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 Rencontre à la poste [Fe mission 38]

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Tor Barda
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Rapeltout
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MessageSujet: Rencontre à la poste [Fe mission 38]   Ven 14 Mar - 13:40

Un matin sous la neige, froid, venteux, et pourtant, Londres n'avait jamais été aussi magique que à ce moment là. Une jolie ville sous la neige. Le ciel n'était pas visible, d'épais nuage chargé de neige allait et venait selon les changements d'humeur du vent. Ce jour était certes ordinaire, mais dans cette matinée, Tor s'engageait sur le Chemin de Traverse, peu de sommeil, mal de crane. Jusque là, rien de bien extraordinaire, les magasins étaient toujours là, leur cheminé crachant une fumée grisonnante qui s'élevaient et se perdaient dans les nuages gris. Il passa devant un magasin de Quidditch, il s'en sortait bien en vol à balai, mais sa carrière c'était arrêté prématurément lorsqu'il avait envoyé volontairement un cognard sur un arbitre. Bad boy. Enfin l'essentiel était qu'il avait changé, tant dans son caractère que dans sa façon de jouer, même s'il n'en avait plus pratiqué officiellement, il se demandait même s'il avait été interdit de ce sport suite à cet incident. Enfin, le monde du Quidditch connaitrait surement d'autre personnes qui feront ce qu'il avait fais, surement le Quidditch avait-il déjà connu un joueur avec un tel caractère. Ce fut ensuite devant Fleury et Bott qu'il passa, se souvenant l'acquisition des livres de cours, dont certains comme le livre d'histoire des runes qu'il n'avait jamais ouvert. En réalité, Tor préférait rire de l'imagination des moldus quand aux choses qu'ils ignorent, comme par exemple cette créativité quand à la magie, et les sorcières. Pourquoi donc les moldus imaginaient les sorcières comme de vieilles folles laides et méchantes? Certes cela existait, mais il fallait bien avouer que la majorité des sorcières que Tor avait rencontré était plus jeune, sympathique et de surcroit belle. Et puis pourquoi les moldus avait-il tellement peur de l'inconnu, les sorciers avaient des relations pas si mauvaises que ça avec les gobelins. Mais bon, les moldus avaient peur de l'inconnu, et surement n'était-il pas encore prêt à rencontrer les sorciers, et les sorciers n'étaient eux non plus pas encore prêt à rencontrer les moldus. Encore moins en ces temps troublés. Le magasin de vêtements de Madame Guipure. Tor s'arrêta un instant devant la vitrine de la boutique, il y avait un costume brun sur chemise verte. Tor dévisagea ce qu'il portait, un jean noir, un T-shirt vert recouvert d'un pull noir, le tout sous un manteau noir qui habituellement pendait trois, quatre centimètres au dessus du sol, mais qui avec la neige, voyait son extrémité mouillé. Non, il n'achèterait pas ce costume, *vert sur fond brun, ça fait un peu flower-power non?*. Une enseigne se dessina, le Chaudron Baveur, bonne petite enseigne qui sert une pression pas trop mauvaise, même plutôt bien. Tor se serait bien arrêté y boire un truc pour se réchauffer, un thé où un café, mais sa tête lui faisait mal, comme si un groupe de musicien c'était donné rendez-vous pour un concert de tambours, ou pire, une bande de junkie qui organisait un concert de djembés sauvages. Enfin le genre de mal de tête qui vous donne envie de vous recoucher, à peu près ce qu'il avait de faire. Et puis dans un bar il y a du bruit, donc l'idée était à abandonner. Un immense bâtiment se profilait encore devant la destination de Tor. Pas besoin de parler de ce bâtiment, la banque des sorciers, tenue par des Gobelins, jamais braqué... Parait-il, mais si ça avait été le cas, nul doute que le Ministère aurait pris les mesures nécessaires pour que l'information ne soit pas divulgué. Que les moyens aient été un achat de silence où de mystérieux accidents qui seraient arrivés aux journalistes. Il ne savait même pas où en était son compte, à dire vrai depuis le jour où il avait ouvert son compte, il n'avait plus mis les pieds dans cet endroit. Il avait confiance dans les gobelins, il avait confiance dans la banque, mais il n'avait plus vraiment confiance dans le système. Mais bon, il arrivait enfin à sa destination.

Eylops, la Poste des sorciers, un endroit où sa tête risquait d'être mise à rude épreuve, car si les bars étaient bruyants, imaginez une volière pleine d'oiseaux. Il y avait quelques personnes qui attendaient devant lui, il en profita, tout en restant sur le palier pour enlever la neige sur son manteau et dans ses cheveux. Un choix pas si logique que ça, ses mains étaient trempées. Ce n'était dans le fond pas si grave, sauf que cela lui procurait une désagréable sensation de froid, heureusement, l'intérieur de la Poste était chauffé. Tor repéra un radiateur, surpris de voir un objet comme celui-ci dans un endroit magique, mais en même temps content que cela fut le cas. Les gens s'étaient assis, se levant à leur tour comme chez le médecin. L'homme derrière le comptoir paraissait surpris par temps de monde, il semblait vouloir se dépêcher, mais il recommença également plusieurs fois la même chose, précipitation et réussite ne faisait pas vraiment un très bon ménage. Tor, les mains réchauffées, s'assied sur la dernière chaise libre, allez, il y avait six personnes assises, donc six personnes avant lui. Un peu de patience, il n'y en aurait sans nul doute pas pour trop longtemps, du moins il l'espérait parce qu'il sentait la fatigue pesée, autant que son mal de tête accentuer par les cris stridents des oiseaux lorsque le postier les appelait pour leur accrocher la lettre.

La tête entre ses mains, Tor laissait son esprit dérivé, il s'éloignait de l'instant présent, comme son esprit dérivait, les cris se faisaient moins stridents, les paroles autour n'étaient plus qu'un léger brouhaha sans signification, le regard de Tor se perdit dans le vide. Le décor changeait, ce n'était plus neige mais soleil, ce n'était plus froid mais agréablement chaud, ce n'était plus ciel couvert mais bleu à perte de vue, ce n'était plus macadam mais sable, ce n'était plus une chaise mais un hamac, ce n'était plus une rue recouverte de neige mais un lagon d'une eau crystalline, il n'y avait plus de mal de tête, plus que le bruit de l'eau, la dame face à lui âgée et garnie d'un chapeau hideux venait de devenir long palmier. Un décor bien plus intéressant que celui qu'offrait Londres même dans ses jours les plus chauds, les plus beaux. La lettre qu'il tenait dans sa main était devenu un cocktail, il ne manquait dans ce décor qu'une fil... Non, il ne manquait plus rien dans ce décor, du lagon venait de sortir une charmante demoiselle que Tor n'avait pas vu depuis son dernier passage il y avait trois ans de cela. Un coup de froid ramena Tor à la réalité, le lagon disparut, le sable redevint neige, le ciel se couvrit, les bruits s'amplifièrent, le mal de tête revint, la porte se referma comme Tor revenait à la réalité, difficilement. Un beau moment d'absence mais trop bref, personne ne s'était levé, il se serait bien replongé dans sn délicieux bain de soleil, mais de cette intéressante vision, il lui était resté la jeune femme. En revanche, il avait du mal à remettre un nom sur ce visage qu'il n'avait aperçu que très brièvement. Il secoua rapidement sa tête, afin de s'assurer que son esprit soit à nouveau en place. Il regarda la personne qui venait d'ouvrir la porte, la fameuse demoiselle de son moment d'égarement. Mais toujours impossible de retrouver un nom, si elle daignait tourner sa tête vers lui. Comme si elle avait lu dans les pensées de Tor, la jeune femme tourna sa tête vers lui. Mais il ne fut pas pour autant plus arranger, le nom ne lui revenait pas, le radiateur dans le dos de la chaise continuait de chauffer, et Tor commençait à avoir vraiment chaud. La demoiselle semblait frigorifier, rien de bien étonnant. Il continua de chercher qui était cette demoiselle, et pourquoi l'avait-il connu, même si ce dernier point était bien moins important que le premier. Il sentit soudain un regard sur lui, ce genre de regard qui semble vous foudroyez, que vous sentez sur vous comme une gifle. Il releva sa tête qu'il avait à nouveau entre ses mains et vit le regard froid et agressif du palmier en face de lui, enfin la dame. Tor sourit mais reconnu qu'elle avait parfaitement raison, il avait oublié les bases de la galanterie et puis qui sait peut-être qu'il la reconnaitra. Tor se leva de sa chaise sous le regard des autres personnes, certainement soucieuses de ne pas être doublé par un jeune con de vingt-deux ans. Mais les pas de Tor ne furent pas en direction du comptoir mais de la demoiselle qui venait d'entrer. La jeune femme le fixait, certainement surprise par sa manœuvre, et ce fut quand leurs regards se croisèrent qu'enfin il sut remettre un nom sur ce charmant visage, il ne se souvenait pas leur relation avant qu'il ne reparte il y a trois ans de cela, mais au moins, il savait son nom, sauf que comment savoir si la jeune femme l'avait reconnu et comment savoir sa réaction si il arrivait que leur relation n'eut pas été des meilleures auparavant. Il ne pouvait pas non plus être sur de ce nom qui lui revenait, mais au moins, il pouvait essayer:


- Mademoiselle, vous me paraissez fort bien frigorifié. Je vous prierais donc de prendre la place où j'étais assis, vous y serez réchauffer par un radiateur, il faut l'avouer bien situé surtout en cette froide matinée. Petit moment de silence, comme pour s'assurer de ce qu'il allait dire, mais aussi que la demoiselle avait assimilé ses premières phrases. Pardonnez mon audace, mais votre visage ne m'est pas inconnu, je pense même que je vous connais. Vous m'excuserez de ne plus me souvenir exactement la nature de notre relation passé, mais c'était il y a trois ans de ça. Néanmoins, je pense pouvoir remettre un nom sur votre nom, mademoiselle Katia Mereau?

Pourquoi donc ne pouvait-il pas tenir sa langue dès lors qu'il y avait une fille? C'était vraiment triste comme situation, une fille apparaissait, il lui semblait la connaître et il fallait qu'il lui parle. C'était pathétique, d'autant plus si cette fille n'était pas celle qu'il croyait qu'elle était. Il avait un peu hésiter avant de lui demander si il avait trouvé le bon nom, pour ce qui concernait le prénom, il aurait été prêt à parier avoir le bon, pour le nom de famille, il était d'ores et déjà sur d'avoir fais ne erreur, restait à espérer que la demoiselle lui pardonne...
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Katia Moreau
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MessageSujet: Re: Rencontre à la poste [Fe mission 38]   Lun 24 Mar - 13:51

Ce matin-là, Katia s’était levée de bonheur, bien que ne travaillant plus pour ne pas se faire repérer par les forces du Ministère, car la jeune brune devait aller faire des courses. Elle voulait acheter des ingrédients pour fabriquer un filtre d’amour, de la nourriture, des livres sur les animagus et aussi envoyer une lettre à Ivan. Elle s’était promise de lui écrire une lettre pour l’inviter à revenir la voir quand il voudrait du moins, si ça l’intéressait encore. La jeune femme ne savait toujours pas la nature entière des sentiments du jeune Finlandais ce qui était un gros problème pour elle. Après la nuit torride qu’ils avaient passés chez elle, le Finlandais était partie en fin de matinée. La jeune femme avait passé le reste de la journée dans son lit à repenser à leur nuit et au jeune homme. Elle avait rêvasser durant tout ce temps espérant en vint qu’il revienne la voir. Ivan avait sûrement quelque chose à faire de plus important, après tout, il ne se connaissait que depuis une semaine mais Katia n’arrivait pas à ne plus penser à lui. Il omnibulait ses pensées et la peur la hantait, elle craignait qu’il n’éprouve pas les mêmes sentiments à son égard. La peur d’être rejeté alors qu’il était le premier à qui elle faisait entièrement confiance était très présente et c’est ce qui l’avait poussé à concocter un filtre d’amour, ainsi, au moins durant un temps dont elle ne connaissait la durée, la jeune femme saurait ce que c’est d’être aimé. Le cœur de la jeune fille se réveillait doucement attisé par la chaleur qu’Ivan avait propagé dans son corps durant la nuit qu’ils avaient passé ensemble. Cette petite flamme qu’il avait rallumé en elle risquait bientôt de se ré-éteindre suite à la déception que Katia allait ressentir quand Ivan la laisserait tomber. Elle voulait s’y préparer mais elle n’arrivait pas à s’y résoudre. Ses sentiments évoluaient de jour en jour et la jeune femme ne cessait pas de penser au Finlandais. C’était lui qui l’avait sauvé lorsqu’elle s’était retrouvée à Manchester. C’était lui qui l’avait vu se faire enlever par Torben à Pré-au-Lard, lui qui l’avait vu succomber au mangemort sans aucune opposition, lui qui avait réussit à lui arracher son secret, lui à qui elle faisait le plus confiance, lui avec qui elle avait été consente pour la première fois alors qu’ils ne se connaissaient que depuis deux jours et la brunette savait qu’elle allait souffrir de cette histoire car jamais un homme de son rang et de sa classe ne pourra s’intéresser à une petite fille de son genre vivant seule sans travail. Après tout, qui pourrait s’intéresser réellement à elle ? C’était la question qui prônait dans la tête de Katia. Arrivée à Eylops, la jeune femme se boucha les oreilles deux minutes le temps de s’habituer au bruit des oiseaux qui piaillait dans tous les sens, vêtue de sa cape noire et de sa capuche, elle ôta celle-ci pour ne pas paraître louche après avoir fait un tour d’horizon pour être sûre de ne se retrouver avec des personnes du ministère aux trousses de bon matin.

- Oh la vache, c’est dingue le boucan que ça fait ces bêtes là !

La brunette se déboucha enfin les oreilles. Ses tympans délicats avaient du mal à supporter ce genre de bruit aigue. Alors un jeune homme vint se présenter à elle, la trentaine, il lui parlait familièrement. Ce connaissaient-il ? Katia en doutait jusqu’à ce que son visage ne frappe son esprit, elle l’avait rencontré par hasard durant une balade dans un parce de Londres durant la nuit. Le jeune homme l’avait accosté et il avait bavardé mais sans plus, ils ne s’étaient jamais revus et Katia était loin de se douter que c’était un sorcier. Le brun au crâne dégarni la regardait. Il lui proposa sa place ce qu’elle refusa poliment d’un signe de tête, la brunette pouvait tenir debout. La jeune femme n’appréciait pas forcément la galanterie dans le sens où à certains moments, les hommes l’utilisaient pour rabaisser les femmes en quelque sorte. Elle ne connaissait pas les intentions de ce Tor Barda et donc elle décida de ne pas le prendre mal pour ne pas vexer le personnage. La jeune femme se souvenait parfaitement du prénom contrairement à lui.

* Mereau ? A une lettre c’était bon mais bon … J’espère en attendant que ça ne sera pas un gêneur, je n’ai pas que ça à faire aujourd’hui, en plus il a crié mon nom, j’espère qu’aucun toutou de Voldemort traînent dans le coin sinon je suis foutue *

La jeune femme se mit à chuchoter tout en se rapprochant de Tor. S’il voulait la faire tuer fallait qu’il le dise tout de suite. Son nom commençait à être connu bien qu’elle passait plus inaperçu que les Weasley ou que Harry. Le prenant par le bras, elle l’attira en dehors de cette poste pour sorcier et l’emmena plus loin vers l’extérieur du village soit à une dizaine de mètres de Eylops.

- C’est Moreau et je vous prierais de ne pas crier mon nom ainsi à tort et à travers. De plus effectivement nous nous sommes rencontrés, une fois et je ne pensais pas vous revoir ne sachant pas que vous étiez un sorcier.

La jeune femme avait parlé d’une voix légèrement excédée, elle avait bien insisté sur le « une fois » histoire de lui clouée le bec en quelque sorte. La brunette n’avait pas vu qu’elle l’avait amené non loin d’affiche de recherche ou la sienne était affichée une fois contrairement à Harry et aux Weasley qui y étaient en triple ou en quadruple exemplaire chacun. La résistante pensait qu’il faudrait qu’elle achète son propre hibou pour être tranquille car fréquenté les endroits réservés spécifiquement aux sorciers n’étaient pas forcément la meilleure façon de se cacher des autorités. La jeune femme avait remis sa capuche en sortant se protégeant des flocons qui tombaient en rafale emportés par le vent qui soufflait créant un tourbillon de neige.

- Cela fait tout de même plaisir de vous revoir Tor Barda. Qu’êtes-vous devenus depuis que nous nous sommes quittés ce soir-là ?

Katia était plus décontractée, personne à l’horizon, elle allait s’en sortir sans problème pour une fois à priori ce qui n’était pas pour lui déplaire. La jeune femme en avait marre de rentrer chez elle dans un état plus que pittoresque. Ce Félix Jaeger lui donnait pas mal de ressort à chaque fois ainsi que cette Arielle, membre de la garde rapproché du ministre et mangemort. Cette dernière était un vampire. Leur dernière rencontre fut aux Trois Balais lorsque la réunion soi-disant secrète avait tourné aux duels. Deux résistantes en majorité contre 4 ou 5 idoles de ce cher Tom Jedusor. La rouquine Weasley et elle avaient eut du mal à se sortir de ce mauvais pas, heureusement qu’Alathea était arrivée. Tor ne pouvait plus voir ni le regard de la résistante ni une grande partie de son visage. Seules ses lèvres pouvaient apparaître aux yeux des passant et de Barda.

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~ La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie
~ En quête d'amour pour apaiser ses souffrances
~ Perdue, abandonnée à son sort, saura-t-elle s'en sortir ?
~ Isolée de tous, oubliée, meurtrie, tout cela sans être remarquée ...

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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Rencontre à la poste [Fe mission 38]   Mar 25 Mar - 17:31

Le visage de la jeune femme n'était pas inconnue à Tor, même s'il devait l'avouer, il avait eu du mal à replacer un nom sur ce visage. La jeune femme lui chuchota quelque chose qu'il peina à entendre dans le bruit des battements d'ailes des oiseaux, et des petites cris aigües, vraiment strident et tout autant désagréable. La brunette avait refusé de s'asseoir, attrapant le bras de Tor, elle le tira vers dehors, un instant il pensa à se dégager, mais choisir entre la demoiselle et sa lettre fut un choix qui ne nécessitait en aucun cas de réfléchir plus que nécessaire. C'est ainsi que quelques minutes plus tard, il était en train de marcher dans la rue au côté de la demoiselle qui le reprit sur le nom qu'il lui avait donné. Effectivement, il s'était trompé, tout du moins, il avait eu raison pour son prénom. La suite lui sembla néanmoins des plus étranges, elle le priait, sur un ton plus proche de l'ordre, de ne pas répéter ce nom à tous les coins de rue. Elle expliqua sa surprise de le revoir puisqu'elle n'avait pas imaginé, la seule fois où il s'était vu, qu'il eut été un sorcier. Le ton de la demoiselle était un alchimique mélange d'amicalité et d'hostilité. Certainement agacé par l'audace du jeune homme, ou par le fait qu'il ait prononcé en public son nom. Intérieurement, Tor s'interrogeait sur les raisons pour lesquelles, la demoiselle aurait une raison de redouter d'être reconnu. Si bien sûr les possibilités étaient innombrables, Tor s'arrêta de penser voyant la jeune femme rabattre sa capuche sur ses cheveux, prétextant vouloir se protéger de la neige, mais aussi et surtout parce que dans sa tête, le concert continuait. C'était impressionnant comment un mal de tête pouvait vous faire subir le martyre quand vous aviez un concerto de batterie et autres cymbales, triangles, castagnettes et cloches tubulaires. D'ailleurs, c'était même ce qu'il ressentait le plus que le froid qui lui frigorifiait les oreilles. Le vent ne le gênait pas beaucoup, pas plus que la neige en rafale.

Tor aurait juré qu'avant de remettre sa capuche, la demoiselle avait regardé quelque chose, il regarda dans la direction où la résistante avait regardé, mais ne vit rien d'autres que des affiches placardées. Mais dans ce froid et l'épaisseur de la neige qui tombe, il était facile de croire à une forme dans le lointain. La demoiselle reprit la parole alors que la tête de Tor continuait de le violenter régulièrement, il faisait comme si de rien était, ne laissant pas la douleur se voir. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus eu mal à la tête de la sorte, mais les paroles de la demoiselle lui permettait de se concentrer sur quelque chose et d'oublier un peu la douleur. Sur un ton plus décontracté et plus amical, elle lui dit que cela lui faisait plaisir de le revoir, malgré son insouciante maladresse d'avant. La demoiselle l'avait de plus reconnu, se souvenant de leur rencontre et visiblement aussi de son nom. Elle termina sa courte phrase en lui demandant ce qu'il avait fais depuis leur dernière rencontre. C'était une question tantôt surprenante tantôt logique, qu'aurait-elle pu demander d'autre à une personne qu'elle n'avait pas vu depuis trois ans et dont elle ne savait dans le fond que le nom. Cela faisait quelques minutes qu'ils étaient à l'arrêt et le froid se faisait sentir, le cuisinier prit une inspiration et s'apprêta à parler, mais il se ravisa, dans le fond, il ne savait rien de la jeune femme et avait déjà fais confiance à une femme dans un bar, une servante du Lord, il ne pouvait continuer ainsi de faire confiance à toutes les personnes qu'il croisait. Mais les filles étaient son point faible, il savait se taire sur les choses importantes, pourtant, il ne résistait jamais à parler à une fille, d'autant plus quand elle est mignonne. Tor réfléchit un instant, qui pouvait-elle vraiment être, une autre servante du Lord, ridicule, elle n'aurait pas eu peur qu'on la reconnaisse, une Résistante, cela pourrait se tenir, mais quelle preuve en avait-il? Doucement mais surement, les pièces s'assemblèrent dans la tête de Tor, toujours sous l'emprise d'un mal infernal. La peur d'être reconnue, le nom qui ne doit pas être crié, la capuche après les affiches, tout cela tombait parfaitement sous le sens, elle était une Résistante et certainement, si l'on peut ainsi dire, une tête d'affiche. D'un geste de la main, il invita la demoiselle à reprendre un peu la marche, c'est après quelque pas que Tor répondit enfin:


- Heureux que vous me reconnaissiez, il semblerait par ailleurs que je connaisse un peu de plus de monde que prévu dans le monde magique. Et même de charmante connaissance par ailleurs. Enfin je suppose qu'il vous importe moins ces compliments que de savoir si je suis à la botte du Lord où pas, ce qui explique peut-être le sens réel de votre précédente question. Et bien sachez que sans être à la botte du Lord, je n'en suis pas pour autant un Résistant. Je sais que vous êtes recherchée, et ce que je vais vous dire ne va pas vous rassurez. J'ai pour habitude de travailler pour ceux qui me payent le mieux, et je pense que votre capture ou votre dépouille rapporterait pas mal d'argent, même à une personne qui ne jure pas allégeance au Lord.

Cette dernière phrase, il le savait, ne rassurerait certainement pas la demoiselle. Il ne continua pas directement de parler, les deux s'étaient à nouveau arrêtés, et Tor se doutait de ce que la demoiselle devait être en train de se demander. L'atmosphère semblait soudain s'être tendue, l'ambiance semblait tendue, il ne manquait que le début des tirs de l'artillerie pour qu'on puisse vraiment croire être en guerre. Sans voir le visage de la demoiselle, Tor devinait les traits de la demoiselle, certainement se demandant le comportement à adopter avec cet homme qui venait lui parler. Finalement, après deux minutes de pieux silence, Tor reprit la parole:

- Mais, vous n'aurez rien à craindre de moi, pas plus demain qu'aujourd'hui. Car si je venais à faire ce que j'ai suggérer précédemment, je prendrais position dans une guerre qui n'est pas la mienne. Qui sait, je prendrais peut-être position un jour, mais pas aujourd'hui. Trop de flou, trop de noir; trop de questions sans réponses. En tout cas, je pense qu'il viendra un jour le temps pour moi de statuer, dès que la seule question qui m'importe aura trouvé une réponse. Mais pour y répondre, il me faut la possibilité de parler avec des Résistants, comme avec des partisans.
Maintenant que vous savez que vous n'avez rien à craindre, même si je sais que votre libre-arbitre tranchera cette question seule, je veux bien répondre à votre question. Je voyage depuis l'assassinat de mon père, entre monde moldu et monde magique, partout dans le monde, surtout en Angleterre, mais j'ai vu quelque pays européens, la France, l'Allemagne. Mais mes réponses sont ici, je ne partais jamais plus de trois jours. Pour le reste, je suis cuisinier, je cuisinais dans un restaurant un mois ou deux, puis je voyageais à nouveau pendant des mois. Quand les bourses se faisaient moindre, je recommençais à cuisiner. Ce n'était pas la vie de château, mais c'était une vie que j'aime bien. J'ai vu de beaux endroits en Angleterre, mais je suis revenu. Ma mère tient un restaurant mi-moldu, mi-magique. La maison familiale est donc à l'abandon, je l'ai refaite, j'y réside. Je pense rester un peu sur Londres pour le moment, je pense que mes réponses sont ici, et j'ai beaucoup perdu de temps à voyager. Aujourd'hui que cette guerre croit et s'intensifie, il est toujours plus dur de ne pas prendre position, en conséquence de quoi, j'espère trouver réponse à ma question.
Mais là n'est pas l'important, retenez que vous n'avez rien à craindre de moi, que je suis cuisinier, que j'habite Pré-au-Lard, que ma porte vous est ouverte à vous et vos amis Résistants si un jour vous souhaitez un refuge ou juste un bon repas. Oh et inutile de continuer à me vouvoyer, ça ne me pose aucun problème que vous me tutoyez. Mais vous-même, qu'êtes-vous devenus sinon une dangereuse Résistante recherchée par le Lord?


Tor s'était assuré que sa phrase contienne suffisamment d'humour que la demoiselle ne se sente pas menacer, il espérait avoir été clair sur la position qu'il prendrait par rapport à la demoiselle et à cette guerre en général. Le fait qu'elle soit un nom, même petit, de la Résistance intéressait Tor. Peut-être pourrait-elle l'aider à répondre à certaines question...
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Katia Moreau
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MessageSujet: Re: Rencontre à la poste [Fe mission 38]   Sam 19 Avr - 23:06

Le point de vue de Tor était clair, net et précis. L’homme était aux bords d’amener Katia au ministère mais le jeune brun promit qu’il ne le ferait pas. La brunette se jura de rester sur ses gardes à chaque fois qu’elle se retrouverait en présence de ce sorcier. Après tout, c’était tout le temps le cas, enfin, presque. Ivan avait réussi à lui faire baisser sa garde bien que ce ne fut pas une mince affaire pour lui. Et à cause de ça, Katia était déboussolée comme cela ne lui était jamais arrivé. C’était comme si ce jeune Finlandais avait une emprise sur elle, une sorte de contrôle. Ce contrôle pouvait aussi bien l’aider que l’enfoncer au plus bas. Tout cela la rendait malade. L’ancienne Gryffondor hargneuse qu’elle était avait du mal à admettre qu’elle dépendait du bel Ivan. Celui-ci d’ailleurs ne s’était peut-être même pas rendu compte de l’influence qu’il pouvait avoir sur la demoiselle. A chaque fois qu’il était à côté d’elle, qu’il la regardait, qu’il l’effleurait, qu’il la touchait et enfin qu’il l’embrassait, le cœur de la résistante battait de plus en plus vite augmentant cette chamade infernale. Lorsqu’il lui adressait la parole, Katia buvait ses paroles sans arrêter jusqu’à s’enivrer son parfum lui faisait tourner la tête, ses bras puissants autour de son corps lui faisait comprendre qu’elle ne craignait rien. Ce sentiment de bien-être avait quitté son esprit et son cœur depuis bien trop longtemps au point qu’elle ne se souvenait plus du bonheur que c’était jusqu’à ce qu’Ivan rentre dans sa vie. Lorsque le jeune homme s’était assis à sa table ce soir-là, Katia avait déjà été ébranlé. Solitaire, la jeune femme ne regardait plus les hommes depuis qu’elle s’était faite violer. Chez les moldus, le violeur faisait prendre un médicament appelé « drogue » pour que les victimes s’immobilisent d’elle-même ou plutôt pour qu’elles n’aient plus la force de bouger. D’un autre côté, Torben lui avait utilisé une simple mais efficace potion paralysante. Mais durant cette rencontre avec le jeune Finlandais, Katia était tombée des nues en le voyant lorsqu’il s’était présenté. Vêtu assez simplement avec un tee-shirt et un jean, sa veste faisait légèrement classe sans trop en faire.

La petite brunette ne savait trop quoi penser du brun qui était face à elle. Elle devait se méfier sans pour autant être agressive mais elle n’y était pas habituée. La première réplique de Tor lui avait glacé le sang, le jeune sorcier l’avait directement mise en garde ce qui avait été un temps soit peu brutal. Ainsi donc il ne voulait pas prendre partie. Cependant cette question allait devoir recevoir une réponse tôt ou tard. Heureusement pour la résistante, le jeune homme était encore indécis. La brunette savait se défendre en cas de problème. Peu à peu, leurs pas les menèrent à l’extérieur du village. La tension était bien plus basse loin des regards accusateurs. Katia faisait de plus en plus attention, sa vie était en danger à chaque fois qu’elle franchissait le pas de sa porte ce qui faisait que sa vie n’en était plus une. Traquer comme un monstre, les seuls endroits où elle ne craignait rien étaient sa maison et le QG de la Renaissance du Phénix. Mais Katia n’aimait pas aller au QG, elle se sentait trop enfermer. Les résistants tentaient de l’approcher, de lui parler pour enfin la connaître mais Miss Moreau ne voulait pas, c’était bien ça le problème. C’était d’ailleurs pour ça qu’elle ne vivait pas au QG. Le jeune homme finit sur une pointe d’humour. Bien que plus détendu, la demoiselle avait appris à ne jamais baisser sa garde face à l’inconnu qu’un être humain était. Renfermée comme elle l’était, Tor Barda ne pourrait rien savoir d’elle. Après tout, ce n’est pas parce qu’elle l’avait déjà vu une fois qu’il venait d’exprimer son point de vue sur cette guerre sans fin qu’elle allait le croire pour autant. Il ne faut pas être suicidaire non plus ! En attendant, la jeune miss s’arrêta pour faire face au sorcier.


- Je n’ai plus d’emploi, pas d’endroits où me cacher et je vis dans la crainte sans arrêt. Sinon les oiseaux chantent, la neige nous offre des paysages somptueux et on a la chance de ne pas avoir de reine des glaces ! Alors comme ça, tu habites Pré-au-Lard. Je croyais que tu ne vivais pas en Angleterre et que tu ne faisais que passer. En ce qui concerne le tutoiement, il en est de même pour moi, je ne suis pas si vieille que ça en plus !

L’atmosphère se détendait petit à petit. Suite à sa dernière phrase, Katia rigola un peu sans partir dans le grand fou rire. La jeune sorcière restait sur ses gardes tout en se décontractant un peu. Pour une fois qu’elle n’était pas tombée sur une personne qui avait crié son nom devant plein de nuisants et de mangemorts, elle en profitait un peu.

[Dsl du retard ...]

_________________


~ La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie
~ En quête d'amour pour apaiser ses souffrances
~ Perdue, abandonnée à son sort, saura-t-elle s'en sortir ?
~ Isolée de tous, oubliée, meurtrie, tout cela sans être remarquée ...

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