AccueilAccueil  FAQFAQ  PortailPortail  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Syerra Van Blaken
Mangemort
 Mangemort
avatar

Nombre de messages : 265
Age : 25
Localisation : L'endroit n'a aucune importance, seuls les actes comptent
clan : Les ténèbres
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 23/11/2007

Rapeltout
Occl//Legi:
25/100  (25/100)
Niveau magique:
13/20  (13/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Mar 29 Avr - 4:18

Une fois le jeune homme partit vers la cuisine, l’Auror retourna sa tête afin d’observer le chaton qui dormait dans le bananier. Endroit hors du commun pour piquer un petit somme. Bref, Syerra dégagea d’un geste nonchalant, une mèche qui retomba devant ses yeux. Elle retourna sa tête en direction d’une fenêtre présente dans le salon. Il neigeait encore. Et bien, cet hiver ne s’annonçait pas des plus calmes, malheureusement. Il semblerait que tous devraient rester cloitrer chez soi, ou au bureau, pour ceux qui ont la rage du boulot, bien au chaud. Bien sur, la jeune sorcière aimait bien sentir les flocons tomber sur son visage de porcelaine. C’était tout froid et cela lui donnait une sensation de chatouillements. Enfant dans l’âme, cette nuisante. Enfin, ce n’était pas compliquer à comprendre, le temps de glace était toujours un moment propice au longue balade au clair de lune, lorsque l’on pouvait être certain de ne croiser personne, surtout à des heures aussi tardives. Mais la vie réservait souvent des surprises, bonnes ou mauvaises : des rencontres. Cela lui rappelait une fois où elle avait croisé un homme, au abord du boisée, près de chez elle. Il avait le teint si pale, il paraissait maladif. Lorsqu’elle s’était approchée se lui, vivement, il s’était retourné, lui intimant de reculer. Ce qu’elle n’avait pas fait, têtue comme elle l’était. Donc, sur sa lancée, elle avait innocemment demandé à cet homme que faisait-il par un temps aussi froid, dehors, à peine couvert. Pas qu’elle avait pitié de lui, loin de là, mais l’allure de ce personnage avait immédiatement accroché le regard de l’Auror. Il restait dans l’ombre, ne s’approchant pas de la jeune nuisante qu’elle était. Oui, elle se souvenait très clairement :

‘’Qui êtes-vous? Que faites-vous ici?’’

‘’N’approchez-pas, belle enfant, partez aussi rapidement que vos jambes vous le permettent.’’

Tout pour attiser la curiosité de Syerra. Notez que lors de cette nuit, la pleine lune se cachait derrière de gros nuages gris. Vous comprenez, n’est-ce pas? Et bien, pour une fois, la sorcière avait écouté ce qu’on lui avait dit et avait reculé lentement, ne tournant toutefois pas le dos à l’étrange inconnu. Les nuages se dissipèrent rapidement, enlevant toute ombre possible. C’est à ce moment qu’elle comprit. Les loups-garous sont reconnus pour être de ces créatures violentes, sans aucun sentiment envers toutes personnes, aussi innocentes pouvaient-elles êtres. L’homme au teint cireux tourna des yeux remplie de souffrance vers la jeune femme, poussant un hurlement à glacer le sang du plus courageux des hommes. Elle avait assisté, pour la première fois de sa vie, à une transformation d’un tel monstre. C’était simplement…fantastique! L’homme ne cessait de hurler, jusqu’à ce que finalement un râle sortit de sa bouche, il n’avait plus rien d’humain, un loup-garou qui se dressait de toute sa grandeur devant la sorcière, sourire aux lèvres, transplana directement chez elle. Elle espérait secrètement que ce n’était pas la dernière fois auquel elle assistait à une telle métamorphose. Enfin, elle quitta ses pensées lorsque Tor revint dans la salle à manger, servant le repas. Syerra commenta le repas, qui paraissait alléchant. Après quoi, il y eut un silence, de ceux qui mettent mal à l’aise. Le cuisinier dit qu’ils avaient encore à faire avant d’apprécier mutuellement ces silences, les acceptant comme ils venaient, sans malaises. Il proposa de se poser, chacun leur tour, une question. Il lui fit l’agréable honneur de commencer.

-Bon, je dois donc me creuser la tête pour te demander quelque chose…

Elle y alla par une voie simple, l’intérêt le plus fort, vous l’aurez deviné, la curiosité.

-Mis à par l’homme que tu as rencontré au pub et moi-même, as-tu déjà entretenu une conversation, pas un simple échange de salutations, mais bien une discussion avec un membre du Ministère? Si oui, te rappelles-tu de son nom, histoire de savoir si je connais cette personne?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 28
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Mar 29 Avr - 9:28

Et voilà, un repas bien chaud partagé avec une demoiselle alors que la seule question qui s'était posée ce matin en se levant dans la tête de Tor était *Souhaitons que cette journée ne soit pas ennuyeuse, j'en ai ras la patate des journées ordinaires où rien ne se passent.* Et il semblerait que quelqu'un l'ait entendu, enfin, ce jeune homme n'est pas particulièrement croyant néanmoins, certaines foi, il arrive des choses qu'on ne peut comprendre mais qui pourtant arrive. Ce genre de moment où vous avez quand même l'impression qu'il existe une force quelque part qui vous pousse, qui vous aide. Un dieu? Non, dans l'esprit de Tor cela ne faisait absolument aucun doute. Un ange gardien? Peut-être. De la chance? Assurément. Enfin, il s'en était passé bien des choses aujourd'hui, une bousculade, des gallions refusés, une discution enrichissante, des informations intéressantes sur le monde magique, une invitation, une soirée et finalement un diner. *Et bien au moins, j'ai été entendu, je voulais d'une journée pas ordinaire, sans pensée qu'elle doit forcément m'être positive, et il m'arrive des trucs biens. Soit je crois en Dieu et je dis qu'il m'aime bien envers et malgré tout et tous. Soit je ne crois pas en Dieu et j'ai eu un maximum de chance. Oui, la divine providence. N'importe quoi, c'était un simple et banal hasard, et puis pourquoi je me demande tout ça au milieu d'un repas avec une jolie demoiselle?! J'aurais tout le temps de faire ça après la soirée*

Finalement, il avait invité Syerra dans un petit jeu, après lui avoir parler d'une surprise qui lui aurait été plus agréable si elle avait aimé les seventies, mais chacun préfère sa musique, ou le silence. Et Syerra avait répondu à cette question par le silence. Pas du tout le cas du jeune homme en revanche, le jardin ne connaissait pas la magie, il l'entretenait entièrement de lui-même, musique à fond pour égayer la tache, ce qui souvent a tendance à faire grincer les dents des voisins qui n'apprécient que très peu ces sons. Enfin, Tor a toujours la réponse, il aurait dû faire avocat pour les litiges entre voisins. Il avait déjà eu temps de problèmes durant ces voyages qu'il avait fini par devenir presque un professionnel. Mais il fallait l'avouer, la justice n'était pas vraiment l'idée qu'il se faisait de la liberté et de la vie qu'il voulait avoir. Alors il se contentait d'une vie simple et modeste, il avait postulé pour botanique et soin aux créatures magiques à Poudlard, en espérant que cette chère Directrice accepte sa demande. Enfin il verrait bien car ce petit jeu qu'il avait proposé semblait plaire à la ministérielle qui n'eut besoin de bien longtemps pour trouver une question:


- Est-ce que ça te déçoit si je réponds que non, à part Mr. Badenov et toi-même, je n'ai jamais eu la chance de discuter avec un membre du Ministère. Pas que je cherche particulièrement à les éviter ou que je les crains d'une façon ou d'une autre, mais c'est simplement que je n'en ai jamais rencontré que je connaissais ou qui me semblait d'humeur à discuter. Tu sais ceux qui sortent du Ministère ont tendance à avoir une mine pas très enjouée et j'ai dans l'idée que les aborder avec un "Salut ça va?" ne serait pas des meilleures idées. Enfin certains, j'en suis certain seront sympathique et agréable, tout comme toi, mais j'ai un doute terrible en voyant la tête affichée par certains de tes collègues, on dirait qu'ils sortent d'un enterrement. Enfin j'imagine qu'avec la recherche de cette mangemorte vous devez être largement assez stressé et assez occupé dans vos bureaux. Sourire, petit silence, sourire encore, et toi, dis-moi, pourquoi as-tu accepté de venir chez quelqu'un qui t'étais parfaitement inconnu ce matin encore? Ca aurait pu être un piège ou n'importe quoi d'autre, pourtant tu es là...Pour mon plus grand plaisir par ailleurs.

Changement du tout au tout entre leurs questions, mais les règles de ce jeu ne disaient à aucun moment que les questions devaient avoir un rapport avec ce qui c'était dis auparavant, chacun demandait ce qu'il voulait libre de son choix...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syerra Van Blaken
Mangemort
 Mangemort
avatar

Nombre de messages : 265
Age : 25
Localisation : L'endroit n'a aucune importance, seuls les actes comptent
clan : Les ténèbres
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 23/11/2007

Rapeltout
Occl//Legi:
25/100  (25/100)
Niveau magique:
13/20  (13/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Ven 2 Mai - 1:55

Le fait d’avoir proposer ce petit jeu pouvait s’avérer intéressant, enfin, si l’on posait les bonnes questions, histoire de ne pas causer de froid entre eux, comme avec ces silences lourds qui tapaient royalement sur le système. Enfin, la jeune femme posa sa première question, qui lui vint assez rapidement. Avait-il déjà rencontré d’autres membres du Ministère mis à part Torben Badenov et elle. La réponse fut négative. Dommage, enfin, ce fut au tour du cuisinier à poser une interrogation. Pourquoi avait-elle accepté ce dîner? Il dit que cela aurait pu être un piège. La question portait effectivement à réflexion. Syerra mit un peu de temps à répondre. Et bien, pourquoi avait-elle accepter? Disons que la décision avait été relativement spontanée, bien sur, ça l’avait surpris, voire déstabilisée, mais

-Même si cela aurait été un piège, ne penses-tu pas que le tout aurait été palpitant? Un peu de danger n’a jamais fait de mal à personne. De toute façon, je m’en serais sorti, apparemment il y a quelqu’un ou quelque chose qui me garde à l’œil, car, jusqu’à maintenant, je n’ai jamais eu de graves…enfin…problèmes. Tout cela pour dire que la crainte de piège n’est plus aussi présente qu’avant. Pour ce qui est de l’acceptation de ce dîner? Simplement pour me changer les idées et que cela faisait un bail que l’on ne m’avait pas invité pour un repas, alors je n’allais certes pas refuser! Je trouve que tu aurais été un peu trop bien préparé pour une telle chose : lorsque tu m’as invité, tu paraissais trop surpris, toi-même, de cette invitation et après la rencontre du pub, je doute qu’un sans camp aurait pu planifier cela au hasard, même un Résistant…quoi que je ne suis pas en position d’émettre des hypothèses sur le sujet.

Maintenant, à son tour de poser de nouveau une question. Elle observa son interlocuteur, regarda les traits de son visage et eut un petit sourire. Elle venait de trouver sa question, c’était out banal, mais toujours amusant à savoir. Enfin, c’était son point de vue à elle. Syerra prit une fourchette, l’amena à son assiette et prit une petit bouchée du repas servis : du poisson. Succulent. Il n’était donc pas cuisinier pour rien, Tor. Et prit le temps d’avaler puis l’Auror prit finalement la parole.

-Dis moi, physiquement, ressemble-tu à ta mère ou à ton père? Et de même que psychologiquement. Je sais que c’est anodin comme question, mais j’aime toujours savoir ces petits détails. Enfin, ce n’est qu’un moyen de savoir un peu plus sur ta famille.

La jeune femme reposa sa fourchette sur la table, attendant la réponse de son interlocuteur. En ce qui la concernait, il savait qu’elle ressemblait à sa Mère, sans doute que sa question à lui serait plus inspirante que les menus parties de sa jeunesse, de sa vie. En ce qui portait sur cette dernière, ça ne la regardait pas du tout, de toute façon ils ne se connaissaient que trop peu pour vouloir tout savoir sur leur passée, même s’il y avait toujours une petite part de curiosité dans leurs questionnements. Mais n’était-ce pas ce qui donnait du piquant, cet air de mystère qui planait au-dessus de leur tête? Quant à la sorcière, elle ne regrettait pas d’être venu ici de plus, aux dires du cuisinier, il était tout aussi ravi qu’elle…Tant mieux. Toutefois, la nuisante ne put s’empêcher de penser à Miss Raybrandt et M.Badenov. Elle aurait tellement apprécié pouvoir réussir cette mission, Dieu qu’elle aurait aimé cela, enfin pouvoir se sentir utile et s’en vouloir un peu moins…Au moins, cette fois fut-elle épargnée. Une bonne leçon pour les événements futurs et la guerre qui se propageait de plus en plus rapidement au sein du monde magique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 28
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Ven 2 Mai - 17:34

Visiblement c'était plus qu'une bonne soirée qui se jouait là. Lui était content de son involontaire audace et elle, elle ne se déplaisait de ce repas et d'avoir accepté cette invitation. Ce n'était pas vraiment un jour ordinaire. Et en plus, du fait de ce petit jeu, ce repas prenait une toute autre dimension, plus intéressant, plus intrigant, plus prenant. C'était un repas presque entre amis qui s'entamait alors. Comme si ce n'était plus les mêmes personnes, ou un diner plusieurs mois après leur rencontre alors qu'ils eurent bien fais connaissance. Mais n'en était-ce pas mieux quand les gens discutaient? Après tout, s'ils avaient la parole et la faculté de réflexion, il devait y avoir une raison et elle semblait être justement cette possibilité de discution. Chacun avait désormais déjà posé une question, la première de Syerra n'avait pas tant que ça surpris Tor, plutôt évident même dans l'esprit du jeune homme. Et dans le fond, sa réplique interrogatrice n'était pas si illogique que ça. Et la demoiselle y répondit en disant qu'elle aurait trouvé cela intéressant que ce soit un piège, qualifiant de "palpitant" la situation s'il y avait eu un piège. Surprenant. Elle expliqua toutefois qu'elle avait le sentiment d'être protégé par quelque chose ou quelqu'un, bien qu'elle ignore qui. Peut-être en était-ce mieux, les anges gardiens ne sont que rarement amoureux des compliments. Elle expliqua aussi qu'il avait eu l'air trop surpris de sa demande dans le bar pour que ça eut été prémédité. Oui normal, lui même reconnaissait avoir été particulièrement surpris, il ne comprenait d'ailleurs toujours pas ce qui l'avait motivé à agir ainsi. Peut-être le fait d'être seul dans si grande ville, de n'avoir que de rares connaissances, qu'il n'avait plus revue depuis longtemps et dont il ne savait presque plus rien. Enfin elle conclut en disant que même s'il avait été un collaborateur ou un résistant, il aurait été presque impossible de préparer un piège en si peu de temps. Enfin, le cuisinier était un prince de l'improvisation, il aurait certainement pu en le voulant vraiment, oui mais voilà, il ne connaissait qu'une résistante de nom pour l'avoir une fois, avant cette guerre, rencontrée. Et la jeune femme relança le jeu en questionnant sur la ressemblance de Tor à l'un de ses parents:

- D'après mon père, quand il vivait et que j'étais jeune, je ressemblais vraiment trop à ma mère, trop faible, trop fragile, pas assez volontaire. Mais plus je grandissais, moins j'entendais cela. Et les gens ont commencé à dire que je ressemblais à mon père dans ma façon de cuisiner, faute de mieux aucun ne m'avait jamais vu sabre à la main. Pour le reste, après mon départ, je crois bien avoir ressemblé beaucoup plus à mon père, psychologiquement je veux dire. Replié sur moi-même, n'ayant confiance qu'en une et une seule personne...Moi...Enfin, c'est dur à dire après coup, ça me donné l'impression d'avoir été un égoïste. Rien de plus. Enfin, j'ai rencontré Charlie et elle m'a fais fondre, comme mon père, mais après un soir peu ordinaire, je ne voyais plus Charlie quand je la regardais. Enfin mauvaise soirée. Je suis reparti, plus reclus encore. Et finalement je crois qu'en m'installant, j'ai appris à nouveau la confiance dans les autres, l'ouverture d'esprit, toujours avec une réserve, entre l'ouverture de ma mère et la solitude de mon père. Ceci dit, si tu voulais parler purement physiquement, je n'ai de mon père que la corpulence et de ma mère les cheveux et les yeux. Elle me dit aussi que j'ai le sourire de mon père, mais je crois que je ne l'ai jamais vu sourire. Ou j'ai oublié.

Son regard se figea dans celui de l'auror comme auparavant il l'avait déjà fais. Ce regard fixe mais absent. Pourtant cette fois, et Tor le savait, la jeune femme n'aurait aucun mal à voir un feu dans ces yeux. Un incendie intérieur au jeune homme. Toujours ravivé à la pensée ou la prononciation de ce nom...Charlie...Et le jeune homme revoyait la soirée qui avait changé son destin, ce soir qui lui avait fais quitté le Lancashire pour revenir dans sa terre natale. Il s'était convaincu que c'était pour la vérité sur son père, mensonge, il ne faisait que fuir un fardeau qu'il ne pouvait supporter. Une lourde croix au poids trop lourd pour les épaules d'un jeune homme. Ses paupières clignèrent et quand elles se rouvrirent, son regard était à nouveau normal, mais il se planta dans celui de la jeune femme. C'était un regard normal si l'on considérait la question qui lui venait à l'esprit, et il prononça cette question d'un ton parfaitement neutre et impassible:

- Si un jour on devait se battre l'un contre l'autre, tu pourrais me tuer?

Surprenant? Oui c'était bien là l'adjectif qui qualifiait les faits de ce curieux jeune homme qu'était Tor...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syerra Van Blaken
Mangemort
 Mangemort
avatar

Nombre de messages : 265
Age : 25
Localisation : L'endroit n'a aucune importance, seuls les actes comptent
clan : Les ténèbres
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 23/11/2007

Rapeltout
Occl//Legi:
25/100  (25/100)
Niveau magique:
13/20  (13/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Mar 6 Mai - 5:38

Syerra répondit tout naturellement à la question que le cuisinier venait de lui poser : pourquoi avait-elle accepté de venir dîner chez lui, alors qu’il lui était totalement inconnu jusqu’à ce jour, cette rencontre qu’ils avaient eu, au pub. Il était vrai que cela était une drôle de façon de démarrer une relation, aussi anodine pouvait-elle être, dans une situation qu’avait été les événements de la matinée. Enfin, la jeune femme se comptait chanceuse de pouvoir partager ce repas avec un charmant hôte, qui avait un talent particulier en ce qui concernait la conversation. Pourtant, elle-même était une personne plutôt silencieuse, qui, habituellement, ne parlait que très peu en présence de personne, même si celles-ci lui étaient connus, alors imaginer la surprise lorsque Tor lui parlait avec une aisance naturelle et qu’elle répondait, amicalement. Bizarres, ces aléas de la vie, au moins, quelques-uns pouvaient s’avérer fort appréciable, comme ce repas. L’Auror posa sa question, celle qui portait sur l’apparence physique et psychologique de Tor : ressemblait-il davantage à sa mère ou à son père. Il dit que plus jeune il était comme sa mère, qualifié de faible, peu volontaire, mais lorsqu’il grandit, il devint rapidement comme son père : replié sur lui, ne faisait confiance qu’à une seule personne : lui. Son interlocuteur lui parla de sa rencontre avec une certaine Charlie, laquelle semblait avoir eu beaucoup d’importance pour le jeune homme, il y avait de cela plusieurs années.

Vint alors le moment de la deuxième question du sorcier : s’ils devaient ce battre l’un contre l’autre, pourrait-elle le tuer? Intéressante question, qui laissa perplexe l’Auror. Le tuerait-elle? Elle lui prodigua la réponse, quelques secondes de réflexions plus tard. Cette interrogation était bien à développer, surtout que les contextes de cette discussion était changeant et peu banales.


-Pour commencer, s’il s’agissait d’un combat amical, certes je ne te tuerais pas, je ne vois pas pourquoi je le ferais dans une telle situation, mais si nous prenons une toute autre tournure de combat, dans lequel ce serait un affrontement d’ennemi à ennemi, je ne trouverais pas d’inconvénients à mettre fin à tes jours, cela dit, pour que j’en vienne à désirer ta mort, il faudrait que tu sois des Résistants, et à ce que tu m’as dit, tu n’étais ni bon, ni mauvais. Enfin, le futur est imprévisible et indéfinissable, alors peut-être te trouveras-tu une passion pour tout ce qui est rose, beau, gentillesse et générosité, ce qui, je l’espère grandement, n’arrivera pas dans les semaines à venir. Cependant, je n’ai pas à commenter une décision du genre, de toute évidence, mon opinion ne te serait pas très valable, car je ne ferais que dévaloir le clan adverse et ne donner que les avantages à joindre le Lord. Toutefois, il me semble t’avoir dit plus tôt que je n’étais pas du genre à faire la publicité pour mon camp, car ce n’est pas avec le simple biais de discours ou autres que l’on décide de se joindre à un groupe distinct, mais bien avec les convictions de chacun d’entre nous.

Une fois qu’elle eut terminée son développement, Syerra devait dès maintenant trouver une question pour son hôte. Bon, y irait-elle par la curiosité, comme une de ses interrogations précédentes ou à moins qu’elle ne retourne la question si bien posée par Tor?

-Je sais que ce n’est pas original de ma part, mais, dans ton cas, si nous aurions à combattre, pourrais-tu me tuer?

Enfin, ce n’était pas très valable comme questionnement, mais la réponse du cuisinier l’intriguait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 28
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Mar 6 Mai - 15:26

L'honnêteté semblait apparemment de mise entre les deux personnes. Ils avaient depuis récemment une discution intéressante, depuis qu'ils s'étaient décidés pour le jeu de l'interrogatoire, mais comme dans un interrogatoire, difficile de savoir si l'autre disait vrai, mais comme aucun n'avait de vrai intérêt à mentir, pourquoi l'un d'eux auraient menti? Tor de son côté tachait de ne dire que la vérité, enfin ce qui était la vérité pour lui surtout, concernant la dernière question de la demoiselle. Pas facile de s'auto-évaluer, et comme les personnes dans ces voyages ne connaissaient pas ses parents, le jeune homme avait dû décider seul s'il ressemblait ou non à son père ou pas. Dur choix, d'un côté il désirait lui ressembler, d'un autre, ce père était un inconnu encore aujourd'hui, mais pourtant Tor l'imaginait mal faisant du mal, ceci étant, il ne pouvait être sur de rien. Alors il avait parlé un peu dans le doute, sans réelle certitude, mais après tout n'était-il pas revenu pour trouver la vérité sur son père...Non...Il était revenu pour trouver ceux qui avaient tué son père, une vengeance, une vendetta, une chose qu'il ne veut pas partager. C'est son fardeau, pas besoin d'aide. Enfin si il pouvait avoir des relations avec des personnes, il ne s'en plaindrait évidemment pas.

Mais la demoiselle le tira à ses rêveries en répondant à sa question. Il est vrai que la question était plutôt morbide, d'autant plus au cours d'un repas entre personnes se connaissant à peine, même si la chose semblait évoluer petit à petit. Apparemment, ils s'ouvraient, enfin un petit peu selon les questions qui survenaient. Bien au moins la demoiselle avoua ne pas tuer au cours des combats amicaux, c'était souvent ce que les gens préféraient, l'inverse serait tant stupide que ridicule. Enfin surtout ridicule. Sauf si vous savez des choses sur l'autre. Mais là n'est pas la question. Mais elle avoua que la donne changeait s'il s'adonnait à ce qui est " rose, beau, gentillesse et générosité". Petit doute sur le fait que ce soit vraiment ce que pense ceux de la Renaissance, mais dans le doute. Enfin:


- Dans les conditions que tu as évoqué, il m'est impossible de rejoindre la Renaissance dans ce cas. Oui, j'ai horreur du rose, cette couleur me dégoute.Grand sourire, enfin...Que veux-tu, j'ironise de tout. Va savoir si c'est une qualité ou un défaut. Petit sourire silencieux, dans mon cas, si nous avions à combattre, te tuerais-je? C'est une très bonne question. Je m'attendais à un retour de cette question, mais je t'avoue que je n'ai pas pris une seconde pour réfléchir au mensonge que je pourrais te dire. Nouveau sourire et silence, comme toi, dans un combat amical, je ne te tuerais pas, sauf si quelqu'un m'a suffisamment graissé la patte, tu vois, j'ironise de tout et maintenant tu vas te demander si je n'ai pas mis quelque chose dans ta nourriture. Euh, je te rassure, je ne tuerais jamais personne par la nourriture, chose sacrée de cuisinier. Mais pour te répondre honnêtement, je ne connais aucun moyen de savoir si je pourrais te tuer si nous combattions l'un contre l'autre. J'imagine qu'il n'y a qu'un moyen de le savoir, mais je tiens à ma salle à manger. Et j'ai préparé un dessert. Sauf si on se bat avant le dessert et qu'on mange le dessert affalé dans le canapé, nos fringues en lambeaux, à rire comme deux idiots. Ceci étant, j'imagine que ta tenue n'est pas vraiment appropriée. Nouveau petit silence amusé, A part la baguette, tu sais utiliser d'autres armes? Comme des katanas ou des épées...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syerra Van Blaken
Mangemort
 Mangemort
avatar

Nombre de messages : 265
Age : 25
Localisation : L'endroit n'a aucune importance, seuls les actes comptent
clan : Les ténèbres
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 23/11/2007

Rapeltout
Occl//Legi:
25/100  (25/100)
Niveau magique:
13/20  (13/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Dim 11 Mai - 0:27

Tous deux semblaient se perdre un peu trop facilement dans leurs pensées. Peut-être avaient-ils épuisé toutes les questions intéressantes ou curieuses qui leur venaient? Ou simplement une fatigue suite à cette journée mouvementée, qui épuisa complètement la jeune femme. C’était bête comme situation, parce qu’elle avait accepté cette invitation, lui l’avait abordé dans le but de faire connaissance et de discuter. Exception faite, Syerra n’était pas bavarde de nature, et cette soirée était un des rares moments qu’elle prit un petit plaisir à parler, mais peut-être le fait d’être toujours perdus dans leurs pensées, le cuisinier et l’Auror, prouvaient un manque venant de leur part : un désintéressement? Peut-être, en tout cas, il semblait évident que les deux jeunes gens tentaient de retrouver contenance, chaque fois qu’un tel posait une question. Enfin, il ne fallait pas sauter trop vite aux conclusions. Nouvelle question de la part de Tor. Savait-elle utiliser d’autres armes mis à part la baguette magique?

-J’ai dû user de poignards à quelques reprises, dans le passé, sinon je me suis toujours contenté de me servir de la magie. Je sais qu’il est quelque fois bien de se débrouiller autrement que par le biais de magie, mais c’est un tantinet plus simple et efficace, malgré que de faire le travail de ses propres mains peut toujours être plus satisfaisant que de faire usage de sorcellerie, enfin, lorsque l’on est plongé dans ce monde depuis longtemps, on se rend vite compte que nous sommes bien paresseux, quant aux besognes de tous les jours. Peut-être ne suis-je pas une fanatique d’armement, tels que katanas et épées, mais je me satisfais pleinement de mon statut de simple sorcière et je dois avouer que je tiens à ma robe.

Un mince sourire aux lèvres, Syerra avait répondu simplement à l’interrogation du son hôte. Certes, ce n’était pas très original comme réponse, il est vrai que cela aurait pu être plaisant d’apprendre un autre moyen de défense, mais disons simplement que la jeune femme avait préférer l’apprentissage de potions et de perfectionnement de sa magie, elle avait toujours éprouvé un attachement envers ces petites expérimentations, car elle ne s’en portait que mieux : la sorcière apprenait de fois en fois, développant de nouvelles aptitudes. D’ailleurs, depuis qu’elle avait fait l’usage du sortilège de la mort sur une étudiante, la nuisante appréciait grandement le fait de pouvoir l’utiliser sur une personne aussi jeune. Bien sur, elle avait tué par le passé, dans le seul but d’obtenir ce qu’elle désirait, mais simplement sur des adultes. Le visage froid et neutre de l’enfant lui revint en esprit, pour la première fois depuis l’affrontement. Si jeune pour combattre, elle se demandait si quelques remords rongeaient les Résistants, d’avoir abandonné le cadavre d’un de leur compatriotes…avait-il simplement remarqué qu’ils leur manquaient un membre? Bon, ça ne la concernait nullement, donc elle n’allait certainement par s’attarder sur ce sujet des plus ennuyants. Allons, c’était maintenant son tour de trouver une question à poser.

*Mais qu’est-ce que je peux bien lui demander…bon, allons-y par la voie la plus simple : la curiosité*


Syerra observa son interlocuteur, qui semblait mi- présent, mi-parti.

-As-tu déjà regretté d’avoir tuer?

Enfin, elle supposait qu’il avait déjà tué. La majorité des sorciers avaient au moins quelques morts à leur actif, ça en devenait presque une normalité.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 28
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Dim 11 Mai - 9:29

Ils enchainaient les rêveries, chacun pour soi pendant parfois plusieurs minutes. Un bon signe? Peut-être...Peut-être pas...Peut-être la conséquence de ce petit jeu de la vérité, chacun s'ouvrant, il était logique que des souvenirs revenaient à la mémoire, surtout quand l'autre posait sa question, ou parfois et c'était plus inquiétant dans la réponse de l'autre. Enfin ça prouvait au moins une chose, l'un et l'autre avait le minimum de confiance pour ne pas être constamment aux aguets. La jeune femme répondit à la question de Tor, lui concédant ne jamais avoir réellement appris à se battre avec autre chose que la magie. Elle avait cependant raison, la magie arrangeait bien des problèmes, et souvent, c'était rapide, efficace, du propre. Mais le faire soi-même procurait un bonheur intense, certaines choses ne devaient être fais magiquement, mais cela dépendait purement des personnes. La magie était presque proscrite de la cuisine du jeune homme par exemple. Comme pour ce qui était de son jardin. Enfin comme il neigeait encore en cette période de l'année, pas de raisons de s'affoler du jardin pour le moment:

- Si un jour tu veux apprendre à te défendre avec un katana, ou si tu as besoin d'une arme de corps à corps, tu n'as qu'a passer, j'ai tout ce qu'il faut de ce côté là. Mon père n'était pas vraiment orthodoxe, il m'a appris beaucoup de techniques de combat autre que la magie. La magie aussi, mais moins que le maniement d'armes blanches si l'on peut dire ainsi. Donc si tu veux, ma porte te sera toujours ouverte, sauf peut-être si tu essayes de me tuer, je dois dire que j'y réfléchirais avant de te donner une arme si on s'était vraiment affronté. Enfin je ne sais pas trop, faudrait essayer pour voir.

Qu'avait-il dis? Ironiser de tout, et bien il continuait, toujours avec son indécrochable sourire. Petit à petit, il semblait bien que les deux jeunes gens se détendent un peut, c'était assez étrange en effet d'avoir un diner avec presque une inconnue, même s'il semblait que leur relation ne s'améliore peu à peu. Et arriva la question que Tor s'attendait à avoir. Il n'avait pourtant pas souvenir d'avoir dis avoir déjà tué, mais oui, en effet, il avait déjà tuer, toutefois, ce devait être la première fois qu'il s'interrogeait sur ce qu'il ressentait par rapport à cette mort:

- Je n'ai aucun souvenir d'avoir dis avoir tué, mais tu as raison, je l'ai déjà fais par le passé. J'ai tué un ecclésiastique, une mort simple mais violente. Enfin elle avait ses raisons. A la base, c'était simplement un contrat, quand je disais être "homme à tout faire", apparemment quelqu'un ne l'avait pas lu dans le même sens que moi quand je l'avais écris. Mais on ne renie pas telle somme d'argent. Sauf que je connaissais cet homme que je m'entendais bien et qu'il a fais une erreur qui lui a valu beaucoup de souffrances inutiles. Dommage qu'il y ait eu tant de violence. Enfin ce n'est pas ta question. Pour y répondre honnêtement, je ne regrette ni mon geste ni les conséquences qui en ont découlé. Non, je ne regrette rien, rien du tout. Je ne sais pas si c'est de l'insensibilité, mais je ne regrette rien. Même à son enterrement je n'ai rien regretté, je lui ai même souhaité de bruler en enfer, enfin la formule exacte était "rot in pain".

Et voilà, la question que Tor ne s'était jamais posé avait trouvé une réponse, honnête et compréhensible si on remet ce meurtre dans la totalité de son contexte. Il ne regrettait rien, pas plus qu'il n'avait ressenti quelque chose en le tuant, sauf un bonheur, une joie intense, c'en avait été presque jouissif. Enfin, comme tout, il fallait se remettre dans le contexte pour comprendre la totalité de ce qui s'était passé ce jour-là. Mais maintenant une question pour la jeune femme. La même serait tentante, mais un peu d'imagination que diable:

- Puisque tu m'as posé cette question, c'est que tu as déjà tué dans le passé. Alors je voudrais savoir si tu voulais me réciter ce moment...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syerra Van Blaken
Mangemort
 Mangemort
avatar

Nombre de messages : 265
Age : 25
Localisation : L'endroit n'a aucune importance, seuls les actes comptent
clan : Les ténèbres
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 23/11/2007

Rapeltout
Occl//Legi:
25/100  (25/100)
Niveau magique:
13/20  (13/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Mar 13 Mai - 16:50

Tor lui demanda de raconter ce ’’meurtre’’, puisqu’il supposa qu’elle en avait commis aussi. Effectivement, d’ailleurs l’Auror gardait un bon souvenir de cette soirée. Elle commença son récit, aussitôt.

-Je me souviens d’une nuit glaciale. J’étais partie acheter de quoi manger. Dans le temps, je n’avais pas particulièrement d’argents, donc je comptais absolument tout, la moindre petite dépense demandait toute mon extrême attention. Ce soir-là, un compagnon de pensionnat, le seul avec qui j’avais gardé contact, m’avait accompagné. J’avais alors 18 ans, lui en avait déjà 20. Nous nous rendirent sur le Chemin de Traverse, afin d’acquérir les objets que nous cherchions. Dawson, son nom, demanda si l’on pouvait aller faire un petit tour à l’Allée des Embrumes…Pourquoi pas?

Souvenir d’une nuit banale*

Les deux jeunes gens marchaient d’un pas rapide, dans le but de retrouver un peu de chaleur. Dawson tenait la sorcière par le bras, afin qu’ils arrivent à destination plus rapidement. Tu parles, elle avait des paquets plein les bras et faisait du mieux qu’elle pouvait pour ne pas trébucher dans les pans de sa robe. Évidemment pour Dawson tout allait pour le mieux : porter les provisions étaient un jeu d’enfant et lui portait des pantalons. Syerra agrippa le bras de son compagnon, irritée.


-Bon, j’en ai ras-le-bol. Tu vas marcher moins rapidement, d’ailleurs puisque ça parait si facile pour toi de porter des paquets, voilà, prend en plus!

La nuisante remplie les bras du sorcier de nouveaux colis, s’allégeant par la même occasion. Elle retrouva une pointe de bonne humeur et ils continuèrent leur route. Fidèle à son habitude, Dawson parlait comme une pie, ne cessant de changer de sujet, mélangeant la jeune femme plus qu’autre chose. Finalement, ils aboutirent à une intersection.

-Ha et nous sommes perdu, vraiment je te félicite, à force de parler et de nous déconcentrer, tu as réussi à perdre ton chemin! Bravo Daw, vraiment je suis fière de toi

Ironisa Syerra. Le ‘’Daw’’ en question prit la parole, mi-amusé, mi-sérieux. Diable qu’elle détestait cette voix accompagnée d’un sourire narquois, avec cette incitation constante à la blague.

-Allons Syssy chérie tout va bien, je vais retrouver le chemin, tu sais que mon sens de l’orientation est infaillible! En plus, ça nous permet d’explorer les lieux, non?

Aux mots ‘’Syssy chérie’’, la sorcière claqua l’arrière de la tête de son ami. Sens de l’orientation infaillible, disait-il? Laissez-la rire, il était le pire, toujours perdu, jamais à son affaire. La nuit s’annonçait longue. Surtout lorsqu’elle aperçut trois individus louches (pas étonnant, ils se trouvaient dans l’Allées des Embrumes…) s’approcher d’eux. Oh non, elle allait encore devoir se salir les mains! Deux des inconnus étaient des hommes et la troisième une pouilleuse aux cheveux gras. Quelque chose lui disait qu’elle s’en prendrait à cette gueuse, tiens donc! Immédiatement, un des rats puants ‘’sauta’’ littéralement sur Dawson, essayant de lui arracher sa bourse d’argent. Un bruit sourd retentit : le poing du mercenaire sur le visage de la pourriture. Aussitôt, la deuxième vermine vint en aide à son ‘’compatriote’’, laissant les deux femmes face à face. La gueuse aux cheveux gras reluquait un peu trop la bourse d’or de Syerra. Effectivement, elle sortit sa baguette, si l’on pouvait appeler cela une baguette, la pointant vers le visage de la sorcière. Bon, encore!

‘’-Donne-moi ton argent et tu auras la vie sauve!’’ avait-elle dit

Pff, faible personnage. Rapidement, Syerra lâcha ses paquets, surprenant ainsi la pouilleuse, attrapa sa propre baguette et lança immédiatement un sort, qui fit pousser un cri de douleur à la voleuse. La jeune femme put entendre des plaintes sourdes venant du côté de Dawson : il avait pu se débarrasser d’unes des nuisances, n’en restait plus qu’une. C’était un moment d’inattention de trop. L’imbécile empoigna le cou de Syerra, se débarrassant par la même occasion de sa baguette magique. Mais c’est qu’elle avait de la poigne, cette gueuse! Dépourvu d’arme, la jeune femme se débattait, griffant le visage de son adversaire, lui donnant des coups de pieds. Elle parvint à ses fins lorsque finalement l’imbécile lâcha prise.


-Syerra, attrape!

Lança Dawson en lui balançant un poignard, qui faillit bien lui trancher une main. ‘’Mais t’es malade’’ s’écria la sorcière, furieuse, faisait rire le jeune homme qui semblait bien se sortir de la situation. La nuisante se retourna vers l’adversaire qui s’apprêtait à attaquer de nouveau. Ce qu’elle fit, mais elle fut stopper par le métal tranchant de l’arme, qui lui transperça l’abdomen. Syerra retira et planta de nouveau la lame dans le corps flasque de la gueuse. Elle refit ce même manège à 7 reprises avant que la voleuse s’écroule de tout son long sur le sol, morte. Elle se retourna vers son ami, qui avait terrassé à lui seul les deux brigands. Syerra essuya la lame sur les vêtements du cadavre et le tendit à Dawson et récupéra sa baguette.

-Pauvre fou, j’aurais pu perdre l’usage d’un de mes doigts!

Un éclat de rire de la part du sorcier, qui ramassa les nombreux paquets, en donnant peu à Syerra. Il attrapa le bras de celle-ci et quittèrent l’endroit, laissant trois corps inertes derrière eux.

Fin*


-C’est tout benêt comme histoire, mais j’ai bien apprécié cette nuit-là. Bon, maintenant à mon tour de poser une question : d’où vient Vega?

Stupide question, bien sur, mais elle n’avait aucune autre interrogation qui lui venait en tête. Le chaton, quant à lui, avait immédiatement captivé l’attention de la jeune femme, qui adorait ces petites bêtes. Mieux valait-il poser des questions du genre plutôt que rien.

[désolée, ce n'est pas extra... certitude ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 28
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Mar 13 Mai - 17:50

Tuer à multiple coups de couteau? Voilà quelque chose que le jeune homme n'avait pas fais. Enfin, il était persuadé que ce n'avait pas été les coups répétés, qui avait eu raison de sa malheureuse victime. En tout cas, c'était une histoire intéressante, il n'avait pu réprimer un sourire, imaginant très bien la tape qu'avait dû prendre Dawson après son courageux "Syssy Chérie". Téméraire de dire ça à une demoiselle, surtout en sachant de quoi elle était capable puisque de toutes évidences, si cet homme lui avait donné un couteau, c'est qu'il savait qu'elle ferait ce qui devait être fais. En tout cas, elle semblait n'avoir éprouver aucune compassion, pas plus qu'elle ne semblait ressentir aujourd'hui de la culpabilité quand à son geste. Il n'est pas évident de tuer quelqu'un, enfin ça doit l'être d'autant plus facile quand on ne le connait pas, même si dans le cas de Tor, ça avait été quelqu'un qu'il connaissait et appréciait, enfin avant le soir où le meurtre est survenu. En faites, cette histoire avait appris pas mal de choses à Tor sur son invité. Elle avait grandi dans un pensionnat, bien qu'il lui semblait qu'elle l'avait déjà dis. Ensuite, il fallait avouer que apparemment, cette demoiselle savait tenir un choc psychologique, enfin ce meurtre était un cas de "lui ou toi". Elle avait choisi de vivre. Peu importe la manière.

Et elle arriva au moment de sa question, et Tor fut surpris de ne pas se voir retourner sa question. Syerra avait changé du tout au tour l'interrogation pour en venir au chaton, Vega. Elle voulait connaitre l'histoire de ce chaton. Tout d'abord, ce fut un *mais c'est quoi cette question?* qui traversa l'esprit de Tor. Mais la jeune femme avait dis apprécier les compagnons poilus à quatre pattes. Et ce chaton avait tout une histoire d'ailleurs, comment la raconter sans pour autant raconter l'histoire d'un meurtre. En réalité tout était parti d'une annonce "d'homme à tout faire" pour continuer en payement pour assassinat et finalement en vengeance personnelle. *Comment raconter tout ça sans en avoir pour une heure? Ben on va faire la version courte.* Les assiettes étaient vides, en faites cela faisait un moment, mais comme les deux personnes discutaient plutôt bien depuis plusieurs minutes, le jeune homme n'avait pas vraiment eu envie de casser ce rythme. Si Syerra n'avait pas raconter son meurtre, il ne faisait aucun doute que le jeune homme aurait pris les assiettes pour échapper à cette question. Mais dans le fond, ce qui est fais est fais:


- Bien, c'est le cadeau d'une amie. Enfin...Le cadeau d'adieu de...d'une amie dont j'étais proche, Charlie. Mais pour que tu comprennes, il faut que je te raconte la totalité d'une histoire. A l'époque, j'avais quitté mon domicile après la mort de mon père, j'ai fais plein de boulot, faisant parraitre de temps à autre des publications stipulant "homme à tout faire". Mais dans ce monde tout est interprétation, et un homme à lu cela comme un "assassin à engager". Il m'a payé cher, très cher. Et j'ai accepté, mais je n'ai prêté attention à qui je devais tuer que plus tard. Un ecclésiastique, le frère de Charlie. Enfin c'est ce qu'elle m'avait fais croire. J'ai commencé à espionner cet homme la journée même où j'avais été payé, et j'ai découvert des choses intéressantes, enfin surtout que Charlie n'était pas sa soeur, mais sa copine. J'ai été dans une colère noire. Je n'en ai réalisé que beaucoup mieux mon contrat. Et par la suite, il y a eu ce repas. Repas d'enterrement comme l'ecclésiastique en voulait un, pour fêter sa rencontre avec le Saint-Homme. J'ai discuté avec Charlie pendant un bon moment, en tête à tête, mais plus elle me parlait, moins j'avais le sentiment que c'était elle que je voyais. Je lui ai bredouillé une excuse pour mon départ, le lendemain pour aider mon frère à Londres. Foutaise, il est en Europe de l'Est à étudier des vélanes et des dragons. Le lendemain avant de partir, elle m'a offert une petite boule noire qui a déjà grandi depuis. Petite boule de poil que j'ai nommé Vega je ne sais plus trop pourquoi.

Voilà l'histoire de ce chaton était dites. L'histoire d'un chaton, d'un meurtre, d'une fille, d'un ecclésiastique, d'un idiot, et d'un coeur blessé. Le jeune homme cherchait une question, il en trouva une, à nouveau très différente de celle de la jeune femme:

- Dis-moi, est-ce que tu crains la mort?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syerra Van Blaken
Mangemort
 Mangemort
avatar

Nombre de messages : 265
Age : 25
Localisation : L'endroit n'a aucune importance, seuls les actes comptent
clan : Les ténèbres
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 23/11/2007

Rapeltout
Occl//Legi:
25/100  (25/100)
Niveau magique:
13/20  (13/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Lun 19 Mai - 23:43

Syerra lui avait tout bonnement demandé d’où venait Vega, le petit chaton de son hôte. Évidemment, c’était une question totalement hors-sujet, disons qu’elle l’avait posé par simple curiosité et surtout par manquer d’inspiration de questions. Enfin, elle put avoir une réponse, c’était déjà un bon début. Il lui raconta que Vega était un cadeau d’adieu, en quelques sorte, d’une amie appelée Charlie. Lorsqu’il en parla, il semblait ce remémorer de vieux souvenirs, peut-être douloureux. Sans doute aurait-il été plus sage si elle n’avait pas voulu savoir la provenance du chat, au début elle croyait que c’était anodin comme question, enfin cela l’était, mais le contenu de la réponse pouvait être tout autre, comme semblait être le cas présent. La jeune femme ne fit qu’acquiescer aux dire du sorcier. Elle ne reviendrait donc pas sur ce lourd sujet qu’était le passé.

Maintenant, ce fut au tour de Tor de poser une question, laquelle fut si elle craignait la mort. Automatiquement, elle répondrait non, en fait c’était une réponse mitigée : oui elle la craignait, non elle n’en avait pas peur, en fait, ces deux réponses avaient un développement opposé l’un de l’autre.


-Pour tout dire, je ne sais pas. Dans un sens, non je ne la crains pas, mais dans l’autre, elle peut bien être mon pire cauchemars. Bon je t’explique. Pour commencer non je ne le suis pas, parce que, tu sais, être Auror implique souvent d’être confronté à la mort et la plupart du temps, enlever la vie. Cela devient presque une habitude d’être en contact avec elle. De plus, nous devons toujours garder notre sang-froid lorsque nous sommes en situation de combat, par exemple, il ne faut pas faiblir devant la peur de perdre la vie durant cet affrontement, non au contraire, mieux vaut-il accepter toutes les possibilités possibles, justement celle de perdre la vie ou bien de l’arracher aux attaquants. Dans mon cas, c’est devenu tout simple, mais c’est certain qu’au tout début, on ne se sent pas très à l’aise face à une telle situation, mais avec le temps, c’est quasiment une banalité.

La nuisante prit une pause, avant de continuer. Elle venait de formuler qu’une petite partie de sa réponse, mais restait un autre point sur lequel elle devait ‘’développer’’, en un sens. Syerra reprit finalement la parole, les idées bien claires.

-Pour ce qui est de mon autre point de vue, oui, je crains la mort. Je la crains, comment dire, de façon inconsciente. Je ne sais pas tellement comment expliquer, bon, disons que c’est plus stupide qu’autre chose, mais le fait de ne pas avoir connu Mère m’a simplement pourri la vie depuis toujours, je sais que ce n’est pas comme si je l’avais vu mourir sous mes yeux, mais c’est un sentiment indescriptible…je ne crois pas que l’on puisse l’exprimer en mots. De plus, j’ai toujours la crainte qu’un jour Dawson ne revienne pas…Hum…Il est tellement téméraire que cela ne me surprendrait même pas si un jour j’apprends qu’il s’est tué dans un accident ou autre, c’est bête, car je garde toujours en tête qu’il puisse réapparaître sous mes yeux, pétillant de santé ou carrément à la merci de la mort. Petit rire C’est une autre de mes faiblesses, je crois. En fait, ce n’est pas de perdre ma vie, que je crains, mais bien de perdre les seules rares attaches à qui me reste.

C’était donc son tour à elle de poser une question. Bon, elle opterait simplement pour un revirement d’interrogation, histoire d’en savoir un peu plus.

-Et toi, tu l’as crains la mort?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 28
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Mar 20 Mai - 1:36

Il était clair qu'en demandant d'où venait la petite boule de poils noir nommée Vega, la jeune femme ne devait pas s'attendre à une explication si longue et quelque part si sentimental. Le jeune homme était passé outre ce moment en grinçant des temps, mais désormais ce n'était plus que du passé, un souvenir parmi d'autre, un souvenir dont Tor ne voulait plus rien savoir sinon qu'il était un souvenir qui avait fais mal. Il ne se souvenait plus vraiment la douleur, mais il se souvenait que ça avait été douloureux...Basta...Enfin basta, c'était vite fais que de le dire. Ce n'était en rien basta, car ce chaton lui rappelait ce qu'il avait fais, ce qu'il avait vu, ce qu'il avait omis de faire...réfléchir...Mais le jeune homme avait pris soin de ne rien laisser transparaitre de tout cela, simplement une façade, apparemment sans sentiment aucun, sans expression. C'était marrant, Tor avait remarqué qu'il se perdait dans des rêveries à se parler. Chacun son tour quand il fallait prendre la parole, pourtant, le jeune homme luttait pour ne pas rejoindre le pays des souvenirs, mais on ne pouvait lutter, et il était quelques années auparavant. Sous une pluie battante, sur une moto qu'il avait toujours. Il était prêt à quitter le Lancashire, différent d'à son arrivé, quand des pas résonnèrent. Une jeune femme les cheveux trempées lui tendaient une boite avec un chaton, et elle lui souriait.

Mais la jeune femme lui répondit au moment où il sentait qu'il allait se perdre dans ce souvenir. Elle répondit à sa question, avait-elle peur de la mort? Et son développement se fit en deux parties, toute aussi intéressante l'une que l'autre, deux parties contraires, pourtant complémentaires et logiques. Elle commença par dire qu'elle ne craignait pas la mort car c'était son lot son quotidien. Il était sur qu'avec cette guerre, oeuvrée pour un camp était dangereux et pouvait devenir mortel. On ne survit pas à la mort, personne ne peut survivre à la mort, alors la regarder en face et s'en accoutumer était une chose nécessaire dans le métier qu'exerçait la ministérielle. Et dans la seconde partie, elle expliqua qu'elle craignait la mort des autres, pas la sienne. Le mort en général pour ce qu'elle apprécie, ses attaches à ce monde en réalité. C'était tant à la fois logique et complémentaire. Enfin, c'était en partie la réponse que Tor s'attendait à entendre, elle ne pouvait pas avoir peur de la mort, sans quoi son métier serait un calvaire, un poids plus que du temps passé de façon utile. Et la jeune femme lui renvoya la question:


- Et bien, je crois que je ne crains pas la mort. Je ne la redoute pas en tout cas. Ce n'est qu'une question de pensée je crois, même si ce que tu as dis es logique. Enfin c'est en fonction de chacun je pense. Donc comme je disais, la mort est quelque chose qui arrivera tôt ou tard. Donc je suis préparé. En réalité, je suis complètement détaché de ce monde. Certains diraient que je suis fou, peut-être à raison d'ailleurs. Mais je suis détaché de ce monde, peut-être est-ce pour ça que je suis capable de faire des choses que personne ne veut faire. En réalité ce n'est pas que je n'ai pas peur de la mort, mais je n'ai pas peur de la peur. Peu m'importe le danger, en faites le danger est une sorte de drogue pour moi, ducoup la peur est reléguée comme très très secondaire. Enfin avec ce que je dis tu dois penser que je me crois immortel, ne t'en fais je sais que je vais mourir, seulement peu importe le moment, je suis prêt, définitivement prêt à quitter ce monde.

Voila, c'était l'étrange conception de la vie et de la mort de Barda Tor, hurluberlu surement jugé comme fou par la moitié de cette planète, et comme un suicidaire par l'autre moitié, peut-être même que certains pensent les deux. Enfin, c'était à lui de poser une question, il réfléchissait et la question lui vint presque seule:

- Je suis désolé de te demander quelque chose de surement très personnel, mais tu as ce petit truc dans ton regard quand tu parles de lui alors tu as attiser ma curiosité. Est-ce que tu aimais ce jeune homme dont tu parles si souvent?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syerra Van Blaken
Mangemort
 Mangemort
avatar

Nombre de messages : 265
Age : 25
Localisation : L'endroit n'a aucune importance, seuls les actes comptent
clan : Les ténèbres
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 23/11/2007

Rapeltout
Occl//Legi:
25/100  (25/100)
Niveau magique:
13/20  (13/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Mer 21 Mai - 4:31

Tor lui demanda si elle craignait la mort. Deux réponses s’en suivirent, l’une étant complémentaire de l’autre. Puis Syerra ne fit que ‘’renvoyer’’ la question à son hôte, soit était-il de ceux qui redoutait la mort? La réponse fut non et son explication très significative face à cette interrogation. Ainsi ce fut de nouveau au tour de Tor d’en poser une, qui s’avérait lier à un ‘’sujet’’ mentionner plus tôt…Dawson. Le jeune homme lui demanda si elle l’avait aimé. *Cet homme était une vrai girouette, on ne pouvait jamais savoir ce qu’il pensait, ce qu’il allait dire et encore moins ce qu’il allait faire. Ce n’était pas surprenant s’il disparaissait du jours au lendemain, sans donner aucune nouvelles des jours durant pour finalement revenir, blesser, assoiffé et meurtri et tout cela sans explication valable, j’ai tellement donné de mon temps à cet imbécile…l’aimais-je? Peut-être, mais pas suffisamment pour le suivre dans ses périples abracadabrants, ceux dont nous ne sommes même pas certains d’en revenir en un seul morceau…L’aimer, donc?*

-Disons qu’à un moment je lui ai accordé beaucoup d’importance, c’était mon meilleur ami, en quelque sorte, celui qui était resté avec moi, au lieu de partir, comme la plupart. Je m’entêtai à vouloir savoir pourquoi perdait-il son temps à vouloir rester, il ne m’a jamais réponde que par un ‘’laisse donc, Syerra’’, cette réponse me brûlait les oreilles chaque fois qu’il l’employait. Dawson avait le chic pour me mettre en colère et de trouver cela drôle, d’ailleurs, il riait un peu trop, prenant tout à la légère. Autrement dit, cette façon de prendre la vie facilement lui a valu beaucoup de perte, notamment celle de son frère et de sa sœur cadets. Il cherchait les ennuis, les trouvait et devait apprendre à vivre avec. Bon nombre de fois l’ai-je accueilli chez moi, pris le temps de le soigner et tout. Je me suis fait du sang d’encre comme personne, il a bien failli me rendre folle à maintes reprises, Tor si tu savais quel homme il est!

La jeune femme arrêta de parler, pour cela oui elle avait parlé! Tout dit d’un trait, sans pause, sans prendre son souffle. Il fallait croire que son hôte avait simplement touché une corde sensible chez l’Auror. Après quelques secondes de silence, la nuisante reprit la parole, un sourire mystérieux sur les lèvres.

-J'ai détesté Dawson plus que je l’ai aimé.

*Mais tu penses toujours à lui, il te manque, avoue-le, Syerra. Sans cesse, tu crois l’entendre revenir, apercevoir sa silhouette au loin, sa voix retentir. C’est plus que de la haine, ce que t’inspire Dawson, ça ne sert à rien de te le cacher…Non je ne l’aime pas, je ne l’ai jamais aimé, de toute façon il ne reviendra jamais, il l’a dit, ces missives ce sont faites de plus en plus rare, quasi-inexistantes. Il me dégoute simplement…Bon si tu le dis, ma p’tite*

Foutu conscience. La sorcière leva son regard vers le cuisinier. C’était maintenant à son tour de poser une question. Laquelle? Elle n’allait certes pas demander s’il avait aimé cette Charlie…De toute façon, elle ne croyait pas que c’était décent de s’en informer. Qu’allait-elle donc lui demander…Ha oui! Elle savait…


-Tu dis que tu es prêt à quitter ce monde n’importe quand, mais si cela impliquait de te sacrifier pour quelqu’un, un être cher, par exemple, le ferais-tu? Ce que je veux dire par là c’est, serais-tu plus fier de mourir pour avoir sauvé ou mourir ''pour ton propre compte''?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 28
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Mer 21 Mai - 10:20

*Pas vraiment décente ta question, enfin son discours a propos de cet homme est tellement changeant selon le moment ou la raison pour laquelle elle en parle, elle était peut-être justifiée...Chut elle va répondre j'aimerais entendre et comprendre...Tout est bon pour que je me taise hein...Tu n'es qu'une petit voix dans ma tête tu ne veux quand même pas faire la loi...A ton avis je fais quoi si tu me laisses le choix...OK mettons que j'ai rien dis, maintenant chut.* C'était carrément surprenant, la jeune femme de mémoire de Tor ne parlait que très rarement autant d'un coup sans pause, pourtant, elle avait dis tellement de chose sur sa relation à Dawson que le jeune homme en fut surpris. Il ne s'attendait pas à une réponse si longue et si surprenante. Elle expliqua qu'il avait beaucoup compté pour lui pendant un moment, listant ensuite un certains nombre de défauts qu'elle avait trouvé à celui qui avait été son meilleur ami. *"Prenant tout à la légère? Et mais c'est de toi qu'elle parle mon pote...Oh par moment t'es vraiment lourde saloperie de voix. Je prends pas tout à la légère, mais presque tout, ça fait une différence, ensuite je suis pas ton pote, j'ai plutôt envie de te refaire le portrait!* Et la jeune femme conclut en disant qu'elle détestait le jeune homme plus qu'elle ne l'avait jamais aimé, *ou tu essayes de te convaincre que c'est ça.*

Ils avaient parlé avant de venir à ça de leur appréhension quand à la mort. Chacun avait sa conception propre, lui y était préparé, avait accepté l'idée, tant pour lui que pour ses proches. Elle, elle savait que dans son métier la mort était un lot à accepter, mais elle semblait ne pas avoir accepté cette idée pour ces proches, ses attaches comme elle les avait qualifiées. La question que posa alors la ministérielle était intéressante. Encore une question que le jeune homme ne s'était jamais posé, il était apparemment tant d'y réfléchir. Le cuisinier prit quelques instants pour réfléchir à cette question, et tenter d'y répondre le plus véridiquement possible, ce qu'il fit après quelques instants de réflexion:


- Je crois qu'il n'y a pas de fierté dans la mort. Peu importe de mourir riche, pauvre, eunuque, métèque, cuisinier, combattant, la mort est une finalité dont on ne retire rien, ou l'espace d'un dixième de seconde, le temps de mourir. Peu importe comment on meure, que ce soit en ayant agis par volonté personnelle, en cherchant l'accomplissement d'une vendetta privée, d'une vengeance personnelle, ou que ce soit en sauvant une autre personne, il n'y a ni gloire ni honneur et encore moins de fierté à cela. Maintenant si tu voulais savoir si je serais prêt à mourir pour sauver quelqu'un de proches de moi, oui je sauverais cette personne en donnant ma vie si c'est le prix à payer, mais je crois que ça importe peu. Je mourrais pour sauver un parfait étranger si le prix de sa vie est ma mort.

C'était tant amusant que terrifiant si on réfléchissait à ce que Tor venait de dire. Amusant car il était prêt à donner sa vie à n'importe qui. Terrifiant car il était prêt à donner sa vie à n'importe qui. Enfin, il y avait un moyen très simple de savoir s'il le ferait, le problème étant que pour le moment, il attendrait volontier la fin de la soirée avant de tester s'il donnerait sa vie pour un étranger. Et en plus, c'était à son tour de poser de questions, raison de plus pour ne pas mourir tout de suite, mais pour attendre encore un peu:

- Est-ce qu'il y a une chose que tu regrettes d'avoir un jour fais?

Pas original, très banal, mais pourtant la réponse serait intéressante à entendre, d'autant que la question étant vague, elle offrait la possibilité d'un certain nombre d'interprétations et de réponses...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syerra Van Blaken
Mangemort
 Mangemort
avatar

Nombre de messages : 265
Age : 25
Localisation : L'endroit n'a aucune importance, seuls les actes comptent
clan : Les ténèbres
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 23/11/2007

Rapeltout
Occl//Legi:
25/100  (25/100)
Niveau magique:
13/20  (13/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Dim 8 Juin - 5:01

Quitter ce monde, accepter le fait de se livrer à une mort soudaine, indéniable est moralement bien, certes, mais qu’en est-il des conséquences qui suivent le fait d’accepter aussi facilement de mourir, qu’en est-il de voir d’un œil aussi doux le ‘’néant’’ typiquement mortel suivant le décès? Errer à tout jamais, très peu pour elle. Syerra avait un certain attachement quant à la vie, mais pas pour la raison entendu et maintenue par maintes personnes : ‘’je reste en vie, parce que je ne veux pas oublier les êtres qui me sont chères bla bla bla’’ enfin, vous comprenez sans doute le principe du ‘’j’aime ma merveilleuse vie’’. Certainement, d’un point de vue, celui de la nuisante, par exemple, être attaché à sa vie pouvait être bien. Toutefois, la jeune femme tenait à rester de chair encore un bon moment pour assister au triomphe grandiose du Mal sur les entités faibles existantes (malheureusement) sur la planète.

-D’un côté, la seule fierté que je puisse éprouver quant à mon pseudo-décès serait bien de mourir pour mes principes les plus solides. Je ne sacrifierai jamais ma vie pour qui que ce soit, c’est bien trop immoral. Cependant, je serais prête à laisser couler un peu de mon sang si cela peut aider une bonne cause, sinon, je ne vois pas ce que je pourrai faire en plus. Malgré que je trouve ton jugement bien, même si je ne partage pas ton opinion de donner sa vie pour n’importe qui.

Disons que l’Auror était un tantinet trop égoïste pour abandonner son existante aussi simplement et radicalement. Bon, à présent, c’était au tour de Tor à poser une question, laquelle fut : regrettait-elle un geste qu’elle avait autrefois posé? C’était une excellente interrogation, pour tout dire, mais la réponse était sans intérêt, malheureusement. Oui, Syerra avait déjà regretté, pour un geste, mais cela faisait très longtemps. Au-delà d’une erreur commise, d’ordre personnel, bien entendu, la sorcière avait été un peu empotée, ces derniers temps, au Ministère.

-Oui, j’ai déjà regretté, il y a bien longtemps. Peut-être trop longtemps, même. Je ne me souviens plus exactement du motif, mais le sentiment me revient lorsque je replonge dans mon passé. Côté professionnel, oui, j’ai déjà eu des remords, la preuve d’aujourd’hui même, j’ai failli à une mission…Ce sont de ces événements dont je me passerais grandement, enfin, nous n’y pouvons absolument rien, les méprises sont de ce monde, pour mon plus grand désarroi.

Il était véridique que c’était une réponse des plus banales, mais elle n’était que vrai. Au dire de la sombre jeune femme, elle ne se souvenait plus de l’événement pour lequel elle avait éprouvé quelconque regrets, auparavant. Était-ce exacte? Sans doute préférait-elle ne pas y faire allusion, au risque de replonger dans la profondeur un peu trop accentué des souvenirs, ceux que l’on qualifie de ‘’corrompus’’. Bref, maintenant qu’elle avait répondu à la question de son hôte, elle devait de nouveau réfléchir à un truc à demander. Tant qu’à ne pas savoir que demander, l’Auror n’aurait qu’à retourner l’interrogation précédente.

-Navrée, mais je n’ai aucune originalité dans mes demandes. Donc j’ai opté pour un retour de question, cela dit, tu devais bien t’y attendre, vue une telle question, on n’a qu’envi de la poser à son tour. Dis-moi, as-tu éprouvé des regrets, aussi petits sont-ils, par la passé?

[désolée d'avoir mis autant de temps avant de répondre]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 28
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Mar 10 Juin - 1:48

Ce diner était agréable, à l'image de la soirée et de la relation qu'il y avait entre les deux jeunes gens. Si l'une était ministérielle, l'autre tentait de ne pas prendre de camps dans cette guerre, il n'empêchait que leur relation soit particulièrement bonne. Ils auraient pu être deux amis en train de partager un diner autour d'un évènement, ou simplement comme cela. En réalité ils étaient deux inconnus dans l'après-midi encore. Surprenant? Pas si l'on considérait que Tor était quelqu'un de particulièrement marginal qui ne prenait rien...Presque rien au sérieux. En tout cas il prenait au sérieux sa neutralité, et il prenait au sérieux ce diner, ainsi que les personnes avec qui il discutait de façon parfaitement générale par ailleurs. Et puis en plus d'être de bonne discution, cette demoiselle offrait un spectacle visuel des plus intéressants, elle était belle. Oui c'était le bon terme, peut-être la robe accentuait-elle cette impression, ou peut-être était-ce la bonne idée que la jeune femme avait eu en mettant peu de maquillage, en faites cela lui donnait un air plus naturel, beaucoup plus agréable que les tonnes de maquillage que certaines demoiselle se sentait obligé de faire des tonnes avec le maquillage.

Enfin ce n'était pas l'essentiel, la jeune femme avait répondu de façon fort intéressante. Hors de questions pour elle de laisser sa vie pour sauver celle d'un autre, peu importe qui. Pas si surprenant dans le fond, pour être prêt à se sacrifier pour un autre, surtout un inconnu, mieux valait avoir un esprit parfaitement libre, ou complètement malade. Elle était cependant prête à donner un peu de sang pour une bonne cause. Tout dépendait ici de la quantité de sang qu'elle était prête à verser et pour qui. Ou plutôt qu'elle était sa définition de bonne cause. Cela dépendait bien évidemment de la personne. Bonne cause de l'un n'était pas forcément bonne cause d'un autre. Si c'était pour le Seigneur des Ténèbres, très peu pour Tor. Pour Severus Rogue? Cela prêtait à réflexion, Tor avait toujours apprécie l'ancien professeur de potions alors c'était peut-être possible. A voir. Syerra en vint à la question du jeune homme concernant ses regrets passés. Elle avait déjà eu des regrets, bien sur comme tout le monde, mais un semblait dominer les autres. Enfin c'est ce qu'avait conclus Tor peut-être un peu hasardement, mais ce devait être la même chose pour tous. Mais ces regrets semblaient majoritairement professionnel. Enfin elle s'excusa avant de renvoyer la question au jeune homme:


- Et bien je suppose que tout le monde a un regret un jour ou l'autre. Je ne déroge pas à cette règle. Mais avant tout, je veux que tu saches que je tente, tant bien que mal de ne plus rien regretter, peu importe ce que je fais ou ce que je dis, je tache de ne pas regretter. D'ailleurs j'y arrive depuis ces derniers mois, pourtant il est un regret qui me reste toujours et encore. C'est au sujet de ce meurtre que j'ai commis. Oh je ne regrette pas mon geste loin de là. En faites c'est plutôt le contraire. Je sais que c'est honteux, mais je tire de la satisfaction de mon geste. Anormal certes pourtant. Non ce que je regrette, ou plutôt regrettait c'est la réaction que j'ai eu ensuite par rapport à Charlie et sa famille. Je ne regrette pas d'avoir été hypocrite, mais je regrette d'être parti. C'était une erreur, peut-être ma plus grosse erreur d'ailleurs. J'aurais pu et peut-être dû rester. Après tout j'avais une superbe vie là-bas. Une copine presque tout le temps avec moi, je travaillais un peu comme venait le travail. Mais je venais de décrocher un poste de cuisinier à cinq minutes de chez moi. J'avais une vie comme beaucoup en rêve, et finalement je suis revenu dans le monde magique. Un choix étrange, j'en conviens, j'ai laissé tomber une vie de couple qui aurait pu être superbe mais dans le mensonge pour préférer une vie peu glorieuse et célibataire.

Si Tor avait su qu'il rencontrerait Maria deux jours plus tard...Mais voilà, c'était ainsi, pour le moment il ne pouvait que regretter une vie passée. Oh pas tant de regret, vivre dans le mensonge était bien loin d'être la meilleure des choses, mais cela n'aurait jamais dérangé le jeune homme. Le mensonge avait presque été son quotidien. Pour certains restaurants, il avait cuisiné dans un quatre étoile en France, alors le mensonge n'était pas vraiment obstacle. Mais il avait préféré ne pas vivre en mentant à Charlie, surement parce qu'il l'aimait, mais il ne saurait ou ne l'admettrait jamais, pour lui ce n'était qu'un choix parmi d'autre. En tout cas il avait réfléchi et:

- Tu n'as jamais eu envie de tout plaquer et de partir vivre sur une île au milieu de nul part, tous les jours au soleil à siroter tranquillement Dieu sait quelle boisson exotique?



[HJ: Pas de problème! Wink )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syerra Van Blaken
Mangemort
 Mangemort
avatar

Nombre de messages : 265
Age : 25
Localisation : L'endroit n'a aucune importance, seuls les actes comptent
clan : Les ténèbres
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 23/11/2007

Rapeltout
Occl//Legi:
25/100  (25/100)
Niveau magique:
13/20  (13/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Lun 16 Juin - 3:18

Regretter faisait, à priori, un peu trop de présence, par ces temps derniers, dans la vie de tous : erreurs par ci, déroutes par là, enfin, le meilleur moyen d’y échapper est de mettre de côté le fait que tout pourrait nous retomber sur la patate, donc vivre librement sans l’ombre d’un doute à l’esprit, vaquant aux occupations quelconques de l’existence banale et peu aventureuse que nous offraient le quotidien. Bref, Syerra ainsi que le cuisinier semblaient avoir eu leur lots de regrets, cependant tout le monde en avait, donc mieux valait-il ne pas s’apitoyer plus longtemps sur son sort afin d’avancer sur son petit bout de chemin ou grande route dangereuse, dépendant de la personne concernée. Dans le cas de l’Auror, elle pencherait d’un côté ou de l’autre, cela faisait une différence selon la journée, bien entendu, de l’humeur de la principale intéressée. Tout ceci pour en revenir au travail, la routine, les amis (encore douteux comme sujet) ou simplement rester affaler sur un sofa à feuilleter un magazine quelconque ou simplement de siroter une bonne tasse de thé. Parlant de thé, la jeune femme pensa qu’il était temps qu’elle se refasse une petit réserve de thé vert et de thé aux roses…l’hiver n’était pas encore terminé, loin de là, mieux serait d’être au chaud. La sorcière eut une pensée pour son matou noir : heureusement qu’elle avait eu l’ingéniosité de le faire entrer à l’intérieur, vue le temps de la soirée : début tempétueux d’une tombée de flocons de plus en plus épaisses.

Fut maintenant au tour de l’hôte de poser une question : avait-elle déjà eut envie de tout plaquer pour partir vivre au milieu de nulle part? Bonne question, toutefois ce genre d’idée saugrenues n’étaient jamais parvenu à l’esprit de l’apprenti Mangemorte, disons que Syerra aimait mieux trouver de quoi faire chez elle ou au boulot plutôt que de fuir le train-train de l’habitude.


-Et bien non, l’idée ne m’a jamais vraiment alléchée, simplement que je suis bien ancrée et attachée à ma vie ou plutôt au recommencement continuel de celle-ci. En fait, au début, cela me paraissait ennuyant et ô combien peu fructueux, mais plus le temps avançait, plus je me suis plu à mener ce genre de vie, même si elle peu s’avérer redondante et ennuyante ou tout bonnement non-instructive ou nécessaire à mon développement personnel. Cependant, il est bien vrai que des vacances sont quelques fois utiles pour se refaire une santé, mais je ne me juge pas assez vieille pour devoir m’en refaire une, sans cela, ce serait qualifié de paresse, nul autre que de la pur et simple fainéantise venant de ma part. Je peux avoir l’air rabat-joie, vue mes dires, mais bon c’est ma façon de penser.

Syerra s’arrêta de parler pour prendre une petite gorgée de vin. Le repas était maintenant presque terminé, enfin, le dîner était sur le point d’achever. Le tout était très délicieux et Tor Barda méritait fort bien son titre de cuisinier, d’ailleurs elle n’avait pas manqué de le lui mentionner, plus tôt dans la soirée. C’était donc au tour de la sorcière à poser une interrogation, laquelle, pour une Xième fois, ne savait que demander. On pouvait dire qu’elle n’était pas du genre curieux, la Syerra, très peu, en tous les cas. La sombre nuisante pencha légèrement sa tête vers la droite, pensive. Que demander? Sur quoi interroger son hôte? ‘ N’en savait absolument rien. Allez, la première chose qui lui passerait par la tête :

-Selon toi, ta neutralité est-elle un avantage ou cause-t-elle ton tort? Ce que je cherche à dire c’est le fait d’être sans camp, dans tous les événements présents et à venir, t’a-t-il ‘’permis’’ de te faire de nouveaux alliés grâce à ta neutralité ou collectionnes-tu les rivales et ennemis par la faute de celle-ci?

Ce n’était pas très clair comme question, puisque la jeune femme avait elle-même de la difficulté à la formuler dans sa tête, alors imaginez la poser…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 28
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Lun 16 Juin - 23:47

Apparemment, l'idée de passer le reste de ses jours sous le sunlight des tropiques (Yeah Vive Gilbert Montagné Cool )à siroter un cocktail exotique tout en profitant du soleil, allongée sur le sable chaud, avec le bruit léger de l'eau et de ses fracas sur le sable. Enfin peu importait que l'eau soit transparente, cristalline, chaude, froide, verte, bleue, puisque ce n'était pas vraiment dans les intentions de la demoiselle. Enfin Tor la supposait demoiselle, et cela paraissait logique si l'on considérait la simplicité et la rapidité avec laquelle Syerra avait accepté son invitation, sur un coup de tête si l'on pouvait dire. La jeune femme parla de son métier et de l'appréhension qu'elle ne avait alors qu'elle commençait à travailler. Elle s'imaginait que cela allait être ennuyeux et répétitif, chose à laquelle Tor se contenta d'acquiescer d'un hochement de tête prouvant qu'il avait pensé pareil du métier de cuisinier. Mais finalement elle lui et avaient trouvé dans leur métier quelque chose d'intéressant, bien sur ce pouvait être répétitif, mais les plats cuisinés changeaient, comme pour la demoiselle les missions qu'on lui confiait. Enfin ça c'est ce que Tor s'imaginait pour la demoiselle à partir de ce qu'il savait...A savoir pas forcément grand chose...

Enfin les assiettes étaient vides, depuis un moment d'ailleurs, mais aucun des deux semblaient ne vraiment y avoir prêté attention. Alors que la demoiselle avait posé sa question, Tor se leva, attrapant les assiettes, il s'excusa au près de la jeune femme et revint peu après, juste le temps qu'il lui avait fallu pour poser dans l'évier les deux assiettes vides. Restant debout derrière sa chaise, il hésita à répondre, mais préféra tendre sa main à la demoiselle que celle-ci accepta, Tor l'accompagnant alors jusqu'au canapé où ils prirent place l'un fasse à l'autre. Le jeune homme se surprit à regarder la demoiselle comme s'il ne l'avait encore jamais vu, son regard partant des jambes de la demoiselle pour terminer à on visage. Toujours avec son fidèle sourire, le jeune homme répondit à la question de la jeune femme. Question d'ailleurs plutôt pertinente, même si le cuisinier aurait plutôt parié sur de la curiosité que sur de l'investigation ministérielle. Et même si c'était le cas, pourquoi ne répondrait-il pas honnêtement, il n'avait aucune raison de ne pas le faire:


- Mon tort? Je n'ai pas souvenir d'avoir un tort. Mais selon moi, ma neutralité n'est pas une malédiction, ni une bénédiction d'ailleurs. Je ne crois pas m'attirer beaucoup d'ennemi par ma neutralité, ni d'ailleurs une grande volée d'ami. Je pense que je suis trop amical pour être un ennemi, mais trop "dangereux" pour être réellement un ami. Et cette situation me convient, elle approche de la solitude à laquelle je tiens tant. Alors pour moi c'est tout bénéfice si l'on peut parler ainsi en terme d'amis et ennemis.

Le jeune homme avait un peu glissé dans le fauteuil et se redressa un peu, fixant les yeux de la jeune femme:

- Enfin quand je dis tenir tant à ma solitude, si un jour je trouve la fille qui me fera craquer, il ne fait aucun doute que j'oublierais ma solitude, mais comme tu le vois, ce n'est pas encore pour maintenant. Et toi, si ce n'est pas trop indiscret mais ça l'est, pourquoi tu n'as personne, c'est un choix?

Le jeune homme avait-il fini de parler? Pas tout à fais:

- Tu préfères quoi avec le dessert, thé, tisane ou café?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syerra Van Blaken
Mangemort
 Mangemort
avatar

Nombre de messages : 265
Age : 25
Localisation : L'endroit n'a aucune importance, seuls les actes comptent
clan : Les ténèbres
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 23/11/2007

Rapeltout
Occl//Legi:
25/100  (25/100)
Niveau magique:
13/20  (13/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Mar 1 Juil - 5:47

La soirée se déroulait de bon train, les deux personnages s’interrogeaient sur divers sujets, la plupart n’ayant aucun rapport entre eux. Enfin, malgré un manque de curiosité remarquable, Syerra trouva toujours une petite question, aussi insignifiante fut-elle, afin de tenir la conversation active. Bref, l’on pouvait dire que tous deux connaissaient les grandes lignes de l’un et de l’autre, sans toutefois trop approfondir une vie qu’ils semblaient tenir sous secret ou peut-être laisser de côté un aspect trop personnel de leur existence différente. Maintenant, nouvelle question venant de l’hôte de la soirée : pourquoi n’avait-elle personne dans sa vie…Un sourcil arqué venant de la part de Syerra, suivit d’un raclement de gorge. Oui, tiens, pourquoi tu n’as personne dans ta petite vie, Syerra, parle-en donc!

-Durant de longues années, j’ai supposé…Supposé, pensé, retourné une question qui semblait indiscutable ou plutôt une affirmation qui pourrait faire mal au plus fort d’entre nous. Je n’ai jamais réellement partagé ma vie communément avec quelqu’un autre que moi-même. Pourquoi cela? Je n’en sais rien, sans doute parce que l’amour, à mes yeux, ne sert à rien d’autre que faire perdre du temps, du temps terriblement précieux, du temps qui s’envole et le temps, laisse-moi te le dire, je n’en ai que peu, peu à accorder à un homme qui ‘’me rendrait heureuse’’. Pffeuuu, le bonheur, comme si cela était nécessaire et surtout, comme si un homme pourrait me procurer du bonheur. Erreur, ce qui me rend heureuse, ce qui me fait littéralement exploser de joie, c’est de combattre, rien d’autre. Depuis toute petite, j’ai vue, entendu, écouté, observé, développé tout ce qui aurait pu m’être utile dans ma vie. Et l’amour n’en faisait pas partie…Oh bien sur, j’ai eu des amants, deux, pour tout dire. Mais la romance n’était guère de mise dans ces deux relations de courtes durées. Si courtes…dire que les deux sont maintenant enterrés six pieds sous terres…Il n’y eut que le plaisir de sentir un homme, de l’avoir près de soi, évidemment, je n’ai absolument rien à redire là-dessus, simplement que je ne me vois pas engagé auprès de qui que ce soit…Trop de problèmes. Pourtant, une fois j’ai failli à ce principe, une fois j’ai aimé, aimé à m’en crever le cœur. Je n’ai que 22 ans, mais l’expérience m’a dégouté jusqu’à la fin de mon existence…Que je ne t’entende pas me dire ‘’un jour, ça va t’arriver’’ ou autre obstinations du genre, je crois bien que je t’étripe si tu me sors un truc sur le type de sujet. Sans cœur, insensible ou simplement pas intéressée, je suis passée au travers de la ‘’dure’’ épreuve qu’est de manger, dormir, vivre en solitaire. En fait, la vie menée jusqu’à ce jour me plait, oui, parfaitement. Enfin…il faut croire qu’un personne telle que moi n’intéresse tout simplement pas les hommes, je dois ajouter.

Petit esclaffement venant de la part de l’Auror. L’amour, quel mot horriblement…horrible. Le mot simple fait fondre des centaines de cœurs, cependant des âmes endurcies telles que la sorcière semblait fortement apte à se passer du mot et des entourages de celui-ci…trop compliqué. C’était toujours la même réponse venant de la jeune femme. C’était à s’en rendre malade. Bref, d’un autre sujet complètement hors-contexte, Tor tendit sa main à la nuisante et tous deux se dirigèrent vers le salon, où ils s’assirent confortablement sur un divan présent dans la pièce. Le cuisinier lui demanda ce qu’elle prendrait avec le dessert. Dans les options que l’hôte énuméra, il y avait du thé. Génial.

-Je prendrai du thé, merci.

Bon…elle supposa qu’il était maintenant le moment de poser une autre interrogation. Cela faisait déjà un bon moment que le petit ‘’jeu’’ durait, enfin, c’était bien, par le biais de cet amusement, les froids de conversations ne se faisaient pas désirer. La jolie jeune femme observait Tor d’un œil attentif, tout en réfléchissant à une question qu’elle pourrait poser…

-Es-tu une personne éprise de liberté? Je demande cela parce que tu as mentionné, plus tôt, que tu voyageais beaucoup, j’en ai donc conclu que le fait de partir libre, voyager, était peut-être pour tarir une soif de liberté?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 28
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Mar 1 Juil - 21:30

Qui l'eut cru? Ces deux personnes que beaucoup de choses semblaient opposer passait un moment des plus agréables, tout au moins le jeune homme passait un moment agréable. D'un autre côté, il n'était qu'un simple homme, pas même engager dans cette guerre qui faisait actuellement rage. Mais il avait déjà exprimer son point de vue quand à son non-alignement et les raisons de son choix. Ceci étant, malgré ce qu'il avait dis, il avait un léger penchant pour la Renaissance. Rien contre le Ministère directement, simplement qu'il doutait que ce soit dans les moeurs de personnes qui disent défendre la vie et la vérité que de tuer des personnes, même si celles-ci sont ses ennemis. D'autant plus dans la froideur dont cela avait été le cas ce jour-là. Ca avait été vite, mais ça avait été violent, particulièrement violent, et ce n'était pas une mort durant un combat, ça aurait pu...Ca aurait dû...Etre une exécution sommaire d'une personne dérangeante. Mais à qui le jeune homme en voulait-il le plus? D'un côté, ses hommes qui avaient pris son père, sans aucune pitié et/ou explications. D'un autre côté son père qui ne lui avait jamais rien dis de lui. Et désormais, c'était seul qu'il devait choisir ceux qui semblaient le mieux représenter ses intérêts.

En parlant de camps, la demoiselle en face avait choisi le sien, celui du célibat, et elle détaillait à Tor les différentes raisons qui l'avait amener à faire ce choix. Et si le jeune homme était au début opposé à l'idée qu'on puisse choisir une vie de célibat entière, le discours de la ministérielle se voulait particulièrement convaincant. Quand Tor parlait de ne pas passer une vie de célibataire, n'allez pas imaginez toutefois la vie de couple avec rôles bien définis. Non la définition du cuisinier était plutôt celle de passer des nuits seul, célibataire quoi. Et qu'on juge la conception de l'amour de la demoiselle crue ou pas, le point de vue de Syerra était particulièrement intéressant, parfaitement acceptable et défendable. L'amour comme perte de temps vaine? Ca se tenait, dans le fond c'était du temps perdu, agréablement perdu il allait sans dire, mais perdu quand même. Et visiblement la jeune femme portait une grande importance au temps, notamment de ne pas perdre celui qu'elle avait pour pouvoir travailler. C'était un peu étrange de voir une demoiselle aussi motivée pour travailler et si peu pour profiter de la vie. Toutefois, le récit de la jeune femme avait comporté un moment rapidement passé, mais visiblement dur pour Syerra quoi qu'elle en dise. "Aimer à m'en crever le coeur". Etait-ce qui était arrivé?

La demoiselle répondit alors à sa seconde question, lui demandant un thé, et lui posa ensuite une question comme le voulait les règles du jeu qu'il y avait entre eux. Question intéressante, et parfaitement logique à nouveau, la demoiselle d'ailleurs confirma poser cette question en raison de ce qu'il avait dis au préalable. Après un sourire, le jeune homme se leva, pour disparaitre dans la cuisine, revenant quelque secondes plus tard. Il regarda la jeune femme et son regard refit ce fameux mouvement de bas en haut, avant qu'il ne dise dans un sourire amusé:


- Une personne telle que toi n'intéresse pas les hommes? Dans ce cas je déclare officiellement que tous les hommes sont aveugles. Tu es une très belle femme Syerra, sombre dans tes vêtements et ta façon d'agir, mais une très belle femme, je ne crois pas que tu n'intéresses pas les hommes, je pencherais plutôt pour le fait que tu leurs fasses peur, sans vouloir te vexer. Reprenant sur un ton plus habituel dira-t-on, Pour ce qui est de mon rapport à la liberté, j'ai voulu partir sitôt mon père mort, dès que j'avais récupéré de ma petite blessure. Mais j'étais mineur et ma mère n'escomptait pas voir le dernier membre de la famille partir ainsi. J'ai donc passé mes examens et finit ma scolarité. Je suis partis presque de suite après. Je ne crois pas alors que c'était un amour de la liberté, plutôt fuir mes responsabilités, ne sachant qui blâmer pour la mort de mon père, je voulais partir, mais finalement la vengeance m'a ramené. Toutefois au fil de mon voyage, j'observais les hommes et les femmes dans leur quotidien, moldus et sorciers. Certains voient une telle différence, en réalité nous sommes si semblables. Mais ce que je voyais c'était cet enfermement quotidien des gens, et j'ai pris goût à ma liberté et j'aspirais bientôt à plus. J'ai donc commencer par "oublier" quelque règles pour en avoir plus. Mais finalement cette soif de liberté s'est apaisée depuis que je suis revenu. Petite pause, Tu as déjà voyagé? Je veux dire comme je l'ai fais, sans savoir où tu vas, juste pour t'éloigner un peu ou pour découvrir des choses.

Rien d'autre n'étant venu à l'esprit de Tor, et cette question étant venue si naturellement qu'il n'avait pas essayé de la réfléchir plus. Il sourit à la demoiselle:

- Noir ou vert le thé?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syerra Van Blaken
Mangemort
 Mangemort
avatar

Nombre de messages : 265
Age : 25
Localisation : L'endroit n'a aucune importance, seuls les actes comptent
clan : Les ténèbres
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 23/11/2007

Rapeltout
Occl//Legi:
25/100  (25/100)
Niveau magique:
13/20  (13/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Lun 7 Juil - 23:10

Il fut question du fait d’être seule ou d’avoir une personne dans sa vie. Personnellement, la jeune femme n’aimait pas trop ce qui entourait la vie de couple et ses entourages…Tor lui répondit que ce n’était pas le fait que le type de femme qu’était Syerra n’intéressait pas les hommes, mais bien simplement parce qu’elle leur faisait peur. La sorcière éclata de rire, un rire qui se voulait sincère et totalement involontaire. Les effrayer? Une nouveauté? Non pas vraiment, c’était loin d’être la première fois qu’elle se faisait dite cela, pour sa plus grand hilarité.

-Ça, je me le fais dire je ne sais trop combien de fois dans vie, jusqu’à maintenant. Enfin, les seules que je puisse réellement faire ‘’peur’’ ne sont certainement pas les hommes du Ministère, ils sont bien pire que moi. Toutefois, je ne suis pas la seule à être dans ce genre de situation et disons qu’à la longue, on finit par s’y habituer, comme toutes choses…

Syerra avait posé à son tour une question, laquelle portait sur la liberté. Est-ce que son hôte était un homme éprit de liberté, ne cherchant qu’à être libre comme le vent, vivre en étant son propre chef. La réponse de celui-ci fut fort intéressante, notant qu’il n’accordait pas tant d’importance au fait d’être libre, mais bien de fuir les responsabilités, peu après ces études Tor avait quitté sa famille, avait fait beaucoup d’observations auprès des sorciers et moldus, mais il fut vite rappeler par la vengeance. C’était assez commun d’entendre ce genre de fin, ‘’revenir pour la vengeance’’…Diable, elle se comptait chanceuse de n’avoir à venger personne, quelle vie cela doit être de se réveiller le matin, la rage au cœur…tu parles d’une façon d’exister.

-La vengeance, dis-tu? C’est drôle de voir à quel point ce mot est employé, par les années présentes. À croire que tout le monde cherche une revanche sur quelqu’un, faire payer un événement. Enfin, je ne connais pas les circonstances entourant cet état, dans ton cas, mais le genre d’excuse qui me tape particulièrement : ‘’Mes parents ont été tués par des Mangemorts, je veux leur faire payer bla bla bla’’, n’importe quoi, bon sang, comme s’ils pensaient pouvoir s’attaquer à des personnes d’une telle puissance, ils se mettent un doigt dans l’œil bien comme il le faut, allons, se venger d’un Mangemort, c’est la meilleure. Je ne dis pas non plus que tout le monde est dans cette situation, mais on l’entend tellement souvent, un vrai cliché quoi, un cliché imbécile, assurément.

À force de côtoyer des êtres tout en pouvoir, on développait évidemment une vision tout autre du monde extérieur. C’était bien vrai, pourtant, qui a déjà réussit à se venger d’un Mangemort, hum? Jamais entendu parler, en ce qui concernait la belle. De toute manière, le jour où quelqu’un réussira cet exploit, pense-t-elle vraiment s’en sortir sans séquelles, comme si on pouvait reprendre une vie normale…Parce que s’attaquer à un Mangemort, c’est se mettre TOUS les partisans contre soi, donc mieux vaut-il ne pas prendre ce risque totalement inutile et insignifiant…
Tor posa à son tour une question, laquelle était si la jeune femme avait déjà voyagé, sans savoir où aller, comme lui avait fait. La réponse s’en suivit quelques secondes plus tard.


-Oui, lorsque j’ai quitté le pensionnat, au lieu de retourner chez ma Tante, je suis partie. J’ai accumulé petits boulots par-dessus petits boulots, histoire de subvenir à mes besoins. Malgré que voyager est un bien grand mot. Je suis toujours resté dans les environs de Londres, je ne me suis pas tellement éloigné, de toute évidence, je ne tenais pas à quitter le pays pour partir ailleurs, cela aurait été inutile. De plus, c’est en restant dans le coin que j’ai pu être accepté en tant qu’Auror, en passant les nombreux tests requis, tests qui n’étaient pas une partie de plaisir, mais au combien plaisant au final. Finalement, je n’ai pas tellement voyagé, je me suis promener par contre…énormément promener.

Elle arrêta de parler. Bon, encore une fois, elle devait poser une question, tout en répondant à la demande du jeune sorcier.

-Thé vert, s’il-te-plait. Raconte-moi un de tes voyages, puisque visiblement, je n’ai que cette envie d’entendre quelqu’un me parler d’une expérience enrichissante.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 28
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Mar 8 Juil - 15:04

Apparemment, la jeune femme l'avait entendu ce discours de la vengeance qui ramène quelqu'un dans un pays où une ville, et en effet, en temps de guerre, il n'est pas très surprenant d'entendre tel discours, ce qui le serait plus serait de ne pas l'entendre. Mais ces vengeances sont comme des pensées importantes, mais pas assez, on les sent, on les espère, mais en fin de compte elles nous sont impossible à atteindre. D'ailleurs le jeune homme espérait-il vraiment se venger où était-il revenu pour autre chose? Il doutait que la vengeance ne soit la raison qui explique tout même si elle était particulièrement plaisante car elle évitait de se demander la vrai raison de son retour. Plaisante car il ne savait pas pourquoi il était revenu à Londres. Peut-être était-ce le fait d'être recherché sur le continent européen, peut-être le fait d'être recherché dans le Lancashire, peut-être tout simplement qu'il ne voulait plus voyager et que sa Londres natale le rappelait à elle. Non la vengeance était décidément parfaite pour ne pas avoir à se poser trop de questions sur ce retour à la vie sédentaire si l'on peut ainsi parler:

- Je ne crois pas réellement vouloir me venger, c'est juste que c'est une excuse particulièrement bien pour moi car elle me permet de ne pas trop réfléchir à une autre raison qui pourrait être plus logique ou plus véridique. Pas que je le regrette, mais dans le fond peut-être que ma vie de liberté a périclité comme périclite cette idée de vengeance que je ne compte pas accomplir. Sourire narquois, Punaise, tu as entendu ça? J'aurais dû faire philosophe je le savais. Pas croyable que c'est moi qui ait dis ça bon sang. Péricliter deux fois dans la même phrase, je me présente aux prochaines élections pour le poste de ministre.

Et la demoiselle raconta qu'elle même avait voyagé, même si elle jugeait le terme inapproprié car elle ne s'était jamais trop éloignée de Londres et qu'elle n'avait jamais vraiment eu l'envie de quitter le pays de toutes évidences. Elle rajouta que c'était ainsi en restant proche de Londres qu'elle avait finalement réussi à devenir une Auror. Un mot qui avait drôlement changé de saveur, autrefois considéré comme les grands gardiens du Bien, aujourd'hui comme les premières lignes du ministère. Ce qui n'en faisait pas de la chair à canon bonne à être tuée. Ils restaient des Aurors, parfaitement entrainés et formés. Et la jeune femme utilisa le terme de promener pour définir avec exactitude ce qu'elle avait fais au cours de ses années où elle était dans les alentours de Londres:

- Mieux ne vaut-il pas se promener et voir un petit peu de pays que de rester cloitrer dans ce qu'on connait non? Après tout, Londres est une très belle ville il n'y a rien à redire, mais je pense que tu conviendras que c'est également notoirement agréable de voyager ou de se promener. En revanche je ne crois pas que ça aurait été inutile que tu quitte le pays pour voyager ailleurs, les cultures des autres pays sont également intéressantes, bien que je n'ai vu que le contient européen. La France m'a déçu, j'attendais plus de ce pays, l'Allemagne m'a toujours bien accueilli, l'Autriche m'a toujours séduite par ces montagnes et les pays de l'Est ont gagné mon estime par la sympathie des gens, leur beauté et leurs fêtes. Maintenant si tu veux entendre un récit de mon passé, je vais d'abord chercher le thé parce qu'il me semble que l'eau bout.

Absence rapide du jeune homme dans la cuisine où le rejoint un félin qui visiblement a regagné en énergie. Le chaton filant entre ses jambes à un rythme plus que motivé alors que le jeune homme tentait tant bien que mal de ne pas renverser de l'eau à travers la cuisine entière, chose que bien que miraculeuse, il parvint finalement à faire, et il revient dans le salon avec le sourire suivit du déchainé petit chaton. Posant le thé vert sur la table basse devant Syerra et le thé noir devant sa propre place:

- Que pourrais-je donc te raconter de mon voyage? Tient pourquoi pas ma rencontre avec Vincent Winnfield. Un ministériel en ce moment bien que alors il était un simple policier moldu. Enfin simple policier se serait lui enlevé le fait qu'il a failli me tuer. C'était presque au début de mon voyage, j'avais seize ans, c'était donc après la mort de mon père, pendant les vacances, j'avais déjà envie de voir un peu du pays et ma mère ne m'avait pas empêché ça. Mais j'avais déjà un don étrange pour m'attirer les ennuis. Rien de bien méchant, bien évidemment, enfin rien de bien méchant, j'ai vu la mort de près alors un peu méchant quand même. Il faut te remettre dans le contexte d'alors. Mon père avait été tué par des inconnus et j'étais comme n'importe qui, après avoir été anéanti, très peu de temps certes, mais après l'avoir été, j'en voulais à la terre entière. Et il y avait ce groupe de jeunes, ils devaient avoir quelques années de plus que moi et leur occupation était de se foutre des gens qu'ils croisaient. Un d'eux a dis que je devais être un pauvre orphelin. Ce genre de choses je les laisses passer, mais pas alors, j'étais trop en colère et j'avais besoin de me lâcher, de me relaxer. Ils furent l'objet qui me permit de me calmer. Je les ais frappé viollement, ils étaient cinq ou six plus âgés, mais ils étaient stupides et j'étais entrainé. Avec de la colère dans chaque geste. Un d'eux avait un pistolet, j'ai été encore plus violent avec lui, et je les ai laissé dans une flaque de sang, vivants bien que très amochés, mais il y avait ce flic. Un pourri que je suivais depuis un moment. Un enfoiré qui trahissait la police. Et il me poursuivait, comme nous avons atterris dans une impasse, que je le savais sorcier, je comptais transplaner après lui avoir dis que je savais. Il m'a tiré dessus avant que je finisse de parler, sans sommation, juste un tir, touché, et il m'a lui aussi laissé pour mort. J'ai transplané et survécu avec une cicatrice nouvelle. Tu voulais une expérience enrichissante, et bien celle-ci m'a appris plusieurs choses. D'abord que l'Homme est con, ensuite qu'il peut être violent, également que la violence fait du bien et soulage de poids, enfin et surtout, j'ai appris ou plutôt compris que le ministère aura plus de mal qu'il ne le croit à affronter les moldus, leurs armes sont dangereuses, plus ou autant que nos baguettes. Maintenant dis-moi, Van Blaken ça fait un peu hollandais, d'origine du continent européen?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syerra Van Blaken
Mangemort
 Mangemort
avatar

Nombre de messages : 265
Age : 25
Localisation : L'endroit n'a aucune importance, seuls les actes comptent
clan : Les ténèbres
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 23/11/2007

Rapeltout
Occl//Legi:
25/100  (25/100)
Niveau magique:
13/20  (13/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Lun 4 Aoû - 21:06

-L’homme est con d’une manière ou d’une autre. Ce que je veux dire, même le plus intelligent, le plus doué, un génie est con, pourquoi? Parce qu’un tel génie doit se résoudre à vivre seul, seul avec lui-même, car une personne, aussi douée soit-elle, ne peut nécessairement pas trouver un autre égal à lui, une entité pareille ne peut qu’être abandonné à soi-même. Je veux en venir à ceci : quoi que l’on dire, la chose reste la-même : on ne peut jamais compter sur l’appui de quelqu’un, de toute façon, nous finissions poignarder à un moment ou à un autre. C’est désolant de ne pas tirer plus d’attention sur cela, puisque la plupart du temps, le traître est inusité, il se déclare, comme cela, sans crier gare. Cependant, la suite est plus intéressante. En nous rendant compte ce guet-apens tendu par la vermine, nous pouvons nous armer en conséquence. Il y a toujours un moyen de s’approprier informations, ne serait ce qu’une bride qui nous permettrait de nous approcher, lentement mais surement, autour de celui qui a osé nous ‘’tuer’’, finalement, le moment propice : le jour où celui désiré est à découvert. Les grandes excuses habituelles, on le sait, il n’avait pas le choix….pas le choix, nous avons toujours le choix, que l’on dise ce que l’on veule, décider est une capacité dont nous, humains, sommes doté, je ne vois pas pourquoi il y en aurait incapable de l’utiliser, non?

Tor s’était absenté un moment, pour aller chercher le breuvage, un thé, autrement dit. Vert pour elle, noir pour lui. L’hôte revint, tenant les deux tasses en main, suivit de ce petit chaton que Syerra avait pu caresser quelques heures auparavant. Vega, il lui semblait…c’était drôle de voir que, même en présence d’une inconnue, le petit se montrait parfaitement alaise, enfin, c’était plus ridicule qu’autre chose, mais bien que mignon. Puis on en vint à la question de Tor, laquelle portait sur le nom de famille de Syerra. Un mince sourire aux lèvres, plusieurs confondaient le nom…Van Blaken était en fait deux nom de famille….

-Crois-le ou non, mon nom de famille est en fait deux noms de famille. Bon, mon père portait, au tout début, les deux noms en entier, soi Vantley Blake. Toutefois, il y eut une période qui, selon ma mère, fut qualifié de sombre. Apparemment, mon père aurait déserté…pour je ne sais quelle raison. Par la suite, il décida de couper court son nom, pour ‘’tromper’’. Il prit pour acquis le fait de faire passer ses noms pour un seul, le fait de passer plus inaperçu… Par contre, ce n’est pas le nom qui le sauva, mais bien le fait qu’il eut recours, durant de nombreuses années, à utiliser une autre apparence par le biais du polynectar… Avec un nom et un visage nouveaux, il passait pour une toute autre personne. Malgré cela, les problèmes que mon père avait entretenu durant des années causèrent sa perte, d’où son suicide peu de temps avant ma naissance. Bref, mes noms ont une origine bien Anglaise, je suis née à Londres, tout ce qu’il y a de plus banal…le passé de mon paternel est on ne peut plus flou, moi-même, j’ai de la difficulté à y voir clair.

L’Auror, à la fin de son court récit, approcha la tasse de ses lèvres, souffla un petit peu et prit une gorgée du liquide chaud, réconfortant en une nuit d’hivers glaciale. Un soupire quasi-silencieux en suivit la gorgée du thé, la belle tourna son regard brillant vers le cuisinier : c’était maintenant à elle de poser une question. Enfin, puisque son hôte l’avait interrogé sur ses origines, elle le ferait donc, ça allait de soit, mais c’était plus une échappatoire, car elle n’avait aucunes idées d’interrogations…

-À ton tour maintenant, de me renseigner sur tes origines. Tor Barda, avant toi, je n’avais jamais entendu un nom semblable, raconte m’en un peu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 28
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Mer 6 Aoû - 19:29

- Oh il n'y a rien dans l'histoire de mon nom qui soit important, en réalité je ne me suis jamais vraiment interrogé sur les origines de ce nom. A quoi bon ne s'intéresser qu'à soit après tout? Et à quoi bon s'intéresser à notre passé, d'autant plus qu'il n'est pas le notre mais celui d'un nom. Je préfère regarder vers l'avenir, regarder devant moi en me retournant quelque fois sur ce qui a fais de moi ce que je suis. Et quand je regarde ce que j'ai fais derrière moi, j'avoue être assez content de ma vie. Bien sur ceux sont là des pensées que l'on peut juger vaniteuse ou orgueilleuse, mais est-ce vraiment important? Je sais ce que j'ai fais, pourquoi je l'ai fais et j'ai plutôt réussi. Maintenant si je puis te parler de mes origines, c'est uniquement de mes parents que je puis te parler. Commençons par la partie la plus simple, mon frère, étant donné qu'il a quitté la maison alors que j'avais douze ans, tu dois comprendre que je ne sais de lui que ce qui tient sur une carte d'anniversaire et une carte de noël. Je sais qu'il en Bulgarie à faire des études sur les dragons, les animaux c'est son grand dada. Sa petite drogue à lui. Je ne sais rien d'autre sur lui sinon qu'il était un grand frère génial, emmerdant mais génial.
Ma mère est née en Angleterre, dans une famille athée mais plus riche que bien des familles juives. Elle était aussi parfaite qu'une mère peut l'être dans les yeux d'un petit garçon, attentive, soigneuse, toujours à l'écoute, elle n'a jamais été absente quand j'avais besoin d'elle. Et elle a été et reste une leçon d'humilité pour bien des gens puisqu'elle a préféré mon père à cette vie de riche héritière fille unique. Enfin riche, disons que sa famille ne vivait pas dans le besoin. Je ne sais de cette partie de ma famille que ce que ma mère m'en a rapporté, que du bien sur toutes les personnes dont elle m'avait parlé, que ce soit de mes grands-parents à mes oncles et tantes, quand ma mère parlait d'eux, il y avait quelque chose de brisé dans sa voix, elle disait que ça n'avait pas d'importance, mais pourtant il était évident qu'elle aurait adoré revoir sa famille.
Et mon père, lui c'est tout simplement le plus grand mystère de ma vie. Pour aussi loin que je me souvienne sa relation avec mon frère a toujours été chaotique, suffisamment du moins pour que mon frère ne délaisse la maison à seize ans. Mais avec moi jusqu'à mes douze ans et le départ de mon frère, il a toujours été un père idéal je crois. Sa conception des choses était de toujours me mettre en compétition avec mon frère de telles façons que l'on veule toujours être meilleur, c'était un jeu jusqu'au départ de mon frère, après j'ai été en compétition avec mon père, et tout est devenu sérieux. Il ne s'agissait plus de jouer à la guerre avec des morceaux de bois sous l'oeil amusé d'un père, mais de s'entrainer à tuer avec autant d'armes blanches qu'il était possible. Je suis devenu un soldat débrouillard, il m'a appris tout ce qu'il savait sauf ce que je voulais apprendre de lui. Il m'a appris à être plus violent que n'importe quel adversaire, il m'a appris à être une arme parfaitement affutée, il m'a appris à trafiquer les systèmes anti-intrusions moldu, il m'a appris la mécanique des auto et moto moldus, il m'a appris à vivre avec la mort sur mes trousses, une arme dans ma main droite, mon poing gauche ferme, mais je n'ai jamais rien su de lui. Peut-être voulait-il m'en parler, en tout cas il est mort alors que j'avais seize ans. Et tout ce que je sais de lui c'est son nom de famille, qu'il était en cavale dangereux et recherché. A non je sais aussi qu'il était irlandais.
Voilà tu en sais à peu près autant que moi sur ma famille et mes origines, je me demande si ce n'est pas d'ailleurs ces absences de réponses qui me font tant voyager, je veux dire, est-ce que je n'étais en pleine course avec mon passé pour essayer de le retrouver? Mais je réfléchis tout haut, dis moi plutôt, tu ne t'es jamais demander ce qu'il y avait après la vie? Je veux dire, cette question hante tellement de monde, alors je me demandais si tu avais déjà réfléchis et décider ce qu'il y avait après la vie?


Longue prise de paroles, peut-être nécessaire dans le cadre de cette réponse puisque ce n'était pas réellement la réponse à la question de Syerra, plutôt une interprétation de cette question étant donné qu'elle ne trouverait pas de réponses. Enfin quoi qu'il ait pu en être Tor avala une gorgée du thé noir, regardant la demoiselle, attendant une réponse...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Syerra Van Blaken
Mangemort
 Mangemort
avatar

Nombre de messages : 265
Age : 25
Localisation : L'endroit n'a aucune importance, seuls les actes comptent
clan : Les ténèbres
Humeur : Indescriptible
Date d'inscription : 23/11/2007

Rapeltout
Occl//Legi:
25/100  (25/100)
Niveau magique:
13/20  (13/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   Sam 20 Sep - 20:57

Ce qu’il y a après la vie? Sérieusement, je ne le sais pas. De là à croire que c’est le néant total, je ne m’y risquerai pas. Je ne suis pas une croyante assidue, cela dit, je me questionne peu sur les suppositions, les faits m’importent plus que le reste. Je cherche à comprendre pourquoi tous les hommes ont si peur de la mort, comment en vient-on à redouter quelque chose qui est éternel? Pour moi, ce qui est éternel n’a pas lieu d’être craint, loin de là. Je préfère penser qu’une fois ma vie terminée, je serai récompensée, non pas pour mes actes, mais pour la personne que j’ai été, fière d’elle-même, forte de sa personne. Sans doute te parais-je égoïste, et bien oui, je le suis. Ne penser qu’à moi-même fait partie intégrale de ce que je suis. C’est bon et mal, dans les deux sens opposés. Bon, que je puisse me valoir sans le besoin des dires de plusieurs et mal dans ma propre définition de ce que je suis. My, myself and I, n’est-ce pas? Je les utilise trop, au moins j’en ai conscience. Parfois, j’en viens à me dire pourquoi toujours se baser sur des choses comme l’apparence que nous avons, l’aura que nous dégageons. C’est bête, voire même complètement inutile, car tant que nous nous voyons en bien, en tant qu’être non pas parfait, mais correcte, alors là nous avons accompli quelque chose de grand. Être capable de mettre de côté la face extérieur et faire briller le côté intérieur de notre esprit est merveilleux. Je n’ose pas dire que j’en suis rendu à un tel point, cela dit je suis parfaitement capable d’assumer ma façon de penser, de voir les choses. C’est tout ce dont j’ai besoin pour avancer convenablement dans ma vie et d’atteindre les grands buts que je me suis fixé, voilà de ça plusieurs années.

Prenant une gorgée de thé, la belle prit une pause de parler, afin de déguster le succulent thé vert que venait de lui apporter Tor. C’est en repensant que cette journée avait été des plus étranges, mais surtout du comment avait-elle fini par aboutir ici? Visiblement, ces deux personnages étaient différents, venaient d’un monde différent et opposé et abordait des sujets de manières variées, tout en gardant un sérieux calme, sans être ennuyant.

-Malgré que…trop penser à ce qu’il y a ‘’après’’ en rend fous plus que la moitié de la population sur terre. La peur de l’inconnu, une grand incompréhension, toujours à se demander pourquoi mourir ou des broutilles du genre, c’est dommage de ne pas voir ce grand pas comme étant une libération, dans ma tête, c’en est une, une récompense ou non, toutefois, je ne peux qu’approuver et voir d’un bon œil, la venue d’un temps de repos. Dans le pire des cas, si c’est le néant total…nous n’avons qu’a nous dire que d’une façon ou d’une autre, nous finirons par décoder ce noir, à l’aimer, l’apprécier.

Court silence de nouveau, la soirée avançait rapidement, la jeune femme replaça délicatement une mèche de cheveux rebelle qui tomba devant ses prunelles brillantes, elle se prit à fixer le visage neutre de son hôte et plus elle se dit qu’elle ne le reverrait sans doute pas, après ce dîner, qui s’achèverait bientôt.

-Et toi, qu’en penses-tu? Le néant après la vie?

(désolée, je n'avais plus vraiment d'inspiration)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un dîner, c'est bon pour le moral [PV Syerra]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» 1D6 POUR LE MORAL (règle optionnelle)
» Abonnement Xbox Live : 13 mois pour 30 €
» Quelle PSP choisir... pour Monster Hunter bien sûr!!
» Fin de l'association UDE/Ankama pour Wakfu TCG
» CaC pour bi-élément feu/terre

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Renaissance du phénix :: Le Monde Magique :: Vos Demeures Respectives :: Maisons :: Maison des Barda-
Sauter vers: