j'ai pu collectionner, en y réfléchissant, je crois qu'il n'y eut que mes deux premières années qui furent parfaites. Mes deux dernières ayant été catastrophiques, exception faites des résultats. Je peux te demander quelque chose Maria? Question ne nécessitant aucune réponse, il se demandait même pourquoi il l'avait posé, Tu crois que toi et moi si nous avions eu des vies normales ça aurait pu avoir une chance?
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 7 Juin - 19:28

Les mots du jeune homme heurtèrent quelque peu les oreilles de Maria... Mais en y repensant, il n'avait pas tort. Toutefois, si on avait dit à l'adolescente d'antan qu'elle allait devenir une jeune femme froide, calculatrice et tellement obsédée par son désir de vengeance qu'elle était incapable d'autre chose, elle aurait pu l'envisager. Oui, même au temps insouciant où elle profitait de la vie comme elle le pouvait, l'italienne aurait été à même de croire que la part la plus sombre d'elle-même prendrait le contrôle.

Malgré ses frasques, la Serdaigle avait toujours été extraordinairement mature pour son âge et avait mesuré et pesé les conséquences de ses actes. Elle savait pertinemment que ses fêtes et beuveries nocturnes se solderaient pas des retenues. Elle savait que son travail paierai, alors il fallait qu'elle le fasse. Elle savait que la guerre viendrait, qu'elle serait inévitable. Elle avait toujours su... La seule chose qu'elle n'avait pu prévoir, que personne n'avait pu prévoir, était l'issue de ce combat. Et elle avait été catastrophique, terrible: la prise de pouvoir du monstre...

La brune remarqua également la main de Tor qui triturait son haut, jouait avec. Elle eut un sourire charmeur, il semblait demander l'autorisation de franchir une barrière éthique qu'ils avaient montée de toutes pièces, mais qui freinait leurs désirs respectifs. Car la jeune femme, malgré son impassibilité, était loin d'être de marbre, confortablement installée contre le musicien. Cependant, elle préféra le laisser finir, avant de faire quoi que ce soit.

Et la question qu'il posa, après avoir demandé un semblant de permission, la désarçonna . Elle failli feindre l'innocence en demandant : De quoi tu parles exactement? Mais Maria n'était pas idiote et la question était claire. Alors elle y réfléchit; à peine une seconde et une réponse fusa:

-" Non"

Bien sûr, ce non ferme et sûr méritait quelques justifications, qui ne tardèrent pas:
-" Non parce que si nous avions eut des vies ordinaire, nous n'aurions sans doute pas été dans ce parc, en cet instant, dans cet état d'esprit et dans ces circonstances."

La logique la plus simple s'exprimait à travers cet réponse. Mais peut-être, non sans doute, voulait-il parler d'une belle relation, une vraie, une longue, une sérieuse. Le genre que l'on ose même pas imaginer avoir quand on menait une vie pareille à la leur:
-" Mais si l'on envisage quelque chose de plus stable... Avoir une vie normale arrangerait les choses, c'est certain. Mais, tu vois, je ne pense pas que toi et moi mène à une impasse. Ce sera sans doute long, compliqué, difficile, les choses et les événements ne seront pas toujours en accord avec nos désirs..."

Un "mais c'est possible" failli conclure son petit discours, sauf qu'elle doutait qu'un tel optimisme soit une bonne idée. La jeune sorcière se trouvait déjà beaucoup trop utopiste en disant tout cela, elle n'allait pas en rajouter une couche. La conversation s'orientait vers un sujet qui n'enchantait guère la demoiselle. Certes, il fallait en passer par là, mais pas ce soir. Ils avaient le temps après tout... Le temps... C'était une notion bien subjective...

Enfin, Maria s'empara de la main du chanteur, qui frôlait le bas de son T-shirt. Elle esquissa un sourire en coquin et la glissa contre son ventre, sans quitter son hôte des yeux. Il était bien étrange de les voir ainsi, elle une main entre son cou et le tissu, lui une sur son abdomen, sous son haut, l'un en face de l'autre à se regarder dans le fond des yeux... Oui un moment particulier, que briserait certainement une notion farfelue de besoin de parler, de rompre la tension, de ne pas dépasser les limites...

Mais, après tout, ils s'étaient eux-même fixés leur limites, sans vraiment savoir pourquoi. Bien sûr, il y avait une foule d'argument raisonnables, comme ne pas aller trop vite, prendre le temps de se décider, faire en sorte de ne rien regretter... Mais, au fond, n'en avaient-ils pas déjà trop fait, trop dit, pour en rester à des raisons si futiles? Ils avaient combattu, s'étaient livrés l'un à l'autre, avaient vidés leur sac et leur souvenirs... Alors pourquoi ce tabou, cette pseudo-gêne?

Maria ne savait pas et peut-être ne voulait-elle pas savoir. Alors elle se pencha, réduisant cette distance ridicule entre eux au néant et posa ses lèvres fines sur celles, douces et chaudes, du jeune homme. Elle ferma les yeux et savoura l'instant, laissant ses mains se refermer sur le coup de Tor, en une étreinte délicate, mais empreinte de passion...

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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 7 Juin - 20:01

*Non catégorique, je le savais mon vieux, c'était vendu, je savais qu'elle te dirait non, je le savais, je le savais c'est qui le meilleur hein...Le meilleur c'est moi puisque tu fais partie de moi...Oh allez quoi, admets ta défaite, je suis le meilleur, je savais qu'elle allait dire non! Réfléchis donc c'était évident, sans cette guerre, ni elle ni toi n'auriez eu de raison d'être dans ce parc et de vous rencontrer, alors comment voulais-tu que vous ayez une chance même infime de finir ensemble? Tu ne croyais pas sérieusement...Si je le croyais, je pensais franchement que l'on aurait pu en dehors de cette guerre et de cette relation spéciale, avoir eu une vrai relation en des temps de paix...Et comment voulais-tu? Elle est elle, tu es toi, c'est cette guerre qui a fais de vous ce que vous êtes, c'est cette guerre qui vous a rapproché, vous a construits et a fais de vous ce que vous êtes. Sans cette guerre, vos ressemblances ne vous auraient pas rapprocher...Tu as sans doute raison, cette guerre nous a rapproché, mais nous aurions pu nous rencontrer par hasard et finir ensemble rien n'est impossible...Oui bien sur et puis vous seriez sur ton lit entrain de faire tout ce que je sais que tu aurais de faire...Oui et pourquoi pas...Parce que si elle avait grandi sans cette volonté de vengeance, elle ne serait pas ce qui te charme en elle. Et si ton père n'avait pas été tué tu serais un être parmi mille autres, elle ne t'aurait rien trouver. Ce qu'elle te trouve, c'est que tu sais te battre et que vos vies se ressemblent c'est tout.*

Dernier mot accordé à son inconscient car trop envie d'entendre ce que la jeune femme disait pour se laisser distraire. *Ah tu vois, toujours écouter la voix de raison...C'est marrant je l'ai jamais entendu la voix de la raison...TOR, JE SUIS TA CONSCIENCE, TON TOI INFINI, JE SUIS LA RAISON ECOUTES-MOI...Et puis quoi encore, tu veux pas non plus que je te prépare un rôti orloff avec un Château Neuf du Pape...Hum miam-miam, si tu me prends par les sentiments, moi je dis pas non coco, mais tu sais, quand je dis être la raison, écoutes-moi. Chaque fois que tu as eu besoin de sauver ton existence, c'est vers moi que tu te tournais, alors écoutes-moi et fais moi confiance...On verra, je ne sais pas si je peux te faire confiance pour une relation émotionnelle, tu es trop, trop...Trop le meilleur? Tout à fais d'accord avec toi...Trop sûr de toi, si je t'écoutais je ferais ce que je veux sans savoir si elle, elle le veut...Ca marche pas comme ça peut-être...Tu fais exprès?*

A ce moment, la jeune femme expliqua qu'une relation stable aurait été possible en le contexte d'un monde paisible et une paix. Et elle donna raison à Tor, sans pourtant porter de phrase portant à faux espoirs, simplement elle lui donnait raison, ce serait dur, très dur, douloureux, peut-être très douloureux, compliqué, très compliqué, difficile, très difficile. Pourtant, cela appelait à un espoir, serait-il faux? Seul nous le dira le futur. *Merde, la traitresse, elle te donne raison, la garce! Comment elle peut dire ça, toi et elle c'est vouer à l'échec, elle imagine quoi là, c'est quoi cet espoir, elle le sort d'où...De l'amour, tu sais ce machin qui te répugnes et auquel tu ne comprends rien sinon que ça autorise à dévêtir une demoiselle et...Oui tu as raison, à dévêtir une demoiselle et à profiter de son corps, plaisir charnel. Désir charnel. C'est ce que tu ressens, pourquoi ne te laisses-tu pas aller, pourquoi ne veux-tu pas me laisser contrôler ton corps juste un peu, que je donne un coup de pouce à ta soirée, tu vas voir la conclusion sera meilleure.*

C'est à ce moment que le jeune homme sentit une froide mais douce main accompagnée la sienne sous le T-Shirt de la demoiselle. Extrêmement agréable sensation, le ventre de la jeune femme suivait parfaitement le rythme de sa respiration, et Tor s'amusait à glisser sa main le long de cet estomac, doucement, de façon sensuelle. Puis il y eut un baiser, un très bon et très agréable baiser, plus sensuel encore que ces mains qui se promenaient, dans le respect pourtant d'un tabou qui surprenait encore le jeune homme, certainement autant que la jeune femme. *Allez quoi, laisses-moi maintenant, elle t'autorise à passer sa main sous le T-Shirt et tu remonte pas vers le haut, tu déconnes là, c'est à ça qu'elle t'autorise...Ca j'en doute, vois-tu, je suis prêt à parier que tu ne sais pas ce que respect veut dire...Oh allez quoi un peu de fun, vos vies sont assez chiantes et compliquées comme ça...J'ai dis non, alors maintenant ça suffit...Oulalala, j'ai touché une corde sensible on dirait, bon fais comme tu veux, mais si tu meures demain sans avoir un peu profité de cette soirée tant pis pour toi...Je mourrais pas, et je ne regretterais rien de cette soirée, peu importe son issue elle est la meilleure depuis bien des années...Comme tu veux, c'est toi le chef...Des fois on dirait pas.* Tor sourit à la jeune femme, il s'amusait à laisser un seul de ses doigts passer très lentement sur le ventre de la demoiselle, juste un peu appuyé, touchant à peine la peau, ce qui provoquait l'effet recherché, des petits ondulations du ventre, réponses à ces "chatouilles":


- Tu n'as pas peur qu'en s'autorisant ce qu'on s'autorise là on ne dérape vers ce qu'on ne voudrait surtout pas éviter mais qu'on s'obliger à éviter?

La suite? L'avenir nous le dirait...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Dim 8 Juin - 22:05

Question ambigüe que celle de Tor... Très complexe, ayant plusieurs réponses... Question qui divisait l'esprit de la jeune femme depuis qu'ils "s'étaient autorisés, ce qu'ils s'autorisaient"... Mais "ce qu'il s'autorisaient" étant franchement très plaisant et un part de la belle italienne ne voyait pas du tout où était le problème à lâcher prise sur sa raison, se laisser aller à ces désirs. Ce dont elle avait envie, ce que lui criait de faire son coeur et son corps.... Mais sa tête, qui prenait les décisions depuis toujours, n'était pas d'accord.

Et elle le faisait savoir. Maria avait l'impression que quelqu'un lui hurlait: "attention, attention danger, recule avant qu'il ne soit trop tard STOP !!" C'était sans doute sa raison qui lui sommait d'arrêter de faire l'enfant et de se calmer. Elle était une jeune personne sensée, qui savait ce qu'elle faisait, à la tête froide et à la décision sûre et rapide.

Mais son self-contrôle n'était pas habitué à ce genre de choix. Il y avait des années qu'elle n'avait pas éprouvé de véritables sentiments pour quelqu'un et elle ne savait pas comme s'y prendre. déjà que l'ancienne Serdaigle avait toujours été plus ou moins handicapée du sentiment, se révélant incapable d'être honnête et loyale sur la question de ses émotions...

Emotions qui lui faisaient encore plus peur maintenant... Et si ce garçon en qui elle plaçait un forme étrange de confiance la trahissait? S'il l'abandonnait lui aussi? S'il l'écrasait? L'obligeait à tout reprendre de zéro? S'il se conduisait comme Elle? Oserait-il? en aurait-il la cruelle capacité?

Alors, comme l'ancienne apprentie était dans l'obligation de songer à ses sentiments et un futur commun avec quelqu'un, elle était perdue.

Cependant, ils ne s'étaient engagés à rien du tout. Ils avaient certes envisagé sérieusement de se revoir, mais pourquoi refuser de se laisser aller? Ils n'étaient pas mariés, comme l'avait souligné le musicien plus tôt... Et s'il y avait une chose dont la jeune italienne était plus que certaine, c'était qu'ils en voulaient plus tout deux. Ils en avaient envie, mais s'étaient fixés des tabous... la jeune femme répondit:

-" C'est une probabilité non négligeable... Mais je commence à me demander pourquoi nous voulons éviter ce que nous n'avons absolument pas envie d'éviter?"

Bien sûr, il y avait un tas d'arguments et de réponses logiques et raisonnables à cette simple question. Mais la fameuse tête froide de Maria et la galanterie de Tor devait être les seuls à être en mesure de les dire sans fléchir. Leurs corps et leurs coeurs n'avaient pas envie de respecter la raison et Merlin sait ou tout cela allait les conduire...

Il arrivait des moments dans la vie, où il fallait faire des choix. ces fameux carrefours dont la jeune sorcière avait déjà parlé. Et là, les deux protagonistes étaient arrivés à un carrefour important... devait-il compenser la folie de cette journée par un regain de maîtrise ou devaient-ils poursuivre dans la lignée de leurs folles confidences et de leur combat farfelu?

La décision devait certes être prise en commun, mais pour ce faire, Maria devait faire part de son souhait. Et, malgré cette voix qui criait dans sa tête, elle décida de continuer à écouter son coeur:

-" Personnellement, je pense que nous avons déjà été trop loin sur le chemin de la douce folie pour s'en tenir à la raison et à la peur du regret... Il n'y a de toute manière rien à regretter, quoiqu'il se passe."

Cette dernière phrase était une manière détournée de faire comprendre à son hôte que, même s'il ne partageait pas s'il avis ou même s'il le suivait, elle ne regretterait pas ce qu'elle avait vécu,dit, pensé et ressenti ce soir, aujourd'hui.

La brune avait fait son choix, sceller sa décision, dit ce qu'elle avait à dire. Cela n'avait pas été simple de trancher entre les deux parties, qui débattaient toujours en son for intérieur. Mais maintenant que son chois s'était fixé, il ne lui restait qu'à attendre celui de son interlocuteur...

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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Lun 9 Juin - 17:47

Pourquoi vouloir éviter ce que l'on veut éviter? *Bon sang elle a raison la demoiselle, pourquoi vous voulez tous deux éviter d'en arriver à ça? T'imagines le pied que ce serait? Elle est gentille, enfin elle a ses moments, elle te plait, tu lui plais, ce serait plus amusant que problématique non...Ca t'arrive jamais de me laisser réfléchir non...Je te rappelle que tu ne peux pas te débarrasser de moi et que je ne suis que le reflet d'un toi intérieur qui se limiterait à ses pulsions les plus basiques...Je te trouve trop réfléchi pour n'être qu'un moi qui se limite à ses pulsions basique...Oui tu as raison, je suis une moitié de toi, ou plutôt une moitié de ton cerveau...La mauvaise assurément...La mauvaise? Tu te fous de qui là, je te conseille de faire ce qui te ferait plaisir, ce qui te procurerait le plus de plaisir, pourquoi serais-je le méchant...Parce que je ne sais pas encore ce qu'elle, ni même si elle en a envie, tu sais la vie c'est pas aussi facile que...Aussi facile que de faire l'amour à une jeune femme qui te plait et à qui tu plais? Si c'est aussi facile que ça, si tu crois qu'il existe des relations entre filles et mecs sans sexe tu te trompes, il y a toujours quelque chose qui nous indique de le faire, quelque chose de sexuel...Puéril et stupide.*

Mais cette voix avait raison, le fait que la jeune femme ait posé cette question avait quelque chose de révélateur sur ce qu'elle voulait. Enfin cela pouvait être interprété comme la voix l'interprétait, ou alors simplement comme une question parmi mille autres. Cependant Tor croyait peu, lui aussi, à cette deuxième hypothèse. Etait-ce le fait que la jeune femme soit contre lui? Qu'elle est sa main dans son dos? Qu'il est sa main contre son ventre? En tout cas cela semblait plus une question à laquelle elle avait une réponse. Ou envie d'une réponse. *Mais elle est réfléchie, et ne décide jamais sur un coup de tête, elle n'est pas si spontanée que moi, je...Tu quoi? Quoi qu'est-ce qu'elle a dis? alors qui avait raison hein...Alors je suis sur le cul.* La demoiselle venait de prendre une décision si spontanée, si surprenante. Elle lui avait tellement dis vouloir éviter ça à cause de son côté réfléchi et calculateur, et voilà que soudainement, sans raison vraiment apparente, elle disait au jeune homme le contraire de tout ce qui s'était dis avant. Etait-ce un test pour voir sa réaction? Elle avait l'air trop sérieuse. Pourtant elle avait fini en lui disant que peu importait sa décision, il n'y aurait rien à regretter.

*On dirait que tu vas devoir décider de ton avenir proche! Alors maintenant écoutes-moi, réponds lui que oui et profitez, comme deux adultes consentant qui n'en sont pas à leur première relation amoureuse. Dans le pire des cas, si ça devait être une erreur, ce sera surement la plus belle de toutes celles que tu auras faites dans ta vie alors vas-y lances-toi...Bon toi qui est si maligne, donnes moi une raison valable...Euh tu en as très envie ça te suffit pas...Si c'est une raison valable...Bon alors tu attends quoi? Vous vous levez tous les deux et vous montez à l'étage dans ta chambre où vous serez plus à l'aise pour euh pour faire ce que vous voulez faire...Tu hésite sur certains mots toi qui est toujours si sûre...Oh c'est juste que je voulais éviter de me laisser emporter et de dire quelque chose de déplacé, ça aurait gâché le moment. Maintenant fais ce que j'ai dis...Non, ce ne serait pas correct...JE SUIS TON PERE, ET JE T'ORDONNE DE MONTER DANS TA CHAMBRE AVEC CETTE DEMOISELLE...Hum-hum... OK, au moins j'aurais essayer, mais penses à ce que je te dis.* Quelques secondes plus tard:


- Je suis de ton avis, et si ce devait être une erreur, ce serait une belle erreur non? Mais on serait mieux dans ma chambre pour ça qu'en dis-tu?

Sans attendre réellement de réponses, Tor était debout, la jeune femme debout à côté de lui, apparemment de son avis. Il ne leur fallut que peu de temps pour monter les marches, en revanche ils mirent plus de temps à parcourir le couloir, lèvres contre lèvres, jusque dans cette chambre. Il semblait qu'il ne devait plus y avoir de tabous, pourtant les mains de Tor bien qu'autour du corps de Maria, n'avait pas osé descendre plus bas que sa ceinture. *Allez quoi un effort...Et si elle revient à une décision plus réfléchie...Mais non allez coco.* Finalement, Tor préféra embrasser une fois encore la jeune femme...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Jeu 12 Juin - 19:14

La jeune brune eut un petit sourire quand, après quelques secondes de silence, le jeune homme l'approuva et lui proposa de monter. Maria avait craint, dès lors où elle avait proposé de se lâcher un peu prise, qu'il refuse, par galanterie, peur ou simple non, sans justification. Quoique, ce dernier choix l'aurait grandement surprise, il n'aurait sans doute pas pu s'empêcher d'expliquer le pourquoi du comment.

L'italienne se leva et suivit Tor, sans un mot. Une part de son esprit restait persuader que ce n'était qu'une grossière erreur, qu'il ne pourrait que regretter, que c'était hâtif et un tas d'autres raisons de se refuser à cette envie dévorante, un tas de raisons très raisonnables, justifiées et pleines de bon sens.

Mais, une fois n'est pas coutume, la part aventureuse de son esprit, celle qui était normalement tempérée avait pris les choses en main. C'était maintenant son coeur qui dictait la loi et non plus sa tête, si froide... Peut-être pour le meilleur, peut-être pas, en tout cas certainement pas pour le pire... De toute manière, même ce soudain lâcher-prise était réfléchi. Maria savait dans quelle mesure elle pouvait faire confiance à ses pensées les moins sages et, au besoin, son sang-froid reprendrait les rennes.

Les deux jeunes gens furent très vite à l'étage, très vite dans les bras l'un de l'autre, s'embrassant avec une ardeur grandissante, parcourant presque à l'aveugle la distance du sommet des marches jusqu'à la chambre du blond. Une fois là, leur lèvres s'éloignèrent quelques instants et la belle sorcière reprit son souffle, avec un sourire en coin, une main dans le cou du musicien, une dans son dos.

Le guitariste embrassa à nouveau la jeune femme et elle raffermit leur étreinte. Leur étrange ballet pour se déplacer d'un point à un autre, sans pour autant se détacher l'un de l'autre, continua jusqu'à ce que Tor heurte le lit et y tombe à la renverse, entraînant l'ancienne apprentie dans sa chute.

La scène avait comme un petit air de déjà vu, Maria sur Tor, allongé en travers de son lit, s'embrassant avec un passion qu'ils étaient loin de soupçonner... Mais la donne avait un peu changé depuis le début de la soirée, même si le laps de temps avait été court. Ils n'étaient plus tout à fait deux inconnus se livrant l'un à l'autre et se livrant à un petit jeu de séduction. L'heure n'était plus au jeu, bien que l'activité soit amusante...

Cette fois, ce fut l'ancienne Serdaigle qui décolla ses lèvres de celles de son hôte. Allongée sur son torse, elle lui souffla à l'oreille:

-" C'est ta dernière chance de reculer, si tu en as envie..."

Elle ne s'attendait bien sûr pas à se qu'il se rétracte maintenant, mais elle lui laissait une porte de sortie; libre à lui de la prendre ou non. Quoiqu'il en soit, la charmante italienne ne retournerait pas en arrière maintenant, ils étaient allés trop loin...

* Beaucoup trop loin...* résonna une voix dans l'esprit de la jeune femme. Une vois étonnamment proche de celle de Jake, quand il se mettait à lui faire des reproches dans l'ancien temps... Mais la voix était lointaine, distante, comme hurlée à travers une rue animée... Maria ne l'entendait pas vraiment, elle ne la discernait qu'à peine à travers le brouhaha qui lui disait de suivre son coeur pour changer qui lui disait de se laisse un peu aller...

Parmi elles, il y en avaient même une qui lui conseillait de faire confiance à Tor. Mais celle là passa inaperçues parmi les autres et la brune ne voulait pas l'entendre non plus. C'était bien trop difficile malgré tout.

Elle ne bougea pas d'un cil, sa tête posée sur celle du jeune homme, en attendant de voir si...

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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Jeu 12 Juin - 21:26

Cette traversée aveugle du couloir était particulièrement appréciable. D'abord parce que Tor était avec une jeune femme adorable, pleine de vie et simplement belle. Sa beauté s'alliait d'ailleurs de façon fort bien réussi avec son intelligence et ce self-contrôle dont elle faisait preuve. Maria était si mesurée et si calme que Tor avait été surpris qu'elle lui dise avoir envie de ne pas se refuser l'envie qu'elle ressentait. Il avait imaginé un reste de soirée où tous deux étaient tranquillement sur le canapé à parler, s'embrasser, peut-être se peloter, mais de là à ce que ce soit elle qui l'invite à ce qu'ils allaient peut-être faire. Les baisers étaient tendres, mais mêlés à une envie grandissante toujours et encore, une envie toujours plus charnelle. Une simple envie charnelle. Désir le plus basique et le plus simple de l'homme...et de la femme...Désir infini brulant dans l'estomac comme un feu qui ne peut s'arrêter de bruler que lorsqu'il sera enfin entièrement consumé. Et partit comme cela semblait l'être avec ses baisers, ce ne serait pas un feu mais un brasier que cet envie, un brasier dont les flammes dévoreront tous du corps des deux jeunes gens.

La suite de ce qui arriva fut presque la même chose que ce qui s'était passé un peu plus tôt. Sauf qu'au lieu de se battre à coup de katanas, c'était une "guerre" de baiser qui faisait rage. Jusqu'à ce que le jeune homme butte contre le lit, entrainant Maria dans sa chute, comme aucun d'eux n'avait voulu lâcher le dos de l'autre, comme de peur que l'autre ne parte. La demoiselle s'était mise à califourchon sur le jeune homme et tous deux arboraient un sourire provocateur, amusé bien sûr, mais provocateur, genre de sourire séducteurs qui n'étaient plus vraiment utiles à ce moment précis puisqu'il semblait que tous deux soient désormais sûr de ce qu'ils voulaient, qu'ils savaient ce qui allait arriver. Tor sentit la jeune femme s'allonger d'avantage encore sur lui pour que ses lèvres soient proches de son oreille. Elle y glissa une phrase. Petite phrase qui avait son importance. Un choix, important d'ailleurs que devait faire le jeune homme, mais la question était avait-il vraiment un choix à faire? Il en doutait sérieusement, ils étaient allés, très loin, surement même trop loin pour faire machine arrière.

*Et même si, je n'en ai aucune envie...Ah enfin tu m'écoutes! Bien sur que tu n'as pas envie de faire marche arrière, je te le dis depuis le début. Mais toi non, tu préfères décidé de choix intelligents, logiques réfléchis et patati et patata. Et finalement maintenant tu te rends compte que j'avais raison lorsque je te disais que tu avais beau apprécié cette demoiselle, tu avais également un énorme désir de son corps alors je te l'avais pas dis...Oui bien sur tu sais mieux que tout le monde...Ose me dire que tu vas lui dire non maintenant...Je...Tu quoi hein? Tu vas lui dire non? Mais tu ne sens pas? Tu ne sens pas sa peau, sous ce tissu qui semble t'empêcher de caresser doucement sa peau? Tu ne sens pas la chaleur de son corps contre le tien? Tu ne sens pas l'odeur de ses cheveux? Dis moi que tu n'as pas envie de sentir sa peau contre la tienne sans tissu aucun...Si mais je...Si mais tu quoi? Tu en as envie, elle apparemment aussi tu attends quoi hein? Qu'elle te prenne tes mains pour te les passer dans son dos sous son T-Shirt...Non, je...Tu es con, tu ne te rends pas compte la chance que tu tiens entre tes mains...Tu vas me laisser choisir à la fin...Je ne fais que te conseiller...Ouais ben vas conseiller quelqu'un d'autre.*


- Je...Je crois que la suite devrait te répondre.

Presque immédiatement, les mains de Tor glissèrent du haut du dos de Maria vers le bas de son dos, s'aventurant sur la partie prévue pour une éventuelle ceinture de la jeune femme, avant de remonter, sous le tissu du T-Shirt de la demoiselle. Les doigts de Tor restaient aussi légers que possible, se contentant de doucement caresser la peau, presque sans pression, juste que la demoiselle sente les aller et venus des doigts de Tor. Après quelque secondes de ce jeu, Tor arrêta ses mouvements, plaquant ces mains dans le dos de la jeune femme:

- Et toi, tu es sûre de toi?
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 14 Juin - 19:13

Pour toute réponse, le jeune homme glissa ses mains douces et chaudes dans le dos de la brune, sous le tissu de son T-shirt. La pression était infime, presque inexistante, Maria sentait simplement les délicates caresses sur sa peau. Un frisson délicieux parcourut l'échine de la jeune femme et il avait dû le sentir, ça ne faisait aucun doute.

Les promenade des doigts de Tor cessa après quelques instants et il retourna la question. C'est alors qu'elle se rendit compte de la stupidité de cette dernière... Seraient-elle allait aussi loin si elle n'avait pas été sûre d'elle? L'aurait-il touchée comme il venait de les faire si ses intentions n'avaient pas été celles qu'elles étaient?

Non, la réponse à ces question était non. Mais la réponse à celle du musicien était oui, un oui venant du coeur brûlant d'un désir sauvage et intarissable, obéissant au simple feu de la passion qui semblaient consumés les deux jeunes gens de l'intérieur.

Alors elle se pencha encore un peu plus vers lui, tendit le coup pour que ses lèvre fines effleurent l'oreille du blond et murmura:
-" Oui, bien sûr que oui..."

Et comme pour prouver à son tour ce qu'elle avançait, se furent ses mains froids qui vinrent se loger sous le haut du guitariste et qui entamèrent une course délicate sur son torse. Les mains de la charmante italienne dansait avec grâce et lenteur, effleurant tout juste la peau de son hôte. Comme une plume qui glissait sur l'eau...

Après quelques minutes, ses mains cessèrent leur ballade et ses yeux noirs plongèrent dans le regard vert de Tor. Un sourire doux mais espiègle se dessina sur leurs lèvres avant que ces dernières ne se rejoignent...

Et le ballet des baisers reprit, plus ardent, plus fougueux, plus passionné qu'il ne l'avait jamais été. Se laissant emportant par l'élan de sa fièvre, la jeune brune se laissa glisser sur le côté droit, entraînant le jeune homme avec elle et inversant ainsi leur position.

Enfin, leurs lèvres, après un effort qui sembla démentiel, se décollèrent l'une de l'autre. Mais les mains de Maria avait glissé jusqu'au bas du T-Shirt du chanteur et son regard semblait demander une permission. Car malgré leur esprit aventureux, leur désir brûlant, ils restaient très respectueux l'un envers l'autre et aucun des deux n'auraient osé pousser l'autre à faire ce dont il n'avait pas envie.

Mais, en l'occurrence, le blond n'était pas contre l'envie de l'ancienne Serdaigle, qui s'empara donc du vêtement et le tira vers le haut. Ce dernier quitta le corps du jeune homme et alla valser au pied du lit. La brune eut un sourire coquin et ses mains finirent leur course dans le dos de son hôte, la pression des caresses se faisant de moins en moins légère...

Pendant quelques instants, dont ni l'un ni l'autre n'auraient pu mesurer l'étendue, rien ne se passa. Ils se contèrent de se regarder dans les yeux, certainement avec cette pitoyable expression amoureuse... Une des mains de l'ancienne apprentie vint simplement se poser dans le cou du musicien...

Et peut-être que cela fut l'élément déclencheur du retour en avalanche de l'ardente envie qu'ils ressentaient, mais le jeune homme vint embrasser Maria avec plus de force qu'avant. Cependant la brune ne se fit pas prier et ferme les yeux, succombant aux tentatrices étreintes...

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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Dim 15 Juin - 23:35

*C'est quoi ces questions débiles? Vous faites quoi là? Vous vous demandez réciproquement si vous êtes sûrs de vouloir faire ce que vous avez envie de faire. Débile non...Tu ne me laisseras donc jamais apprécier un moment tranquillement...Non, n'oublies pas que je suis la voix de ta conscience, que je suis la voix de ta raison...Non tu es la voix de mes envies enfouies, celles que j'aimerais ne pas me sentir obligé de faire...C'est bien évidemment pour cela que tu lui as laissé enlever ton T-Shirt. Puisque je suis la voix de tes envies refusées, prouves-le! Tu te lèves, tu ramasses ton T-Shirt, tu le remets et tu la laisses...Il est un peu tard pour ça non...Il est un peu tard pour reculer non? Tu es une tête de mule, elle aussi. Vous savez ce que vous voulez, vous avez commencé à le faire, aucun de vous deux ne fera plus demi-tour. Enfin je suppose que non. Enfin remarquez, ce serait surement plus sage et plus pertinent comme vous dites si bien...Assurément que cela n'est pas pertinent, mais c'est au moins plaisant...Alors tu ne regrettes rien de ce qui arrive et de ce qui va arriver...Non bien sur que non, qu'est-ce que tu crois, je ne suis pas du genre à regretter ce que je fais, encore moins quand c'est aussi prometteur que ce qui se passe désormais...En faites non, tu ne regretteras pas mais ce ne sera que grâce à moi...Oui bien sûr...Nous sommes d'accord, ce jour est plus que historique! Allez maintenant profitons de ce moment...D'accord...Nous sommes encore d'accord...Tu aurais pu me laisser finir, j'allais te dire que j'étais d'accord, mais que je serais le seul à profiter...Egoïste, ne comptes plus sur moi pour t'arranger tes coups...Je ne demande que ça de ne plus t'entendre.*

En effet, la situation avait été inversée par la demoiselle, c'était désormais Tor qui se trouvait au-dessus de Maria, et cette dernière ne s'était pas fait prier pour enlever le T-Shirt du jeune homme, malgré un regard qui avait semblé demandé une autorisation bien moins que nécessaire. D'abord parce que le jeune homme semblait d'accord avec ce qui allait arriver, ensuite parce qu'elle n'avait pas attendu un seul signe du jeune homme pour accomplir son acte. Tor avait encore en mémoire le frisson qui avait parcouru la jeune femme alors que Tor laissait doucement ses doigts glisser sur la peau de la belle italienne. Mais maintenant, c'était les mains de la jeune femme qui glissait sur la peau de Tor, de façon de plus en plus marqué. Mais ces mains arrachaient des fois un léger frisson au musicien. Parce que les mains de la jeune femme agissaient par tendresse, mais également parce qu'elles demeuraient froides, apparemment irrémédiablement. Pourtant, les caresses de ces mains froides étaient bien plus que agréables. Et aux caresses de la jeune femme, le jeune homme opposait régulièrement des baisers qui se voulaient de plus en plus enflammés, de moins en moins maitrisés. Et cela était parfaitement agréable, d'ailleurs Tor avait oublié tout ce qui était extérieur à Maria et lui. Il n'y avait plus dans sa tête que deux personnes sur un lit, lui torse nu, au-dessus d'une jeune femme, et Maria allongée sur le lit sous son corps. *TROP HABILLÉE...Peut-être un peu en effet.*

Et en réponse à cet échange entre Tor et cette petite voix qui lui parlait tant de fois, Tor se redressa, arrachant ses lèvres de celles de la jeune demoiselle presque à contre-coeur. De sa main droite, il souleva doucement le haut de la demoiselle qui courba le dos de telle façon que la démarche du jeune homme soit bien plus aisé. Enfin jusqu'à ce que le T-Shirt arrive juste sous les épaules. Comme il était évident qu'il ne put plus être enlevé ainsi, la demoiselle fut contrainte de se redresser elle aussi, alors que Tor acheva d'enlever l'habit de la demoiselle. Et ce fut très doucement que la tête de la jeune femme toucha à nouveau le matelas, car d'un mouvement unanime, comme s'ils en avaient l'habitude, ils s'embrassaient alors que Maria s'allongeait à nouveau. Leurs lèvres ne se séparèrent pourtant pas immédiatement, restant encore collées. Ce fut à ce moment que Tor remarqua pour la première fois que la jeune femme laissait courir ses doigts le lon de la longue cicatrice sur le dos de Tor. De son épaule droite à son flanc gauche. Cicatrice souvenir, douloureuse alors, mais désormais parfaitement indolore. Pendant ce temps, la main de Tor passait sur le ventre de Maria, s'amusant à légèrement la chatouiller, et à sentir sous ses doigts, le corps de la jeune femme qui ondulait. Les doigts de Tor montaient très lentement, de façon sensuelle, tout en fixant avec les même regard et sourire coquin, les yeux de la jeune femme. S'arrêtant en touchant un autre bout de tissu, les doigts de Tor s'arrêtèrent à cette limite, semblant attendre une permission, si ses doigts montaient encore, nul doute que tous les remords seraient tardifs et certainement inutiles...

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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mar 17 Juin - 18:59

Cela faisait longtemps, très longtemps, trop longtemps, qu'une soirée aussi délicieuse que celle-là n'était venu éclairer la route de Maria. En fait, elle avait souvent fait ce que les deux jeunes gens allaient faire. Mais rarement avec ce sentiment, ce petit quelque chose au fond de son coeur qui rendait l'instant encore plus délectable. Avant Jake, voilà de quand datait ses dernière émotions aussi pure et sincères que ce soir là...

* C'est parce que tu l'aimes...*
glissa un recoin de son esprit encore capable d'être méthodique et d'analyser... Etrangement, aucune pensée contraire ne vint susciter un nouveau débat en son for intérieur. Cela ne voulait pour autant pas dire qu'elle était prête à accepter sereinement cette voix au fond d'elle, ce cri qui lui intimait de faire connaître ce qui se devait être de l'amour... Toutefois la jeune femme était encore incapable, même si elle ressentait les choses et les émotions, de les exprimer. La brune ne le faisait jamais et il était difficile de changer ses principes du jour au lendemain...

Déjà qu'une partie de son esprit tourmenté avait pris sur elle pour ouvrir son coeur et son passé à Tor... Il ne fallait pas trop en demander en une seule journée. Un regain de pessimisme lui souffla que peut-être ce serait la seule journée, que peut-être ils se quitteraient le lendemain pour ne jamais se revoir, que peut-être cette soirée resterait son unique parenthèse de bonheur, peut-être que...

Mais là, même l'ancienne Serdaigle plus que réfléchie ne pouvait pas continuer à ressasser tout et n'importe quoi. Ses mains couraient sur le torse du jeune homme et en réponse il l'embrassait. dans de pareille conditions, il lui était impossible de réfléchir tout à fait convenablement. Cela ne fit qu'empirer quand la main douce et chaude du musicien s'empara du T-Shirt de la jeune femme. Cette dernière se cambra, pour lui faciliter la tâche mais aussi pour suivre un étrange instinct...

Enfin, le tissu noir arriva à hauteur de ses épaules et elle du se relever pour qu'il puisse finir le chemin qu'il avait entamé. Il rejoint sans encombres le haut du jeune homme sur le sol et la tête de l'italienne retomba avec délicatesse sur le matelas. Leurs lèvres avaient en effet continuer leurs échanges.

Les deux jeunes gens, qu'on ne pouvait plus qualifier de parfaits inconnus, s'embrassaient avec une ferveur grandissante et ils sentaient ce fameux feu de tout les diables se faire plus brûlant de seconde seconde. Les doigts glacées et fins de la brune parcouraient avec tendresse la longue cicatrice du chanteur. Les mains chaudes et douces du blond entamaient une remontée toute en sensualité le long du ventre de l'ancienne apprentie. L'instant semblait hors du temps, plus rien d'autres que l'autre ne donnait l'impression d'exister, plus aucun mouvement ne venait troubler leur doux moment, hormis leurs propres frissons et gestes.

La lente remontée arriva alors à un point qui semblait fatidique, comme s'il avait trouvé là sa dernière barrière. Toujours ses yeux noirs plongés dans ceux de Tor et avec son sourire coquin qui dansait sur le coin de ses lèvres, Maria saisit la main qui s'apprêtait à franchir l'obstacle symbolique. De son propre chef elle se redressa et vint se blottir contre son hôte, ses mains dans les siennes. Leurs doigts joins, sous l'impulsion délicate mais ferme de l'italienne ils se posèrent dans son dos, sur ce qui retenait la limite en place. Les mains du guitariste y restèrent, mais celle de l'ancienne bleue allèrent se nouer autour du cou de ce dernier...

La jeune sorcière lui avait indiqué la marche à suivre, lui avait donné une forme d'autorisation, libre à lui d'accepter ou non. cependant, les mains de l'ancienne apprentie descendirent à leur tour avec grâce et vinrent frôlé une autre barrière...

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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mar 17 Juin - 21:27

Charmant moment, simple moment d'un simple plaisir, agréable et délicieux à souhait. Les deux jeunes gens n'avaient plus de T-Shirt, ils étaient désormais l'un contre l'autre, chacun sentant la peau de l'autre sous ses doigts. C'est ainsi que Maria avait répondu à la "demande" du jeune homme en se blottissant contre lui. Elle avait ensuite posé les mains du guitariste sur la seule voix qui permettrait de faire tomber cette barrière. Les doigts de Tor jouèrent avec l'attache du soutien-gorge, glissant ses doigts en-dessous. Mais Maria n'attendait pas que Tor ait défais cette barrière plus psychologique que vraiment matérielle. *Vous êtes des gamins...Tu trouves? On est surement sur le point de faire quelque chose de bien adultes...Oui mais vous êtes deux gamins...Bon alors expliques-toi bon sang...Et bien vous êtes adulte, mais vous vous créez des barrière qui n'ont pas lieu d'être...Oh bien sûr...Sérieusement, tu ne trouves pas ridicule que tu sois là à jouer avec l'attache d'un soutien-gorge pendant qu'elle ballade ses doigts dans ton dos sans pour autant oser les descendre jusque sur tes fesses...Arrêtes, on a peur de se brusquer l'un l'autre, tu devrais savoir que les sentiments ne sont pas nos forts...Tu as raison sans doute, j'espère, ce serait dommage que ça s'arrête là!*

Tor venait de défaire les agrafes qui retenaient le tissu qui était une barrière encore quelques secondes auparavant. Ecartant la bretelle de l'épaule droite de la jeune femme, il déposa un baiser doux et sensuel sur l'épaule. Et il fit de même pour l'épaule gauche de la demoiselle. Sans réellement savoir pourquoi, sa bouche s'approcha de la gorge de la demoiselle. Sans aucune violence, les dents du jeune homme vinrent mordiller la peau, peut-être trop fort parfois puisque la jeune femme était prise d'un occasionnel sursaut. Souriant sans que la demoiselle ne le voit, le nez de Tor prit appuis sur la nuque de la demoiselle. Tor regardait la peau de la demoiselle, une petite zone de la nuque était rougie, par les morsures qu'il venait de réaliser. Comme pour s'en excuser, il couvrit la gorge de baisers. Et ce fut de sentir les mains de la demoiselle exercée une légère pression sur son jean qui lui rappela qu'elle attendait une "permission" juste au niveau de son jeans. *Ah tu vois, vous voulez des permissions tous les deux, pourquoi vous vous demandez pas avant de vous embrasser tant que vous y êtes?*

L'ancien Poufsouffle se recula un peu, attrapant les mains de Maria, tout en continuant de regarder la demoiselle dans les yeux. Ils avaient passé du temps à se regarder dans les yeux, mais c'était bien la première fois que Tor notait que les yeux de la demoiselle était si sombre, presque noir. Tor lui souriait, tout en ramenant les mains de la demoiselle et en les joignant devant entre eux, comme si elle priait. En faites Tor gardait les mains jointes de la demoiselle entre les siennes, soufflant légèrement dessus, comme pour les réchauffer, même si tous les deux savaient que ça ne changerait rien, c'était juste une impulsion qui avait envahi le jeune homme. Comme celle qu'il avait désormais, cette envie qu'il avait, ses lèvres embrassèrent celles de Maria, mordillant parfois les fines lèvres de la demoiselle, qui lui rendait ses petits mordillages affectueux. Visiblement, l'un comme l'autre avait exactement la même envie. Un désir charnel, comme un puissant feu.

Et obéissant à ce qui ferait grandir encore plus cet agréable feu qui grandissait au fur et a mesure que les lèvres se rencontraient, que les contacts physiques, même moindres et involontaires se réalisaient. C'était un feu sauvage qui ne voulait se laisser apprivoiser, ni éteindre, il n'avait envie que de grandir, que de devenir encore plus grand, jusqu'à son paroxysme, puis il disparaitrait, comme s'il n'avait jamais existé, il allait laisser derrière lui deux jeunes personnes, déjà amoureuses même si elles avaient du mal à se l'avouer, mais qui auront pris grand plaisir à ce qui allait arriver, et l'idée que ce qui allait arriver allait être extrêmement excitant, rendait la situation d'autant plus excitante. Mais pour le moment, il était une demoiselle qui s'impatientait certainement d'une certaine "permission" qu'elle ne s'était pas encore vu accordé. Tor libéra les mains de la demoiselle et profita de les tenir pour achever d'enlever la barrière passée. Tor ne prêta pas un regard à cette nouvelle vu qui lui était offerte, inversant à son tour les position des deux jeunes gens, il guida les mains de la demoiselle jusqu'au premier bouton de son jean. Alors qu'il attendait une réaction de la demoiselle, Tor caressa de la paume de ses mains, les seins de la demoiselle, dans des gestes lents, mais touchant à peine les seins de l'italienne...

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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Ven 20 Juin - 22:52

Réfléchir et se torturer l'esprit en de futiles interrogations était inutile et de toute manière impossible en un pareil moment, aux yeux de l'italienne. Son besoin impérieux d'analyser, de comprendre, de savoir le pourquoi du comment de tout était pour une fois mis en veilleuse. Et maria, pour la première fois depuis longtemps, vivait les choses simplement et pleinement. Elle ne faisait que ressentir, retombant en une soirée dans ces bas comportements humains qu'elle s'était pourtant efforcé de taire et contenir toutes ces années.

Mais les barrières s'écroulaient les unes après les autres, de la plus haute muraille de défense au plus petit et insignifiant muret, celui qui tombait sous les mains chaudes de Tor... Sa bretelle droit glissa sensuellement le long de son épaule et les lèvres du jeune homme vinrent s'y poser avec délicatesse et il en fut de même pour son côté gauche. Un léger frisson parcourut l'échine de l'italienne...

Cependant ce n'était qu'un début, il commença alors à lui mordiller le cou, sans violence aucun, juste avec une sensualité si grande qu'elle en avait de légers sursauts, qui n'était en rien du à l'infime douleur que cela provoquait... La jeune femme sentit ensuite le nez du blond lui frôlait le cou et la zone des morsures fut rapidement couverte de baisers tendres...

Malgré les sensations qui la traversait, la brune fit savoir, par un pression légère et peu insistance sur le jean du musicien qu'elle attendait plus ou moins une permission... D'ailleurs cette attitude était un peu stupide pour deux adultes tout à fait consentants et conscients de ce qu'ils faisaient. Toutefois, il y avait non pas une gêne mais un respect très poussé, car non seulement ils se conduisaient comme des adolescents, mais en plus ils craignaient leurs émotions respectives. Au fond c'était bien plus idiots, mais avec deux handicapés des sentiments comme eux, ils pouvaient difficilement atteindre un meilleur stade.

Le guitariste recula, emprisonnant les mains de l'ancienne Serdaigle dans les siennes, pour ensuite y souffler dessus. Il soufflait, comme on souflle pour raviver une flamme mais son effort était vain. Depuis toute petite, Maria avait les pieds et les mains glacés, comme un lézard... Un jour où elle n'était qu'une enfant heureuse son père avait dit en plaisantant que si le frigo tombait en panne, il restait les mains de la petite. Cette dernière avait d'ailleurs bouder un petit peu...

Puis, une fois que leurs regards se quittèrent, leurs lèvres se rencontrèrent une nouvelle fois. Les échanges se firent encore plus passionnés et ardents. Ils allaient jusqu'à se mordiller mutuellement les lèvres et un sourire naquit chez l'italienne. Elle trouvait la scène diablement plaisante, même si le feu qui montait chez les deux jeunes gens les incitait à plus, bien plus que cela... Et cet incendie n'était pas prêt de cesser, même si leurs efforts actuels le consumerait à long terme, il grimpait en puissance pour l'heure...

Enfin, il lui lâcha les mains et une des dernières barrières qui restaient à l'ancienne apprentie alla rejoindre le reste de ces vêtements. Ensuite il mena ses mains fines aux boutons qui fermaient sa barrière à lui... La jeune sorcière eut un sourire taquin, se mordilla la lèvre inférieure avec ses incisives puis défit le premier bouton, avec une lenteur calculée et ses yeux sombres rivés aux prunelles vertes de son hôte....

La charmante italienne fit de même avec les autres puis, sortit sa baguette de sa pocha arrière et, sans de défaire de son sourire, pointa le pantalon du chanteur avec et y lança un evanesco informulé, de sorte qu'il rejoignit la pile de vêtements sur le sol, sans qu'elle n'ait rien eut à faire. La brune se pencha alors vers Tor et lui déposa une pluie de baisers dans le cou, juste sous le lobe de l'oreille... Pendant ce temps ses mains continuait leur promenade dans le dos et sur le torse du jeune homme...

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Simply Maria...



Celui qui s'applique à la vengeance garde fraîches ses blessures.

Francis Bacon
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