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 Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]

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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 26 Avr - 0:54

Maria eut un petit rire quand le jeune homme parla et elle répondit:
-" De toute manière les plantations sont généralement tellement grandes que quelques tomates de plus ou de moins... En tout cas, ça sent bon."

Un simple plat de riz et de sauce et pourtant ce serait un des meilleur repas de l'ancienne apprentie depuis un petit moment. D'ailleurs si quelqu'un apprenait sa façon de se nourrir, au lance pierre en général, il la sommerait de se gaver comme une oie pendant trois semaines. Mais la jeune sorcière avait tout de même mieux à faire que de manger sain et équilibré.

Le jeune homme lui demanda alors de surveiller la préparation pendant qu'il se douchait. Une fois qu'il fut parti la brune commença par ne pas bouger. Puis elle remarqua une petite tête noire passait entre ses jambes et lui désignait les fourneaux. Elle s'approcha donc de ce qui cuisait et regarda le chat pour dire

-" Oui ça va je surveille, ne me regarde pas comme ça!"

*Non mais je deviens complètement folle! Voilà que je parle à un chat. Enfin il me comprend, c'est ça le plus effarant.* Tout en jetant un oeil au repas qui mijotait, l'italienne laissa ses pensées divaguaient sur cet étrange animal...

Le petit chaton était démesurément intelligent pour sa condition. Il avait un comportement presque humain. D'ailleurs il paraissait très calme et sûr de lui. La seule chose qui le différenciait d'un Homme, c'était son petit corps recouvert de poils noirs. Il avait d'ailleurs l'air bien plus réfléchi et prudent que certains êtres humains. Sortant un peu de sa rêverie, elle regard Vega, qui d'ailleurs l'observait, et dit:

-" Après tout, vous vous êtes bien trouvé toi et ton maître..."

Le chat la regarda, avec un petit air interrogateur qui surprenait moins Mari qu'il ne l'aurait dut. Elle poursuivit son raisonnement:
-" Enfin c'est surtout lui qui a la chance de t'avoir. Il faut bien que quelqu'un le surveille..."

La jeune femme aurait juré que la chat avait sourit avant de hocher la tête. Avant qu'elle ne puisse continuer la conversation, elle converse avec un chat, ça devenait n'importe quoi! Enfin avant qu'elle ne puisse pousser plus loin sa réflexion, Tor fit irruption dans la pièce et l'invita à s'assoir.

Il servit ensuite deux assiettes et s'excusa de la faire manger dans ce conditions, avant de lui proposer à boire. Elle eut un sourire et dit:

-" Ne t'en fais pas, je mange à table, c'est déjà un grand pas. Et je vais prendre un sirop de violette s'il te plaît..."

Du sirop de violette dans la cuisine... Voilà qui était incongru dans ce qu'était le quotidien de Maria... cette scène lui rappelait la seule fois où elle avait eu vu et rendu visite à sa grand-mère italienne...

Tor la servit avec un sourire et elle sortit de ses pensées pour le remercier. Elle goûta ensuite son plat et félicita le cuisinier:

-" C'est très bon, le meilleur repas de la semaine sans doute."

*Voire de celle d'avant...* songea-t-elle en vitesse. Ils mangèrent en silence, mais après avoir mangé un peu plus de la moitié de son assiette, la belle brune posa ses couverts. Sous le regard interrogateur de Tor et de Vega, elle s'expliqua:
-" Je n'ai pas beaucoup d'appétit... Et je n'ai pas l'habitude de beaucoup manger..."

Le repas était loin d'être gargantuesque, mais c'était déjà plus que son quotidien...
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 26 Avr - 1:49

Situation incongrue s'il en était, un jeune homme et une jeune femme assis l'un en face de l'autre, dinant tranquillement comme si de rien était, alors qu'ils étaient en début d'après-midi encore de parfaits inconnus. Pourtant ils étaient là, à partager un plat de riz bolognaises. Surprenant effectivement, mais certainement moins que la présence du chaton dans la cuisine. Habituellement, il abandonnait Tor au moment où il passait à table, mais là il était resté, un comportement surprenant. Mais et puis pourquoi ce chat était-il aussi humain? Diantre, si seulement il pouvait parler, le jeune homme était persuadé qu'il serait de très bonne discution. C'était dingue quand même cette confiance qu'avait Tor en Maria et Maria en Tor. A la question que veux-tu boire, la réponse fut sirop de violette, un bon choix, Tor suivit la demoiselle sur le sirop de violette. La demoiselle eut fini de diner à mi-assiette, sous le regard interrogateur des deux maîtres de maison, expliquant qu'elle mangeait peu, apparemment aussi rarement à une table et pas souvent du cuisiner. Tor finit son assiette un peu plus rapidement que d'habitude, enfin en général, il regardait encore le temps à l'extérieur, il pensait à plein de choses, mais là, il pensait surtout à la demoiselle. Après avoir vidé son verre, il se leva, attrapant au passage assiettes et couverts, il laissa chauffer l'eau pour faire la vaisselle. Il mit les restes de riz et sauces dans un tupperware et lava la vaisselle, tranquillement. Comme d'habitude l'eau était brulante, mais en faites ce soir, il s'en fichait un peu.

Il lava les couverts en premier, puis ce fut le tour des assiettes. Et le tout se retrouva à sécher à côté de l'évier. D'un geste de main, il avait littéralement interdit à la demoiselle de l'essuyer. Et il se retourna vers la jeune femme, tendant sa main vers elle comme il l'avait fais dans le parc, mais pas pour la même intention, il se demanda comment elle allait réagir. Et elle prit sa main. Tor l'emmena dans le salon, sa main était tiède, c'était agréable, pas qu'il n'ait pas aimé ses mains froides, mais là sur le moment, cette main tiède était amicale, douce, chaleureuse. Son regard descendit vers le chaton qui s'était mis entre eux deux, le regard de la boule noire passant de Tor à Maria, visiblement perdu, ce qui amusa la demoiselle et le jeune homme. Ce dernier expliqua à Maria:


- Normalement, après le repas, je me pose dans le canapé et il y a séance caresse pour son altesse. Mais ce soir, je crois qu'il a compris que la séance serait décalé, si tant est qu'elle a lieu. Mais tout de suite, je crois qu'il est temps pour ce cher chaton de faire ce que je lui ai appris à faire pour quand il y a une demoiselle à la maison.

Et la demoiselle fut dubitative, encore une connerie à l'horizon. Et le chat s'exécuta. Entre temps, Tor s'était mis face à la demoiselle, sa main libre s'était placée dans le dos de la jeune femme qui sembla comprendre où ils allaient en venir. Et effectivement, ce que la demoiselle attendait, ou redoutait, arriva, le chaton avait allumé la chaine stéréo. Et Tor entraina la demoiselle dans une danse lente, la regardant dans les yeux, sans les quitter, il se posait plein de questions, et allait parler quand il sentit une pression sur sa jambe, qui remonta son dos pour finir par un poids sur son épaule. Il tourna un peu la tête et sentit une truffe humide. Encore ce chat, pas moyen d'avoir cinq minutes décidément. Il replanta son regard dans celui de Maria et finalement pu parler:

- Comme je crois qu'il veut tout savoir de ce qu'il y a entre nous, on peut dire qu'il tombe au bon moment. Je crois que vous comme moi nous sommes rendus compte que nous sommes aller loin pour deux personnes qui ne se connaissaient pas, et tous les deux, nous savons qu'il y a un truc entre nous. Je suis peut-être stupide, mais je ne sais pas quoi, je n'arrive pas à savoir quoi. Tout ça pour dire que vous êtes quelqu'un de formidable Maria, et que je ne pensais pas poser cette question de cette façon un jour. D'ailleurs pour que ce soit moins dur, je vais pas le mettre sous forme de questions. Je voulais vous dire, et je continue de te vouvoyer, que je serais ravi que tu restes ce soir...
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 26 Avr - 20:00

Les maîtres des lieux, car ce chaton avait l'air d'influencer le quotidien du jeune homme, se contentèrent de son semblant d'explication. Tor termina son assiette en vitesse et débarrassa, à la moldue... Maria n'avait déjà pas de bonnes habitudes alimentaires, mais elle ne perdait pas de temps en vaisselle, se contentant d'un récurvite, d'un sort de séchage, puis de rangement... Mais le musicien n'était pas un sorcier ordinaire, c'était le moins que l'on puisse dire...

La brune sortit de sa réflexion et fit mine de se lever pour essuyer les couverts et assiettes, mais elle fut stoppée d'un geste autoritaire de la main. Ce qui valait peut-être mieux au fond, car elle avait pour sûr perdu l'habitude de la vaisselle traditionnelle et aurait presque put avoir l'air embarrassée avec un torchon à la main.

Ensuite, il tendit sa main vers l'italienne, qui y glissa ses doigts fins, mais bien moins glacials que d'ordinaire. Certes, elle n'avait jamais les mains chaudes, il fallait se contentait dune tiédeur passagère. Les mains du jeune homme étaient en revanche plus chaudes qu'auparavant, sans doute à cause de l'eau brûlante. La jeune sorcière se laissa guider jusqu'au salon, où Vega les regardaient tour à tour d'un air surpris et plein d'incompréhension.

Tor lui expliqua que le chat avait droit à une séance calins, mais que ce soir dérogeait à la règle... Il somma ensuite son animal de faire ce qu'il devait faire quand une demoiselle venait... Que fallait-il comprendre par là? La belle italienne s'attendait à tout maintenant, après leur petite démonstration de combat au bâton. Elle leva néanmoins un regard étonné au propriétaire des lieux... ce dernier plaça une main sur son dos, dans une attitude parée pour la danse. Avait-il prévu ça? Et sa réponse ne tarda pas, quand elle entendit la musique qui s'élevait et remarqua la petite patte du chaton sur la chaîne hifi. Soit, elle ne dansait pas si mal après tout, sa mère le lui avait appris... Ce qui expliquait qu'elle dansait le moins possible. Elle se laissa pourtant entraînée dans des pas lents et élégants.

Les yeux dans ceux du chanteur, la jeune brune ne vit Vega que quand il se percha sur l'épaule de son maître. La situation lui tira un sourire moqueur et un regard pour la boule de poils. Ensuite, le jeune homme, par des détournements et un long discours, lui proposa de rester.Bien entendu, Maria avait déjà prévu la réponse à cette question, dans l'hypothèse où elle viendrait. Alors elle répondit:

-"Je serais tout aussi ravie de rester. Surtout si tu arrêtes de me vouvoyer et de me faire danser."

A ces mots, elle s'immobilisa, et sous le regard inquisiteur de son partenaire de danse, elle s'expliqua:

-" Je n'aime pas danser."

Explication insuffisante, futile et sans intérêt. Mais une explication quand même. Avec souplesse, elle se dégagea des mains du jeune homme et se glissa derrière lui. Comme dans le couloir. Sauf que cette fois ci, au lieu de lui planter l'extrémité d'un katana entre les omoplates, elle lui murmura à l'oreille:
-" Tu ne voulais pas que je te montre comment je fais ça?"

Question juste pour la forme et pour éloigner le sujet et les faits de la danse...
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Lun 28 Avr - 10:40

Arrêter de la faire danser serait infiniment plus simple que d'arrêter de la vouvoyer, ça le jeune homme n'avait pas besoin de s'en persuader pour le savoir! Enfin, si c'était les seules conditions pour que reste la jeune femme, il y aurait certainement un moyen pour que le cuisinier réussisse à la tutoyer. Il suffisait qu'il ne pense pas qu'il ne l'avait rencontré que aujourd'hui, difficile quand on sait combien riche et intéressante avait été cette journée. Le "Je n'aime pas danser" de la demoiselle ne trahissait pas une réalité. Ce n'était pas qu'elle n'aimait pas danser, mais qu'elle n'aimait pas particulièrement ce que danser lui rappelait, deux choses presque synonyme soit, mais différentes quand même. Enfin plutôt nuancé. Si la demoiselle n'aimait pas danser, c'était bien son droit. Et Tor ne chercherait certainement pas à en savoir plus, peut-être la demoiselle s'expliquerait-elle dans la soirée, peut-être jamais, mais après tout, quelle utilité à savoir pourquoi une personne n'aimait pas danser? Si tant est que danser était d'une utilité déjà à la base ce dont, très honnêtement, Tor doutait énormément.

Et la jeune femme fit ce qu'elle avait déjà fais auparavant, se glisser dans son dos, mais pas de lame entre les omoplates cette fois, juste quelques mots glisser à l'oreille. De toutes évidences juste une façon que la danse ne se prolonge pas, même si celle-ci était arrêtée depuis un moment. En tout cas, la musique cessa comme Tor bougea sa baguette. Le jeune homme avait confiance en la demoiselle, et cette confiance semblait réciproque. En revanche, il semblait que le chaton lui ait gardé un peu d'animosité pour la demoiselle. Et pour preuve, Tor n'avait pas bougé quand la demoiselle était passée derrière lui. Le chaton lui s'était retourné, et Tor avait senti ses griffes au travers du tissu. Visiblement très courageux ce chaton. Enfin ce n'était qu'un chaton. Encore moins rassuré quand la demoiselle approcha sa bouche de l'oreille du jeune homme, la pression des griffes se fit plus forte. D'un côté, la voix de la jeune femme, douce et froide, de l'autre, le coeur du chaton qui battait plus fort comme la jeune femme était plus près de Tor. Et lui, Tor, au milieu des deux. Le jeune homme pencha sa tête en arrière, de façon à la poser sur l'épaule de Maria:


- Si je voulais que tu me montres comment faire ça, à l'occasion tu me diras si tu veux que je te montre quelque trucs. Enfin tu as l'air de bien t'en sortir, alors je ne suis pas si sur que tu es besoin de moi. En tout cas, très content que tu restes, mais est-ce que ce serait déplacé de te demander pourquoi tu restes?

Effectivement, le musicien avait dis pourquoi il aurait apprécié que la demoiselle reste, mais elle semblait avoir voulu éviter le sujet. Tout ça pour lui ramène cela sur le tapis. Ne serait-il pas de nouveau en train de jouer l'un avec l'autre? Très possible, il serait inconsciemment retomber dans le jeu. Après tout, c'est certainement ce qu'ils avaient fais le plus longtemps. Mais pas de mieux, ce qu'ils avaient fais de mieux, ces deux jeunes gens, ça avait été d'être honnête l'un avec l'autre:

- Vu que tu restes, comment vois-tu la soirée? Je ressorts les katanas, on ruine ma maison jusqu'à ce qu'on soit trop fatigué pour se taper encore dessus, ou on se remet à jouer l'un avec l'autre en se défiant du regard et en tentant vainement de se charmer l'un l'autre, si besoin est encore que l'on tente de se charmer. Sinon, on peut faire tout autre chose... Tor laissa bien volontairement un silence pour voir sur le visage de la demoiselle un sourire amusé, comme sur son visage par ailleurs. ...Je voulais dire comme par exemple la séance caresse du pacha sur mon épaule, absolument rien d'autre, c'est évident, puisque de toutes façons, ce n'est pas comme si j'avais été allongé sur mon lit avec toi à califourchon au dessus n'est-ce pas.

L'auto-dérision, l'humour que certains disent avoir été inventés par les irlandais. Et que d'autre disent retrouver dans tous les pays, mais surtout dans les parties nord des pays. Certainement ce choc des mentalités. En tout cas, faire de l'humour avec tout, certainement la plus grande force du jeune homme, rire de tout, presque toujours...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mar 29 Avr - 19:55

Le jeune homme semblait avoir compris ce qu'il y avait derrière son "je n'aime pas danser". Mais s'il avait compris que ce que la danse lui rappelait n'était pas pour l'enchanter, il ne posa aucune question. Mais bon vu la futilité de la danse en soit, il n'était pas obligatoirement nécessaire de connaître le pourquoi du comment de ce refus.

Alors qu'elle se glissait derrière Tor, la brune vit le chaton la scrutait d'un oeil inquiet, craignant pour son cher maître autant que pour lui-même. Apparemment, Maria avait fait peur au chat on l'envoyant d'un coup de baguette sur un fauteuil. Soit elle y avait été un peu plus fort qu'elle ne l'aurait crut, soit il était franchement peureux... Et pour une raison obscure, elle penchait plus pour la deuxième solution...

Pour toute réponse, le musicien bascula sa tête en arrière et elle vint se poser sur l'épaule de l'italienne. Et il dans sa réponse, glissa une question... Il relançait le jeu ou alors il était tout le temps comme ça... Ce qui n'aurait guère était étonnant. La jeune sorcière eut un petit sourire et répondit:

-" Je te montrerai alors et si j'ai besoin, je viendrai te demander conseil."

L'ironie dans sa voix n'était pas aussi forte qu'on aurait pu le penser, la jeune femme pouvait peut-être apprendre de ce garçon qui s'entraînait depuis son plus jeune âge... Après avoir laissé le suspense planait un instant, elle souffla à son interlocuteur:
-" Et il est en effet déplacé de me demander ça... Mais nous avons largement dépassé le stade des convenances, alors je répondrais que je restes tout simplement parceque j'en ai envie et que je suis bien ici..."

Bien sûr Maria aurait tout à fait été capable d'éviter la question d'une pirouette, de répondre de son ton mordant et moqueur une réplique acerbe. Mais il n'était plus temps de faux-semblants. Les rapports entre les deux jeune gens étaient basés sur une certaine confiance réciproque et, surtout, une sincérité incongrue et très intéressante.

"Sinon on peut faire autre chose" un sourire amusé et coquin apparu sur le visage de la belle brune, étrange symétrique de celui du guitariste... Tor s'empressa de lever le doute sur sa proposition, laissant néanmoins un petit temps... Elle répondit:

-" Et bien on pourrait faire un savant mélange de tout ça, mais au lieu de saccager ton nid douillet à coups de katanas, ce qui serait dommage, on pourrait trouve une activité plus enrichissante..."

Ils savaient tout les deux s'amuser et la jeune femme faisait ses armes dans l'ironie depuis un certain temps. Voyant le sourire de son hôte s'élargir, elle s'expliqua à son tour:
-" J'entends par là des cours mutuels de techniques au combat, rien d'autre, c'est pas comme ci on avait passé la moitié de notre temps à essayer de se séduire..."

Ses réparties étaient calquées sur le modèle de celles de Tor, renforçant la dérision du moment. L'ancienne apprentie eut un sourire étrange... Entre le sourire amusé, le sourire charmeur et...

Un sourire qui ne s'était pas formé au coin des lèvres de Maria depuis bien longtemps... Le genre de sourire que l'on a quand on est bien, sourire pour sourire, sans rien cacher derrière...
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mar 29 Avr - 20:36

La dernière réplique de la jeune femme avait fais affiché sur le visage du jeune homme un rictus de désagrément. Ce n'était pas ce qu'elle avait dis loin de là, d'ailleurs, son regard en disait long, et elle comprit quand Tor attrapa le chaton, entendant ce petit crissement des griffes dans le tissu. Le chat se retrouva en face de Tor:

- C'est pas parce que tu me la joues dans un genre "moi je l'aime fais-là partir" que je vais la chasser de chez moi. Et puis qui, j'ai encore le droit de séduire et me laisser séduire non? Tu veux pas encore choisi mes relations non?

Et le chaton n'eut pas le loisir de pouvoir "répondre" à ces différentes questions car il s'était envolé pour le canapé, une fois de plus. Il retomba en douceur sur le canapé, certainement sur ses pattes arrières, il regardait les deux jeunes gens désormais face à face, seule sa tête dépassait et il affichait une petite tête très semblable à un "par pitié sauves-moi". Mais vu qu'aucun des deux joueurs ne lui daignaient attention, il abandonna ce qui habituellement était son royaume, Tor lui même devait guerroyer pour avoir droit à une infime place de SON canapé. Un chat gentil, bien qu'un peu peureux, mais adorable et intelligent avant tout. Le chaton était sorti et pour la première fois, le musicien avait réellement l'impression d'avoir un moment d'intimité avec la demoiselle. Oui ce chat était beaucoup plus, beaucoup trop humain, que la moyenne des chats. Ce n'était pas déplaisant quand on vivait seul et détendu, mais en revanche, ça changeait la donne quand il faisait une crise en voyant que son maitre ramenait une personne susceptible de nuire à leur temps commun:

- Il est susceptible, mais ça lui passera, il sait que de nouvelles personnes signifie plus de caresses et d'attention alors il va venir te voir si tu restes, c'est sûr. Pour le reste, effectivement, j'aimerais autant qu'on ne ruine pas trop mon chez-moi. Du coup, je suis d'accord avec l'idée des cours mutuels, ça évitera que l'on détruise l'intérieur. En revanche nous aurons besoin d'un peu de place, si tu veux bien me suivre. Tous deux marchèrent jusque devant une vieille horloge arrêtée. Tor l'ouvrit et enleva le faux décor pour découvrir le réel fond. Il vit s'écarquiller les yeux de la demoiselle. Je savais que ça te plairait, les katanas c'était pour rigoler, enfin dans ce placard-horloge se cache mes vrais armes si l'on peut dire. Je t'en prie fais ton choix, il y a des naginatas, des Kriss, des glaives, des épées, des ninjatos et celles que je maitrise le mieux, les cimeterres. J'espère qu'il y aura ton bonheur. Choisis ceux que tu veux, nous nous entrainerons avec les mêmes armes, plus pratique pour apprendre. Et nous ferons ça dans le jardin. Je sais qu'il neige et qu'il fait nuit, mais le jardin est parfaitement éclairé. Evidemment, vu la quantité d'arme, je pense qu'il faudrait que tu entreprennes peut-être de rester plus d'un soir, ou de revenir en journée.

Le regard de la jeune femme aurait pu avoir quelque chose de paniquant si Tor ne savait pas ce qu'il savait. On croirait qu'il venait de montrer à un riche avide une grotte emplie d'or et de joyaux. Il posa sa main droite sur l'épaule de la jeune femme, déposant un baiser sur sa joue, il se retourna et alla ouvrir la porte-fenêtre donnant sur le jardin pendant que la demoiselle faisait son choix au milieu de toutes ces armes. Il revint se placer derrière elle, faisant passer ses bras autour de ses hanches, alors qu'il entendit un grincement à côté, Vega pas content de ce que faisait Tor, qui rajouta, et il ne savait pas si c'était pour agacer le chaton ou parce qu'il ressentait le besoin de le dire:

- C'est pas comme si on avait passé la moitié de notre temps à nous séduire, tu as raison, au moins les trois quart du temps en effet...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Lun 5 Mai - 20:59

Le rictus du jeune homme tira un air songeur à Maria, mais elle réalisa bien vite que ça n'était pas ce qu'elle avait dit qui suscité une telle réaction. Apparemment, Vega avait enfoncé ses griffes dans l'épaule de son maître et se dernier le délogeait.

Tor sermonna alors son chat, comme on sermonnerait son colocataire envahissant. La scène paraissait plus qu'incongrue, vu de l'extérieur. Mais la jeune sorcière savait que le chaton était étrangement humain, surtout dans son attitude et son expression. La querelle se termina par un nouveau vol plané de la boule poils. Cette dernière, vexée, les regarda d'un air suppliant puis finit par daigner descendre du canapé et filer, Merlin seule savait où.

Les deux jeunes gens eurent alors l'impression d'avoir un véritable moment d'intimité. En effet la présence du félin était beaucoup trop humaine pour qu'ils soient tout à fait sereins et détendus en sa présence. Ce devait être agréable, un animal pareil, mais dans certaines situations, il était gênant.

Le musicien lui proposa alors de le suivre... Plus intriguée que méfiante la brune s'exécuta. Elle se laissa donc guider jusqu'à une horloge, d'apparence ancienne et qui s'était arrêtée... Qu'est ce qu'il avait encore inventé? La jeune femme s'attendait désormais à n'importe quoi de la part du guitariste... Mais elle ne put cependant pas empêcher un regard surpris en voyant que le mécanisme recelait un réduit.

Plus que la supercherie elle-même, c'était ce qu'elle dévoilait qui émerveillait l'ancienne apprentie. Il y avait là un attirail impressionnant, digne d'un collectionneur. La belle italienne ne voyait que des instruments qu'elle avait appris à manier et qu'elle maîtrisait parfaitement ou presque. Cependant, on peut toujours apprendre et il disait être un expert du cimeterre... Maria savait très bien s'en servir, mais ce n'était pas son fort. Elle avait une prédilection pour les armes plus petites et plus courtes, comme son poignard.

Son regard cruel et un peu avide aurait semblait effrayant à tout un chacun. Mais le chanteur ne prit pas peur. Loin de là. Il s'approcha d'elle et lui déposa un baiser sur la jour, avant de partir en direction de la porte- fenêtre. La belle italienne détourna alors son attention du garçon et la reporta à l'attirail.

Après un instant,elle s'empara de deux cimeterre et de deux poignard, assez semblable au sien, bien que d'un peu moins bonne facture. L'idée de se battre dans le jardin était un peu surprenante, mais venant de Tor plus rien n'était étrange. La jeune brune sentit alors ce dernier se plaçait derrière elle et posait ses mais sur ses hanches.

La petite phrase qu'il ajouta tira un sourire à l'ancienne apprentie et elle se tourna histoire d'être face à lui. Après un regard charmeur, elle posa ses lèvres, moins froides, au coin de ses lèvres. Elle releva la tête en entendant un petit miaulement désapprobateur. Un petit rire franchit sa bouche et elle dit:

-" Bien je crois que Vega nous rappelle à l'ordre."

Puis montrant ce qu'elle avait choisi, elle tendit un cimeterre à son camarade, et ajouta:
-" Voilà, puisque tu es un as tu vas m'apprendre."

Puis avec cette rapidité féline peu commune, elle se plaça derrière lui et lui mit la lame du poignard qu'elle avait choisi pour lui sous le nez:
-" Et je t'expliquerai comment je fais ça et comment je me sers de mon joujou préféré..."

La phrase avait une sonorité cruelle, presque malsaine. Après tout, elle avait fait croire deux ans qu'elle prenait les autres êtres humains pour des proies... En effet, bien que l'ancienne apprentie penche pour lutter contre ses anciens maîtres, elle avait gardé une attitude assez... Malfaisante, intimidante et n'avait pas honte de faire souffrir un ennemi potentiel. Cela faisait partie d'elle, c'était sa nature... Ou du moins une part de sa nature...
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Lun 5 Mai - 21:56

Visiblement, l'armurerie personnelle de Tor avait eu un effet très positif sur la demoiselle, entre autre sur son sourire, et son regard, celui qu'elle avait quand elle se battait, celui qui laissait croire à une véritable volonté de vengeance et de meurtres. Le chaton mit de côté, c'était un premier moment de réel intimité avec le rapide passage du lit un peu plus tôt, ce moment où il s'était ouvert l'un à l'autre sans raison aucune. Alors qu'il avait le dos tourné à la jeune femme pour fermer la porte fenêtre, il entendit le bruit de doigts courants sur le métal d'armes forgées. Un son agréable, enfin question de point de vue. Les armes qui étaient dans l'armurerie appartenaient toutes à Tor, et il était assez fier de sa collection. Chacune de ces armes, il avait appris à les utiliser, minutes après minutes, heures après heures, jours après jours. Il s'entrainait tous les jours de deux à trois heures, chaque jour une autre arme pour ne pas oublier comment les utiliser. Chacune de ces armes, il avait demandé à faire le manche lui-même. Faut de savoir forger, il savait faire les manches, chacun lui-même. D'ailleurs, il signait ces manches, tout en bas du manche, un chamois sur un rocher, sa signature.

Délaissant la porte-fenêtre ouverte, il appuya sur le bouton de la lumière extérieure, il neigeait encore, le sol était blanc de neige, et il faisait froid, suffisamment que le souffle des personnes soient vapeurs. Il était à hauteur de la demoiselle et posa ses mains sur ses hanches, sa dernière phrase fit sourire la demoiselle, qui se retourna pour lui faire face. Presque un baiser sans intervention fortuite d'un chaton. Quelques secondes plus tard, Tor avait une cimeterre dans la main et une lame de poignard sous la gorge, le tout parsemé de miaulement terrifié. Finalement, Tor se retira sans problème à la lame, acquiesçant aux mots de la demoiselle, oui elle devrait lui apprendre. De la main, Tor l'invita à sortir, et leurs pas dans la neige furent accompagnés de craquement. Ils avaient de la neige un peu au-dessus des chevilles. Courageusement, le chaton vint à la porte-fenêtre pour voir la suite, mais pas question qu'il ne sorte. Très courageux.

Tor leva sa cimeterre, saisissant le manche à une main, de toutes façons, il n'avait jamais appris à se battre autrement, sauf pour ses bonnes vieilles épées moyenâgeuses. La demoiselle fit de même et tous deux engagèrent le combat. Leurs styles étaient radicalement différents, étaient opposés, la grâce et la félinité de la demoiselle face au style plus agressif et plus violent du jeune homme. Et chaque style avait son avantage. Tor comme à son habitude au début d'un affrontement se contentait de parer et de deviner l'autre, et la demoiselle sembla s'en agacer, et Tor vit un peu tard le poignard qui se profila dans la main libre de Maria. Et ce poignard, dans un coup descendant, trancha dans le T-Shirt de Tor:


- Maria, merde, tu pourrais faire gaffe quoi, j'aime bien mes fringues, c'est la deuxième fois!

Rires échangés. Bon et si on s'y mettait vraiment. Plus de rigolade, cette fois c'était pour de vrai. Le regard de Tor changea du tout au tout, de bon enfant rieur, à sombre et sérieux. Et les choses changèrent, la demoiselle avait montré une bonne résistance défensive aux différents assauts au Katana de Tor, mais elle semblait avoir plus de mal avec la cimeterre. La courbe de cette lame déconcertait souvent même les meilleurs épéistes. Une façon de le tenir. Inconsciemment, aucune des deux personnes ne retenaient plus ces coups. Et Maria se fit même le luxe d'un coup violent à hauteur de gorge, Tor plia ses genoux, frappant, violemment du plat de la lame la main de Maria qui lâcha le cimeterre. L'arme ne toucha pas le sol, la main gauche de Tor l'avait rattrapé et il n'eut pas besoin de plus de temps que celui nécessaire à la demoiselle pour comprendre ce qui arrivait pour que la lame de la main droite vu sur son épaule gauche et la lame de la main gauche sur son épaule droite. L'étau des lames se resserra, touchant la peau de la gorge de la demoiselle. Tor appuya une dernière fois avant d'enlever les deux lames et de passer derrière la demoiselle, en lui remettant dans la main la cimeterre. Il prit sa main droite et la dirigea:

- La lame est courbée, c'est ça le problème que tu as. Tu dois combattre en tenant compte de cela. La courbe de ta lame doit toujours protéger ton poignet. La pointe de la lame doit toujours être vers ton corps. Ton adversaire ne doit pas voir la pointe de ton arme, mais sa courbure. Une cimeterre n'est pas un katana, mais ton style au katana peut être réutilisé, si tu écoutes simplement ce que je viens de te dire, protèges toujours ton poignet...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mar 6 Mai - 20:10

Sans un mot le jeune homme se dégagea de l'emprise de Maria et l'invita d'un geste à se rendre dans le jardin. Ce dernier était bien éclairé et la puissante lumière se reflétait sur la neige. Celle-ci était répartie en une couche épaisse et uniforme sur le sol, si bien que les deux jeunes gens avait les pieds enfoncés dedans, comme en un piège. Mais ils évoluaient sans problème, conservant leur attitude assurée dans le paisible jardin, sous l'oeil curieux et inquiet du chaton, resté confortablement au chaud...

Enfin paisible, plus pour bien longtemps. Tor leva son arme d'une main, avec un geste sûr, de celui qui sait ce qu'il doit faire et le fera avec conviction. La jeune femme fit de même, un petit sourire étrange au coin de ses lèvres fines... Son attitude laissait entendre que, même si la cimeterre n'était pas son arme de prédilection, elle savait se battre et n'hésiterai pas.

Les styles des combattants étaient assez diamétralement opposé. La belle italienne conservait sa grâce et sa souplesse toute féline dans ses gestes net et tout aussi fins que sa personne. Se battre, lui avait-on appris, était engager une danse mortelle dont toi seul doit réchapper... Et elle dansait bien, avec détermination et puissance.

Cependant son hôte avait des coups plus francs, plus secs. Un style net et efficace, sans pirouette inutile, même les feintes avait une rapidité et une violence presque militaire. Et puis, différence notable, il ne s'entraînait pas à tuer, mais à se battre. La nuance était bien plus grande qu'il n'y paraissait et il restait sur la défensive, évitant l'attaque observant ses gestes.

Cette attitude irritait la jeune brune. Quand le combat ne menait pas à la mort et que son existence n'était pas en jeu, se battre était très amusant. Mais le musicien gâchait la partie en se contentant de parer ses attaques et ses feintes plus mesquines les unes que les autres.

Agacée par ce manque de vivacité, elle dégaina en un éclair le poignard qu'elle avait emprunté et porta un coup dans le dos de Tor. Le geste était mesuré et précis, aussi il ne fit que déchirait le T-shirt du guitariste, au lieu de lui tailladait le dos, à proximité de la colonne vertébrale.

Son coups, bas il fallait l'avouer, lui valut un semblant de colère de la part du chanteur et un regard faussement penaud de sa part. Le combat se termina sur des éclats de rire. Mais ce combat n'était rien, ce n'était qu'un début. Le temps du combat amical, sous le signe du rire était révolu. Les choses sérieuses se mettaient en place.

Il n'avait pas mentit, il maîtrisait à merveille cette étrange lame courbe qui en déconcertait plus d'un. L'ancienne apprentie ne s'en sortait pas mal du tout et ses coups n'avaient plus de retenue. Les deux adversaires ne se retenaient plus, ils savaient très bien que l'autre ne risquait rien leur confiance était suffisante pour ne pas avoir peur. Et un combat sans peur de la mort, c'est tout de suite plus sûr. Pourtant, elle se permit un coup à la gorge, tout à fait évitable.

Comme Maria s'y était attendu, le musicien s'agenouilla. Mais ce qu'elle n'avait pas prévu, c'est qu'il lui porte un coup sec à la main, avec le plat de la lame. Malgré son endurance et ses capacités physiques, l'ancienne apprentie lâcha sa cimeterre sous le choc.

Si Jake avait vu ça, il aurait hurlé et asséné un doloris sans ménagement à sa disciple. Une des règles essentielles de l'art de l'épée était de ne jamais lâcher son arme. Ce qui paraissait logique, puisque l'on perdait son moyen de défense et d'attaque. Et on courait à la fin...

D'ailleurs Tor eut vite fait de rattraper l'arme en chute libre, de la placer sur un côté de la gorge de la jeune italienne, vite suivie par l'autre cimeterre. La belle brune se retrouvait dans un étau et les lames se resserraient sur sa gorge fine et elle sentait leur pression augmenter. En d'autres circonstances elle aurait signer son arrêt de mort. Maria n'en avait pas moins le regard fier, plongé dans celui de son adversaire et une attitude qui ne perdait rien de sa superbe. Si elle venait à mourir, elle mourrait dans l'honneur, droite et fière.

Mais elle ne mourut pas et son hôte, qui se faisait percepteur, vint se placer derrière elle et plaça sa main sur la sienne, qui tenait à nouveau l'arme. Il lui expliqua alors que c'était la courbe de la cimeterre qui la rendait si délicate à manier et qu'elle devait impérativement tenir le pointe vers elle.

L'ancienne apprentie avait conservé l'attitude humble de l'élève. Quelqu'un qui avait quelque chose à lui enseigner méritait respect et attention. Une leçon, si incongrue qu'elle fût, se devait d'être apprise et appliquée. Elle se dégagea donc de l'emprise de Tor alla se placer face à lui et positionna sa lame comme il le fallait... Maria était prête, elle avait compris...

Sans crier gare, elle s'élança avec grâce et porta un coup sec en direction des jambes du jeune homme. Ces attaques étaient fourbes mais fonctionnait bien en général. Il para donc et à peine eut-il le temps de relever sa lame que celle de la jeune femme avait éraflé sa gorge. Cependant il n'eut pas trop de mal à contre-attaquer et à faire voler la cimeterre de son opposante plus loin. Maria eut un sourire et demanda:

-" Alors ai-je bien retenue ma leçon Monsieur?"

Son ton poli d'élève disciplinée contrastait avec son sourire moquer et ses yeux rieurs...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mar 6 Mai - 20:55

Mais c'est qu'elle se débrouillait diablement bien et se défendait terriblement bien. Le jeune homme avait été étonné, il avait pris les mains de la jeune femme pour se faire son percepteur, et elle s'était docilement laissée faire, ce qui était pour le moins surprenant de la part de cette jeune femme qui appréciait tant être maître en toute situation. Pendant quelque minutes, Tor lui montra comment tenir mieux la cimeterre. Il guida, toujours en tenant les mains de la demoiselle, les gestes à faire. Les même qu'avec un Katana, simplement, il lui montrait comment les réaliser pour que le poignet soit toujours protégé de l'attaque de son adversaire. Sentir ses mains autour de celles de la jeune femme faisait un bien fou à Tor. Lui qui aimait tant sa solitude, le voila entrain d'apprendre à une jeune femme à se battre, enfin à se perfectionner un peu, les mains dans les mains. Et il en ressentait une forme de petit plaisir, comme cette odeur que portait la demoiselle. Il était dans son dos, et chaque mouvement de ces cheveux libéraient une autre effluve de parfum. Un parfum comme la demoiselle, froid au premier abord, mais si doux et agréable quand on s'y attache un peu. D'ailleurs tellement que Tor en avait oublié qu'ils étaient en plein entrainement.

Mais la jeune femme se dégagea lorsqu'il eut fini, et elle attaqua. D'abord à hauteur de jambe, une très bonne technique, dangereuse à exécuter, mais efficace pour forcer l'autre à se défendre. Puis la lame passa à hauteur de gorge, il avait senti le métal glisser le long de sa peau. Etait-ce seulement parce qu'il avait reculé la tête ou parce qu'elle n'avait pas voulu le tuer qu'il vivait encore? En tout cas, sa contre-attaque fut sans pitié, la lame de la demoiselle s'envola pour se planter un peu plus loin. Pour toute réponse à la petite pique de la demoiselle, elle eut droit à un sourire approbateur. Quelque pas plus loin, Tor ramassa la cimeterre, regardant la demoiselle, il voulait la tester encore un peu plus. Il revint devant elle et après quelque gestes pour le chaton, il sourit à la jeune femme, surement encore une fois intriguée par ce chat si humain. Chaton qui arriva d'ailleurs aussi vite qu'il le pouvait. Sa tête sortait à peine de la neige, sa progression visiblement difficile. Tor l'attrapa prenant le bandeau noir qu'il avait dans la bouche. Il le reposa devant la maison après un secouage virulent qui lui valut un regard mauvais et un coup de griffe dans la main.

Devant la demoiselle, il lui demanda de lui bander les yeux. Il se mit en face d'elle, enfin ce qu'il supposait en face d'elle. Et pour la première fois, prit son sabre à deux mains. Habituellement, le regard prouve la concentration, mais il savait que la demoiselle voyait sa concentration. Il l'invita à attaquer ce qu'elle fit, d'un coup un peu retenu qui fut contrer tranquillement par le jeune homme:


- Tu peux pas faire mieux? Femme faible...

Oups, c'était sorti avec la pique, mais cette fois, faire attention, Maria n'allait plus faire dans la demi-mesure. Et ce fut le cas. La vibration de l'impact suivant se ressenti dans les doigts des deux personnes. Et la jeune femme attaquait son adversaire aveugle. Et il se défendait. L'entrainement de son père, combattre moins la vue. Pas évident au début, d'ailleurs Tor avait perdu, il avait senti plusieurs fois ces picotements signe d'une possible contre-attaque, mais doutait un peu, néanmoins aucun coups de la jeune femme ne l'avait atteins. Avant ce mouvement de jambes qui fit tomber Tor. Mais ce n'était pas l'heure de se reposer, il roula sur le dos en tomba et se releva. *Aies confiance, tu sais ce que tu fais*. La jeune femme attaqua encore, quelques coups quand vint cette occasion qu'il attendait, cette fois il contre-attaqua, comme la demoiselle d'un mouvement de jambes, il entendit le dos de la demoiselle touché le sol. Et couchée dans la neige, elle para un coup horizontal que Tor n'aurait su arrêter. Il enleva son bandeau et le jeta dans la neige souriant à la jeune femme. Tous deux semblaient avoir eu leur dose de combat pour la soirée et les cimeterres servirent de cannes aux deux jeunes gens. Sans être sur d'avoir vraiment le droit, Tor mit sa main droite sur la hanche droite de la demoiselle comme il marchait pour rentrer:

- Demain c'est toi qui m'apprends ton truc avec ta lame. Et moi je t'apprendrais à combattre à l'aveugle. Ceci étant, je peux te proposer une boisson chaude...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mer 7 Mai - 16:11

Toute son attention fixée sur ce que Tor lui enseignait, la jeune femme ne quitta pas la lame des yeux une seconde durant sa courte leçon. Elle ne remarqua donc pas l'air un peu perdu de son précepteur et ses yeux qui se perdaient dans la contemplation de ses cheveux bruns.

Malgré sa légère absence il fut sans pitié lors de la contre-attaque, envoyant sa cimeterre volait au loin. A sa question, il eut un simple sourire appréciateur. Elle ne s'était donc pas si mal débrouillait...

Maria vit alors son hôte partir en direction du chaton, lui glissait quelques mots et caresses et se retourner avec un sourire charmant. Qu'est-ce qu'ils allaient encore inventé? Ce chat et ce musicien étaient pires que des enfants et pondaient tour sur tour, ruse sur ruse, bêtise sur bêtise...

Vega ne se fit pas attendre et revint en trottinant sur ses petites pattes. Avec un courage insoupçonné, la boule noire plongea dans la neige. Le petit animal était à peine assez grand pour tenir la tête hors de cet océan blanc. Dans sa grande bonté, son maître vint le voir et le sortit de cet enfer glacé, en lui retirant une sorte de bandeau de la bouche. Ensuite il le posa sur le rebord de la porte-fenêtre, en le secouant pour enlever la neige de sa fourrure, ce qui lui valut un coup de griffe bien senti.

Curieuse, la jeune sorcière le regarda lui tendre le tissu noir, en lui demandant de lui bander les yeux. La belle italienne eut un regard surpris, mais s'exécuta tout de même, ne sachant pas bien ce qu'il allait advenir... Pour le moment, le chanteur saisit sa lame à deux mains, d'un geste le plus assuré possible. Tout ses muscles étaient tendus, prêts à agir, aux aguets.

Il l'invita alors à attaquer. Après une seconde d'hésitation, elle porta un coup, faible et des plus simples à parer. D'ailleurs c'est ce que son adversaire fit, avec une facilité déconcertante pour quelqu'un qui combattait en aveugle. La jeune brune n'avait pas osé être trop dure, ou attaquer avec hargne.

Mais le jeune homme se permit une remarque des plus désobligeantes, qui fit bien plus mouche que la moindre explication visant à lui faire comprendre qu'il ne craignait rien. Femme faible... Qu'il ose le redire, qu'il ose ne serait-ce que le penser et il verrait que ses compétences magiques étaient elles aussi étendues !

De quel droit ce malotru ce permettait-il ce genre de fantaisie? Elle avait faillit le tuer... Pas mal de fois pour une seule journée et il avait la prétention de la dire faible. Le coup suivant, même s'il fut paré, était d'une violence telle que le métal vibra et que leurs mains en tremblèrent. Alors était-elle faible?

Excédée par le souvenir de la remarque et la facilité apparente du guitariste à se battre en aveugle, l'ancienne apprentie porta un coup bien plus mesquin. En effet, il n'aurait pas put prévoir un mouvement de jambes pour le faire tomber, privé de la vue. L'attaque fut donc une réussite, mais il se remit vite sur pied, parant un grand geste de lame furieux.

Après une suite de feintes, d'attaques et de contre-attaque, il faucha à son tour son adversaire. Maria se retrouva allongée dans la neige du jardin. Mais on lui avait appris à ne jamais baisser sa garde, à ne jamais se laisser distraire, à rester concentrée sur l'arme de l'ennemi. Ce fut uniquement pour cette raison qu'elle para un improbable coup horizontal. Enfin, il fallait dire que Jake lui avait fait tout les coups bas et toutes les bassesses possibles lors de son apprentissage. Elle avait donc compris qu'il fallait s'attendre à l'imprévisible...

Après ce surprenant retour des choses, Tor jeta son bandeau noir, qui trancha un instant sur la pâleur de la neige enfin de disparaître dans des méandres de flocons. L'italienne se leva d'un bond et répondit au sourire du jeune homme, d'une façon un peu trop carnassière. Il fallait avouer qu'elle avait encore sa désinvolture et sa pique déplacée en travers de la gorge. Mais la jeune Finn était bien placée pour savoir que la vengeance était un plat qui se mangeait froid, voire glacé... Il ne payait rien pour attendre...

Néanmoins, elle l'autorisa à laisser sa main sur sa hanche, un temps du moins. Avant d'arriver à la porte fenêtre, elle se dégagea et fit un petit bond agile pour se retrouver à l'intérieur. Une fois là, la brune se tourna vers son adversaire d'un soir, en arrière sous la neige et répondit:

-" Je pourrais t'apprendre ça en effet... Et peut-être d'autres choses... Mais il faudrait que je revienne..."

Un petit sourire coquin se dessina sur ses lèvres, mais il disparut quand elle reprit:
-" Je me passerai d'une boisson chaude, merci. Je suis plutôt résistante."

Un ton un peu plus sec, mais un sourire et un regard enjôleur, digne d'un charmeur de serpent. Un autre que Tor en aurait oublié sa froideur qui reparut... Mais il sa folie l'immunisait peut-être contre le charme étrange et envoûtant de la jolie brune. Elle s'adossa à l'encadrement de la porte-fenêtre pour laisser passer son hôte...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mer 7 Mai - 21:29

Apparemment sa pique sur la femme faible avait eu l'effet désiré, visiblement, elle lui en voulait et pas qu'à moitié. D'un autre côté, c'était l'effet recherché, et à dire vrai, il n'en avait pas pensé un traitre mot...Qui se comptait d'ailleurs au nombre de deux...Mais bon, la remarque était, il le savait, désobligeante. Quoi qu'il en soit, il semblait que la journée qui avait commencé par un petit peu de guitare dans un parc, avait continué en petit jeu, puis en entrainement, pour finir en pseudo-jeu de la séduction au vue des dires et des faits de la demoiselle, touchait à sa fin. Triste journée? Regrettable journée? Ni l'un ni l'autre, il avait rencontré une très charmante demoiselle, qui en plus d'être sympathique et très jolie, il fallait l'avouer, savait se battre avec différents types d'armes. Cette journée avait été riche, mais surtout, elle avait plu à Tor, ce qui n'était plus arrivé depuis fort longtemps. Il y avait eu cette soirée avec Syerra Van Blaken, une ministérielle, mais c'était une soirée. Agréable il va sans dire, toutefois, sans égaler la journée qui venait de se dérouler.

La jeune femme marchait devant lui et s'était laissé posé une main sur sa hanche. Elle se dégagea d'un bond pour se retrouver la première à l'intérieur. Vega eut un mouvement de recul, toujours aussi courageusement, d'autant que la jeune femme était entrée. Visiblement le mot d'ordre du chaton était "le plus loin sera le mieux pour moi, merci de respecter la distance de sécurité sous peine de..." Sous peine de quoi tient? La seule chose que ce chaton pourrait utiliser comme contre-attaque serait une lechouille dans le visage, voir un coup de griffe. Mais revenons plutôt à la jeune femme, sujet beaucoup plus intéressant s'il en est plus. La jeune femme lui parla, lui disant même qu'elle devrait revenir pour lui apprendre l'astuce de sa lame. Un sourire se dessina sur le visage du jeune homme en entendant ces mots. Juste un petit sourire amusé, rien de bien méchant. Elle dit se passer volontier d'une boisson chaude, ça avait été plus une question par politesse/principe qu'autre chose, le musicien connaissant déjà presque la réponse.

Maria s'adossa au cadre de la porte-fenêtre pour laisser entrer le jeune homme. Il avait retrouvé son aspect plus froid comme si la jeune femme tentait de le séduire. Pourtant, Tor restait sur que n'importe quel homme aurait perdu contrôle en la voyant ainsi. Elle avait pour ainsi dire tout pour elle. Un sourire charmeur, de très beaux cheveux, un regard juste comme il faut, de belles formes, et en plus elle était de compagnie. Si l'on exceptait assurément le poignard en argent dans sa botte. Tor s'avança vers le belle italienne, et commença à entrer de façon à être face à elle. Il s'arrêta pile en face d'elle pour la regarder dans les yeux, un sourire aux lèvres. Elle aussi. Pensaient-ils la même chose? Ou comprenait-elle cette affinité entre eux? Etait-ce leurs ressemblances, ou leurs différences qui semblait les attirer l'un l'autre? Tor n'en savait rien, mais sous le regard déconcerté du chat, il posa ses mains sur les épaules de la jeune femme, tout en la regardant dans les yeux:


- Désolé pour femme faible, si ce terme ne s'applique pas à quelqu'un, c'est bien à toi. Je n'ai juste rien trouvé d'autre pour te forcer à te battre vraiment. Excuses sincères, mais directement après, ce n'était plus un regard d'excuses, plutôt inquisiteur, écoutes, normalement c'est là qu'un garçon dirait, je sais pas pour toi mais je crois qu'il y a quelque choses entre nous. Puis il t'embrasserait. Mois je me contente de la partie première et au lieu de t'embrasser je te demanderais, mais qu'est-ce que c'est, et si c'est ce que je crois, comment devons-nous réagir, je veux dire nous deux, c'est assez invraisemblable non?
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mer 7 Mai - 23:47

Le sourire amusé, mais aussi autre chose, du jeune homme n'échappa pas au regard acéré de Maria. Un petit sourire comme un autre, mais qui provoqua un bouillonnement intérieur chez la jeune femme. C'était un mélange d'agacement, sûrement un reste de colère provoqué par sa pique désinvolte, mais aussi quelque chose d'autre. Ce quelque chose était bien plus impalpable, insaisissable et elle ne n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. ce qui en était encore plus énervant.

Cette journée en compagnie de Tor avait été des plus agréables, voguant de surprises en surprises les deux jeunes gens avaient appris à se connaître et à... S'apprécier? Le mot n'était-il pas un peu faible vu le nombre de fois où ils s'étaient embrassés? Cependant ils ne pouvaient pas parler d'amour, il se connaissait tout juste... Il y avait une indéniable attraction, peut-être du désir... Et cet autre chose indéfinissable...

La sorcière se décida à se sortir de ses pensées et remarqua que Vega prenait ses distances avec elle. La bestiole avait l'air d'avoir la rancune aussi tenace qu'elle et il ne l'approcherait pas se si tôt. Enfin le chat comme le maître étaient plus qu'étranges et l'on pouvait s'attendre à tout.

Preuve en était les mains de son hôte sur les épaules fines de la brune et les sincères excuses qui s'en suivirent. Elles étaient franches mais pas toutes acceptées. D'accord il avait dit ça dans le feu de l'action et pour la faire réagir et ça n'avait pas raté. Mais même dans le combat, elle attendait toujours une certaine tenue chez ses adversaires. Comme elle-même ne disait pas grand chose quand elle se battait, elle n'aimait pas les grands bavardages de celui qui cherche à provoquer ou déconcentrer. Même si l'italienne pouvait tout à fait faire de même.

Puis l'orateur assez brillant que le chanteur était mit en mots les doutes et les interrogations de la jeune brune. Le seul problème étant qu'elle n'avait pas de réponse aux question posées. Et s'il y avait bien une chose qui restait de la Serdaigle qu'elle avait été, c'était qu'elle détestait de pas savoir.

Et plus rien n'était certain en cet instant. La belle jeune femme plongea ses yeux ténébreux dans le regard vert de son hôte et répondit:

-" Je te pardonne, mais ose penser encore une fois que je suis une faible femme et tu le regretteras..."

Malgré son sourire ravissant, ses yeux ne brillaient que d'un éclat sombre et noir, signe que sa menace sous le signe de la plaisanterie n'en restait pas moins une menace... Mais son sourire disparu son regard se fit l plus pénétrant possible et elle répondit après l'avoir regardé un instant:
-" Je sais ce que ça n'est pas. Ce n'est pas de l'amitié c'est plus que ça, ce n'est pas de l'amour, on ne se connaît pas assez. Alors entre les deux, il y a quoi?"

Comme toujours les mots de l'ancienne apprentie était net et concis, elle ne se dispersait pas en bavardage et allait à l'essentiel. D'ailleurs cette discussion était peut-être vaine, si ni l'un ni l'autre n'avait les réponses.
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Jeu 8 Mai - 22:06

Mince, il avait compté sur la jeune femme pour lui répondre et pour qu'enfin il mette un nom sur ce sentiment qu'ils semblaient éprouver l'un envers l'autre. Elle avait dis que ce n'était pas de l'amour car il ne se connaissait pas assez. Lui avait pensé de même, mais et si ça n'avait été qu'une vague façon de se cacher la vérité? Dans le fond, c'était la bonne excuse pour eux deux d'éliminer cette idée qui pouvait déranger tant elle que lui. Dans le fond, le musicien avait compris que la jeune femme n'aimait pas tant se laisser aller à des sentiments, lui était pareil, pourtant, il avait apprécié leurs baisers. Même s'ils avaient été simplement par jeu, tout du moins au début, tous deux semblaient avoir eu par la suite, le besoin de retrouver une fois, de plus les lèvres de l'autre, et plus vraiment par jeu. Un simple désir? Difficile à imaginer, en faites le jeune homme ne s'était plus laissé aller à tel débordement sentimental depuis bien longtemps. C'était bizarre pour lui de ressentir ça, si longtemps qu'il n'avait plus eu le sentiment de ressentir quelque chose pour quelqu'un et maintenant que c'était le cas, il ne savait pas quoi penser ni comment réagir.

Enfin, au moins, il avait pu comprendre que son interlocutrice était dans le même désarroi que lui. Bien elle lui avait pardonné sa pique, même s'il s'attendait à avoir droit à une pique future également, en guise de revanche. Intérieurement, il sourit à cette pensée, mais ce rire intérieur disparut comme la jeune femme changea d'expression. Elle aussi penchait pour le plus que l'amitié moins que l'amour. Mais qu'y avait-il entre? Sa question était très bonne, et y répondre semblait bien difficile, il n'y avait rien entre. Si il y avait bien deux choses, mais aucune ne correspondait ce que Tor ressentait, et il en aurait juré, à ce que Maria ressentait. Et ils restaient là, comme deux idiots, chacun adosser au montant de la porte-fenêtre, l'un en face de l'autre. Tantôt au chaud, tantôt rafraichi par des effluves de froid extérieur. Tous deux se regardaient avec cet air bizarre, cet espoir que l'autre ne sache ce qui les liait. Le regard de Tor se perdit sur le chaton qui s'était rapproché d'eux et étonnamment beaucoup plus de la jeune femme que du jeune homme. Finalement, Tor brisa ce silence pas vraiment agréable:


- Et bien entre, je pense qu'il y a le désir, mais je ressens plus que du simple désir pour toi. Et il y a la confrérie, mais je ressens trop de désir pour que ce soit ça. Donc qu'y a-t-il entre nous, je ne saurais répondre, et il est évident que toi comme moi détestons ne pas savoir. Pour être tout à fais honnête avec toi, je ne sais même pas ce que je dois faire, j'ai une envie folle de t'enlacer tout en t'embrassant, mais je redoute ta réaction. Alors je crois qe je vais me tourner vers l'intérieur de la maison et montez à l'étage te préparer une des chambres, enfin si tu veux toujours rester.

Comme il l'avait dis, il enleva son dos du montant et entra dans la maison, il n'eut pas le temps de faire un pas qu'un chaton lui barra le passage, dans la mesure de son possible. Comme le jeune homme tenta un pas, le chaton se mit en position d'attaque. Soupir amusé de Tor, ce chaton voulait vraiment faire la loi chez lui. Cet instant durant lequel le musicien était dos à Maria, il lui semblait tellement plus facile de réfléchir. Et puis, ce chaton avait plutôt un bon instinct, pourquoi ne pas se fier à lui. Dans un mouvement rapide et enthousiaste, le jeune homme se retourna pour embrasser la jeune femme, visiblement pour sa plus grande surprise. Lorsqu'ils eurent fini ce baiser, il recula sa tête juste assez pour que son front se pose sur le nez de Maria:

- Je suis tellement grave que je me fie à un chat pour décider de mes actions. Désolé. Je sais pas ce qui m'a pris, j'ai eu cette envie et...
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Jeu 8 Mai - 23:32

La réponse de Tor fit clairement comprend à l'ancienne Serdaigle qu'ils se voilaient tout les deux la face. En fait, ils disaient ne pas se connaître assez pour s'aimer parceque cette idée leur faisaient peur.

La jeune femme était hermétique à tout sentiments depuis bien longtemps et voilà que ce chanteur au cimeterre venait balayer toutes ses barrières de défense en une seule journée. La carapace qu'elle s'était forgée et qui résistait si bien s'était effritée et avait fini par s'effondrer.

Ce qui n'avait été qu'un simple jeu, comme elle en avait fait tant d'autres, avait évolué et devenait quelque chose de bien plus fort, de bien plus étrange, de bien plus effrayant en fait... Car ils prenaient tout les deux goût à leurs étreintes, non plus par amusement mais par véritable plaisir...

Donc il y avait une forme de désir dans leurs sentiments, c'était indéniable. D'ailleurs il y en avait trop pour une relation fraternelle, comme le guitariste l'avait souligné. Mais Maria se refusait à mettre e nom d'amour sur tout cela. C'était trop difficile à penser après ses années de solitude et de renfermement. Tout ne pouvait pas changer soudainement...

*Si, bien sûr que si. Arrête de fermer les yeux, tout peut changer en une journée, tu le sais bien pourtant* se sermonna la jeune femme.

En effet, sa vie avait basculer la jour où elle avait décidé de quitter sa maison sur un coup de tête. Son existence avait pris un nouveau tournant le soir où Jake était entré au bar et avait commencé à essayer de la séduire. En fait tout les événement clés de son existence s'étaient produits en une journée ou un soir...

Cependant elle secoua la tête, ne voulant surtout pas être aussi faible. Mais ce n'était pas de la faiblesse, c'était de l'humanité. Elle pourrait se forger les plus imprenables murailles, elle n'en resterait pas moins un simple être humain. D'ailleurs la jeune brune était agacée par cet état de fait, elle aurait aimé avoir une prise absolue sur ses émotions...

Certes en façade, elle ne montrait rien. L'ancienne apprentie avait mis bien trop de temps pour parfaire son air impénétrable pour s'en défaire. Et il lui était très utile en cet instant, pour ne pas montrer sa confusion.

D'ailleurs elle fit un simple hochement de tête quand il lui dit qu'il partait préparer sa chambre. L'italienne ne fit pas un sourire, ne prononça pas un mot. C'est alors qu'elle vit Vega bondir pour barrer le passage à son maître.

D'ailleurs le chaton était resté près d'elle durant leur conversation... C'était assez étrange après l'animosité qu'il y avait entre eux, si tant est qu'on puisse se mettre un chat à dos. Quoiqu'il en soit, le chat faisait son possible pour empêcher Tor de s'en aller.

Alors son hôte, comme si son animal avait été le messager de ses réelles envies, se retourna et plongea son regard dans les yeux sombres de l'ancienne apprentie. Et Maria se demanda s'ils avaient la même ardeur que ceux du jeune homme...

Mais elle n'eut pas le temps d'approfondir sa pensée qu'il l'embrassa d'un air joyeux. La brune écarquilla les yeux mais se laissa faire et répondit à l'étreinte... Il en mourrait d'envie avait-il dit... Si seulement il savait qu'elle aussi...

Cependant, il interrompit son geste et se dégagea, un tout petit peu. Il baissait la tête juste assez pour qu'elle ne puisse pas voir son regard vert. Il s'excusa de se fier au jugement d'un chaton trop humain... Mais il ne fallait pas, s'il n'avait pas été du genre à faire ça, ce lien si particulier n'aurait pas pu se créer...

La belle italienne ne le laissa pas finir et se baissa pour capter ses prunelles dans les siennes. Elle réduit ensuite la distance entre leurs lèvres à néant et se laissa porter.

Voilà des lustres que la jeune brune n'avait pas agit sous l'impulsion du moment, sans peser le pour et le contre en cogitant des heures...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Ven 9 Mai - 1:15

Un autre que Tor aurait surement maudit le chaton et peut-être se serait-il lui-même maudit d'avoir agi comme cela sur un coup de tête, mais ce baiser avait été génial. Ce chaton n'était peut-être pas si bête que ça. Mais non, ce chat était intelligent, il savait répondre et d'une certaine façon se faisait comprendre si bien que c'en était un peu apeurant. Un chat si humain qu'il comprenait les réactions des gens, et apparemment la nature des relations entre les personnes, mais aussi leurs envies. Il avait barré la route à son maitre, un autre jour, le jeune homme l'aurait pris dans les bras pour ensuite l'embêter au possible, mais ce soir, c'était différent, le chaton, la soirée, la présence de Maria, lui-même était différent. Et finalement sur un coup de tête, donnant sa chance *bêtement?* à un chaton, il avait embrassé la demoiselle alors qu'il ne savait absolument pas de quoi elle avait envie. Mais en faites, il était au fond de lui convaincu qu'il ressentait la même chose. Elle était restée, d'accord il avait été cuisinier, mais ce n'était pas pour sa cuisine, elle ignorait pour sa collection d'arme et ne pouvait surement pas deviner qu'il lui apprendrait quelque chose. Ce n'était surement pas non plus pour ses beaux yeux, alors ça réduisait la situation à deux choix, soit un *mais pourquoi elle est restée?* et un *elle ressent aussi quelque chose*.

Et si c'était la même chose que le jeune homme et qu'aucun d'eux ne savaient ce que c'est, il n'en restait pas moins que cela faisait un paquet de jours et de mois que Tor ne s'était pas senti aussi calme et serein. Il était content, comme libre de pouvoir à nouveau être heureux, ce n'était plus le cas depuis cet ecclésiastique. Il savait qu'il avait peut-être fais une erreur en embrassant la jeune femme passionnément comme il l'avait fais, car quand bien même il lui était indifférent, il aurait voulu rester en contact avec elle, mais ce baiser risquait de changer bien des choses car tous deux savaient qu'il avait été différent de tous les autres. Et comme si elle avait lu le doute en lui, la demoiselle se baissa un peu pour voir à nouveau les yeux du jeune homme. Et une fois de plus leurs lèvres se rencontrèrent. Elle lui rendait le baiser qu'il avait eu pour elle quelque secondes auparavant. Et il y avait dans ce baiser, la même envie qui avait animé celui de Tor peu avant. Et c'était tout simplement délicieux de sentir les lèvres de la demoiselle contre les siennes.

Posant comme auparavant sa main sur la hanche de la demoiselle, ils furent enfin vraiment à l'intérieur. Il referma la porte-fenêtre, et rangea les cimeterres dans l'horloge toujours désespérément arrêté. Il se pencherait un jour sur le pourquoi du comment ça se fait-il que, mais pas tout de suite. Il regarda encore une fois la demoiselle et quand leurs regards se croisèrent, il vit sur le visage de la demoiselle le même sourire qu'il devait avoir, différent des autres lui aussi. Plus complice, plus chaleureux, plus vrai. Ce sourire toujours sur ses lèvres, il vit que le chaton était juste à côté de Maria, un peu surpris, il eut un regard amusé, ce chaton qui évitait à tout prix cette jeune femme et qui avait griffé Tor avant pour lui avoir proposé de rester, était maintenant aux pieds de cette demoiselle. Et en plus il avait "forcé" le jeune homme à embrasser la jeune femme. Le comble:


- Il faut croire que tu as été par le deuxième membre de la famille. Sourire, je vais monter, je crois que j'ai un lit à préparer. Je pense que cette canaille a mérité une séance de câlin et vu qu'il semblerait qu'il t'apprécie un peu, je pense que tu devrais profiter de ta chance pour t'en occuper... silence, sauf si tu veux monter avec moi.

Sans attendre de réponse, le jeune homme commença à monter les marches, calmement. N'importe qui qui verrait juste la scène dans l'immédiat pourrait croire que lui et Maria ne sont que des amis, pourtant, il y avait plus. Il avança dans le couloir. Passant devant la première porte, sur la droite,, il ne la toucha même pas. Chambre interdite, celle de son frère, aujourd'hui encore alors qu'il est quelque part en Europe de l'Est. Deuxième porte, sur la gauche celle-là, chambre de ses parents, jamais plus touché par Tor, seule pièce avec celle de son frère à ne pas avoir été refaites. Craquement de plancher avant la troisième porte, sa chambre à lui. Il ouvrit la porte, la mauvaise idée, car devant lui se rejoua la scène arriver peu auparavant. Jusque là, il avait été attentif pour savoir si la demoiselle montait ou non. Mais de revoir ce bref combat dans la chambre, puis ce passage sur le lit à couteau tiré, puis leur discution, il n'était plus attentif à rien, complètement pris dans ses pensées...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Ven 9 Mai - 23:13

Diantre, la folie du jeune homme était sans nul doute contagieuse ! Il s'était fié aux convictions d'un chaton, certes bien trop humain mais tout de même un animal. Quoique, la sorcière commençait sérieusement à émettre des doutes sur la nature de la boule de poils. Vega était de ces bêtes qui semblaient avoir été emprisonnés dans la mauvais corps. Il était intelligent, et en plus il avait l'air de comprendre les sentiments des deux jeunes gens bien mieux qu'eux-même.

Et elle! Si Maria avait su qu'elle agirait de la sorte, elle se serait mis des gifles. C'était une attitude dangereuse, stupide et immature. Oui mais elle s'en moquait. Complètement. Pour la première fois depuis des années, l'ancienne Serdaigle était heureuse. Oui c'était une des émotions étranges qu'elle ressentait depuis le début de la journée: le bonheur.

Depuis fort longtemps, la joie avait été réservé aux gens simples qui ont du temps à perdre. Le bonheur était une chose frivole qui ne tendait qu'à s'évaporer aussi soudainement qu'il était venu. Donc la brune aurait mieux fait de s'en aller il y a un moment déjà. Sauf que quelque chose l'en empêchait. Et c'était une incapacité lié à ses émotions, ses sentiments. C'était troublant et dérangeant pour une personne aussi froide et sèche que l'ancienne apprentie.

Cette humanité en elle était... Presque malsaine. Il ne fallait pas, elle ne devait pas, ce n'était pas la chose à faire. Elle se mettait en danger et elle le mettait en danger. Et ça, sans savoir pourquoi, elle ne le voulait pour rien au monde. Et puis, la belle italienne était vulnérable si elle avait des... Si elle ressentait certaines choses. Et la règle était de ne laisser aucun obstacle émotionnel nous barrait la route... Comme c'était facile à dire !

Sauf que ces belle paroles s'étaient envolées haut dans le ciel le temps que durant leurs baisers. Ils étaient disparus, n'avaient pas la même saveur d'amusement que les précédents. Les choses devenaient sérieuses et s'était mauvais signe.

La réalité les rattrapa et ils finirent par retourner dans la demeure de Tor. Le jeune homme posa une main sur sa hanche puis alla fermer la porte-fenêtre et ranger les armes. Maria baissa les yeux et vit que le petit chaton s'était installé précisément à ses pieds. Malgré son courage légendaire, l'animal avait compris que la belle brune était là en amie et ne lui voulait pas de mal. Son maître décida donc d'aller préparer son lit pendant qu'elle s'occuperait de Vega. Sauf si elle préférait le suivre...

La jeune italienne ramassa la boule poils et lui donna quelques caresses distraites sur le dos et le flanc. Le chat leva la tête vers elle avec l'air de dire: " monte va au lieu de faire semblant de me papouiller..." L'ancienne bleue aurait pu juré qu'il avait levé les yeux au ciel... Bêtement, elle demanda:

-" Tu crois que je monte?"

Et très étrangement, la bestiole eut un hochement de tête affirmatif des plus virulent. En murmurant un vague "désolée" la demoiselle le posa et gravit les marches. C'est alors qu'elle découvrit son hôte, debout dans l'encadrement de la porte de sa chambre. Il avait l'air perdu dans ses pensées, ses souvenirs... Maria s'avança à pas doux, sans qu'il ne l'entende. Arrivée à sa hauteur, elle lui posa une main délicate sur le bras et demanda avec un sourire en coin:
-" Bien je dors où? Le canapé, une chambre d'amis? Ailleurs?"

Ce dernier mot fut accompagné d'un regard coquin en direction du grand lit et d'un sourire amusé...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 10 Mai - 0:05

Tellement perdu dans le souvenir de ces moments précédents, qu'il en avait oublié le monde alentour, il fixait le lit, avec un petit sourire amusé. Oui, ce moment n'avait pas été ordinaire, mais il y avait autre chose, ce moment n'avait pas été le seul peu ordinaire de cette journée. D'abord cette envie de jouer de la musique, cette envie de jouer avec une inconnue, de l'inviter chez lui, de se battre avec elle, de se retrouver comme deux idiots sur le lit du jeune homme, finalement qu'elle reste, qu'il s'entraine un peu, le tout sous l'oeil...non, sous la coupe et suivant, presque toujours, les décisions d'un chaton bien trop humain quelque fois. Mais y avait-il quelque chose que Tor puisse regretter? Non rien, sauf qu'il n'avait plus été aussi heureux depuis un peu plus de deux mois. Alors c'était un sentiment qu'il pensait avoir oublié surtout après ce qu'il avait fais. Mais il semblait que ce sentiment ne l'ait rattrapé. C'en était même quelque part effrayant.

Mais d'un autre côté, Maria était belle, sympathique, intelligente, réfléchie et toute aussi capable que lui de prendre une décision. Et puis ces baisers juste avant qu'il ne monte pour ne pas se laisser complètement submerger par cette envie qu'il avait ressenti. Un furieux et incontrôlable désir qu'il n'avait pas maitrisé, mais évité. La suite des choses, il le savait, allait être des plus intéressantes, il avait un choix à faire, à cinquante pour cent, la demoiselle avait un choix à faire, à cinquante pour cent également, il faudrait simplement voir si chacun de ces pourcentages s'additionnera. En réalité, il n'y avait aucun lit à préparer, tout était généralement prêt pour le cas où quelqu'un devait venir, comme ce fut le cas. Et d'un autre côté, même si ça n'avait pas été le cas et qu'il aurait dû préparer quelque chose, l'aurait-il vraiment voulu? Il en doutait au plus profond de lui-même. Un choix assez difficile, surtout que son esprit était embrumé par la présence de la charmante italienne. Les décisions n'en devenaient que plus difficile, d'un côté, il y avait cette probabilité qu'elle veuille autant que lui se laisser porter par le désir qui semblait les unir. D'un autre côté, la probabilité que comme lui, elle préfère refouler encore cette envie pour plus tard.

Le jeune homme réfléchissait toujours fixant le lit. Se demandant ce que devait penser à ce même moment l'italienne en compagnie du chaton un étage plus bas. Et puis qui sait, peut-être que ce chaton n'avait pas fini de jouer son rôle. Au fond de lui, le musicien imaginait la petite boule forcer la jeune femme à monter. Bon sang, elle et lui avaient tellement l'air d'obéir à des ordres que obéir à un chaton pour l'un d'eux semblaient si anormal. Pourtant, en bonne partie, c'était à cause du chaton qu'ils en étaient où ils en étaient. *Faudra que je pense à le remercier...Où à le frapper selon la suite des évènements.* Tor était persuadé d'avoir entendu quelqu'un monter les escaliers, mais ça semblait si...enfin tellement...si...exactement comme l'avait été la journée...surprenante. Mais le plancher craqua, il y avait quelqu'un, il sortit de ses pensées en entendant la voix de la jeune femme et en sentant sa main se poser sur son bras. Elle avait posé ce qui devait être LA question que Tor aurait voulu qu'elle ne pose pas car il ne savait absolument pas quoi répondre. Improviser comme d'habitude:


- Je crois que le plus sage serait que je te conduise à la chambre d'ami, mais à dire vrai, le lit n'est pas tellement confortable, et il y fait plutôt froid, même si j'imagine que ni l'un ni l'autre ne te dérangera vraiment. Donc je dirais le canapé, seulement je suis galant et donc je te dirais de prendre mon lit, ce qui m'arrangera d'autant que je dois m'entretenir avec la "chose" en bas. Silence, cherchant ces mots,] Ou alors, nous nous laissons aller à cette envie qui semble s'être immiscée entre nous, et nous verrons où cela nous mène. Et si tu te demandes ce qui me tente le plus...

Finissant sa phrase, enfin il n'était même pas sur de l'avoir fini, qu'il avait pris la main de la jeune femme, et profité de sa surprise pour l'embrasser encore une fois, mais sans retenue aucune cette fois. Un geste à double-tranchant certes, mais un geste qui faisait tant de bien au jeune homme...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 10 Mai - 0:37

Maria dut faire un effort de concentration considérable pour ne pas perdre le fil des événements et ne pas agir encore plus sottement. C'était fou de ressentir une telle confusion après avoir traversé tant d'épreuves pour s'immuniser contre tout désir trop humain.

Mais, même avec la meilleure maîtrise de soi du monde, il était impossible de tout contrôler de A à Z. Et en l'occurence la jeune femme ne contrôlait même plus le A ... Les événements semblaient être doués d'une vie propre, sans qu'aucun des deux protagonistes ne puissent en changer le cours.

Le seul qui avait l'air de maîtriser les choses était un chaton. La situation était décidément farfelue et improbable. Si elle n'avait pas autant aimé la réalité, Maria aurait juré que ce n'était qu'un rêve dont il faudrait bien se sortir un jour ou l'autre.

D'ailleurs l'ancienne Serdaigle devait le lui dire. Elle se devait de lui prouver que ce n'était pas possible, que ce n'était pas bien, que c'était irréfléchi. Et il fallait que ce soit elle qui disent toutes ces choses qu'ils ne voulaient pas entendre, car ce garçon était bien trop... Bien trop quoi? Immature, fou, tête brûlée? Les trois sans doute... De toute manière Tor ne pourrait jamais réaliser tout ça.

Mais avant qu'un seul mot douloureux puisse franchir le seuil de ses lèvres, son hôte lui coupa l'herbe sous le pied, en lui proposant trois solution. La première aurait été la plus convenable et le plus sage, la deuxième était la plus pratique. Et la dernière... Merlin la dernière était la plus tentante... Mais c'était surtout celle à laquelle il ne fallait pas céder.

La jeune brune allait donc opter pour la solution du canapé, quand le jeune homme s'empara de ses lèvres en un baiser emporté par le désir brûlant qu'ils ressentaient tout deux.

Un instant, un si court et merveilleux instant, Maria oublia tout, absolument tout. Elle ne pensa plus qu'à la douceur et à la saveur exquises des lèvres de musicien... Mais c'était malhonnête envers lui que de se conduire avec aussi peu de sagesse, alors elle rompit le contact. Même si elle avait commencé par répondre à l'échange avec fièvre.

Avec une force qu'elle puisait Merlin savait où, l'italienne plongea son regard ténébreux dans les prunelles vertes et souffla:

-" Si tu savais comme j'aimerai..."

*Mauvaise tactique ma grande, très mauvais plan.* songea la belle jeune femme une seconde trop tard... Elle reprit:
-" Mais il ne faut pas. Je ne dois pas céder à..."

Comme il n'y avait pas de mots sur ce sentiment étrange, elle éluda cette partie de phrase et continua:
-" A ça... Et puis ce ne serait pas correct envers toi, ce serait se voiler la face et tomber d'encore plus haut après."

Et, bien plus à contre-coeur qu'elle ne l'aurait voulu, la brune annonça:
-" D'ailleurs je ne devrais pas rester..."

Pourtant elle ne fit pas un geste... Peut-être cherchait-elle le courage de le faire dans les yeux verts qui la fixaient? Si c'était le cas, il fallait changer de plan de bataille, la technique ne portait pas ses fruits.

A pas plus lourds que lents, l'ancienne apprentie finit par se retourner et vit une petite chose noire au coin du couloir...
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 10 Mai - 2:12

Le baiser de trop? Difficile de l'imaginer, elle y avait répondu avec un enthousiasme qui dépassait tout ce qui s'était passé avant. Contrôle? Logique? Sagesse? Réflexion? Ces mots n'avaient plus aucun sens en comptant la relation qui semblait unir Tor et Maria. Mais tous deux semblaient garder une réserve, enfin elle plus que lui, mais comme elle devait le penser, il était juste fou. Fou à lier. Il devait pourtant paraitre sain d'esprit, mais au fond, il y avait cette chose en lui, ce petit quelque chose qui l'empêchait de savoir se limiter, qui l'empêchait de faire les bons choix. Mais pourtant, c'était cette même folie qui avait mené les deux personnes où elles en étaient. A savoir, devant la chambre d'un jeune homme, à se demander quelle réaction adoptée. La plus sage, la plus pratique, ou la plus irréfléchie. La demoiselle elle-même avait dis qu'elle aimerait, preuve était donc faites qu'il n'était pas le seul à avoir ce feu au fond de lui. Et elle enchaina sur les propos qui devaient être les plus sensés depuis un long moment. Et elle avait fini en disant devoir partir que le chaton fit son apparition. Tor leva les yeux au plafond, que pouvait-elle encore vouloir cette boule de poils:

- Tu sais, je ne peux pas t'empêcher de faire ton choix, tu es grande et assez forte je pense. Sourire qui laissa place à une tête plus sérieuse, Mais tu as parfaitement raison, je suis obligé de te le concéder. Cette solution qui nous donne tant envie est si illogique, si irréfléchie, si impulsive, si stupide peut-être même. Pourtant, si enthousiasmante, si motivante, si émotionnelle. Quelque chose que toi et moi avons du mal à accepter hein? Ce n'est pas que tu ne peux pas, mais tu te refuses car comme moi, tu pensais avoir fais fie de ses ressentiments, tu te croyais au-dessus de ces choses si humaines. Tu croyais que toutes ces émotions ne seraient plus. J'espérais la même chose, mais toi et moi avons découvert aujourd'hui, une personne semblable, intéressante, mais le contre-coup est que nous apprenons aussi que nous ne pouvons rien faire contre ces sentiments. Ils sont et seront toujours, quand bien même on veut s'en immuniser, il n'y a pas de vaccin contre les sentiments. Et maintenant, nous avons tant voulu nous en débarrasser qu'ils nous font peur maintenant. Toi et moi, nous sommes sur qu'il n'y a pas de lendemain pour nous. Pas parce qu'on y croit pas, mais parce qu'on a peur de ce à quoi il ressemblera. Petite pause dans ce long discours, Tu sais, j'avais fais le serment de ne plus jamais m'attacher à une personne, de ne plus jamais ressentir d'émotion pour une personne, mais tu m'as prouvé que j'étais encore humain, malgré tout. Alors je me dis que toi et moi, ce sera peut-être voué à l'échec car je suis moi et tu es toi, que nous avons nos jardins secrets et des raisons qui nous poussent à ne pas vouloir plus, mais j'aimerais laisser une chance à ce toi et moi. Je sais que jusqu'à maintenant, tu as dû me prendre pour un fou, un givré ou je ne sais quoi d'autre, mais c'était tout aussi fou de faire confiance à un chaton non? Cette décision ne m'appartient qu'à moitié, l'autre est à toi. Je sais aussi que jusqu'à maintenant, on a plutôt eu raison de se fier au chaton, mais on ne pourra pas compter tout le temps sur une petite boule noire. Même si nous, ça ne donne rien, que ce soit toi pour un autre, ou moi pour une autre, il arrivera un jour où l'on ressentira quelque chose, une fois de plus, et cette fois, il n'y aura peut-être pas de chat trop humain pour nous guider. Alors que faisons-nous Maria? Nouvelle pause, En faites, tout mon long discours, ramènes à une seule et simple chose, que tu as un choix à faire. Comme je sais que tu auras le mauvais rôle dans le cas où, je tiens déjà à te dire que je ne t'en voudrais pas. Nous sommes tous deux adultes, on ne va pas se quereller pour ça. Ca ne rend pas le choix plus facile j'en suis conscient, toutefois, je pense imprudent que tu rentres maintenant, en plus il fait froid, mais je te promets que si tu restes, tu auras mon lit pour toi, et pendant ce temps, je squatterais le canapé. Tu es libre de partir à ta guise, de consulter le chaton, ou de rester, à toi de voir.

*Et bah! Si elle te prenait pas comme bon pour l'asile, c'est sur qu'après ça, tu gagnes un séjour gratuit dans l'hôpital psychiatrique le plus proche, enfin un psychotique comme toi, ça te dérangera pas, et puis tu pourras toujours jouer à la grande évasion...Chut, attendons qu'elle décide avant de juger de mon futur.* Tor n'avait pas quitté la jeune femme des yeux tout au long du discours, et il n'avait surement jamais encore dû avoir ce ton pour la demoiselle, ce ton qui mêlait compréhension, appréhension, amitié...espoir...Après quelques secondes après le discours, les yeux dans les yeux, en respirant bruyamment, le regard de Tor descendit sur ce chaton, trop humain et pourtant ce soir si humain...
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Dim 11 Mai - 16:58

Dès qu'il avait commencé à parler, Maria avait replongé son regard noir dans le sien. Il était impensable d'avoir un conversation aussi sérieuse et grave le dos tourné. Et puis, ne jamais tourner le dos, toujours regarder les événements et les gens en face, ne jamais avoir peur...

Mais il fallait surtout ne jamais dire jamais, enfin du moins à cet instant. Par exemple, ne s'était-elle pas juré de ne jamais se laisser aller à des choses aussi humaines et encombrantes que les sentiments? Si et pourtant la belle brune était plantée dans un couloirs avec ces fameuses émotions dont elle ne voulait plus.

Mais le problème n'était pas uniquement là, comme semblait le croire Tor. D'ailleurs ce garçon parler beaucoup trop, la jeune femme était incapable de réfléchir avec ce babillage incessant. Cependant, après un silence lourd, pesant, tendu et un regard pour le chaton bien plus humain qu'elle, l'italienne répondit:

-" Si c'était aussi simple!"

Oui si cela n'avait été que la peur de ses sentiments, ça aurait été facile. Mais c'était bien plus que ça, c'était plus profond, ou peut-être plus idiot:
-" Si j'avais juste peur, il n'y aurait pas de gros problème. Si c'était juste un refus, ce serait simple."

Mais ce n'en était pas un, bien au contraire, elle avait envie, diablement envie, de s'abandonner à ce feu qui les consumait. Mais l'ancienne apprentie ne pouvait pas. Elle reprit:
-" Mais là où tu te trompes c'est que je ne peux pas. Je ne peux pas me permettre de prendre d'aussi gros risques. Les sentiments sont une faiblesse. Et je n'ai pas le droit à l'erreur."

Plus elle y réfléchissait, plus elle se disait qu'il y en avait , des raisons pour que tout ça ne marche pas. Elle continua à les énoncer, avec une douleur sourde et des plus étrange:
-" Et puis, il ne faut pas que tu t'attaches à moi. Je n'ai pas de grandes chances de vivre vieille, quasiment aucune d'ailleurs. Si j'ai des attaches, je pourrai avoir peur de mourir. Et quand on s'applique à une vengeance de l'ampleur de la mienne, il est interdit d'avoir peur."

Décidément, Maria se mettait à parler autant que le musicien. Sauf qu'elle avait tout dit maintenant, enfin presque. Elle termina juste en disant:
-" Alors penses-tu vraiment qu'il faille tenter un "toi et moi" après ce que je viens de dire?"

Bien que toutes ses raisons étaient valables et qu'elle les pensait profondément, l'ancienne Serdaigle tentait d'ôter de la tête de Tor l'idée de tenter une relation, de n'importe quel ordre. Si cette idée folle ne lui sortait pas de la tête, il y aurait quelqu'un pour la regretter et quelqu'un pour qui elle aurait envie de rester...

Or, elle avait assassiné son mentor et coupé les ponts définitivement avec sa propre mère pour que cela n'arrive pas. Et voilà que le chanteur déboulait et en une journée envoyait valser, non seulement ses protections, mais certaines de ses plus intimes convictions. Après des efforts monstrueux pour devenir la plus insensible possible, il réveillait l'ancienne Maria, celle qui ressentait encore bien des choses...

Et ce n'était pas une bonne chose, mais alors pas du tout. Si elle vivait isolée de tous, drapée dans sa froideur et son regard aussi noir que glacial, ce n'était pas pour rien.

Mais une personne, en un jour peut tout faire basculer...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Lun 12 Mai - 0:53

Apparemment, Maria se mettait à parler tant que lui, c'était tant mieux en réalité, il avait moins l'impression de parler dans le vide. Enfin, il se sentait un tantinet plus humain, moins paranormal, car il avait déjà remarqué que les longs discours lui incombait très souvent. Alors que les autres se contentaient de phrases plus simples, plus rapides plus efficaces, peut-être moins douteux. Car les mots, on pouvait en dire tant par minutes, et par exposé, mais on pouvait aussi en dire assez pour embrouiller la totalité d'un auditoire, alors quand en plus l'auditoire est un interlocuteur, seul, les chances d'être compris sont presque inexistantes. Mais c'était la façon de faire de Tor, il était par bien des points dur à suivre, dont celui-ci qu'il parlait beaucoup, ce qui donnait parfois l'impression qu'il pouvait à partir d'un seul et unique mot vous faire la totalité d'un exposé de plusieurs heures. Mais il semblait en l'occurrence que ce soit encore plus facile quand la personne à qui vous parlez ait une valeur toute particulière à vos yeux. Ce qui était le cas du musicien à l'heure actuelle, il parlait beaucoup, aidé sans doute par ce quelque chose qu'il ne parvenait à définir.

Oups, pour la première fois, une des deux personnes haussa le volume sonore de la discution. *Et bien si c'est pas aussi simple expliques-moi, je n'attends que ça moi!*. Et la jeune femme continua sans vraiment être précise dans ces dits *Mais tu attends quoi, que je te torture pour que tu parles? Ca te plait de tourner autour du pot?*. Première explication *Compréhensible, mais c'est pas un peu démesuré, on ressent juste une attirance, enfin un peu plus qu'une attirance. Une fois, se laisser aller, c'est normal, même pour une personne qui ne veut pas de sentiments*. Dernière explication, *Interdit d'avoir peur? Mais qui peut interdire d'avoir peur! Pas de grandes chances de vivre vieille? Avec un peu de chance je vais essayer de tuer quatre Mangemorts alors pour ma part. Pas que je m...* Cette fois c'en était trop, Tor avait explosé intérieurement, mais pas que, apparemment, la jeune femme en avait trop dis, surtout cette dernière phrase "Alors penses-tu vraiment qu'il faille tenter un "toi et moi" après ce que je viens de dire?". Visiblement hors de lui, le jeune homme s'avança vers la demoiselle qui instinctivement recula. Il attrapa ses épaules et la plaqua assez violemment contre le mur, la regardant dans les yeux, excédé:


- Alors tu n'as vraiment rien compris hein? Qui te parles de se marier? Je te parle d'une relation peut-être éphémère. Pas besoin que tu vives tes sentiments dans leur totalité, laisses leur juste le droit de s'exprimer une fois de temps en temps! Et c'est quoi cette connerie tu vivras pas vieille? Tu crois qu'un mec qui veut se venger d'un groupe de Mangemorts à plus de chances de survivre que toi? Dis-moi seulement pourquoi moi je survivrais à un groupe de Mangemorts et pas toi? Et puis, pour qui te prends-tu pour penser que la peur peut être supprimée entièrement en une personne, dans quel monde tu crois vivre? Le pays des Bisounours, oui chez eux pas de peur, mais là c'est la vie, tu sais ce truc ou on nait, souffre pour finalement creuver. D'un geste puissant, le point droit de Tor frappa le mur, juste à côté de l'oreille gauche de la demoiselle, Putin...Que je m'attache pas à toi? Désolé c'est trop tard, et tu sais que c'est réciproque.

Jamais encore depuis le soir où il avait tué, il n'avait été aussi en colère. Il sentait son poing endoloris par le choc avec le mur en brique, il sentait qu'il saignait. Le musicien se recula de quelques pas, le chaton avait pris ses distances, visiblement la première fois qu'il voyait son maitre dans un tel état. Tor tourna le dos à la jeune femme, regardant l'escalier:

- Si tu veux passer ce qu'il te reste d'existence comme une solitaire endurcie qui n'en a rien à foutre que de sa gueule, casses-toi. "Toi et moi" c'est une relation qui doit se baser sur la confiance et une volonté partagée. Si tu ne veux pas, c'est ton choix, pas besoin d'excuses merde. Je suis pas un gamin tu me dis simplement "non désolé" ou simplement "non", tu prends ta veste, tu claques la porte affaire classée. Maintenant, vu que tu as cherché des excuses pour que cette relation n'existe pas, je ne te retiens pas, récupères ta veste et rentres chez toi...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Lun 12 Mai - 17:12

Son fouillis d'explications tendait à ressembler à une pâle justification. Or ce n'était pas, loin de là, l'effet recherché. Bon, la jeune femme avait peut-être était un peu trop loin. Comme quoi, il fallait à tout prix qu'elle évite de parler trop, de monologuer. Elle finissait par dire des choses manquant cruellement de fond...

La brune s'attendait certes à des réactions un peu plus violentes que celles que Tor avait eu précédemment, mais jamais elle n'aurait pensé voir une telle rage scintillait dans son regard vert...

Plein de colère, il fit un pas vers elle. Son premier réflexe aurait été de dégainé son cher couteau de sa botte ou sa baguette, mais elle ne ferait jamais ça avec le jeune homme. Alors, par un instinct bête et humain, elle fit un pas en arrière, sans pour autant le quitter des yeux.

Avec violence, il lui saisit les épaules et la poussa contre un mur. Son dos fit un bruit sourd et commença à la lancer. Mais Maria ne bougea pas d'un cil, et ne détacha pas ses prunelles des siennes. Elle ne baissera pas les yeux, ça non, plutôt rôtir en enfer.

La belle italienne allait répondre, sentant la colère la gagnait. Premièrement, on ne lui parlait pas comme ça, relation particulière ou pas. Deuxièmement de quel droit pensait-il pouvoir lui donner des leçons? Il croyait quoi, qu'elle croyait encore au pays des lapins roses? Qu'elle n'avait pas encore tout à fait saisi que la vie c'est laid et que ça finit mal?

Mais elle n'eut pas le temps de lui déverser sa bile, qu'il mit un coup de poing dans le mur, tout près de son oreille gauche. La jeune brune eut à peine un léger sursaut mais ne cilla pas pour autant. Il voulait quoi là, lui faire peur? Raté, essaye encore. Il devait simplement vouloir évacuer sa colère, une colère qui était orientée vers elle d'ailleurs. Dans ce cas, autant qu'il la cogne, ça le soulagerait.

La froide sorcière bouillonnait, mais son expression impénétrable resta inchangée. Le regard vide, elle attendait que son hôte ait dit tout ce qu'il avait sur le coeur, avant de prendre une décision, qu'elle pourrait être à même de regretter.

La jeune femme n'avait pas été une Serdaigle pour rien, malgré son air glacial, elle était une personne réfléchie. Ce qui n'était pas le cas du musicien, loin s'en faut.

Son regard noir rivé au dos du guitariste, elle attendit une poignée de secondes avant de prendre à son tour la parole:

-" Bon tu as fini, je vais peut-être pouvoir en placer une."

Son ton aussi froid que sa colère, elle poursuivit:
-" Alors, pour commencer, je n'ai jamais parlé de mariage. Et cette connerie de ne pas vivre vieille, c'est une supposition basée sur mon inexpérience, la crainte qu'inspire celle que je recherche. Tu me diras je n'ai pas pris en compte le critère chance."

Les questions qu'il avait posé étaient certainement purement rhétorique. Et bien tant pis pour lui, quand on posait une question à Maria, il fallait s'attendre à une réponse. Sans en démordre, elle poursuivit:
- " Ensuite je n'ai jamais dit que tu pourrai survivre à un groupe de mangemorts. Qui vivra verra, comme on dit. Enfin, ne crois pas en avoir parlé après j'ai peut-être dit des choses qui m'ont échappé."

Venait ensuite la digression sur leur monde et cette folle histoire de Bisounours. Stupide dessin animé que sa Cracmole de mère avait crut bon lui diffuser, enfant... Maria continua:
-" Et je crois que ça fait un petit moment que j'ai compris dans un monde pourri jusqu'à la moelle. Et puis je n'ai jamais aimé les Bisounours, c'est vraiment vomitif. Pour ce qui est de la peur je ne dis pas que je n'ai jamais peur, ce serait prétentieux. Je dis qu'il ne faut pas avoir peur et qu'il faut la surmonter."

Là, elle allait devoir parler d'une chose délicate, surtout vu la tension qui baignait dans l'air. Ce fameux "attachement" qui les liait. Quelque chose de suffisamment étrange pour les mettre hors de leur gonds. Enfin surtout le chanteur, la brune avait une apparence bien trop calme, qui cachait une rage intense:
-" Mais tu as raison sur un point je me suis attaché à toi. Ca doit d'ailleurs être pour ça que je n'arrive pas à me convaincre totalement que ce "toi et moi" n'est pas une bonne chose."

Sans un mot et d'un pas félin et gracieux, elle vint se placer contre le mur, à côté du jeune homme. Elle tourna la tête vers lui et souffla:
-" Tu vois, si ça avait été un non catégorique et sans appel, je serais déjà dehors. Mais je crains que ce soit un tantinet plus compliqué..."

Le monologue avait peut-être du bon au fond, il fallait bien que l'italienne vide son sac aussi...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Lun 12 Mai - 22:37

Emportez-vous dites? Et bien vous avez parfaitement raison, Tor était allé beaucoup trop loin, pourtant, ce qu'il avait dis était ce qu'il pensait. En fortement exagéré, mais exactement ce qu'il pensait. Il n'avait pas voulu offusquer la demoiselle de quelque façon que ce soit, mais de toutes évidences, au vue de la réponse qu'elle proposa à son monologue, c'était de toutes façons le cas. Sous l'impulsivité du moment, l'adrénaline avait dopé son cerveau, il avait pensé plus vite, parlé plus vite, plus fort aussi, mais il avait exagéré ses propos. Pas qu'il ait cru que la demoiselle n'en saisisse pas la teneur, mais il avait fais ça inconsciemment. Il se demanda d'ailleurs comment la jeune femme avait interprété ce violent coup dans le mur. En tout cas, à aucun moment elle n'avait répondu avant qu'il n'ait fini, à aucun moment elle semblait n'avoir voulu se défendre, à aucun moment Maria n'avait détourné son regard. Ils avaient leur fierté, et elle leur pourrissait leur relation de toutes évidences. Cette même fierté qui les avait fais se rencontrer semblait un obstacle à leur relation désormais.

Et la demoiselle répondit à toutes les questions réthoriques et sans importance, ou presque aucune, qu'il avait posé, même s'il n'attendait aucune réponse. Elle lui répondit d'un ton calme et posé, mais narquois, enfin juste réponse au ton qu'avait employé le jeune homme un peu plus tôt, il allait sans dire. Elle parla d'abord du fait qu'elle n'ait pas parlé de mariage, première exagération de Tor, il entendait simplement par là une relation plus longue que deux ou trois nuits. Elle parla de la supposition de ne pas vivre vieille qu'elle avait faite, expliquant qu'elle n'avait pas pris en compte le critère chance. Le critère chance...Chance...Elle s'exprima alors sur sa relation à la peur, elle tentait toujours d'aller plus loin que sa peur, de la dépasser de repousser ses limites, lui aussi...Encore un point commun? Surprenant...Elle termina en parlant de leur relation, expliquant ne pas réussir à se convaincre totalement que ce "elle et lui" était sans issue, car elle concéda s'être attaché à lui. La fin des dires de Maria n'était pas une fin, comme une histoire sans fin. Tor reprenait ses esprits, à nouveau parfaitement calme, enfin plus qu'avant. Il fixait la demoiselle qui s'était mise face à lui:


- Bien, il semblerait que tu parles de choses intéressantes. La chance, je crois bien que je ne crois plus en ce terme depuis bien longtemps. C'est l'opium du peuple, la chance, bien au-delà de la religion. Tout le monde croit avoir un jour de la chance. Je crois en ce que je peux faire, c'est tout. Et puis tu n'étais pas obligé de répondre à mes questions, de toutes évidences, ce que j'ai dis avant à été dopé par l'adrénaline, comme mon geste, et je m'excuse pour les deux. Mais tu me donnes cette impression quand tu parles qu'il n'y à rien de bon dans les sentiments, qu'un sentiment te rendra plus faible car tu auras peur de mourir. Ce n'est pas de ne rien ressentir qui ne te feras plus avoir peur. Ce qui te fera ne plus avoir peur de mourir, c'est de prendre conscience que nous ne sommes que des sac d'os et de chair, et que comme des animaux, il arrive un jour où tout doit s'arrêter...Peu importe la façon, peu importe la raison, on mourra tous. Petite pause, pas réflexion, mais plus pour rester calme, Alors quoi, Maria finit ta phrase, dit ce que tu as à dire, pourquoi est-ce si compliqué que tu ne puisses pas laisser une chance à notre relation? Qui a-t-il de si dur à ça? Si tu veux, je lève ma main droite et je jure solennellement que le jour où tu me diras "c'est fini", je ne chercherais même pas à retenter ma chance, tu ne me verras plus. Mais dis-moi maintenant, qu'est-ce qui est si compliqué...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mar 13 Mai - 21:50

La chance est l'opium du peuple... Diantre, qu'il pouvait avoir raison a bien y réfléchir. La chance pousse les plus malchanceux à jouer avec la roue, que ce soit celle de la fortune, du destin ou tant d'autres encore. La chance, l'espoir de s'imaginer que tout ira bien, que le monde va devenir meilleur, que la nature humaine a encore a apporter...

Oui la chance amenait soit au jeu, puis au risque et donc au final à la perte. Soit elle menait à l'utopie de croire encore et c'était encore plus pitoyable. Qui pouvait encore croire en l'espèce humaine? N'avait-elle pas prouver que, malgré ses quelques bon éléments et sa prétendue intelligence supérieure, elle ne pouvait pas s'empêcher de détruire, mu par le pouvoir ou l'envie ou tout autre sentiment?

D'ailleurs c'était une des raisons qui poussaient Maria à sa retraire solitaire et froide. Son aversion pour les émotions étaient dues au fait qu'en plus d'affaiblir l'Homme jusqu'à ce qu'il ne soit plus rien, elles le poussaient à toutes ces choses qui rendent la vie encore plus laide.

Mais avant qu'elle ne pousse plus loin sa réflexion sur le genre humain, sa fin et les sentiments, elle fut contrainte d'orienter ses pensées sur la demande que Tor lui faisait.

La jeune brune leva les yeux au ciel et eut un léger soupir. Il demandait encore pourquoi c'était compliqué... Parceque rien n'est jamais simple tout d'abord. Ensuite parcequ'il vivait dans une ère dangereuse où se serrer les coudes c'est utile et s'aimer, à défaut d'un meilleur terme, c'est suicidaire. Cependant, la sorcière ne se lança pas dans une nouvelle explication, il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre et se contenta de dire:

-" Je crois que je me suis suffisamment justifier sur ce qui faisait que ce "toi et moi" était si compliqué."

Et de justifications, de démonstrations, l'italienne ne voulait plus. Même si c'était idiot, même s'il ne fallait pas, même s'ils tomberaient de bien plus haut après, même s'ils auraient bien plus mal si ça s'arrêtait plus tard, même si ça ne menait sans doute à rien, même si c'était presque perdu d'avance, elle en avait envie.

Donc, faisant une chose qu'elle s'était juré de ne plus faire, prenant une décision importante sur un coup de tête, la belle jeune femme fit un pas vers son hôte pour le regarder droit dans les yeux:

-" Je ne sais pas si je fais bien, mais on peut toujours essayer... Toi et moi..."

Sa voix baissait et se faisait moins certaine, mais elle reprit bien vite son assurance et poursuivit:
-" C'est peut-être idiot, mais on ne saura pas tant qu'on aura pas essayé... Mais tu es sûr qu'on pourra tout arrêter un jour, s'il le faut ?"

Il était bien ironique de parler de la fin avant le début, mais n'était-ce pas le paradoxe même de l'existence? L'ancienne Serdaigle craignait cependant qu'ils se laissent emporter et n'acceptent plus la fin...

Mais; suivant encore une impulsion bizarre, elle déposa un délicat baiser sur les lèvres du jeune homme, avant de plonger à nouveau son regard sombre dans les prunelles vertes...
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