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 N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]

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Mickaëlle L. Karsingher
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MessageSujet: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Mer 16 Avr - 4:29

Flash Back*

Dean Mick, je sais que tu ne veux plus me voir, mais s’il te plait, fait un effort. Ça faisait tellement longtemps que l’on s’était vu! Tu pourrais au moins paraître heureuse de me revoir…Il s’est passé tellement de chose, depuis la dernière fois. Depuis quelques temps, plusieurs disent avoir aperçus des Mangemorts rôdés dans les rues. C’est terrible, comment va-t-on faire pour s’en sortir? De plus en plus de morts sont déclarées tous les jours, des disparitions, des meurtres plus horribles les uns que les autres. Je ne peux pas croire que tu veuilles joindre les rangs de ces pourritures, Mick, ouvre-les yeux, par pitié, reviens avec nous, avec moi, nous pourrions partir, échapper à cet enfer…

C’en était trop, Mickaëlle regarda d’un air glacé son ancien ami. Ancien, depuis qu’il n’avait pas accepté sa décision de quitter sa famille, de tout laisser en arrière pour joindre l’Armée du Dark lord. L’obscure sorcière lui avait pourtant dit de ne plus venir la voir et encore moins si c’était pour venir lui casser les oreilles avec ces petites plaintes. Elle gardait toujours en tête que toutes personnes qui se dressaient contre elle étaient maintenant considérer comme étant ses ennemis. Avait-elle des pincements au cœur, en affirmant cela? Point du tout. Elle s’en allait maintenant tête haute, ne se retournant plus pour les faiblesses qui tentaient de l’atteindre de l’amadouer.

Mickaëlle- Stop that. J’en ai marre. Je ne reviendrai pas sur ma decision, c’est clair? De toute façon, je me souviens d’avoir précisé que je ne voulais plus t’avoir sur mon chemin, à partir de maintenant. Alors pourquoi t’entêtes-tu à revenir sans cesse ? Tu ne comprends donc pas que tu ne fais que perdre ton temps ? Ha et qu’est-ce que je fais ici…Wasting of time…Precious time…

Elle tourna talons, quand Deaniel attrapa son bras brusquement. La sorcière fit volte-face, sortant sa baguette magique, la pointant sur le cou du sorcier. Il ne recula pas, ne lâchant pas le bras de son amie. Il tenait à elle, beaucoup trop, même. Il était clair qu’elle avait été corrompue, qu’était-il advenu d’elle ? Mickaëlle avait tellement changé, en si peu de temps. L’obscure femme ne quittait plus des yeux Dean, elle voulait qu’il l’a laisse partir, sans histoire. Elle était très lasse de ce genre d’affrontement. Elle se déplaça un peu, tentant de se libérer de cet homme imposant.

-Lâche mon bras, Dean…sinon…

L’ex-Auror la regarda, un air de défit sur le visage. C’était plus fort que lui, il fallait qu’il force les événements, encore une fois. Il resserra sa main autour du bras de son amie. Il ne la laisserait pas partir, pas encore. Il voulait lui parler, lui dire tant de choses, mais elle était tellement distante. Il vit que Mickaëlle recula un peu, lui ne fit que rapprocher

-Sinon quoi, Mick, sinon quoi…qu’est-ce que tu vas faire ?

Fin du Flash Back*

Elle rouvrit ses yeux. La sorcière était assise sur un banc de pierre, par cette nuit froide. Que venait-elle faire ici ? Un irrésistible besoin de venir observer de nouveau quelque chose. Mickaëlle pensât que ce n’était pas une idée géniale de revenir ici, il n’était pas bien de revenir remuer des mémoires, de ressasser sans cesse le problème, de chercher, de vouloir comprendre. C’était dans sa nature : ne jamais laisser tomber jusqu’ à ce qu’elle obtienne ce qu’elle voulait. Mick croisa ses jambes, le regard à présent changé : sévère, froid, impassible. Les émotions, elle n’en avait plus, elle ne devait plus en éprouver. C’était ce qu’elle tentait de se convaincre. En son for intérieur, l’obscure savait qu’une part de défaut restait en elle, ce défaut ineffaçable.
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Mer 16 Avr - 21:54

Un cimetière? Un endroit plutôt lugubre qu'avait choisi Tor comme lieu pour sa promenade. Enfin, il n'avait pas décidé de se promener dans un cimetière mais plutôt pendant sa ballade, il avait vu la grille en fer entrouverte et en avait profiter pour se glisser dans ce qui était supposé être un havre de paix. Au moins un endroit où la guerre ne viendrait pas lui poser de problèmes. La guerre ne respectait pas forcément beaucoup de codes, mais un cimetière restait un endroit où personne n'avait envie de se battre, en tout cas personne avec rien qu'une partie de sa raison. Le jeune homme se demandait lui même ce qu'il faisait dans un endroit pareil, il regardait les pierres gravées au nom de personne qu'il ne connaissait pas. Beaucoup de noms qui ne lui disait absolument rien, mais qui pourtant devait rappeler bien des choses à certaines personnes. Un cimetière était un endroit où souvent des choses revenaient à la mémoire, parfois des morceaux entier de souvenirs. Sous forme pour certains de flashbacks, pour d'autre sous forme de pensées rapides. On ne faisait jamais de rencontres joyeuses dans un cimetière, ou alors il était plus que temps de le signaler à Tor. Le jeune homme avait beau être un solitaire, il appréciait la compagnie, surtout de jeunes femmes. Enfin, il aimait surtout les discutions construites et intéressantes, souvent les bars permettaient ce genre de discutions, après tout le bar avait son avantage, puisque c'était une vérité que l'alcool est un lubrifiant pour dégripper les rencontres que l'on peut faire dans un bar. Mais le cuisinier préférait les rencontres qui pouvaient se passer de ce dégrippant spécial.

Son pas s'accéléra un peu alors qu'il passait entre les rangées de tombes, c'était un grand cimetière. Un grand cimetière mais très bien entretenu, les tombes parfaitement alignées. Sous la lune à moitié pleine, l'endroit avait quelque chose de sur-réaliste, surtout avec le froid qui régnait dans le cimetière. Pas vraiment motivant comme endroit pour se poser. La sortie était juste en face, Tor y arriva, se saisissant de la froide poignée métallique, il se retourna une dernière fois pour observer les tombes. Quand un détail lui attira l'attention, une femme assise sur un banc de pierre, seule. Il se retourna alors qu'il allait sortir et se dirigea vers la jeune femme. Il approchait de dos à la personne sur le banc. Il voyait juste l'émotion que dégageait de profil le visage de la jeune femme. Visage fermé, regard froid bien que un peu perdu dans des pensées. Tor était arrivé juste dans le dos de la jeune femme, peut-être avait-il été discret, il avait fais en sorte que ce soit le cas, mais la jeune femme devait aussi ne pas être tout à fais concentrer sur le moment présent. Tor se demanda un instant la façon de faire la plus intelligente. Plusieurs solutions, tourner les talons en espérant que la demoiselle se rende compte de sa présence, lui parler et certainement la faire sursauter. Poser ses mains sur ses épaules étaient aussi une possibilité, tout comme s'asseoir à côté d'elle et lui parler. Finalement il opta pour un mélange des trois dernières solutions. Il posa sa main sur l'épaule de la jeune femme, s'asseyant à côté d'elle, il commença à citer un passage biblique:


- La marche du vertueux est semé d'obstacles qui sont les entreprise égoïstes que fait sans fin surgir l'œuvre du malin. Béni soit-il l'homme de bonne volonté qui au nom de la charité se fait le berger des faibles qu'il guide dans la vallée d'ombre, de la mort et des larmes, car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés.

Une entrée en matière surprenante me direz-vous, oui mais Tor n'était pas vraiment quelqu'un d'ordinaire, plutôt quelqu'un que personne ne connait vraiment, pas même ceux qui lui sont proches...
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Mickaëlle L. Karsingher
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Jeu 17 Avr - 4:42

‘’-Je ferai le nécessaire’’

Cette phrase résonnait dans la tête de Mickaëlle. Elle l’avait dite il y a de cela quelques années, déjà. Que le temps passait rapidement, cela étonnait la brunette chaque fois qu’elle s’arrêtait pour y penser, ne serait-ce qu’un peu. Le temps, il est dommage de ne pas pouvoir l’avancer un peu plus. Contrairement à la majorité des personnes en ce monde, Mickaëlle souhaitait ardemment que tout se déroule à une vitesse hallucinante. Une
imperfection, chez l’obscur? Pas vraiment. Dans sa nature, elle aimait l’ordre, cela faisait parti des plus grandes priorités pour la sorcière. Discipline, calme et ordre étaient l’expression fétiche de Mick. De plus, elle avait une sainte horreur du retard. Enfin, quoi! Lorsqu’une heure vous ait assignée, débrouillez-vous pour arriver dix minutes, vingt minutes, trois heures si nécessaire pour que le retard soit évité.

Elle se concentra sur autre chose que les nombreuses tombes qui se trouvaient devant elle, préférant éviter plus particulièrement celle qui était en face d’elle, au risque de la briser en milles morceaux. Il faisait nuit noire, quelques flocons descendaient du ciel, allant se déposer sur les cheveux et les épaules de Mick. Celle-ci perdit sa vision dans le ciel étoilé, parsemé de petite neige tombante. Bientôt elle devrait rentrer chez elle, Maïwen et Jenz l’attendaient pour l’heure du lait. Chats gourmands. Elle les aimait, ces petites bêtes. Probablement les seuls êtres vivants auxquels elle accordait de l’affection, surtout venant d’une femme renfermée comme Mickaëlle.

Ne portant pas attention à ce qui l’entourait, la sorcière perdit son esprit ailleurs, n’attendant pas les pas qui s’approchaient d’elle. Effectivement, un homme d’apparence jeune venait en direction de Mick, s’arrêta derrière elle. Pourtant, elle ne l’entendit pas, trop occupée à méditer sur une liste de chose qu’elle aurait à faire, le lendemain. Le lendemain…9 :30, elle devra se rendre au Ministère. 10H, elle clôt quelques dossiers de la veille, 11h : elle prend une petite pause-café, 11h20, retour au boulot. Ensuite, à 12h, elle quitte son lieu de travail pour aller prendre un déjeuner avec Clarissia, une collègue du Ministère. Puis se déroule l’après-midi, travail, travail et encore du travail puis finalement le soir, rentrer à la maison, nourrir minets etc.… Journée type dans la vie de Mickaëlle Leyna Karsingher. Journée bien remplie, horaire qu’elle suit à la lettre, sans encombrements ni embûches. Tout est parfait.

L’homme reste derrière elle, hésitant. Mick, elle, ne se rend compte de rien, jusqu’à ce que l’inconnu posa sa main sur l’épaule de l’obscure. Le contact fit l’effet d’une douche froide, à la sorcière. Mais qui osa la faire sursauter de la sorte. Elle dégagea son épaule, observant l’auteur de son sursaut. Celui-ci parla de choses et d’autre, s’asseyant près de Mickaëlle. Mais qui était cet énergumène? Une envi irrésistible de sortir sa baguette magique la prit, mais elle se retint.

*Well, il ne m’a rien fait de mal, le jeune…mais c’est quoi ces manières, on prévient de sa présence. Cela aurait été moindrement poli de sa part…J’espère simplement que je n’ai pas affaire avec un ivrogne, je ne suis pas d’humeur à m’occuper d’un cas perdu d’avance. Dear God, j’aurais du partir ou ne pas venir ici ce soir. Bon, que me veut-il, cet étranger? Son visage m’est totalement inconnu, moi qui pourtant aie une bonne mémoire, pour ce qui est de la reconnaissance de visages déjà aperçut…Damn It…Hoping he’s not one of those dumb guy of the other day…Aww*
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Jeu 17 Avr - 11:27

- ...J'abattrais alors le bras d'une terrible colère, d'une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaitras pourquoi mon nom est l'Eternel quand sur toi s'abattra la vengeance du Tout-Puissant. Ezechiel 25 verset 10.

La jeune femme avait sursauté quand Tor avait posé sa main sur son épaule. Mais elle n'avait rien rétorqué à sa phrase. Apparemment hermétique au dire du jeune homme. Visiblement, il avait tiré la jeune femme à ses pensées, et celle-ci outre le fait d'avoir été surprise devait se demander qui pouvait ainsi poser sa main sur son épaule ici. Un cimetière, certainement pas un endroit où l'on s'attend à rencontrer quelqu'un, encore moins en soirée quand il fait froid et qu'il neige. Mais dans un cimetière, comment peut-on rencontrer quelqu'un dans un cimetière? Ce n'est pas vraiment le genre d'endroit où les gens se rendent pour discuter avec des personnes, c'est plutôt un lieu de replis sur soi, mais ironiquement, c'est aussi un endroit où l'on aime le moins être seul. Peut-être même l'endroit où il est le plus important d'avoir quelqu'un avec soi. Surmonter les épreuves est une épreuve en soi. Et celle douloureuse de la perte de quelqu'un est souvent facilité lorsque des gens vous entourent.

Mais les réactions quand à la mort d'un proche sont souvent changeantes, et varient selon les personnes. Ainsi, certaines personnes réagissent plus ou moins bien à la perte d'un proche. Certaines personnes ne ressentent rien, enfin personne ne ressent rien, simplement certains savent le cacher. D'autres sont plus émotifs, mais ironiquement, les gens qui sont le plus émotif passe plus facilement sur ses sombres moments. Peut-être parce qu'ils les extériorisent, peut-être parce qu'ils les exorcisent en en parlant avec des personnes, alors que les premiers se renferment sur eux-mêmes, s'aigrissent et préfèrent la solitude. Un cas de figure que connaissait le jeune homme. Mais le plus dur pour ses personnes qui ne se montrent pas émotif était souvent le regard des autres. Ce regard a toujours un poids dur à supporter pour certains. Tor lui se fichait bien de ce qu'on pouvait penser de lui, peu lui importait qu'on le juge stupide, sans cœur.

Assieds à côté de la demoiselle, il avait désormais tout loisir d'observer son visage, qui aurait pu être encore plus agréable s'il n'avait pas été marqué par une certaine froideur mêlée à une sévérité anormalement impassible pour une jeune femme. *Avec un visage aussi clos, je serais prêt à parier que dans trente secondes avec une fois morose elle va me dire qu'elle va bien*. La jeune femme n'avait pas encore eu un regard pour Tor, certainement se demandant qui pouvait être cet homme se baladant dans un cimetière aussi tard dans la nuit. Surprenant n'est-il pas? D'autant que cette personne accostait une jeune femme. Mais pourquoi serait-ce Tor qui était décalé dans sa façon d'agir et pas la femme à ses côtés?


- Vous saviez que le groupe Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick and Titch aurait pu ne pas s'appeler ainsi? Parce que à l'époque, Pete Townshend voulait quitter les Who en conséquence de quoi le groupe se serait appelé Dave Dee, Dozy, Beaky, Mick, Titch and Pete. Silence tenue par les deux personnes, mais apparemment vous n'en avez rien à faire. Habituellement, vous savez, mon ouverture avec passage biblique suscite l'attention, surtout chez les jeunes femmes au visage clos dans un cimetière, la nuit quand il fait froid surtout. A nouveau, un silence, allez quoi, vous pourriez me donner un coup de main, vous croyez que c'est facile de commencer à parler la première fois qu'on rencontre quelqu'un? Encore un silence, écoutez, vous ne voulez pas parler, c'est tout à fais votre droit, mais c'est bien dommage de se priver d'un peu de compagnie. Vous savez, je ne suis ni saoul, ni un revenant, ni un pédophile, ni un tueur en série.

Départ lamentable dans leur discution. Apparemment, peu importe ce que disait Tor, la jeune femme n'en avait cure. Peut-être une marque de détachement, peut-être simplement une marque de supériorité hautaine. Tor se lève du banc:

- Barda Tor, vraiment enchanté d'avoir fais votre connaissance, j'espère vous revoir car j'apprécie réellement votre trop plein de discution.

Tor avait finis sa phrase en commençant à marcher vers la sortie du cimetière, il ne pouvait obliger les gens à parler, si elle le voulait, elle saurait le héler, et si elle ne voulait pas parler, au moins elle saurait son nom...
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Mickaëlle L. Karsingher
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Sam 19 Avr - 4:34

Désagréable cette sensation que celle d’être épier. L’obscure, d’abord perdu dans ses réflexions, n’avait pas remarqué la présence d’un jeune homme qui lui était inconnu, jusqu’à ce moment où le principal intéressé posa sa main sur l’épaule de la sorcière, tirant ainsi de sa torpeur Mickaëlle. Première réaction, elle sursauta évidemment, regardant l’homme qui prit place à ses côtés, parlant de choses qui ne disaient strictement rien à la ministérielle : d’ailleurs, celle-ci dégagea vivement son épaule de la main du pur étranger. Mauvaise approche, surtout auprès d’une femme comme notre Mick. L’obscure se contenta d’observer d’un œil froid et disant le nouveau venu, ne prenant pas la parole. La première chose que voulut faire Mickaëlle? Lancer un sort de bloclang à ce jeune impoli, histoire de lui fermer le clapet, mais elle se retint, de peine, inutile de le mentionner.

*My World, c’est quoi cet homme…Et de quoi parle-t-il? J’espère qu’il n’a pas dans l’idée que je l’aborde gentiment, surtout de la façon dont il m’a approché. Non mais. Il veut quoi, que je lui parle? Que je lui réponde comme toute petite nunuche inconsciente le ferait? ‘’Bonjour, je m’appelle Mickaëlle, heureuse de vous rencontrer’’ Faux, premièrement ce serait un mensonge, deuxièmement je ne suis pas d’humeur bavarde et convivial aujourd’hui…enfin, m’arrive-t-il de l’être? La dernière fois remonte à…aww, trop loin. Bon, le voilà qui repart sur un sujet qui m’est totalement inconnu et surtout…ai-je envi d’en apprendre plus sur ces mystères, la réponse est nom, of course.*

Le jeune magicien incita la sorcière à répondre…Lui laissait-il le temps de le faire? De toute façon, même si elle en avait eu l’envi, elle n’aurait rien pu répondre, parce que ce jeunot ne lui laissait que deux secondes d’intervalle entre chacun de ses silences. Celui-ci dit ne pas être un ni saoul, ni un revenant, ni un pédophile, ni un tueur en série. Du point de vue de Mickaëlle : 1- S’il avait été saoul, il aurait bien facile de se débarrasser de lui. 2- S’il s’était avéré être un revenant, elle n’en aurait eu que faire : pour avoir fait toutes ses études à Poudlard, elle en avait soupé de fantôme, de revenant, ce n’est pas ce qui l’aurait impressionné le moindrement du monde. 3- Un Pédophile ? Elle n’aurait pas eu à se sentir menacer, puisqu’un pédophile ne faisait que traquer de pauvres enfants, alors elle était largement en mesure de faire mordre la poussière à une telle ordure. Finalement, un tueur en série. Sa théorie ? Spéciale, en ce qui concernait ce sujet. Après maintes tentatives de conversations avec l’obscure, l’inconnu se présenta comme étant Tor Barda…Étrange nom, Mickaëlle se demanda de quel nationalité pouvait bien venir ce nom. L’énergumène se dirigea vers la sortie de cimetière, la sorcière attendit au dernier moment pour lui répondre, avec un accent britannique prononcé, sans hausser la voix pour autant


-That’s too bad, j’aurais bien aimé discuter avec un tueur à gages. Apparemment que ces personnes ont une façon de penser bien distincte, cela pourrait être intéressant de bavarder avec un tel personnage, pas que je sois particulièrement attirée par une profession qui implique de se salir les mains de la sorte, mais simplement de pouvoir arriver à cerner la logique, la patience de ces fins stratèges…don’t you think ?

Sans se retourner, Mickaëlle avait répondu, mettant fin à ses silences. Peut-être l’homme ne se retournerait pas, ce n’était pas plus grave, de toute évidence.
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Sam 19 Avr - 9:22

*Dommage qu'elle ne parle pas, elle a l'air d'une personne charmante. Enfin, je suppose si l'on arrive à délier sa langue. Oh et puis j'espérais quoi? J'espérais sincèrement qu'une personne, si tard sur le banc d'un cimetière allait être ouverte à la discution avec un inconnu? Faut sérieusement que j'arrête de délirer. Et puis de toute façon, qu'en a-t-elle à faire de moi? Bah au moins j'aurais essayé. Je me demande juste qui y est perdant? Elle, pour ne pas avoir parlé à un homme qui parle sans arrière-pensée ou moi qui ne sait pas du tout qui elle est. Enfin je suppose qu'il est plus facile de ne plus se parler lorsqu'on avait pas parlé?*

[i]Le jeune homme avait de toutes façons finis de parler, si la jeune femme n'avait pas répondu, il devait y avoir une raison, et par conséquent, il n'avait aucune raison de lui forcer la main. Aucune raison de lui forcer la main? N'était-ce pas ce qu'il avait fais en se levant après avoir dis tant de choses? Si, on pouvait voir ça comme ça, ce n'avait pas été sa première idée, mais au moins, de n'avoir pas discuté avec elle, il en demeurait bien plus simple de quitter le cimetière sans pour autant avoir le sentiment d'avoir laissé quelqu'un. S'ils avaient discuté, elle aurait eu un nom, des goûts, des choses à blâmer ou a encenser, elle aurait été quelqu'un. Mais il ne s'était rien dis, elle n'était donc que la fille du cimetière, une personne parmi mille autres.

La nuit était noire et froide, le manteau que portait le jeune homme le réchauffait toutefois largement assez qu'il ne souffre pas du froid. Et puis il avait toujours le sang chaud. Qu'importe qu'il pleuvait, qu'il neigeait, qu'il ventait ou qu'il grêlait, ses mains et son visage restaient impassiblement chauds. Un coup de vent relativement froid lui tapa la joue *encore un froid mois d'hiver...Vaut mieux ça qu'un froid mois d'août*. Les pas de Tor étaient bien moins silencieux qu'avant, chaque fois qu'un de ses pieds touchaient le sol, le bruit de la chaussure sur le sol résonnait dans presque la totalité du cimetière. Seul bruit avec les hululements du vent entre les tombes. Avez-vous déjà vu Groom Service? Au moment ou Ted veut fuir la dernière chambre, quand Chester Rush se tourne en disant fortement "Pognon". Et bien comme le groom dans ce film, Tor se figea sur place quand il entendit une voix dans son dos. Comme jusqu'à preuve du contraire il n'y avait jamais que la jeune femme et lui, que la voix était efféminée et que cette voix avait abordé un sujet relativement proche de ce qu'il avait préalablement dis.

Tor se retourna, il y avait une distance raisonnable entre la demoiselle et lui, et le jeune homme se fit un plaisir de diminuer cette distance. Ses pas n'étaient en rien plus rapide que ceux qu'il avait lorsqu'il marchait vers la sortie. Une erreur de sa part? Non. Il réfléchissait pendant qu'il marchait. Il réfléchissait à ce qu'avais dis la jeune femme. Elle avait un accent britannique aisément audible et reconnaissable, ça en rajoutait au charme du personnage. En plus de son sympathique visage, et de cet intéressant mystère qui l'entourait. Et puis *tueur à gage? Est-ce que j'ai la tête d'un tueur à gage? Enfin, selon la définition qu'elle m'en donnera j'entrerais peut-être dans cette catégorie...Sérieusement...Non, je pense pas...Sauf si on considère qu'il s'agisse simplement d'une personne que l'on paye pour tuer...Oui mais il l'avait fais une fois...Aucun intérêt...*. Il était arrivé à hauteur de la jeune anglaise. Conclusion peut-être rapide, mais il la gardait pour lui, le temps lui dirait s'il avait raison où pas. Mais un accent anglais comme celui de la jeune femme, ça ne s'imitait pas. Il se rassied à côté d'elle:


- Well... Je pense que je vous dois des excuses pour vous avoir fais sursauter. Donc je m'excuse pour ma stupidité passée. Pour le reste, je suis plutôt très d'accord avec vous, ceux sont des personnes très intéressantes, le tout est de savoir quelle est la définition que vous donnez à ce terme. Et puis, on ne sait jamais sur qui on peut tomber dans un lieu comme celui-ici, isn't it?

De la même manière que la jeune femme avait commencé et terminé ses paroles par de l'anglais, le jeune homme fit la même chose. Pas par moquerie ou ironie, mais plutôt comme une marque de respect. Première discution, sujet intrigant, les tueurs à gage...
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Mickaëlle L. Karsingher
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Dim 20 Avr - 23:45

Mickaëlle prit la parole, par contre elle n’augmenta pas le son de sa voix. De toute façon, elle n’avait rien à en faire si cet exalté ne tournait pas le dos. Donc, l’obscure ne tourna pas sa tête pour daigner observer le jeune homme dit Tor Barda. Cependant, avec un tel nom, elle se demandait d’où pouvait-il bien être originaire. Enfin, question qui restera sans réponse, puisqu’elle ne la poserait pas, Mick avait horreur de ce genre de petite question inutile, car, de toute évidence, elle ne reverrait jamais ce sorcier de reste de sa vie. Les seuls qu’elle acceptait de revoir c’était des collègues de travail, en dehors du Ministère. Somme toute, c’était une personne fort solitaire, qui n’aimait pas avoir d’attache ou d’engagement envers quiconque : les engagements ou promesses, elle les tenait rarement, sauf pour le travail…et les attaches? Mieux vaut-il ne pas en parler.

La ministérielle croisa ses jambes, comme à son habitude, tournant toujours dos à l’inconnu. Elle avait répondu aux appels de l’homme, lesquelles elle s’était abstenue de répondre, trouvant le sujet qu’il choisissait insensé et complètement hors-sujet, enfin, selon Mickaëlle, d’autres pourraient les trouver tout à fait approprier, mais pour une personne tel que l’obscure, le sujet devait être dans ses lignes d’intérêt, donc vous en conclurez que tout ce qui entoure les petites fleurs roses, les mots doux et les imbéciles n’étaient pas le genre de sujet que Mick aimait discuter, quoiqu’il était rare qu’elle aimait faire la conversation avec de pur étranger qui l’abordait en mettant leur main sur son épaule de façon à la faire sursauter, donc la mettre de mauvais humeur, encore moins apte à la discussion et/ou une bonne claque derrière la tête.

L’étranger sembla avoir entendu les paroles de la sorcière, car elle put entendre les pas de celui-ci revenir vers elle. Mickaëlle, quant à elle, tourna que très peu sa tête, histoire d’apercevoir si le dénommé Tor Barda approchait. Effectivement, il ne se trouvait pas très loin de l’obscure, qui détourna les yeux, pour reposer ces derniers sur une tombe qui se trouvait devant elle, tombe qui était abimée, c’était plutôt normale, vue le nombre d’année depuis qu’elle était ici. Enfin, l’énergumène était rendu à destination, s’assit à côté de Mick, qui ne retourna pas pour autant son regard vers lui, toujours quelque peu perdu dans ses contemplations de tombes, à la recherche de noms qu’elle aurait déjà entendu. L’obscure en comptait trois, jusqu’à présent.

Le jeune homme prit la parole, employant le début et la fin des phrases tout comme l’avait fait Mickaëlle, malgré qu’il ne semblait pas avoir d’accent aussi accentué que la sorcière. Elle n’en fit rien, se contentant de lever un peu sa tête, son attention concentrée sur une statue qui s’élevait dans le milieu du cimetière. À cause de la noirceur, les formes de celle-ci étaient indistinctes, mais on pouvait apercevoir des ailes…un ange, pour faire changement.


-As I've seen a few times ago, nous pouvons croiser plusieurs genre de cinglés: les inconscients ou de ceux qui ont des idées superflues derrières la tête, to me, ce sont bien eux les pires, toujours aussi prévisibles. Ils ne se rendent pas compte qu’ils n’ont aucune crédibilité, d’ailleurs ils ne servent qu’à remplir les cimetières, tellement faciles à désarmer, à prévoir, à contrôler. Only my opinion, but they are so unimportant. Humph, comme la plupart des personnes en ce petit monde.

Elle disait cela avec une telle simplicité, enfin, ces insignifiants pouvaient bien la divertir, par moment perdu…
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Lun 21 Avr - 12:52

Bien si la jeune femme n'avait pas parlé, même aussi doucement, Tor aurait certainement regretté de ne pas lui avoir parlé, mais il en fut tout autrement, la demoiselle avait parlé. A partir de là, tout changeait. Evidemment pas du tout au tout, mais d'une personne parmi un millier d'autre elle devenait quelqu'un. Même si le sujet de discution n'était assurément pas de ceux que Tor avait l'habitude d'avoir avec des inconnus, il devait reconnaitre être tant à la fois intriguée que agréablement surpris par la jeune femme. Quelqu'un qui voulait discuter de tueur à gages avec un inconnu, avouons-le, c'était déconcertant. Mais s'il fallait ceci pour que la demoiselle accepte de discuter, et bien il en serait ainsi. La jeune femme n'avait aucun regard pour Tor, préférant regarder les tombes, marque de dédain? Assurément, elle était bien sure d'elle, ce qui n'était pas pour déplaire au cuisinier. Cela signifiait qu'elle défendrait son opinion plus que farouchement, ce n'en rendrait le dialogue que beaucoup plus intéressant. Restait à espérer que les dires de la jeune femme soit à la hauteur des attentes qu'avaient maintenant suscité la jeune femme à son interlocuteur.

Et effectivement, il semblait qu'elle réponde à ses attentes. Elle ne répondit pas à la question du jeune homme, préférant exprimer son opinion sur ce qu'elle entendait par tueur à gages. Elle parla de cinglés, qu'elle définissait par des inconscients ou des personnes qui ont des idées superflues derrière la tête. Trouvant qu'ils étaient les pires car trop prévisibles et trop faciles à battre. Elle ne leurs accordait aucune utilité que celle de remplir les cimetières. A nouveau une phrase en anglais, portant une appréciation générale sur ces personnes. Phrase d'appréciation qu'elle accompagna d'une autre phrase, généralisant ce qu'elle venait de dire à la "plupart des gens". Une intéressante façon de penser, Tor n'y adhérait pas totalement, mais il fallait laisser à la femme qu'elle avait raison sur un certains nombre de points:


- Sad but true.

Pourquoi cette phrase là? Parce qu'il avait Metallica en tête? Pas sûr, en tout cas il se sentait un peu comme ce garçon dans cette chanson de ce groupe, "The Unforgiven". Avait-il raison de se sentir ainsi. Pas sur. Nostalgique...Coup de Blues. Rien d'affolant, ça arrivait dans un cimetière, lorsqu'on discutait de tueurs à gages avec une demoiselle. La jeune femme dirigeait la discution, cela n'embêtait pas particulièrement le jeune homme, juste une piqure d'insecte dans la nuque, l'amour propre, Tor s'était débarrassé de beaucoup de chose et en avait atténué beaucoup, mais sa fierté n'avait jamais réellement disparu. Elle ne se matérialisait plus que par la forme de piqure dans sa nuque, mais elle était toujours là. Pourtant il n'en laissait rien transparaitre.

Il se contentait de penser, en regardant la femme à côté de lui. Elle avait croisé les jambes, un regard dur et un visage fermé, et cette façon détachée qu'elle avait eu de parler d'un sujet comme celui de tueurs, c'en était extrêmement intrigant. Mais en dépit de ces marques que Tor aurait peut-être qualifié de hautaines si il avait connu la jeune femme, il la trouvait plutôt jolie. Il ne portait aucun jugement sur la jeune femme, se contentant de se demander qui elle pouvait être. Mais était-ce vraiment là l'essentiel, c'était au tour de Tor d'exprimer son point de vue:


- Flabbergasted, the feeling you make me feel. I mean, such a beautiful girl thinking about death. Mais vous avez choisi le sujet des tueurs à gages, alors je pense bien que c'était assez inévitable que nous parlions de morts. Surtout dans un cimetière d'ailleurs. Bien sûr, je ne peux dire le contraire, certains tueurs à gages sont juste fêlés, mais à côté, il y a des professionnels, qui préparent avec méthode, et calculent chaque détail. De la position du soleil sur leur emplacement jusqu'à la façon dont ils prendront la fuite. Et ceux-là remplissent les cimetières aussi, mais pas de la même façon. Mais les plus dangereux ceux sont ceux que vous qualifiez de cinglés, mais qui prévoient et qui anticipent. Ceux-ci sont les plus dangereux. Car les cinglés n'ont pas peur de la mort par stupidité, les meilleurs ont peur de la mort, mais ceux-là. Pour eux la vie est un jeu et leur came c'est l'adrénaline. Et ceux-là sont les plus dangereux, ils ne redoutent pas la mort, mais ont le sang-froid des vrais professionnels, ce qui les rends presque invincibles. All that is, ever. Ever was, will be ever, twisting, turning, trough the never.

Le tout était de savoir qu'est ce qui restera après le néant. Qu'est ce qui pourra survivre au néant...
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Mer 23 Avr - 4:42

Drôle d’issu, pour une approche qui avait pourtant mal débutée. Le jeune homme répondit à chaque commentaires de l’obscure. Autrement dit, il suivait le cours de la discussion. Mickaëlle commenta les cinglés, puisqu’il semblait que le sujet avait été choisi en conséquence de l’endroit et des rencontres que l’on pouvait y faire. Naturellement, ce n’était qu’histoire de passer le temps et de faire la discussion, car elle n’en avait que faire de ces imbéciles. Malgré qu’il pouvait s’avérer utile d’utiliser ces insignifiants. Car pour tout objectif, manipuler, contrôler afin d’atteindre ce but fixé, c’était un jeu dangereux, amusant. Qui n’osait jamais faire face au danger? Dépasser ses limites, toucher aux extrêmes imposés. Délicieuses sensations que de surpasser l’impossible, de briser toute convention. La violence était au sein de ces émotions fortes, la violence pure. Certains la craignent, d’autre la vénère, quant à Mickaëlle, elle ne faisait usage de cette petite merveille que lorsque l’occasion s’y présentait.

-Ne pas redouter la mort? Let me laugh. Even the proudest man in the world will be affraid of the Death. Qui ose dire ne pas redouter le néant vienne me voir. Il faut avoir bien du culot pour dire une telle chose, surtout de nos jours. Ne pas redouter la mort est plus qu’une faiblesse, c’est ce qui fait que l’équilibre n’est plus équilibré. L’adrénaline, comme vous dites, n’est que temporaire, ils ne peuvent s’en servir, à moins d’être constamment under pressure. Et laissez-moi douter de ceci : le fier dira qu’il est infaillible, le fort se dira fier. Équilibre? No, and you know, dear, the issue is: how can we live between dumb people who think they’re the biggest, the best? Comment peut-on avoir un minimum d’espace pour vivre notre vie, aussi ennuyeuse ou trépidante est-elle ? All this makes me mad, dear God.

Elle passa sa main devant son visage, signe qu’elle préférait passer à autre chose, au risque de devenir vraiment en colère. Toute cette impuissance, autant de grandeur fondée sur un rien la rendait malade. Cela constituait sans doute le plus gros défaut de l’obscure : la colère. Ce péché, elle y excellait. On pouvait même dire qu’elle s’y était attachée, à ce trait de caractère horrible. Lorsqu’elle ‘’explosait’’ littéralement de rage, la seule chose qu’elle pouvait se souvenir, c’était les conséquences qui suivaient ce petit ‘’échappement’’, comme Mick les qualifiait. Étrange personnage, impassible, aux apparences inoffensives….aux apparences seulement.

*Disgusting…je m’étais promise de ne plus parler d’un sujet qui me rendrait…anyway, j’espère que ce jeune est suffisamment futé pour ne pas revenir sur la discussion ou je risque de briser quelque chose…awww…mais qu’est-ce que je fais ici…il fait de plus en plus froid, et je ne vois pas pourquoi ce sorcier perdrait son temps à discuter avec moi, alors que nous ne nous reverrons probablement jamais de cette vie. Et je ne pense pas que nous ayons suffisamment de point en commun pour pouvoir évaluer la progression de cette guerre contre les parasites. I don’t even know in which side he is.*

La sorcière tourna la tête vers l’étranger, le visage sans expression. Il ne semblait pas bien âgé, celui-là. Probablement quelques années en moins qu’elle. Pas que Mickaëlle était très avancé en âge, enfin, elle ne paraissait pas faire son âge, soit 27 ans. Malgré que la sévérité dont elle faisait preuve la vieillisait énormément
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Mer 23 Avr - 12:43

Tor fixait les rangées de tombes devant lui. Ce cimetière avait quelque chose de paranormal. Toutes les tombes y étaient si parfaitement rangées, si parfaitement alignées, c'en était très surprenant. Finalement, le jeune homme était parvenu à ses fins, faire parler la demoiselle. Oh le sujet était choisi en conséquence du lieu et sans réel intérêt, mais il présentait au moins un avantage, il avait délié cette langue et attisée la curiosité du jeune homme. Evidemment, c'était un premier sujet de discutions des plus étranges, mais après tout pourquoi pas? Pourquoi ne parlerait-on pas des tueurs à gages au lieu de parler par exemple de sa journée, puisque c'est souvent ainsi que s'organisent les premières discutions, on choisit une personne qui n'a pas vraiment la tête des bons jours, on l'aborde et on lui demande "Dure journée?", et à ce moment là, trois choix, la personne vous répond, la personne vous répond d'aller vous faire voir, la personne ne répond pas. S'il n'avait pas posé de questions à la jeune femme sur sa journée et la raison de sa présence, il n'avait eu pour toute réponse que le silence, silence signifiant sans doute aucun qu'il devait aller voir ailleurs. Pourtant la demoiselle avait fini par lui parler avant qu'il ne parte. Elle avait parlé normalement alors qu'ils étaient assez loin, comme si elle avait voulu testé si Tor avait bien été attentif à ce qu'on lui disait.

Et, malheureusement(?), pour la jeune femme, il avait entendu et s'était retourné pour revenir s'asseoir à côté d'elle. Et ils avaient discuté tranquillement d'un sujet qui semblait énerver la jeune femme. Son ton n'avait pas changé, toujours cette pointe hautaine, cette fierté ou cette supériorité qu'elle éprouvait sur les tueurs à gages. N'était-ce pas un poil ironique? La demoiselle leur reprochait leur fierté quand elle même semblait particulièrement fière et sure d'elle. Mais comme à son habitude, Tor ne s'arrêterait pas sur cette considération de la jeune femme. Qui lors d'une première rencontre ne s'est pas fais passé pour autre que ce qu'il est? Et puis elle avait de la discution. Signe de dédain évident, d'agacement aussi. Apparemment il était temps d'orienter autrement la discution. Bon et bien, il semblerait que c'était son tour de parler. Il ne savait pas trop que dire, mais finalement, pouvait encore répondre à la demoiselle concernant les tueurs, et après? Il trouverait, il improviserait comme toujours:[/i]

- C'est un point de vue intéressant. L'homme fier dira qu'il ne redoute pas la mort. Celui qui vraiment en redoute pas la mort sourira en la sentant venir, ne regrettant rien de sa vie. Telle est la différence entre le fier et le téméraire. Mais si le fier redoutera toujours la mort, le téméraire lui pourra quand même la craindre. Mais puisque tout le monde un jour doit mourir, autant le faire dignement. Quand au minimum d'espace pour vivre sa vie, je pense que là malheureusement il n'y a que deux possibilités, se faire marcher dessus ou se frayer un chemin. Il se tut, constatant que la chaleur diminuait encore plus, il reprit, Si vous vous posez la question, et comme de toutes façons vous ne me croirez pas puisque tout le monde ment, je ne prends pas partie dans cette guerre. L'explication étant que je n'ai pas de raisons apparentes de le faire, et aussi que j'ai gardé cette conception qu'un homme qui ne veut rien est invincible.

Il y eut un léger coup de vent, rappelant encore une fois le froid. Le jeune homme n'avait rien à faire du froid. Il gardait son sang froid, mais il avait toujours chaud en toutes circonstances. Il se leva, autant sa veste, le regard de la jeune femme en dit long, elle avait compris ce qu'il voulait faire et visiblement n'avait aucune envie de le laisser faire. Mais il ne se laissa pas pour autant démettre, il mit sa veste sur les épaules de la demoiselle. Et il lui sourit de façon amicale. Mais de toutes évidences, la confiance de la demoiselle était quelque chose de dur à avoir. Il reprit la parole, reprenant quelque chose qu'il avait dis avant:

- C'est marrant dans la situation actuelle, je me sens comme le vertueux qui est confronté aux obstacles qui seraient alors votre silence et votre ressentiment envers tout ce que je pourrais faire qui serait galant. Mais en revanche, vous seriez dès lors l'entreprise du malin et à cette idée voyez-vous, je me fais très mal.
Ou alors peut-être que je me trompe et que ce monde est l'entreprise du malin. Ce qui signifierait que l'un de nous serait le vertueux, le berger des faibles, mais aussi qu'un de nous serait le faible qu'il faut guider. La question est alors de savoir: qui est qui?
Pour ma part, je me nomme Barda Tor, et comme je l'ai dis précédemment, je ne suis ni un dangereux résistant, ni un fougueux ministériel. Comme je l'ai aussi dis, vous n'avez aucune raison de me croire...
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Mickaëlle L. Karsingher
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Sam 26 Avr - 7:01

Flash Back, suite *

Ils tournaient, inlassablement. Tous deux savaient que l’issu de cette rencontre serait déterminante et déterminée d’ici la fin de la nuit. Pour le moment, Mickaëlle ne quittait plus du regard Dean, qui tenait toujours aussi fermement son bras. Un léger engourdissement se faisait ressentir entre l’épaule et le coude de la sorcière, qui pointait, sans aucune faiblesse, sa baguette vers le cou du fougueux jeune homme. Pourquoi s’entêtait-il à la faire revenir, alors qu’il savait fermement que l’obscure de changeait jamais d’avis sur ses décisions. Probablement s’accrochait-il à ses espoirs, tous aussi perdus les unes que les autres. Désolent, désespéré. Inutile d’espérer un revirement de situation. Malheureux était celui qui restait bloqué dans la chimère de son passé, de souvenirs à présent disparues dans les méandres de la noirceur, tentant du mieux qu’ils pouvaient de reprendre leur statuts tant convoités. Mais il était trop tard. Corrompue par l’Affliction, ensevelit sous les aléas de la violence, de ce gout amer qu’était le sang, renonçant à tous contacts bénéfiques pour chaque être humain, Mickaëlle vivait d’eau fraîche et de haine, nourrissant de sombres desseins.


Deaniel- Mick, arrêtons ce cirque, c’est complètement stupide. Nous tournons en rond, sans cesse. Pourquoi n’entend-tu pas raison? Écoute-moi, tu sais que j’ai raison, que nous pourrions être heureux ensemble. Je ne t’ai jamais oublié, même après ce que tu m’as dit. Je ne peux pas y croire, Mickaëlle, c’est impossible. Tu ne peux pas nous avoir oubliés…m’oublier. C’est immoral, inacceptable, comment peux-tu joindre les rangs de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom? Comment peux-tu? Explique-moi!

Un soupire se fit entendre. Impatiente, énervée, Mickaëlle toisait avec mépris Deaniel. Enfant inconscient et stupide, il ne savait pas qu’il courrait un danger : celui de rester trop longtemps près de l’obscure, rapidement, il paierait de cette erreur, aussi anodine pouvait-elle paraître.

Mickaëlle-I am with the Evil until my own Death will come. Je vous combats, non seulement les faibles, mais aussi les personnes comme toi, Deaniel. You’re pitiful, Dean, so fragile. Je suis dans ce clan, tout comme tu es dans le tien. Je ne fais que suivre mes convictions. Il suffit de choisir le meilleur. C’est ce que j’ai fait.

S’il savait quel funeste destin l’attendait…Mon Dieu, s’il savait

Fin du Flash Back*

Pour une seconde fois, retour à la réalité. Assise près de l’étranger citeur de bible, Mickaëlle lui parlait, gardant grandement ses distances. Ce jeune homme la rendait perplexe. Il paraissait un peu trop aisé avec elle. Enfin, il était difficile d’acquérir toute l’attention et la sympathie, si elle en éprouvait, de la sorcière. Suite au mouvement de main de l’obscure, l’inconnu crut comprendre qu’il valait mieux éviter certains sujets. En ce qui concernait Mick, il était préférable de changer complètement de discussion ou garder le silence. La deuxième option sonnait doux aux oreilles de l’austère, mais quelque chose lui disait que ce jeune avait la parlotte un peu trop facile…jeunesse, quant tu nous tiens.


-To make it short and clear, no one’s here need to be guide. Aider les faibles n’est pas dans mes cordes, you know. De toute façon, je ne demande jamais rien et je ne tiens pas à recevoir en retour, car, la gratitude n’est pas de cet univers. L’égoïsme, lui, est en majorité et prend de l’ampleur constamment. So, I don’t need anyone, and anyone needs me. Wonderful, isn’t it? I think it is. Humph, le Malin? Il n’existe pas. Il n’y a que Dieu pour ordonner, faire le supposer équilibre. A en constater l’état de la civilisation, il a perdu de la main, l’éternel…

Le sorcier renomma son nom, expliquant qu’il n’était pas un Résistant et encore moins un Ministériel. De plus, celui-ci retira sa veste et la déposa sur les épaules de Mickaëlle. Son visage se durcit un temps soit plus, elle ne dit rien, retirant simplement la veste de ses épaules et la tendit à l’étranger. Un contact de trop, une fois encore.

-No thanks, I feel perfectly good.

Et elle ajouta d’une voix qui se voulait calme et disposée.

-Je m’appelle Mickaëlle. Membre dévouée du Ministère de la Magie.


Dernière édition par Mickaëlle L. Karsingher le Dim 27 Avr - 6:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Sam 26 Avr - 16:01

La jeune femme semblait être perdu dans un souvenir. Elle avait cet air absent qu'ont les gens quand ils se souviennent ou penses à quelque chose, ces petits signes qui ne trompent pas un regard légèrement absent, un air légèrement surpris quand la réalité revient. Peu importe qui était enterré dans ce cimetière, il était évident qu'il y avait une personne à laquelle cette femme avait tenu. Ou alors un souvenir vraiment très réjouissant qu'il lui revienne à la mémoire dans ce lieu de tristesse et de désolation. Mais, le jeune homme n'était pas au bout de ses surprises avec cette femme aux idées visiblement biens arrêtées. Il fallait avoir foi en ces convictions, mais elle, elle donnait l'impression qu'il en serait toujours ainsi. Une sacré conviction. Qu'elle ne se pense pas capable d'aider les faibles, que ce soit fautes de coeur ou fautes de capacité, ça c'était compréhensible. Dire que l'égoïsme était bien plus fort que la gratitude, ça c'était plutôt une vérité qu'une conviction. Mais dire n'avoir besoin de personne et que personne n'avait besoin d'elle, ça c'était en revanche très étrange. Comment une personne, si infiniment forte soit-elle, pouvait-elle ainsi dire n'avoir besoin de personnes, on avait toujours besoin de quelqu'un. A un moment, on a toujours besoin de quelqu'un, ne serait-ce que pour nous rappeler qu'on est encore en train de vivre. Et dire que personne n'avait besoin de soi, ça en revanche c'était presque idiot. Car même si on ne le voit pas, du fait de nos paroles et nos actes, il y a toujours une personne qui vous prendra en modèle, et cette personne aura besoin de vous, que vous en soyez ou non conscient. C'est à ce moment qu'il posa sa veste sur les épaules de la jeune femme, il supposait qu'elle refuserait, ce qui fut le cas, disant se sentir parfaitement bien. Et enfin, elle se présenta. Il y avait du progrès, lent, très lent, mais du progrès tout de même:

- Même si je doute que ce soit partagé, je suis enchanté de faire votre connaissance Mickaëlle. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je trouve ça plutôt beau le mensonge. Ne pas dire la vérité pour se protéger, ou simplement pour accéder au pouvoir. Oh ce n'est pas la seule déclinaison du pouvoir que de ne pas dire la vérité. On peut aussi la dire partiellement pour faire croire sans inventer qu'une personne à fais ou dit quelque choses mais en le sortant de son contexte. Et puis il y a aussi la raison de mentir. Mais ce qui est surement le pire est de se mentir à soi-même. Enfin, je ne veux pas vous parraitre porter un jugement sur vous, mais il est évident que vous vous mentez. Vous voulez vous donner le sentiment d'être parfaitement indépendante et de n'avoir jamais besoin de quelqu'un. Vous ne supportez pas l'idée qu'on puisse vous aider. Non je ne joue pas à la pèche au hasard. Je déduis. La première que je vous ai vu, vous me paraissiez en train de réfléchir, et juste avant, vous pensiez à nouveau. Vous auriez pu penser à n'importe quoi bien sur, mais nous sommes dans un cimetière, il est donc logique que vous pensiez à une personne dont vous aviez besoin, ou du moins à qui vous teniez. Peut-être un ami qui avait fais fondre ce coeur qui se donne l'allure d'être de glace. Et puis il y a eu ce refus de ma veste dont on peut tirer trois conclusions. Premièrement, vous n'avez réellement pas froid. Ou alors, vous êtes une féministe qui rester persuader que la galanterie . Enfin, je peux penser que vous voulez garder ce masque de femme intouchable au coeur dur. Well, too long right?

Effectivement, le jeune homme s'était enfin rendu compte du monologue qu'il venait de tenir. Décidément, il faudrait qu'il prenne des cours pour parler moins. Enfin, tout cela lui avait paru à dire, pas nécessaire, mais il fallait qu'il le dise sur le moment. Après tout, il était un inconnu dans un cimetière que la jeune femme oublierait dans quelque temps, alors y avait-il mieux placé pour risquer des phrases comme celles qu'il venait de dire. Enfin, il verrait bien comment réagirait la demoiselle, *Et comment crois-tu qu'elle va réagir? Elle va te faire un grand sourire et te dire tu as raison....Mais tu rêves mon pauvre ami, faut sérieusement arrêter le chanvre indien mon grand. Elle va gentiment te remballer...* Oui c'était surement ce qui allait arriver alors qui a ce que ça soit ainsi et que la demoiselle juge mal le jeune homme, autant encore parler:

- The Government. The law. A choice. Je ne vais pas vous juger sur votre choix, chacun est libre de faire le sien. J'ai opté pour ne pas prendre partis entre les agissements des fois louches du ministère, et les agissements illégaux de la Renaissance. Mais je voulais vous demander, quelles sont les raisons qui vous ont poussé à choisir le Ministère? Triomphe et gloire peut-être? Peut-être voulez-vous remplacer l'esprit du mal, devenir un génie infernal.

Un bien étrange discours, d'autant qu'il ne faisait pas de doute dans l'esprit du jeune homme que la ministérielle n'avait certainement pas choisi le Ministère parmi les raisons qu'il énonçait. Et pour la première fois, le jeune homme se rendit compte qu'il était avec une fille, sans avoir pour autant un sourire aux lèvres. Grave moment apparemment...
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Dim 27 Avr - 21:40

‘’Tu n’es tellement rien pour moi’’

Dires vrais, réalistes qui blessaient, mais qui étaient si sincères. Elle les avait employés, lors de ce soir déterminant. Mickaëlle la dure, Mickaëlle la méchante, Mickaëlle si, Mickaëlle cela, elle les avait tous entendu. Poudlard, quel souvenir horrible. Elle avait tant détesté cet endroit, haï ce lieu qui pourtant était une protection pour leurs élèves. Protection, quel mensonge. La plupart des étudiants faisaient maintenant partis des partisans du Dark Lord. Alors, protection? En ce lieu de repos qu’était le cimetière, elle s’évadait facilement dans ses songes, contre sa volonté. Penser, repenser, réfléchir, elle ne faisait que cela, ça la rendait folle. Trop de choses en tête, trop de secrets. L’obscure reprit ses esprits, oubliant la présence de l’homme qui l’avait étrangement abordé. Il lui parlait, mais sa voix lui paraissait lointaine. Comme si elle flottait entre deux pensées, ce sentiment d’abandon profond qui jaillissait constamment, cette solitude qui devenait de plus en plus présente, elle s’enfonçait dans cette noirceur, noyant la petite fille qu’avait été la sorcière. Corruption, dégénérescence, qui faisait que peu à peu, elle se dévorait de l’intérieur pour finalement devenir que l’ombre d’elle-même, cette ombre qui hantait, qui torturait, qui s’amusait du malheur d’autrui. Cette autre ‘’Elle’’ qui agissait. Peu à peu, elle s’abandonnait à cette noirceur, que de délices lui prodiguait-elle. Tant de visions dont elle ne gardait aucuns souvenirs surgissaient dans sa tête, prenant la place, se logeant profondément et décider de tous gestes, de manières, de réflexions.

Elle cligna des yeux, comme si elle venait de se réveiller. Sensation de douleur à la tête, Mickaëlle regarda droit devant elle, entendant clairement la voix du jeune homme assit à ses côtés. Plus tôt, elle lui avait répondu que personnes n’avaient besoin d’elle et elle, encore moins besoin de quelqu’un. C’était un statut qu’elle aimait particulièrement, celui d’indépendante. Durant tant d’années, l’obscure avait été couvert par ses frères, ses parents, comme si elle était une enfant fragile, qui fallait constamment surveiller. Une prison, oui. Alors, la liberté ressentit lorsqu’elle avait quitté sa famille, que de plaisir! Elle s’était sentit bien, elle pouvait respirer. Mais restait toujours une saleté qui collait à ses basques, dont son frère Kane, sa mère et un fantôme, si l’on pouvait dire.


-Vous sautez un peu trop rapidement aux conclusions, young man. Je me demande qui êtes-vous pour dire que je me mens? Je suis la mieux placée pour savoir si j’ai besoin de quelqu’un ou non. I learned to take care of myself all alone. L’aide, je la prodigue par moi-même. Que l’on m’ôte la vie si je mens sur ce sujet, car, voyez-vous, aussi indépendante puis-je paraître, m’aider serait une insulte à mon égard. C’est bien une des seules leçons que la vie m’ait enseigné. And helping someone, to me, is just a sign of pity towards this person. Disgusting.

Silence. La sorcière arrêta de parler. Elle poursuivit, la voix froide, comme d’habitude. Elle croisa ses bras, ne tournant pas sa tête vers le sorcier. Il l’énervait. Il déduisait un peu trop rapidement, sans connaître la personne à qui il s’adressait. Inconscient.

-I was thinking about a beautiful death I've offered to a ‘’friend’’, a few years ago. Donc, on en reparlera, de l’amitié. Quant au refus de votre veste, premièrement, si j’avais froid, je n’aurai pas demandé votre veste, simple question de principe. Second, pensez ce que vous voulez de ce refus, sachez que votre jugement m’importe peu. Et vous dites que vous n’avez pas choisi de camps. Cette décision est bien à vous. J’ai choisi le Ministère, car il suivait mon ordre d’idées, de buts. I chose the most powerful of the both. Simply, Effective.
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Lun 28 Avr - 9:35

*Diantre*, un seul et unique mot qui pourtant exprimait bien ce que ressentait le jeune homme. Effectivement, la demoiselle avait raison, il n'avait pas utilisé le bon mot en utilisant le terme "mentir", malheureusement si ce n'était pas le bon moment, c'était aussi le seul qui semblait refléter ses pensées. Mais de là à dire qu'il avait des conclusions hâtives, ça pouvait assurément être perçu ainsi, la preuve en était faites, mais d'un autre côté, le "young man" savait au fond de lui que c'était sa méthode de réflexion, c'était plus des pensées dites tout haut qui auraient dû rester en lui. Mais n'en déplaise à certaines personnes, c'était sa façon à lui de réfléchir. Sa façon de penser et d'imaginer. Bien entendu que la jeune femme était mieux placé que lui pour savoir si elle avait besoin ou non de quelqu'un, c'était clairement évident puisqu'il ne connaissait pas sa vie, ce n'était donc pas réellement surprenant. L'aider serait une insulte à son égard, il tacherait d'y penser si jamais ils devaient se revoir dans des conditions moins propices à la discution. Finalement, il n'y avait pas un ravin entre elle et lui, mais bien un gouffre. Lui voyait le fait aider comme une force et elle était si persuadée que ce n'était là qu'une idée idiote, une chimère. C'était bien deux façon de penser très différentes.

Mais s'il parlait et ainsi si différemment, qu'est-ce qui motivait le jeune homme à rester avec elle. Rien de bien effectif, en faites c'était simplement qu'il aimait sa façon de penser. C'était différent de sa conception, mais dans le fond, c'était mieux, il aimait penser et parler des diverses conceptions que les gens se faisaient de la même chose. On discutait bien des diverses idées politiques, des diverses conception des fêtes, alors pourquoi ne ferait-on pas pareil avec une guerre? Un camp? Pourquoi faire? Ce n'est qu'une question d'idéologie. Il faut aimer pour être membre d'un clan, penser comme l'idéologie le veut. Ou avoir une raison de le faire. La jeune femme expliqua à quoi elle pensait lorsqu'elle parraissait absente, à la mort qu'elle avait offerte à un ami. Bien finalement, tous deux avaient tué, ils n'étaient pas aussi différent qu'il voulait l'admettre. Simplement, une divergence de pensée. Et dans le fond n'en était-ce pas mieux? Certainement de toutes façons. Ils ne s'accorderaient peut-être jamais sur leurs idées, enfin certainement ne s'accorderont-ils jamais, mais plus inquiétant était ce ton détaché, froid et calme que les deux avaient. Parler d'une guerre en sachant qu'il y avait des morts, voir même de parler de morts aussi tranquillement, ça pouvait avoir quelque chose de paniquant très certainement. Pourtant dans la façon dont ils étaient là ce soir, c'en était presque normal:


- I know you won't care about it, but I apologize. Ce n'était pas mon intention de vous donner le sentiment d'être jugé. J'imagine que vous être bien assez grande pour prendre soin de vous, mais pourtant, il arrivera un jour que vous le vouliez ou non, vous aurez besoin de quelqu'un. Qu'allez vous faire de jour là? Tuer cette personne parce qu'elle aura fait preuve de pitié et de charité? Enfin, c'est à vous de voir ce que vous préférez, personnellement, j'ai fais mon choix. Mais je crois bien que nos idées sont bien trop divergentes pour que nous nous accordions sur un point. Enfin c'est ce que je pensais jusqu'à un peu avant.

A la manière de la jeune femme, Tor laissa un silence dans leur discution. Il fixa le ciel, on pouvait voir un tapis étoilé dans un ciel parfaitement découvert. Il n'attendait rien à proprement parlé pour répondre, il ne réfléchissait pas même à la façon dont il devait dire ce qu'il voulait dire. La jeune femme semblait porter une grande importance à la forme dont il disait les choses, mais il préférait parler comme ça venait. Plus humain. Enfin, son ton restait calme et posé:

- Si vous avez jugé que le camp du Lord était le plus puissant et celui plus proche de vos idées, je comprends que vous l'ayez choisi, ça fait toujours une meilleure raison que ceux qui l'ont fais par peur, ou parce que lui pouvait payer ses subordonnés. You offered à death to a friend? That's interresting. It seems we're no so different. I did it too...for money... and because he betraied me...Too long story...
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Mickaëlle L. Karsingher
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Mer 30 Avr - 2:13

Longue nuit d’hiver qu’était ce moment froid, froid dans tous les sens que l’on pouvait accorder au terme. La froideur de Mickaëlle envers le jeune homme était sans égard. Non seulement le trouvait-elle un peu trop entreprenant, mais en plus, il se permettait de juger. Jeunot. Enfin, personne n’y pouvait quelque chose, à cette glace qu’était l’obscure. Bien évidemment, il lui arrivait de se montrer amical, envers quelques rares privilégiés, inutile de le mentionner. Ce qui lui rappelait une petite anecdote que l’on qualifierait de ‘’cocasse’’, d’un point vu par une mentalité similaire à la sorcière. Cette anecdote s’était déroulée quelques années auparavant. Mickaëlle avait alors 21 ans, belle de sa jeunesse, de l’insouciance déconcertante de ces printemps qu’était l’adolescence. Donc, cette brunette qu’était la sorcière parcourait les nombreuses allées d’une librairie quelconque, à la recherche d’un bouquin bien spécifique, enfin, comme la plupart du temps, lorsqu’elle en venait à fréquenter ce genre d’endroit, outre que pour le travail. Ce matin, Mick s’était levée dans l’idée d’allée sur le Chemin de Traverse, puisque c’était durant un de ses jours de vacances. Elle déambula de ce pas rapide qui était sien la rue bondée de personnes, qui horripilait l’obscure. Pour en revenir à la librairie, elle s’y perdit, comme à son habitude, jusqu’à ce qu’elle put entendre, pour son plus grand malheur, un ancien compagnon de classe nommé Jill, l’interpelé. Le plus drôle, c’était qu’il portait le nom d’une fille, mais cela n’en faisait pas de moins un jeune homme d’apparence ‘’acceptable’’. Elle y alla avec un bonjour extrêmement forcé, se dégageant de l’étreinte du bougre. Mais il ne comprenait pas le message, ce stupide insecte. Et, au plus grand plaisir de la jeune femme, un autre de ses ‘’ex’’ compatriotes entra en scène, accrocha le gringalet au passage, empoignant fermement Mickaëlle dans ses bras, collant sa bouche contre la sienne. Sidérée, la sorcière n’avait rien répondu. L’autre ahurie ficha le camp, insulté, laissant le nouvel arrivant : Nycholas et l’obscure seule. Il s’excusa de ce geste spontané et gratuit, prétextant qu’il ne voulait pas voir le dénommé Jill l’approcher aussi facilement. Pour une des seules fois dans sa vie, Mickaëlle avait éprouvé de la gratitude et une certaine amicalité envers ce jeune homme. Retour à la réalité, ce Nycholas était porté disparu depuis la montée du Lord au Ministère…Dommage.

Bref, le dit Tor Barda s’excusa auprès de l’obscure, disant qu’il ne désirait pas la voir irritée par ces jugements. Elle n’avait que faire de ces excuses, un jugement et des déductions fausses restaient ce qu’ils étaient : inutiles et inappropriés.


-Humph, le jour où l’on daignera m’aider, si cette horreur doit survenir, je m’empresserai de remédier à cette situation qui m’est inacceptable. Anyway, as you said, our points of view are too different for understanding each others. Whatever, the goal wasn’t to understand ourselves, hum?

Elle arrêta de parler, toutefois, Mickaëlle se donna la peine de regarder de nouveau cet énergumène. Il avait tué un ami, pour de l’argent ?

-You killed for money ? That’s so much better when we execute for our simple pleasure. Cependant, je crains que nous ne soyons trop différents pour nous accorder sur ce sujet du moins…amusant. Tuer pour de l’argent…Tuer par magie ou à la main, dites-moi ?

Sans doute le seul intérêt que pourrait lui porter Mickaëlle, de savoir de quelle cruelle manière avait-il enlevé le souffle de vie d’un être, proche à ce qu’il disait. Pour certains, ils s’enfermaient sur eux-mêmes, regrettant durant leur existence entière ce meurtre, mais pour les esprits tordus tels que l’obscure, un assassinat marquait leur entrée dans ce monde injuste, souillé et dangereux.
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Ven 2 Mai - 15:24

Haunting Memory


Je m'avance dans une longue rue éclairée par de nombreux lampadaires. Certains lampadaires ont une lumière instable qui donnent une impression bizarre dans la luminosité de la longue allée. Il fait froid, un de ces jours où il pourrait neiger fort, si fort qu'un tapis de neige recouvrirait la ville sans la moindre difficulté en moins d'une heure. Pourtant le sort en a voulu autrement, ce n'est pas de la neige que je vois autour de moi, mais de la pluie. Cette pluie qui a quelque chose d'angoissante. Cette pluie glacial que vous sentez même au travers de vos habits comme si vous aviez été nu sous la pluie. C'est un sentiment bien étrange que je ressens dans un tel moment, sorte de piques dans l'estomac, comme une boule cerclé de piques qui se dilateraient, déchirant la chair dans de chaudes effluves rougeoyantes. Mais aucun de ces piques ne déchirera jamais ma peau, simplement une douleur intérieure que je cherche, vainement, à maitriser, à atténuer, mais plus j'avance le long de cette rue plus la douleur s'intensifie. Et puis cette rue elle-même est angoissante, cette pluie glaciale, ce vent, cette vapeur qui s'échappe des bouches d'égout, l'absence de vie dans une ville, l'absence complète de bruit. Juste une mélodie, celle des gouttes qui percutent diverses surfaces dans des cliquetis. Accompagné du battement de mes pas sur le sol. Mon souffle crée de la vapeur qui disparait en touchant une massive porte en bois. Sur la droite de cette porte, un simple bouton, sonnette moldue. Mon doigt enfonce largement le bouton, arrachant un hurlement à la sonnette.

Le bruit d'un interrupteur, celui d'une clef qui tourne dans une serrure. La porte s'ouvre devant moi, mais il n'y à rien, sauf un petit mot sur un petit meuble dans l'entrée. Derrière la porte, un elfe qui disparait en me voyant. J'enlève mon imperméable noir que j'accroche au porte-manteau. Essuyant au mieux mes chaussures, la maison est impeccablement tenue. Peu importe qui habite ici, qui le payera pour un travail, il respectait le lieu. Une voix résonne dans la maison. Je fais un pas cherchant cette voix. Qui à nouveau me parle:

- Ne vous inquiétez pas, je vous parle sur l'interphone, sur votre droite devant vous. Vous ne me verrez pas, comprenez bien que je suis important dans le monde moldu, je ne peux me montrer à un étranger. Toutefois, je vous en prie le bar est dans le salon, la porte sur votre gauche, le sachet sur la table basse est pour vous, et je ne saurais que trop vous invitez à gouter le Chivas.

[i]Surpris je presse l'interrupteur de l'interphone, prononçant un
"OK" sur un ton mêlant approbation et surprise. La porte sur ma gauche donne effectivement sur le salon. Et comme la voix me l'a indiqué, je trouve un sachet avec la somme que j'avais demandé. Je me dirige vers le bar, prenant un verre à whisky, je soulève la bouteille de whisky, une photo est scotchée sur la bouteille. Je n'y prête de particulière attention, la détache, la fourre dans ma poche. Un tout petit verre de whisky, à peine un fond, une larme pas même un doigt. Il ne me faut pas plus de temps pour remplir le verre que pour le vider. En sortant, moins de deux minutes après être entré, je jette un regard à l'interphone. J'aime voir mes employeurs, un non sur un visage. Surtout que c'est la première fois qu'on m'engage pour tuer. Mais mon annonce disait "homme à tout faire". Certaines personnes ne lisent pas les annonces de la même façon que le commun des mortels. Enfin, on ne renie pas une somme pareille. A nouveau cette rue, bon sang quel enfer. Enfer de froid et de pluie. J'ai remis mon imperméable, manque de capuche, les cheveux déjà trempés continuent de s'emplir d'eau. Je sens leur poids, il est tant de les couper, ma main passe sur ma joue. Barbe mal rasée. Première fois que je dois tuer, autant être présentable. Je pousse la porte d'un barbier coiffeur dans une ruelle sombre à quelque pas de chez moi. C'est en l'occurrence une coiffeuse et une barbier. Ses doigts sont chaud ce qui est des plus agréables. Sans effort aucun, elle applique que blaireau la mousse sur mon visage. Je sens la lame glisser le long de ma peau dans ce petit crissement qui fait si peur. Je gardais mes yeux fermés, je ne savais pas qui j'allais tuer, mais j'avais besoin de me concentrer pour me préparer à ce geste, si j'avais su que c'était aussi facile. Mes yeux s'ouvrent quand les mains de la jeune femme m'applique sur le visage un après-rasage non alcoolisé et agréable, mais très froid. Elle me sèche les cheveux à la serviette, très grossièrement et compose avec ces cheveux qui effleurent mes épaules à chaque mouvement de ma nuque. Finalement, les cheveux courts et la barbe rasée, je pousse la porte de mon chez-moi de cette ville, Liverpool.

Je m'assieds dans le fauteuil du salon, après m'être déchaussé et avoir ranger ma veste. Il fait plutôt bon dans ce petit appartement. Habituellement, je préférais la tente dans un endroit tranquille, mais le froid et la pluie avait eu raison de ma motivation, d'autant que les périodes de noël approchaient. Je me serre un verre de whisky dans lequel fond un glaçon pas des plus utiles. Je regarde le sachet avec l'argent, il est plein. Je ne refais pas le compte, avoir confiance en son employeur. Et si c'était un piège, je le saurais prochainement. Je prends la photo, commençant pas le dos, une adresse et un prénom. Cette adresse, ce nom auraient pu tout changer. En les lisant, je ne ressentis plus aucunement l'envie d'accomplir cette mission, rendre l'argent et partir. Lui...Le frère de la fille que j'aimais. Vous avouerez que c'est déconcertant pour une première fois non? Non seulement je dois tuer, mais en plus le frère de celle que j'aime et comme s'il n'en était assez, un homme de Dieu, un croyant, un pratiquant, un officiant. Je sentais déjà ce partage en moi, elle ne saurait jamais, il se pouvait qu'elle ne sache jamais, il se devait qu'elle ne sache jamais. Mon point heurta la table, dans un mélange d'adrénaline et de dépit. Trop bruyamment pour le voisin qui violenta son plafond et mon sol. Une nuit d'interrogation se profile, oui j'allais le faire.

Je me suis rendu le lendemain devant le presbytère, une foule se pressait déjà devant l'Église, tous de noir vêtu, tous devant les lourdes et massives portes du lieu de culte. Etait-ce un signe? Rien n'était vraiment sur, moins encore quand je le vis, par une fenêtre de sa maison, sa bouche contre celle d'un femme. *Je croyais pourtant que c'était un pêché pour un homme de foi*. Je sentis à cette pensée un sourire sur mon visage. Mais toute expression qu'il y eut sur mon visage, elle se brisa en voyant la fille sortir du presbytère. Charlie, petite garce, ce n'était pas ton frère, mais ton amant. Je la regarde partir, quelque chose en moi me criait de le tuer de suite. Mais du calme, il y avait trop de monde et il y avait Charlie. Ma vengeance était en suspends. Et c'est le soir même que ma vengeance survint. Il faisait nuit noir, la sainte place était éclairée, difficile de ne pas la voir. Je passais devant dans un pas mêlant colère et tristesse. Le curé m'ouvrit juste après que j'ai frappé à sa porte. Poliment, il m'invita à entrer et à s'asseoir dans sa cuisine, s'inquiétant de ce qui m'amenait, je lui demandais si le Grand Saint pouvait tout pardonner, sa foi était ce qu'elle était, il me répondit que oui, Dieu pardonnait quand on voulait vraiment se repentir. Je lui ai demandé ce qu'il était d'une personne qui le faisait que pour que sa conscience soit plus légère. Il m'expliqua alors que Dieu pardonnait à ceux qui s'ouvraient à lui. C'est alors qu'il s'intéressa au pourquoi de mes questions qui ne tardèrent d'ailleurs pas à tomber:


- Je pose ces questions pour un très bon ami à moi. Il a eu envie de tuer un homme, mais avait peur de les poser ici, ce n'est pas facile de s'avouer ce genre de pensées. Mais il eut tuer un homme qu'il sait être l'amant de sa petite amie. Croyez-vous que Dieu lui pardonne?
- Dieu pardonne à celui qui s'ouvre à lui, quelque soit ces motifs, s'il désire vider sa conscience et laisser sa chance au Seigneur, il sera pardonné. Mais qui est cet homme qui pense ainsi déjà à se repentir pour ce qu'il n'a pas fais et ne fera peut-être pas?

Pour toute réponse, il n'eut que le glissement rapide de mon rasoir sous sa gorge. J'avais appuyé à peine assez pour que son souffle en soit gêné. Mais il n'eut pas le temps d'ouvrir ses lèvres, car je l'avais déjà fais tomber au sol, le rouant de coups de rasoirs. Tous violents, tous douloureux, chaque coup lui arrachait un rictus supplémentaire de douleurs. Je voyais ses yeux plein de sang, je le voyais couvert de sang, ou peut-être en avais-je simplement plein les yeux. Mais j'ai continué jusqu'à ce que ces yeux soient vitreux. Je me suis relevé, la cuisine était rouge, dégoulinant de rouge. Ce n'est alors que je mesura combien j'avais réussi ce qu'on m'avait demandé. Prestement, j'éteignis toutes les lumières, utilisant la magie pour absolument tout nettoyer, plus une goutte de sang. J'installa le corps sans vie sur un fauteuil du salon. La maison était propre, brillante, et rien ne pouvait laisser deviner combien la scène avait été violente, sinon le corps mutilé de cet homme.

- Voilà mademoiselle, je crois que mon récit est complet...
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Mickaëlle L. Karsingher
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Dim 4 Mai - 19:22

Un regard pénétrant, le premier que l’obscure eut pour ce jeune homme. Il avait tué pour de l’argent, un homme saint, l’amant d’une fille qu’il eut aimé. Ô combien difficile était-ce pour l’orgueil, un affront terrible pour tout être qui puisse exprimer ne serait-ce qu’une simple émotion, une larme, un froissement du visage. Mickaëlle écouta le récit du dit Barda, tantôt le regardant, tantôt non. C’était une histoire bien, elle aimait ce genre de fin. Froide, glaciale et horriblement sans issue. Une fin digne de tout grand sans cœur, immoral personnage de ce monde injuste et petit, égoïste et laid. Il semblait y avoir une douleur, chez ce jeune homme. Charlie, il disait l’appeler, un nom plutôt rare pour la gente féminine, enfin Mickaëlle n’était certes pas mieux, pour une enfant. Bref, une fois le récit terminé, la sorcière eut un éclair dans le regard. Lui raconterait-elle son histoire à elle?Why not? De toute évidence, elle ne recroiserait jamais cet inconnu du reste de son existence.

-Well done, my dear, very well done. J’avoue aimer cette histoire qu’est la vôtre. Mais maintenant, laissez-moi vous raconter mon premier meurtre ‘’amical’’, ceci dit, je n’ai aucun doute quant à cette histoire. Ce sera la seule chose que vous saurez de ma vie, elle s’avérera suffisante pour votre bien-être psychologique. Écoutez-moi bien, jeune homme, car je vais vous relater les événements, la nuit où j’ai mis fin aux jours de mon meilleur ami…

Elle ne le fixait plus du regard. Visant bien droit devant elle, allant même jusqu’à se perdre dans ses songes. Hum, elle revoyait la scène comme si elle datait d’hier, mais cela faisait déjà plusieurs années que la mort avait emporté bon nombres de ses compatriotes, ainsi que Dean. La sorcière replaça le col de sa cape noire, ferma les yeux un court lapse de temps. Puis elle débuta

-His name was Deaniel O’Connor. Homme qualifié, fiable, confiant. Auror, jusqu’au moment où le Ministère fut prit en charge. A cet instant, je quittai ma famille, mes amis, toutes attaches que je pu avoir. Il fut le seul à s’entêter, à tenter de me faire changer d’avis, vainement. Vous, qui avez tué, savez le sentiment que l’on ressent les instants précédents l’acte. Ce stress qui vous monte jusqu’à la tête, prenant toute la place de votre bon sens. Enfin…for ordinary people.

Elle s’arrêta. Mickaëlle rouvrit ses yeux, glacés.

-For every night, there’s a nightmare. This is the way of life, simply. J’ai horreur de ce fonctionnement, mais j’avais rêvé quelques semaines auparavant, que je tuais Dean. Et lorsque je l’ai vu, j’ai su que ce rêve n’était que prémonition. Ai-je eu peur ? Certes…Humph, donc comme toute chose, commençons par le commencement :

La début de la fin*

Je m’étais levé de bonne heure, ce matin-là, mais j’étais en proie à un terrible mal de tête. Je me souviens vaguement avoir reçu une lettre la Gazette du Sorcier. Un trop plein d’annonce s’ajouta à cette matinée des plus ordinaires. Je me préparai, fidèle à mes habitudes, pour aller au Ministère, afin d’effectuer mes tâches quotidiennes. Étrangement, j’avais ce sentiment, un présage. Bon ou mauvais ? Tout dépend du point de vue…Je vaquai à mes humbles occupations jusqu’ à ce que je fus prête à quitter mon foyer. Je vous épargne les détails jusqu’à mon arrivée sur le lieu de travail. Arrivée aux bureaux, je m’installai, comme toujours, prête à commencer une journée de labeur, qui me plaisait beaucoup, dois-je préciser. Enfin, tout semblait en ordre, aucuns imprévus, c’était parfait. Jusqu’à ce qu’on vienne me déranger. J’ai une sainte horreur du dérangement, il nuit à mon travail, à ma concentration, j’ai dû m’interrompre afin d’être disponible à ce nouvel arrivant impromptu. Cela dit, il ne m’accorda que très peu la parole, ne faisait que préciser le fait qu’une lettre adressée avait été reçu ce matin-là. Une lettre, pour moi ? Que me valait cette confusion, cette missive sur laquelle mon seul nom était écrit d’une écriture désordonnée, rapide, nerveuse. Je la reconnu immédiatement. Deaniel, que voulait-il, ce gueux ? Je le su très rapidement. Me revoir, disait-il, il voulait me parler. En avais-je l’envie ? Assurément non. Je ne voulais pas revoir cet homme. Trop…gentil, il était simplement trop ‘’lui’’. Je me résignai donc à retourner le voir, mais je du attendre la fin de la journée, qui parut anormalement longue…

L’attente*

Dans cette missive, Deaniel me demandait d’aller le rejoindre à Pré-au-Lard. Drôle d’endroit, j’espérais seulement ne pas avoir à aller boire un verre avec lui, lequel j’aurais refusé, de toutes évidences. Il était 21h17 lorsque je pus l’apercevoir, dans la pénombre nocturne. Son visage, il était si pâle, si fatigué, mais c’est traits restaient les-mêmes : trop doux. Lorsqu’il me vit, il sourit. Ce sourire me dégouta, pourquoi me souriait-il ? Je n’en avais que faire de lui, et il le savait. Mais il continuait inlassablement. Il s’approcha de moi, tendit les bras pour m’étreindre. Je n’en fis rien, je ne fis qu’un signe de tête, sans aucune salutation. Il sourit, toujours.


-Je suis tellement heureux de te revoir, si tu savais Mickaëlle. Bon Dieu que t’es belle.

Encore une fois, il ne put s’empêcher de commenter. Je détestais ces compliments, je les qualifiais d’hypocrites, malgré toutes leurs sincérités. Il me proposa de marcher avec lui et de discuter. C’est alors que commença ce que je redoutais le plus : la tentative. Il me suppliait de revenir, ce Deaniel, il s’entêtait tant à me ramener à lui. Je n’étais pas sa chose, loin de là, je n’étais la chose de personne, ça, je ne me gênai pas de le lui dire. Nous nous dirigeâmes vers un chemin sinueux, sombre. Lorsque je lui dis que cette discussion ne menait à rien, il m’empoigna le bras, fermement. Je détestai sentir cette pression, il était fort, très fort, cela ne lui en prenait pas beaucoup pour vite me stabiliser. Je sortis mas baguette magique, la pointai vers son cou. Rien, il ne me lâchait toujours pas. Je le menaçai de ma baguette, lui intimant de me lâcher le bras, sinon…

-Sinon quoi, Mick ?

Je haïssais cette voix calme, détendue, il m’énervait. Je ne fis que répondre le nécessaire : il comprit que je ne blaguais pas, je ne blaguais jamais. Deaniel, dear Deaniel, s’il m’avait laissé jamais la terrible suite ne serait survenue. Je lançai le premier sort, sectumsempra. De larges lacérations apparurent sur le bras de mon ‘’meilleur ami’’. J’en lançai un deuxième, puis un troisième. Il restait debout, haletant. Son visage était taché de sang, ses bras lacérés, sa chemise et sa cape déchirées. Mais il ne se défendait pas, je ne comprenais pas pourquoi. Il se rapprocha de moi, je ne lançai pas d’autre sort… Il me parla, doucement. Il ne m’implorait pas, il me parlait, tout simplement. Son souffle était tantôt calme, tantôt saccadé. La fin approchait, il le savait, mais il me parlait toujours.

Je lançai le dernier sort. Deaniel s’écroula sur moi, j’eu de la difficulté à le tenir. Il murmura trois mots, trois mots avant de que le dernier souffle de sa vie s’envole de son corps, ces mots qui brisent. Je restai là longtemps, tenant ce fardeau dans mes bras, sans un mot, sans une larme. Plaisir ? Peut-être, peut-être pas.

-That was the night, the night I’ve killed my best friend.

Ce que Mickaëlle ne mentionna pas, c’était ce que lui disait Dean. Ces paroles, elle les gardait pour elle seule, jamais personne autre qu’elle ne saurait en quoi consistaient ces mots, doux et calmes, sans aucune violence ni haine. Ils étaient son secret.
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Lun 5 Mai - 9:38

Deux raisons bien différentes de tuer? Non, Tor n'avait pas tué que pour l'argent, mois pour l'argent que pour se venger de cet amant. Une solution violente, il fallait le reconnaitre, une solution peut-être stupide, oui mais ça lui avait paru nécessaire. Il y aurait eu plein de façon de le tuer, rapidement presque de façon indolore, pourtant le jeune homme se souvenait de chacun de ces coups, il frappait "intelligemment" si l'on pouvait qualifier la violence d'intelligente. Chaque coup savait où aller pour être douloureux, très douloureux, mais jamais mortel, pas avant le dernier. Il ne se souvenait même pas si l'homme avait hurlé, c'était comme si le temps s'était arrêté le temps de ce massacre. Et la ministérielle lui dit aimer son histoire, lui disant qu'il avait bien fait, très bien fait. Etait-ce le cas? Difficile pour lui de dire. En tout cas il savait ce que ça lui avait couté, ça lui avait couté la fille qu'il aimait chaque regard vers elle était un supplice, il revoyait cet homme qu'il avait massacré. Il avait même été là pour son enterrement, réconfortant la soeur du mort en lui disant que l'homme qui avait fais ça était d'une cruauté sans pareille. Et Tor avait choisi de partir, prétextant quelque chose de stupide mais le désarroi de la jeune femme jouait pour Tor. Avant de partir il eut deux derniers cadeaux de la demoiselle, un chaton presque humain si on y réfléchissait et un baiser. C'était un moment dur, entre les sentiments, la douleur et la volonté de repentir de son geste, il avait tué, mais il ne pleura pas. Ni son geste, ni son départ, ni cette certitude de ne plus revoir Charlie.

Et ce fut alors la demoiselle qui raconta son histoire à Tor. Celle du meurtre de son meilleur ami, lui expliquant qu'il ne saurait plus de sa vie pour le bien-être de son état psychologique. Elle s'inquiétait pour lui? Mignon. Petit sourire à cette pensée, sachant très bien qu'il ne s'agissait en aucun cas de ça. Elle raconta l'histoire de sa relation avec un dénommé Deaniel O'Connor, qui avait été un ministériel jusqu'à l'avènement du Lord. Et il avait été le seul à tenter de retenir la jeune femme de rejoindre les rangs du Seigneur Ténébreux. Et elle raconta avoir vu son meurtre quelque semaines avant que ça ne se produise, mais elle n'y croyait pas avant que cela n'arrive réellement, et il semblerait qu'elle aussi avait été violente, autant que Tor apparemment. Tor avait ses yeux perdus sur une tombe, il était perdu dans ses pensées, où plutôt dans la scène, il la voyait. L'homme du récit n'avait pas de visage, il était juste une silhouette. Elle l'avait tué violemment, mais lui ne s'était pas défendu, apparemment pour la plus grande surprise de Mickaëlle. Pourtant, il y avait un sentiment pour expliquer tout cela. Un sentiment qui justement s'exprime en trois mots, mais cette appréciation, Tor la garderait pour lui comme la jeune femme gardait pour elle ses trois mots qui semblait lui peser plus qu'elle ne voulait le laisser croire. Elle avait conclut son récit et un silence s'installa entre les deux personnes. Bizarrement, ça aurait pu être un de ces silences lourds et désagréables, mais on aurait plutôt cru à un silence de complaisance. Comme si chacun, sans rien dire tentait de consoler l'autre, c'était une idée stupide bien sur, mais c'est à ça que ressemblait ce silence. Finalement, le jeune homme prit la parole:


- Schade...finalement, il semblerait que nous ayons plus de points communs que nous ne voudrions l'admettre, mais vous comme moi savons ce qu'il en est. Ni vous, ni moi nous n'acquiescerons si l'on nous demandait si l'on avait des points communs. Pourtant il semblerait que ce soit le cas, vous avez fais ce qui vous semblait juste. C'est marrant ceci étant, nous avons tué différemment, pourtant j'ai dans l'idée que les deux scènes se sont passées dans des flots de sang. Pour être franc avec vous, non je ne sais pas ce qu'on ressent juste avant de passer à l'acte. Lorsque je l'ai tué, tout était si naturel, comme si c'était parfaitement normal que je le tue rien d'autre. Il n'y avait ni haine ni colère dans ce glissement de rasoir qui le condamnait, en revanche, ma colère elle s'est exprimée dans mes coups. et vous, qu'avez-vous ressenti?
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Mickaëlle L. Karsingher
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Ven 9 Mai - 2:32

Tout deux racontèrent l’histoire du seul point qu’il avait en commun, celui d’un meurtre qu’il avait commis. Dans le cas de l’obscure, c’était contre son meilleur ami, Dean O’Connor. Étrangement, elle décida de raconter son récit à cet énergumène des plus impromptus, surtout dans un endroit tel qu’un cimetière, malgré qu’il était tout à fait inapproprié pour une femme de se promener seule, par une nuit aussi froide et noire, mais pour les femmes ‘’normales’’, mieux fallait-il s’enlever de l’esprit que Mickaëlle était ordinaire, humph certes elle s’insultait de ce faire qualifier de normale, mais pour elle, ce que l’on appelait ‘’normal’’ était que simple synonyme de moldu. Exception faite, la sorcière gardait de ces airs froids devant le jeunot, d’ailleurs, pourquoi se montrerait-elle amicale envers un homme qui, en guise de salutations, lui récitait des passages bibliques? Bref, le moment de la narration vint : Mick raconta ceci pour la seconde fois, la première fut narrée à la sœur de Deaniel, Steyna. Petite folle hystérique, cette enfant.

Flash Back*

Elle entra chez elle, fatiguée de sa journée de travail. Lentement, elle se dévêtit de sa cape, de ses bottes et de son porte-document. C’était hier, hier qu’elle avait tué Dean. Mickaëlle avait réussi à se débarrasser du sang sur sa cape, mais elle n’avait pas pu récupérer sa jolie chemise blanche. Dommage. La jeune femme monta à l’étage prendre une douche, histoire de relaxer après une journée de labeur. L’obscure sortit un savon à l’odeur douce, qui l’apaisa immédiatement. Une fois débarrasser de ses vêtements, elle pénétra dans l’eau chaude, ce qui eut pour effet de la détendre, presque jusqu’à la faire s’endormir immédiatement. Ne serait-ce que quelques secondes plus tard, Jenz, son chat, vint sauter sur le côté de la baignoire.


-Hey sweety…

La sorcière avança sa main pour caresser le maton du félin, tout ronronnant. Mickaëlle referma ses yeux, laissant le chat se promener dans la salle de bain, jusqu’à ce qu’un bruit, qui provenait de l’extérieur, la dérangea. Elle se leva donc, prenant une serviette, épongea rapidement sa peau de porcelaine et prit des vêtements qui se trouvaient bien pliés sur le dessus d’une étagère. Une fois le tout enfilé, elle déambula rapidement, mais silencieusement, jusqu’à l’étage inférieure. Jenz la suivait, en trottinant gaiement. Weird, normally he heard everything strange…
Rendue dans la sale de séjour, Mickaëlle put remarquer que la porte d’entrée était grande ouverte. Il lui semblait avoir fermé à clefs cette porte. La jeune femme réfléchit un moment jusqu’à ce qu’elle put sentir quelque chose dans son dos : la pointe d’un poignard. Mick retourna sa tête, menaçante. Steyna O’Connor, shit, que faisait-elle ici, cette garce. Le visage en larmes, reniflant fort, l’intruse prit la parole, sanglotant et mi compréhensible.


-Je…j’sais qu’c’est toi qui’a tuer Dea…

Elle ne put terminer, éclatant totalement, une plainte sourde sortant de sa bouche. Vite, il fallait se débarrasser de cette adolescente. Aussi vite qu’un fauve, Mickaëlle s’empara de l’arme, agrippa par les cheveux la jeune fille, qui cessa immédiatement de pleurer, affolée. La sorcière appuya la dague sur le cou de l’inconsciente, tailladant une mince coupure.

-Listen to me, stupid girl, and you gonna stay alive.

Pas un mot, rien. Parfait, elle avait comprit.

-Yes, yes, j’ai tué ton grand frère, oui, c’est moi qui l’ai mit dans ce pitoyable état. And you, my dear, gonna join him if you come here with ‘’help’’, clear?

-Mais pourquoi tu l’as tué, il n’avait rien fait de mal

Nouveau sanglot.

-Humph, he did everything wrong. Je vais te raconter comment est mort ton frérot. Pour commencer, il ne s’est pas défendu…

Commença le supplice de la petite sœur de Deaniel. La soirée fut longue, pour cela oui. Mickaëlle laissa repartir l’ado, une fois son méfait avoué et raconté. L’inconsciente fut avertie, et la coupure sur son cou en témoignait. L’obscure savait fermement que l’enfant de dirait rien, trop peureuse, trop méfiante.

Dire que cinq jours plus tard, on retrouva Steyna morte, dans sa chambre. Elle s’était ouvert les veines, en proie d’un profond désespoir. En enlevant son frère à la jeune fille, Mickaëlle n’avait pas fait que tuer son meilleur ami, mais bien assassiner sa petite sœur par la même occasion.

Fin du flash back*

Retour à la réalité, Barda lui parla. Il lui expliqua ce qu’il avait ressentit, lors de l’accomplissement de sa macabre tâche. La réponse se fit attendre, une ou deux minutes, puis l’obscure prit la parole, le ton détaché et glacé.


-Nothing, absolutly nothing. Je n’ai rien ressentit, lorsqu’il mourut. Aww, it seems that I feel nothing more than…

Mickaëlle ne continua pas sa phrase. De toute façon, la seule chose qu’elle ressentait, elle n’allait certainement pas la partager avec un pur étranger.
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Ven 9 Mai - 20:05

Il y avait des choses qu'il ne fallait pas toucher, des marais qui ne devaient pas être remuer. Parmi ces marais, ce moment du passé de Tor. Et pourtant, il avait trouvé ça amusant de le dire. Mais il regrettait. Pas qu'il soit gêné, loin de là, simplement, c'était un souvenir qui en entrainait obligatoirement d'autre. Surtout un, celui du repas, le repas d'enterrement du-dit ecclésiastique, selon sa volonté, repas devait être fait par sa famille, et Tor en avait été, pas vraiment joyeux comme repas, au milieu de toutes ces personnes, tristes au vouloir, en larmes pour certaines, incapable de manger. Lui était au milieu de cette sombre cérémonie. Incapable de ressentir quoi que ce soit, sinon une certaine satisfaction en repensant à la mort, non à l'assassinat qu'il avait réalisé, quel bonheur il en ressentait aujourd'hui encore. Rien qu'y repenser, un sourire mauvais se dessinait sur son visage, certainement la seule pensée qui puisse le faire sourire ainsi sadiquement. Etrange, il n'était pas habituellement heureux de la violence, mais là, rien qu'à repenser à cet acte pourtant extrêmement cruel, il en ressentait une joie, un bonheur intense et inqualifiable.

Souvenir d'un repas


Le lendemain du meurtre violent de l'ecclésiastique, Tor reçut la visite, pas vraiment surprise, de Charlie. Il lui ouvrit et la laissa entrer, il fit comme à son habitude quand elle venait, un grand sourire heureux, un baiser, main dans la main. Mais elle ne répondit pas à son sourire, elle ne prit pas sa main et refusa son baiser. D'un regard inquisiteur, le jeune homme sondait la demoiselle, elle le fit asseoir dans son canapé. Et lui annonça la nouvelle, ne sachant réellement comment réagir, il se contenta de rester assis avec un air absent, perdu, sans mot dire, juste attendre en donnant l'impression d'être perdu. Et la demoiselle, fondant en larme se jeta dans ses bras. Ils restèrent ainsi, lui la consolant en lui disant qu'il était quelqu'un de bien, que c'était une personne de raison intelligente et qu'il a rejoints la personne en qui il croyait le plus. Tissu de mensonge, dans l'esprit du jeune homme, cet ecclésiastique était un traitre, une pourriture de la pire espèce, et il l'imaginait aux enfers, connaissant mille tortures et châtiments. Et la jeune femme lui expliqua que le soir se tenait un repas comme disait son testament, un repas plutôt que chacun dans son coin après l'enterrement.

L'après-midi, il faisait encore plus chaud que le matin, pas un seul nuage dans le ciel, une chaleur étouffante, et beaucoup de monde autour du cercueil pour accompagné dans sa tombe le curé. Tout le monde était triste, presque tous en larmes, seul restait impassible Tor, se contentant d'un air grave, prenant son temps pour répondre aux questions, comme si son esprit trop triste, mettait du temps à les assimiler. Il jouait un rôle, celui du beau-frère attristé. La cérémonie achevée, il lâcha la main de Charlie, lui demandant de sortir du cimetière, il voulait encore dire un mot à la regrettée personne. Et ces mots ne furent autre que "Brules en enfer pourriture". Rien d'autre ne lui était venu à l'esprit. Il rejoint Charlie et tous deux se rendirent au fameux diner. Il était le contraste au milieu des autres, le seul à ne pas avoir les yeux rougis, le seul à ne pas penser que cet orage qui avait éclaté après la cérémonie avait une raison avec la montée aux cieux du curé. En faites, Tor avait été le seul capable de faire le service à la famille de Charlie, dont peu mangèrent. En faites Tor avait le souvenir d'avoir mangé normalement comme le grand-père de Charlie, mais ils avaient été les seuls.

Et ils avaient eu cette discution, où le grand-père expliqua à Tor qu'il l'avait vu tuer l'ecclésiastique, et qu'il comprenait son geste, pour avoir lui-même fais la même chose. Pas sur la personne d'un ecclésiastique, pas jusqu'à la mort, mais un bon passage à tabac. C'était à ce moment que Charlie avait fais son irruption, le vieil homme les avait laissé, et tous deux passèrent un long moment à se regarder, yeux dans les yeux. La demoiselle devait vouloir savoir si Tor savait pour elle et le mort. Mais Tor ne voyait pas Charlie face à lui, mais la personne qu'il avait tué, et elle lui parlait, lui murmurant qu'il était pardonné, qu'il ne lui en voulait pas. Et c'est ainsi que le jeune homme fit le choix de s'éloigner de cette famille moldue. Il expliqua à Charlie que son frère avait besoin de lui, qu'il en avait été averti le matin, qu'il était désolé de devoir la quitter ainsi. Faux-cul, encore une fois avec la demoiselle. Et le soir, il allait partir pour Londres, quand Charlie arriva, un paquet sous le bras. Elle lui avait offert un chaton, un petit chaton noir avec une tache blanche, un chaton, trop humain parfois, qui répondrait au nom de Vega. Dans tout le bruit que pouvait faire une moto moldue, Tor laissa derrière lui beaucoup de choses, son premier meurtre, une famille moldue, la fille qu'il aimait.


Fin


Fin? Non pas une fin définitive, une fin temporaire, dont une suite était facilement envisageable, enfin s'il retournait un jour dans le Lancashire, pas dans ces plans, aurait été possible, avant Maria, plus maintenant, trop tard, plus envie de voir Charlie. Plus envie de revoir cette famille moldue:

- You know, one day something strange happen to me, un jeune enfant me regardait et il m'a dis "Est-ce qu'on est encore humain si on tue quelqu'un?". Dans toute mon hypocrisie, je lui ai répondu qu'il ne fallait jamais que tuer, que rien ne valait que l'on tue quelqu'un, pas surtout l'argent, ni un sentiment quelconque. Hypocrite? Bien sur, mais je n'allais pas dire à ce gamin que oui, on était encore humain après avoir tué. Maintenant, quand j'y repense, je me demande parfois si l'on est encore humain après avoir tué. A votre avis?
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Lun 12 Mai - 18:33

‘’Restait-on humain après avoir tué?’’ Fut la question du jeune homme. La réponse était tout à fait évidente pour Mickaëlle, d’ailleurs cette interrogation, elle l’avait entendu à maintes reprises, pas nécessairement adressée à elle. Par le passé, elle put entendre tout genre de développement quant à cette question des plus inusités. Humain? Qui l’était vraiment, pour commencer, l’âme est corrompue dès sa conception, dès qu’elle voit le jour, aussitôt en contact avec l’air, l’esprit est corrompu, détruit, quasi-inexistante du droit de décider, si oui ou non elle a un droit : le droit de choisir. Personne n’a le choix et cela, rien ni personne ne pouvait tenter de faire changer d’avis Mickaëlle sur ce sujet. Non, jamais nous avons le droit de décider, de prendre des décisions, tout est élaboré à l’avance. Et c’était parfait comme tel.

-Il suffit de s’attarder à la définition du mot humain. L’humain est considéré comme un être doté de ce privilège immense de penser, de réfléchir. Selon de nombreux écrits, notamment la bible, attenter à la vie d’autrui, de tout être qui puisse vivre, est totalement irrémédiable, voire même l’œuvre de la décadence du Malin, s’il existe. Si l’on se fit à cet ouvrage, killing is not, absolutly not human, donc non, nous ne le restons pas après avoir posé ce geste, mais…

Silence. C’était la simple définition, le gros bon sens, si l’on pouvait le qualifier ainsi. Mais le raisonnement de l’obscure était tout autre. Horrible, terrible, vrai, les mots qui qualifiaient sa façon de penser, de vivre, d’agir. Évidemment, elle allait dire cette thèse des plus controversée, mais nécessaire à tout bon essor de la société de maintenant, dire la vérité au monde faible et sans pouvoir qui les entourait, faire éclater la colère…la colère. Assombrissement notable du regard de la sorcière sans cœur. La colère, son péché, celui qui la qualifiait…sa force.

-My opinions about this are different. Étant doté du pouvoir décisionnel, celui de décider du droit de vie ou de mort sur un individu, j’ajoute, par le biais de cette affirmation, que c’est bien le seul choix que nous ayons à prendre dans ce monde, donc pour en revenir à ce que je disais, puisque nous pouvons décider de mettre fin aux jours de qui que ce soit, oui, nous restons humain. Of course, a lot of persons gonna say this: they were not themselves during the rage of murder. Let me laugh! They stay exactly the same after the put to death. Simplement que la plupart nieront le fait d’être resté eux-mêmes, mais c’est bien le cas : ils restent ceux qu’ils ont été avant, durant et après le processus de mise à mort. Pour ne plus être qualifier d’humain, il faut bien évidemment, devenir une créature ou autre et psychologiquement parlant, ‘’changer’’ de corps n’implique pas moins de garder une certaine par humaine, de point de vue tout à fait neutre.

Il était vrai que le sujet était assez controversée et contraignant, mais il était toujours bien de porter un jugement sur celui-ci. Mieux fallait-il se faire une idée, pour qu’ainsi elle puisse exactement exprimer les convictions qui nous anime, car sans elles…

‘’I’m not afraid to die anymore’’

Un flash, à nouveau. Il l’avait frappé de plein fouet, un autre souvenir qu’elle croyait oublier. Mickaëlle fut légèrement étourdie, secoua que très peu sa tête, retrouva contenance. Normalement, cela n’arrivait pas ainsi, les souvenirs ne faisaient que défiler, rien de plus, mais…Mickaëlle fit comme si de rien, détournant la tête.

*Je dois partir…c’en est trop…*
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Mar 13 Mai - 10:47

Belle nuit pour quelqu'un qui apprécierait de regarder les étoiles des heures durant. Un ciel parfaitement découvert, des points brillants partout sur cette toile noire. La lune n'était qu'a moitié pleine, pourtant, le ciel était dégagé, si bien que la lumière de la moitié de cet astre suffisait à voir. Il faisait froid, bien sur comme un mois d'hiver, il y avait un vent pas toujours agréable, mais consolation, une personne de bonne discution même si leur rapport aurait pu avoir du mal à prendre un essor quelconque vu la façon dont elle avait commencé, cette relation. Toutefois, ils avaient discuté, et c'était même échangé des moments très personnels. Leur premier meurtre, mais n'était-ce là que ce qu'ils étaient? Des assassins? Des meurtriers? Enfin, leur sujet de discution devait être celui de meurtriers qui se retrouvent après un long moment sans s'être vu. Il discutait de la mort, de ses effets sur l'humain, était-on toujours humain après avoir tué? C'était une question intéressante et parallèlement sans vrai réponse, il n'y avait que la réponse dans laquelle on voulait croire. Chacun croyait en ce qu'il voulait ou en ce qui l'arrangeait le plus de croire:

- Can't believe the bible. Marx disait lui-même que la religion est l'opium du peuple, j'aime à croire qu'il a raison. On nous fait croire que tuer est mal dans la bible, pourtant, les religions ne sont qu'une excuse parmi tant d'autre pour faire la guerre. Si la bible dit, et elle le fait, qu'un homme n'est plus humain après avoir tué, alors comment peut-on faire une guerre sainte? Pourquoi avoir fais les croisades sous l'égide de la religion? To believe in the bible and in any other religion is too daft for me.

Silence, cette fois provoquée par Tor. Le temps de respirer un peu et de réfléchir un peu également. Ce qu'avait dis la jeune femme lui revenait à l'esprit, pour elle, un humain restait humain tant qu'il gardait le droit de vie ou de mort sur lui-même ou un autre. Elle avait ensuite expliqué que certains disent ne pas avoir été eux pendant qu'ils tuaient. Peut-être vrai, peut-être pas. Tor avait été lui-même, il le savait. Quand la lame de son rasoir avait entaillé la gorge de cet ecclésiastique, il était parfaitement humain, la pluie de coup de rasoir qui percuta cet homme avec toujours plus de violences, jusqu'à ce qu'il n'est plus assez d'énergie pour relever son bras:

- Je crois que tuer est un signe d'humanité. Tuer fait parti des choses que l'homme sait et a la capacité de réaliser. Pour moi, quelqu'un qui tue est plus humain que quelqu'un qui se refoule à le faire. Evidemment, ce n'est pas pour ça que je vais me mettre au milieu d'une foule pour envoyer au hasard des sorts de morts pour le seul bonheur de voir mourir des personnes. Mais si elle est motivée par des raisons disons valables, il me semble que tuer quelqu'un peut être plus humain que se refuser à le faire. Et puis, finalement, qu'est-ce de mourir? What is after death? Probably nothing, maybe something.

Cette question qui faisait si peu, le jeune homme avait décidé de la réponse à cette question. Pour lui la mort était un long sommeil sans rêve et sans réveil. Juste un grand noir, sans rien pour nous déranger. Une conception particulière, mais sa conception à lui. Chacun croit ce qu'il veut. En tout cas, cette seule pensée du rien de mauvais après la mort lui permettait de sourire quand il sentait qu'il pouvait mourir. A forcer à se croire qu'il avait déjà fini sa vie, il était prêt à mourir avec le sourire, un seul mot dans sa bouche, un dernier avant de moi "liberté...
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Sam 17 Mai - 9:27

Après avoir raconté leur histoire, Mickaëlle eut de nouveau ce flash ô combien agaçant. Elle se sentit étourdi et déstabilisée et eut l’extrême envie de quitter cet endroit. Ce qu’elle ferait dans les minutes à suivre. Le jeune sorcier approuva les paroles de l’obscure, lesquelles mentionnaient que tuer était un signe d’humanité. Sans doute, il ne fit que répéter en d’autres mots ce qu’elle avait exprimé quelques minutes plus tôt. La sorcière prit la parole, le ton aussi froid qu’à son habitude. Son impatience quant à son départ imminent se faisait très bien sentir, lequel s’avérait nécessaire à Mickaëlle : une autre longue journée de travail l’attendait le lendemain, donc mieux fallait-il qu’elle quitte maintenant, avant d’avoir un autre de ces flashes qui l’agaçaient tellement…

-Ce qu’il y a après la mort? Personne ne le saura jamais. De toute façon, mieux vaut-il rester dans l’innocence totale quant à ce sujet plutôt que de commencer à élaborer toutes sortes de théories invraisemblables. Qui cela pourrait-il intéresser? I don’t know, mais je ne suis pas le genre de personnes qui va croire en ce genre de sornettes débiter par des imbéciles qui croient en leur propre version des faits, très peu pour moi. A l’évidence, ce ne sont que d’autres qui cherchent à attirer toute l’attention sur eux avec de ‘’supposées’’ convictions. Humph, stupid.

La sorcière se leva du banc de pierre, se retourna et toisa du regard le jeune homme. Hautainement, elle replaça une mèche de son visage, d’une geste sec. L’obscure détailla le visage du dit Tor Barda. Il n’avait donc rien d’autre à faire que de rester ici, à discuter avec une personne fort peu aimable ? Certes, oui, mais c’était une perte de temps considérable, d’autant plus que Mickaëlle croulait sous la fatigue, il était donc plus sage de quitter l’endroit, laissant derrière elle souvenirs et cauchemars, pour la nuit, du moins.

*Je n’ai plus rien à faire ici...D’ailleurs, je ne sais pas ce que je suis venu faire à cet endroit. Too cold for me…God, I hate this temperature. Je dois rentrer, en plus, mes chats doivent m’attendre pour l’heure du lait.*

-Well, I have to go. Tomorrow, I’ll be busy, so I need to sleep. Je vous conseillerais d’en faire autant, la temperature devient de plus en plus inconfortable. Enfin, faites donc ce que vous voulez, peut-être êtes-vous de ceux qui aiment geler sur place. Malheureusement *heureusement* je ne suis pas de ces bonnes gens, j’ai une profonde aversion du froid and it is getting colder and colder, you know. So, I’m leaving, good bye dear.

En quittant l’endroit, Mickaëlle se retourna une toute dernière fois, sans doute la seule et ultime fois qu’elle reviendrait au cimetière, ce serait bien lorsqu’elle atteindrait le statut de trépas. Étrangement, elle eut un pincement au cœur…le froid, certainement. La sorcière tourna les talons, marchant de ce pas rapide mais tout aussi gracieux qui la caractérisait, afin d’aller rejoindre son chez-soi chaud et douillet. A la seule pensée de celui-ci, elle pressa le pas, mais s’arrêta soudainement.

*Suis-je bête, je n’ai qu’à user de magie…*

Ce qu’elle fit : transplaner. Ce termina donc une journée des plus banales dans un monde des plus terrible, celui de la sorcellerie, vous l’aurez compris. Mais une question reste : que regardait cette chère Mickaëlle ? Allons, cela va de soi. Approchez-vous du jeune homme, là-bas. Prenez place à ces côtés et regarder plus bas, droit devant. Ha, vous venez de comprendre, félicitations ! Maintenant, vous pouvez retourner au chaud, en sachant qu’une seule et unique personne fut la plus grande faiblesse de l’obscure :

Deaniel James Alexander O’Connor
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MessageSujet: Re: N'est seule que la solitude[pv Tor Barda]   Mar 3 Juin - 2:10

Drôle de femme que cette Mickaëlle Karsingher. Elle qui au début ne voulait pas parler, avait finalement entrainé le jeune homme sur le terrain d'une des discutions des plus intéressantes. Ils avaient même plus de points communs qu'il n'y parraissait. Au moins celui d'avoir tué une personne. Et si cette femme se présentait comme froide et impassible, si elle voulait sembler sans faille, elle aurait presque réussi, si elle n'avait pas parlé de la personne qu'elle a tué. Elle avait eu un moment de pitié alors, laissant vivre une demoiselle pourtant bien déterminée à la tuer. Leur discution était resté toujours sous le signe du lugubre, l'endroit avait dû aidé, discuter dans un cimetière par un temps aussi, sûr que cela n'aide pas à une discution à coeur ouvert parmi les plus chaleureuses. Mais ça avait été intéressant. Ne pas discuter de la guerre, ni du rôle qu'ils y jouaient ou qu'ils espéraient y jouer. Ceci étant, discuter de son passé avait fais du bien à Tor, pas parmi le meilleur dans son passé. Bien qu'il avait adoré ce moment, ce sentiment qu'il avait senti en lui, cette puissance infinie, ce droit de vie et de mort sur une personne, c'était si...Si bon...

Après avoir parler du dernier sujet qu'avait abordé le jeune homme, la jeune femme choisit de partir. Qu'avait-elle dis? Pour le moment Tor ne saurait s'en souvenir, son regard s'étant posée non pas par mégarde juste au-dessous de la ceinture de la jeune femme. Charmant spectacle, *une chance qu'elle ne pense pas à transplaner, j'aurais rater quelque chose de sympathique.* Mais apparemment, il n'était pas le seul à penser à cela, la jeune femme disparut. *Mince, il faut vraiment que j'apprenne à ne pas penser à voix haute, surtout dans ce genre de situation!* Ces pensées finirent pas se tairent comme le froid se diffusait, comme Mickaëlle l'avait dis, de plus en plus froid. Cela fit esquisser un sourire au jeune homme. Qu'avait-elle dis? Cela lui revenait désormais. Après la mort? Qu'y a-t-il après la mort? Certainement rien. Enfin elle comme lui n'aimait pas se lancer dans de longues réflexions sur quelque chose au quelle personne n'aura jamais la réponse. Ce mystère de la mort qui a hanté, hante et hantera toujours l'homme.

Mais plutôt que de penser à ça, Tor préféra se demander ce que la jeune femme avait fixé plusieurs fois pendant leur discution, avant qu'il ne vienne d'ailleurs déjà. Elle fixait toujours la même tombe. Et ça avait eu le don d'attiser la curiosité du jeune homme qui profita de sa silencieuse solitude pour s'en approcher. Il posa un genoux devant cette tombe et fut contraint de passer sa main sur la pierre pour pouvoir correctement lire le nom qui y était gravé. "Deaniel James Alexander O’Connor", Dean O'Connor. L'homme qu'elle avait tué. Discours solitaire du jeune homme avec un mort, avec une tombe:


- Une femme forte c'est indéniable. Tu dois assurément être son seul point faible. En tout cas pour ce que je sais d'elle. Tu sais, je me demande d'ailleurs si tu étais son point faible, ou si tu es son seul point faible. Tu as beau être mort, quand elle a parlé de toi, il y avait un quelque chose. Enfin. Je crois qu'elle se souvient de tes derniers mots. Elle ne me les aura pas dis, mais je les sais.

Pas besoin de dire plus. Tor se releva, fixant encore cette tombe quelque instants. Il en détacha son regard et bientôt, il n'y eut plus dans ce cimetière que des tombes, dans la neige, sous le froid...



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