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 Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]

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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Ven 23 Mai - 23:27

En un sens la jeune femme trouvait profondément navrant que le musicien n'ait pas eu de rêve... Car à partit de quoi peut-on bâtir l'illusion du bonheur si on ne croit plus en rien? A partir de quoi peut-on faire comme si on était heureux et fier de ce que l'on était?

Bien entendu, il y avait des gens qui étaient vraiment heureux et content de se lever tout les matins, jusque parcequ'il était en vie et qu'il vivrait encore. Juste parceque, même si le monde ne valait plus rien, il leur restait une famille, un rien auquel se raccrocher. Juste parceque, quand tout semblait aller de travers, il y a avait des choses qui tenaient encore la route.

Et parmi les gens heureux, en cette période sombre, il y avait ceux qui se complaisaient dans la souffrance et le malheur d'autrui, ceux qui aimaient le mal et faire le mal, ceux pour qui la torture était la plus douce des dépendances, ceux qui ne se sentait à l'aise que dans la noirceur... Les gens du Seigneur des Ténèbres et ce dernier aussi, sans doute...

Mais si l'on omettait ces deux catégories, dont les premiers étaient les plus rares, il ne restait qu'une masse docile et asservie, parsemée de quelques fous qui luttaient, soit pour eux-même, soit dans un but plus grand et plus noble... Mais la majorité se taisait, faisait, troupeau fidèlement endormi par la terreur et la répression... Le monde n'était plus qu'un terrain de lutte et de haine...

Alors comment ne pas avoir en pitié cette âme perdue dans les questions de sa propre existence? Comment rester soit même stoïque à un malheur plus grand encore que celui d'avoir tout perdu? L'espoir c'est ce qui meurs en dernier... Alors que reste-t-il une fois qu'il est parti? Rien, rien, une enveloppe vide qui n'a plus le sens de ce qui est, a été et doit être. Une coquille qui ne peut plus qu'analyser ce bocal, cet univers dans lequel il est à l'étroit et n'a pas sa place, puisqu'il n'éprouve plus ce qui maintiens l'illusion que cette danse infernale de la vie n'est pas vaine.

La belle italienne était plus touchée par ces aveux nouveaux qu'elle n'aurait su le dire. Cette situation était nouvelle et étrange... Et, quand il avait attiré un liquide d'un vert plus que douteux à lui, sentant un peu comme l'anis, la brune avait eut un regard suspect? Qu'était-ce donc? De la verveine? C'était un peu fluorescent tout de même comme boisson... ca avait presque un air de produit chimique...

Son regard s'était fait encore plus surpris quand il avait avoué son espoir qu'un jour quelqu'un cesse de lui dire qu'il était fou... L'ancienne Serdaigle craignait de l'avoir blessée en disant qu'il était dérangé. Mais dans l'esprit, peut-être pas tout à fait sain non plus, de la jeune sorcière ce n'était pas un mal, loin de là.

Le problème de sa trop grande confiance, qui expliquait paradoxalement son manque de confiance totale en elle, ne fut que survolé. Il n'y avait de toute manière pas besoin de s'étendre: il avait été dupé trop de fois et se poser des questions. Rien de plus normal.

Une fois certaine qu'il avait fini, Maria répondit:

-" Déjà quand je dis que tu es fou, je ne dis pas que c'est une mauvaise chose."

L'ancienne apprentie aperçut une lueur d'étonnement dans le regard de Tor, avant de poursuivre:
-" Et bien oui, qui est-ce qui fait bouger les choses? Qui sont les génies, les inventeurs, les gens vraiment à part, ceux qui laissent leur trace d'une façon ou d'une autre? Qui sont ceux qui peuvent avancer et faire ce qu'ils ont à faire, sans laisser un doute stupide les envahir? Ce sont les gens dérangés, les malades, les marginaux."

Il n'y avait qu'à voir les moldus. Quand l'un d'eux eut l'idée de l'avion, qui y croyait? Qui pensait qu'un tas de ferraille pouvait voler? Et il en allait de même pour toutes les avancées: culturelles, sociales ou technologiques. Et le même constat se faisait chez les sorciers.

Mais, malgré ce discours qui signifiait clairement qu'elle l'aimait comme ça: fou et fidèle à lui-même, la jeune sorcière se trouvait un peu dans l'embarras. Il venait de lui dire qu'il ne croyait plus en rien, il n'y avait rien à répondre à ça... Elle tenta tout de même un petit quelque chose:

-" Ce monde pourri jusqu'à la moelle n'est fait pour personne. Personne ne mérite la barbarie que nous vivons. Mais c'est ainsi, nous la vivons, comme tant d'autres ont vécu des horreurs et comme tant d'autres en vivront. C'est injuste, cruel, mal foutu, mais c'est la vie et personne n'a eu le culot de dire qu'elle était bien faite."

Son discours était tout aussi pessimiste que celui du musicien, mais elle n'en avait pas tout à fait fini:
-" Alors ce qu'il y a de mieux à faire, c'est quand même de continuer à vivre, comme on l'entend. pas comme il le faudrait, peut-être, mais comme on l'entend. Déjà que tout ça ne sert à rien, encore plus sous ce régime, autant passer le temps de façon un tant soit peu constructive."

Et elle, sa "façon un tant soit peu constructive de passer le temps", c'était venger une injustice, un meurtre. Un parmi une multitude qui méritait aussi leur tribut de sang. Mais celui-là lui tenait à coeur et la touchait de près. Alors elle menait son combat contre ce monde qui n'est pas fait pour les Hommes, au fond...
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 24 Mai - 0:14

Mince, il avait été beaucoup plus sentimental qu'il n'avait pensé qu'il le serait, en faites il avait été réellement sentimental pendant ce bref instant. Peut-être la folie du moment l'avait-elle un peu trop entrainé, peut-être s'était-il lui-même laissé entrainer dans sa propre folie que tant de monde voyait en lui. Mais en quoi était-il fou? Par ce qu'il n'avait pas peur de la mort, pas peur de dire ce qu'il pense, de lever le point dans une manifestation pacifique. Etait-il fou parce qu'il n'avait plus de doute quand à son avenir sur cette, était-il fou parce qu'il ne redoutait pas la peur elle-même, était-il simplement fou parce qu'il avait disjoncté à courir après un rêve, une chimère. Car c'est bien là ce qu'était cette volonté inébranlable qu'il avait de tuer ce groupe de personnes. Il n'avait vu aucun visage, il se souvenait de voix et d'odeurs, mais il ne savait rien de ses personnes. Ni la raison qui les avait poussé à tuer son père, ni le lien qui les unissait entre eux et à son père. Il n'avait aucun nom, aucun visage, juste une blessure encore sanglante qui lui hurlait de venger, de tuer. Et à l'intérieur, quand cette voix hurlait cette vengeance, il avait pris l'habitude de faire confiance à la boisson qui rend fou pour se sortir de cette mauvaise passe. Et sa consommation avait été plus qu'affolante pendant un moment. Car il y avait eu ce meurtre, cet au revoir qui n'en était pas un, cette douleur qui revenait, cette volonté de sang qui montait. Et la Fée Verte avait fais son office.

Trop bien? Peut-être même avait-elle été au-delà de ce que Tor croyait, en tout cas, il était apparemment fou. La jeune femme se justifia en lui disant que quand elle l'avait traité de fou, ce n'avait rien eu de péjoratif. Il le savait et aurait voulu le dire, mais ne fut jamais capable que d'un simple sourire avec un air un peu idiot sur le visage. Elle parla ensuite comme lui l'aurait fais. Beaucoup et finalement, beaucoup de raisons de justifier ce qu'elle avait dis. Peut-être avait-elle eu peur de la façon dont il lui apparaissait désormais que le jeune homme avait compris son terme. Qu'était-il dans le fond? Un génie certainement pas! Un inventeur? Il n'avait jamais rien inventé de toute sa vie. Mais il était quelqu'un à part, un vrai marginal. Maria termina en disant qu'il fallait continuer à vivre simplement comme il l'entendait et pas comme il le devrait. Mais cela faisait si longtemps qu'il vivait en dehors de toute loi ou structure, il n'obéissait qu'aux lois qu'il se fixait et il n'y en avait presque aucune autre que celle de mourir en souriant. Six années que son père était mort, six années qu'il n'avait jamais fais ce qu'il aurait dû, mais simplement ce qu'il avait envie de faire. Et c'était aujourd'hui si tentant de trouver un métier d'ailleurs il avait reçu la lettre lui signalant qu'il était professeur dans la matinée. Il pourrait se caser tranquillement, économisé, ouvrir un restaurant, vivre comme monsieur tout-le-monde:


- C'est si tentant de devenir comme tout le monde, un mouton au milieu du troupeau. J'économiserais de l'argent, j'ouvrirais un restaurant et je serais peut-être heureux de remplir honnêtement une fiche d'impôts, de déclarer mes revenus comme n'importe qui, de ne rien faire d'autre que ce que je dois et non ce que je veux. Ca a l'air si facile, c'est si tentant. Mais tu as raison, je suis un marginal, je n'aurais aucune chance. Et puis tu sais, j'ai si envie de mourir, enfin moins ce soir qu'avant, mais j'ai toujours cette envie de mourir, de ne pas continuer. Je crois que je paie le fait de ne pas savoir rêver. J'ai l'impression que mon existence est inutile, stupide et si insignifiante. Ou alors qui sait, peut-être que je suis simplement en train d'avoir un mauvais délire et que bientôt tout va se calmer, je vais me réveiller et malheureusement tu ne seras plus là. J'ai couru après une chimère trop longtemps, qu'est-ce que je dois faire? Vivre, mourir? Espérer, désespérer? Rire, pleurer? Boire pour oublier, rester conscient? Peut-être que la Fée Verte rends réellement fou qu'en dis-tu?

Dans la voix du jeune homme, pas un mot plus haut que l'autre, un ton parfaitement calme, mesuré et posé, comme si ce qu'il disait était un stupide bulletin météo dont tout le monde se contre-foutait car il se trompait dans la majorité des cas. Rien en Tor n'avait changé, il parlait de choses personnelles, de désespoir, de croyances. La jeune femme était allongée contre lui, sa tête contre son coeur. Il était impossible qu'elle ne se soit pas rendu compte que son coeur n'ait pas changé de rythme, le même que toujours, comme s'il était assied seul à réfléchir. Alors qu'il parlait de ressentiment et de tristesse, son coeur restait de marbre. Peut-être un sursaut d'orgueil de quelqu'un qui sait qu'il n'a plus de raisons de vivre. *Plus de raison de vivre? Tu as la jeune femme petit con.* Petite voix, toujours encore pour ne rien améliorer. *Oui j'ai la jeune femme, combien de temps encore si je continue ainsi à parler comme ça?* Et sur le même ton calme que précedemment:

- Tu sais, je crois que je pourrais t'aider dans ta quête, je me doute que tu veux la faire seule, mais ça me laisserait au moins la possibilité d'avoir une seconde raison de vivre. La première étant...

La phrase fut coupée par le baiser qu'il déposa sur les lèvres de la jeune femme. Un simple baiser, juste des lèvres qui se rencontrent, ni fougue, ni rage, juste un baiser amoureux...
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 24 Mai - 0:55

Tout ce qu'elle avait dit, la jeune femme le pensait sincèrement. D'ailleurs elle n'avait que peu parler avec autant de sincérité, avec son coeur, comme disent les gens qui croient encore que le coeur a sa place et son mot à dire. Le coeur ça vient après le besoin et après la réflexion. Bien sûr, pas dans la majeure partie des cas... Mais cela faisait un moment que les deux jeunes gens avaient compris que ni l'un, ni l'autre ne rentrait dans les cases "la plupart des gens", "en général" ...

En fait la société leur proposer différentes cases, différentes étiquettes. Même les rebelles avaient une affichette sur la tête "ado perturbé" "anarchiste"... Et puis ceux qu'on arrivait pas à caser, ceux qui étaient un peu hors-norme, on le mettait sous le nom de "marginaux". Il y a avait du beau monde là-dedans, d'ailleurs ceux qui y sont le savent mais ignorent qui partage leur cellule...

Et, dans le cas présent, chacun d'eux avait trouvé un compagnon d'infortune. Et ils se ressemblaient sans doute plus qu'il n'arriveraient à le comprendre un jour.

La belle brune avait beaucoup, beaucoup trop, parlé. ce n'était pas dans ses habitudes de se justifier presque ou du moins de dire absolument tout ce qu'elle avait envie de dire. C'était même très rare. C'était dans doute pour ça, elle manquait d'entraînement, et ses dires pouvaient paraître un peu confus, embrouillés...

Puis le musicien se lança dans un des monologues, à teneur presque philosophique, dont il avait le secret. Il avoue avoir parfois des envies de suivre la masse amorphe et de se fondre dans la masse comme le quidam qu'il n'était pas. Car s'il y a des gens à part, ce n'est sans doute pas innocemment, si ça se trouve c'est juste pour que la vie soit moins monotone, mais il y a un but, certainement...

Quoiqu'il en soit, il était plus simple de suivre, de se taire, de se ranger. Comme l'avait fait sa mère... L'italienne avait eu le choix entre accomplir sa vendetta, se charger d'une mission qu'elle trouvait honorable et entre suivre sa génitrice, ne surtout pas dire ce qu'elle pensait et ne pas faire ce qu'elle voulait, être jeune et se taire, comme tout le monde. Mais il fallait croire qu'elle non plus n'était pas comme tout le monde...

Puis Tor posa une suite de question sans réponses, purement pour la forme mais aux quelles Maria tenta de répondre, car si une question est posée, elle mérite bien une réponse, tout aussi floue soit-elle:

-" Je pense que tu étais déjà quelqu'un de particulier et que cette chose n'apporte pas grand chose de constructif en soit."

En disant cette chose, elle avait saisi la bouteille d'absinthe et l'avait ouverte. Elle n'avait pas l'intention d'en boire, mais l'ancienne Serdaugle était de nature curieuse. Tellement qu'elle saisit une goutte du liquide vert sur son doigt et la porta à sa bouche. le goût correspondait à l'odeur: anis. D'un oeil presque scientifique, elle reposa la Fée sur la table. C'était curieux, Maria aurait pourtant cru que cette cochonnerie ne se vendait plus... cela dit, il y avait certainement diverses façons de s'en procurer...

Etrangement, tout du long de cet émouvant récit, il était rester de marbre, pas un geste, pas un mot à l'intonation plus triste, moins neutre. Une impassibilité totale, son rythme cardiaque était régulier et sa respiration tout en souplesse. Comme si sa simple enveloppe charnelle ne pouvait pas suivre les voyages au sommet du questionnement de son esprit...

Il lui proposer alors son aide dans sa quête à elle, peut-être cherchait-il à nouveau, volontairement cette fois-ci, un moyen de vivre par procuration? Ou simplement voulait-il l'aider, c'était impossible à dire; il était si imprévisible...

Quand il commença à lui parler de sa raison de vivre, la belle italienne sépara la distance entre leurs lèvres et l'embrassa. Sans passion, ni violence, ni rage, ni désir. Une manière originale de lui couper la parole? Non plus. Juste un impulsion guidée par le simple sentiment amoureux... Elle en avait eu envie donc l'avait fait, illustrant ses propos précédents.

Mais elle ne voulait pas pour autant rompre la conversation nocturne qui, malgré le tour presque morbide qu'elle prenait, était passionnante. Alors, pour reprendre le fil, Maria dit:

-" Hum oui, excuse-moi, tu disais, ta raison de vivre..."

Le baiser avait été une parenthèse, une bulle de bonheur, un délicieux intermède... Mais il y en aurait d'autres, n'avaient-ils pas la vie devant eux, ces jeunes gens au coeur plein d'amertume qui avait trouvé l'un en l'autre un statu quo entre leur humanité et leur décalage?
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 24 Mai - 11:03

Mais c'est que cette soirée avait viré au romantique entre deux personnes qui n'étaient pas parmi ceux qui préféraient ressentir des sentiments de quelque forme que ce soit. Eux qui disaient ne pas être amoureux il y a encore peu de temps avant de finalement se l'avouer à couteau tiré si l'on pouvait dire ainsi. Et ils étaient installés dans un canapé, exactement comme le serait deux personnes parfaitement normales. Une chose normale qu'il savait faire apparemment était simplement profiter du moment présent sans trop se poser de questions. Ou du moins sans les poser à haute voix. En réalité Tor ne se souvenait même pas comment ils en étaient arrivés à parler de ses raisons de vivre. Il avait le vague souvenir qu'elle avait dis, elle aussi, qu'il était fou, même si elle avait justifié que c'était positif dans son cas. En réalité, ce baiser semblait avoir effacé les derniers instants, comme s'il avait corriger des choses fausses qui s'étaient dites, comme pour supprimer de probables erreurs. En tout cas ça avait certainement le meilleur moment du récit de Tor, ce moment où Maria, amoureusement, avait posé ses lèvres sur celle du jeune homme.

Néanmoins, avant cela, le jeune homme avait été surpris de la remarque de la demoiselle. Elle connaissait alors l'absinthe, mais apparemment pas de goût. C'était particulièrement intéressant comme alcool. D'abord ce goût si légèrement anisé, frais et pourtant fort dans la bouche. Puis venait un rapide moment de flottement avant qu'il ne reste plus qu'une faible amertume dans la bouche. C'était ironique mais le jeune homme voyait quelque chose dans l'évolution du goût de cet alcool. Encore une fois il interprétait où il n'y avait rien à interpréter, pourtant pour ce qu'il savait, ce n'était pas qu'à lui que cette comparaison pouvait s'appliquer. I expliquerait à la jeune femme. Mais il devrait d'abord expliquer sa première raison de vivre et en faites il n'en avait aucune idée, puisque la jeune femme l'avait elle même "dites" en l'embrassant, mais les mots peuvent des fois avoir un pouvoir que certains sous-estiment grandement. Il fixait la demoiselle dans les yeux, ce devait être la première fois qu'il voyait une telle compréhension dans un regard, alors ils étaient réellement si semblables? En tout cas, sur ce ton toujours monotone, pourtant légèrement plus sentimental il reprit:


- Je disais la première étant quelqu'un que j'ai rencontré récemment, attends on, va voir si tu devines qui. C'est une fille plein d'entrain, motivée par un but dont elle ne démordra pas. Une fille aux multiples sourires, aux multiples ressentis, aux mots rares mais toujours compris sans être dis. Une belle jeune femme qui derrière sa beauté cache un mal qui ne peut être réparé. Une jeune femme qui derrière ses sourires charmeurs cachent une réelle force. Une jeune femme tout aussi amoureuse que moi.

Et tous deux continuant de se regarder eurent soudain un sursaut amusé, avec rire et regards plus qu'amusés. Deux gamins dans un canapé pour leur première relation n'aurait pas été beaucoup plus différent dans leurs réactions. Finalement quand ils furent à nouveau à la normale si l'on peut dire, il y eut un nouveau baiser, provoqué cette fois par le jeune homme mais apparemment pas contre la volonté de la jeune femme qui se laissa très aisément faire:

- Tu ne devrais pas juger trop vite cet alcool Maria, il a fais faire de grandes choses par le passé:

Les hauts talons luttaient avec les longues jupes,
En sorte que, selon le terrain et le vent,
Parfois luisaient des bas de jambe, trop souvent
Interceptés ! - et nous aimions ce jeu de dupes.

Parfois aussi le dard d'un insecte jaloux
Inquiétait le col des belles sous les branches,
Et c'étaient des - éclairs soudains de nuques blanches
Et ce régal comblait nos jeunes yeux de fous.

Le soir tombait, un soir équivoque d'automne :
Les belles, se pendant rêveuses à nos bras,
Dirent alors des mots si spécieux, tout bas,
Que notre âme, depuis ce temps, tremble et s'étonne.

C'est un poème de Paul Verlaine, et lui comme Rimbaud écrivait tous deux sous les effets de la Fée Verte. Mais j'ai remarqué autre chose quand à cet alcool, mais pour cela, tu dois avoir confiance en moi, est-ce le cas?


La demoiselle acquiesça d'un signe de tête approbateur, pas besoin de lire les pensées pour savoir que la demoiselle se demandait ce que le jeune homme pouvait encore avoir inventé, ou découvert dans l'espace d'une soirée, avec un alcool en plus. Nouveau geste de baguette de Tor, un petit verre se posa sur la table. Il le remplit de l'alcool d'un vert presque luisant, et le donna à Maria, l'empêchant pourtant de boire directement, ce que la jeune femme n'avait pas l'intention de faire si on en jugeait par le regard dubitatif qu'elle avait eu:

- Cet alcool est illégal dans certains pays, peu contrairement à ce qu'on pourrait croire. En faites en Europe seul la France et la Belgique l'ont il légalisés. Et dans le cas de la France, ce fut le résultat de ces viticulteurs. Car la sècheresse avait frappé par trois fois, le vin était cher, toujours plus cher, l'absinthe explosait dans les ventes car le soleil est son allié. Et la pression de viticulteurs eut raison de l'absinthe. Triste constat. Mais bon, venons-en ou je voulais qu'on en arrive. Tu vas me trouver encore plus fou, mais cet alcool raconte deux histoires similaires. Bois comme je récite, et tu comprendras mieux. Si la jeune femme avait encore voulu refuser, elle sembla céder devant l'insistance du regard de Tor, Bien, gardes-le dans la bouche un peu, le temps que je commence. D'abord ce gout anisé, frais et fort, comme nos enfances, tout est bien, quelque problèmes, mais des bons souvenirs, des moments de joie. Maintenant que tu as avalé, tu ne sens plus rien, un moment de ballotement, plus aucun goût dans ta bouche, comme ces moments qui scellèrent nos destins, ces moments noirs où nous n'avions plus goût à rien. Et maintenant, dans ta bouche, une amertume, exactement comme ce que l'on a ressenti après ces moments de flottement. Et cette fois, c'est sur, tu vas me considérer comme carrément fou dangereux...
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 24 Mai - 19:05

La jeune femme éprouvait une sensation de liberté, qu'elle n'avait que peu eut le loisir de ressentir. Ici, avec lui, elle pouvait laisser libre cours à ses mots, dire ce qu'elle voulait agir comme bon lui semblait. Certaines chose ne se disent pas, ne se font pas, mais tout cela était bien dépassé, dans le cas présent.

Embrasser un inconnu, c'est déjà avoir fais fi de toute règle de la "vie en société", c'est avoir relégué toute forme de limites, c'est n'avoir cure d'agir comme il le faudrait. Et de ce petit jeu avait découlé quelque chose de bien plus, bien trop peut-être, profond...

La jeune homme revint à la conversation, comme si de rien était. Il fit un portrait très élogieux de sa raison de vivre, qui ne pensait mériter tant d'attention... A la fin de son petit récit sur cette jeune femme, la brune échangea un regard complice avec le musicien. Un sourire naquit sur leur lèvres et se changea en rire.

Un rire frais, bienfaiteur. Ils avaient l'air de deux enfants, deux grands enfants qui (re)découvraient l'amour. A travers l'autre, ils éprouvaient des sensations qu'ils avaient sans doute cru enfermées au plus profond d'eux même pour ne jamais revenir à la surface.

Comme une confirmation de tout cela, leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau, sous l'impulsion du jeune homme. Ce qui n'était pas pour déplaire à la belle brune.

Tor reporta son attention sur la Fée Verte en lui conseillant de ne pas faire de jugement hâtif. Il avait pourtant semblé à l'italienne qu'un alcool qui rendait fou à lier ne méritait pas vraiment débat...

Comme pour démentir ces dernières pensées, le blond lui récita un poème de Verlaine, en mentionnant ensuite Rimbaud... Maria avait lu quelques une de leurs oeuvres respectives, en Etude des Moldus, quand elle était encore à Poudlard. Cependant, sa culture dans le monde des gens sans pouvoir n'était pas très étendue, même si elle avait le mérite d'exister.

Elle apprit donc que ces deux génies des mots avaient rédigé leur écrits sou l'emprise de la boisson... Ce n'était pas très glorieux, si l'on prétendait avoir du talent, il fallait qu'il vienne de soi, pas d'un liquide vert fluorescent. C'est d'ailleurs ce que Maria répliqua:

-" S'ils étaient incapables d'écrire sans absinthe, ils n'étaient pas de si grand génies, en fin de compte..."

C'était tout de même dommage de devoir dépendre de l'alcool pour vivre de sa passion et de son art... Mais la belle brune savait très bien que c'était monnaie courante dans ces milieux, même si un certain nombre s'en passer très bien.

La chanteur voulait apparemment lui prouver le "bienfait" de sa bouteille, mais pour ça elle devait lui faire confiance. L'ancienne apprentie hocha la tête en signe d'approbation, avec cependant un sourcil dubitativement haussé... Qu'allait-il faire?

La réponse ne tarda quand il fit apparaître un verre, et le lui tendit, lui intimant de ne pas le boire tout de suite. Elle n'en avait de toute manière pas l'intention, elle se contenta de le l'examiner sous toutes les coutures et de le sentir, en écoutant le guitariste lui faire un petit topo sur la légalité de l'absinthe.

Le blond lui dit ensuite de boire. Elle le regarda d'un air très peu convaincue, mais s'éxécuta tout de même. L'ancienne Serdaigle aimait savoir, comprendre, analyser... Ce qui faisait d'elle quelqu'un de curieux. Alors, pour "voir", elle but une gorgée du liquide vert vif. Et elle suivit les instructions du jeune homme, le laissant décrire à la perfection les sensations que la Fée Verte lui procurait...

Toutefois, assimiler les goûts et changements du liquide à des pans d'existence lui paraissait étrange, très bizarre... Le rapport entre la vie et l'absinthe ne lui sautait pas eux yeux et elle n'aurait jamais fait les mêmes rapprochements...

Pour toute réponse, elle posa son verre à demi-plein sur la table. Ensuite Maria plongea ses prunelles d'ébène dans les yeux verts du musicien. Elle répliqua, après un instant de silence:

-" Je ne te considère pas comme dangereux... J'en déduis simplement que tu as beaucoup boire et beaucoup réfléchir pour que la boisson t'inspire tant de choses..."

La remarque n'était pas un reproche, elle faisait une juste constatation, un état des lieux. Sans un mot, elle expédia la bouteille et le vert sur un meuble plus loin, sans qu'une goutte ne tombe. Elle reporta alors son attention sur le blond et reprit place contre lui.

Maria n'avait jamais approuvé les dépendances aux alcools ou aux drogues, elle trouvait un peu lâche cette attitude. Et puis, en travaillant un moment dans un bar plus que miteux, elle en avait vu des ivrognes, des dépressifs rongés, bien plus par leurs verres que leurs maux. Et l'ancienne bleue n'avait pas envie qu'ils finissent comme ces gens qui n'avait plus rien pour les empêcher de sombrer...
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Dim 25 Mai - 12:03

A trop vouloir être seul, il apparaissait nettement aux yeux du jeune homme qu'il avait oublié les vertueux bienfaits de la vie en société, et a fortiori de la bénéfique présence d'une femme dans sa vie. Vertueux bienfaits de la vie en société? Cela signifiait, pour Tor, ne pas être cloîtré dans une sombre solitude où seuls les rêves ont la vie belle, où la solitude donne l'impression d'avantages, oui et non. Bénéfique présence d'une femme? Ce ressentiment tout au fond, comme un feu tout au fond de la poitrine. Un léger feu, avec de belles flammes, mais pourtant un feu qui ne brule pas. Un feu qui se contentait de réchauffer le coeur, de remonter le moral, de soulager certains maux. Bien sur ce feu pouvait devenir brasier si les deux personnes avaient la mauvaise idée de souffler sur les flammes. Ou simplement si ce feu seul décidait de grandir soudainement et ardemment. Mais contrairement à ce qu'on aurait pu croire en voyant ce qui s'était passé avant entre Maria et Tor, on aurait pu imaginer ce feu devenir, comme il aurait pu s'éteindre. Mais étrangement, tous deux semblaient maitriser leurs feux respectifs, comme par une peur de l'indécence qu'aucun n'avait, ou plus probablement une peur d'effrayer en voulant se lancer trop vite.

Que pensait le musicien de cette situation? Et bien s'il écoutait ses envies les plus primaires et les plus basiques, il soufflerait sur ce feu, si fort qu'il le pourrait. Mais il avait cette peur de la réaction de la demoiselle. Ca pouvait parraitre idiot venant d'une personne qui n'avait eu aucune gêne à ce qu'ils s'embrassent, ne se connaissant pas dans un parc. Regrettait-il que leur relation se soit continué? Comment le pourrait-il seulement? Surtout à ce moment de paix, de calme, et de joie comme depuis longtemps il n'en avait plus eu. Enfin il y avait cette confiance entre eux, confiance qui avait permis que la jeune femme goute l'absinthe tout en écoutant la relation à leurs vies que faisait Tor. Dur à croire, assurément, mettre en relation un alcool et une vie. S'il n'était pas poète sous absinthe, il apparaissait aussi que Tor n'était pas non plus théoricien sous absinthe. Car il n'était pas sous absinthe. Il en avait bu, mais pas assez pour être devenu fou, malgré les dits des gens. Il ne se souvenait pas même comment il en était arrivé à consommer de l'absinthe, par bêtise certainement.

La jeune femme avait bu la moitié du verre d'absinthe avant de renvoyer le tout à sa place. De toutes manières, le jeune homme avait compris que la jeune femme était curieuse, sachant que la détermination qu'il avait montré, si forte avait-elle été, n'avait pas pu suffire à décider la jeune femme à gouter cet alcool oh combien particulier. La jeune femme avait prit la parole avant de se coller à nouveau à lui, ce qui il fallait l'avouer n'était pas pour lui déplaire. A la fois qu'elle parle et qu'elle se colle à lui. Au niveau de la préférence du jeune homme? Il ne serait pas utile de le préciser. Elle lui dit ne pas le considérer comme dangereux. Ce n'était pas vraiment comme s'il avait déjà tué quelqu'un, ce n'était comme s'ils ne s'étaient pas battu dans la maison et le jardin pendant la soirée. Le garçon ironisait encore et toujours mais intérieurement à présent. Et elle lui dit qu'elle supposait qu'il avait juste beaucoup bu et autant réfléchi pour en arriver aux conclusions où il en était de la relation entre leurs vies et l'absinthe. C'est vrai qu'une réflexion si poussée, et pourtant:


- Non en réalité j'ai eu cette réflexion là avant, pendant que tu étais contre moi. Quand à beaucoup pu, pas spécialement beaucoup. Je bois rarement, de l'absinthe encore plus. J'ai eu un mauvais moment où j'en ai bu plus que nécessaire, mais je n'y touche presque plus depuis deux, trois mois.

Il y eut un silence, agréable, doux, avec un quelque chose de rêve, puis leurs lèvres se rencontrèrent, semblant ne plus vouloir se séparer, dans un baiser profond et provocateur, une chaleur dans la poitrine du jeune homme, une chaleur grandissante comme le baiser se prolongeait, soudaine envie, mais un peu brutalement le jeune homme décolla ses lèvres s'empêchant malgré lui un nouveau baiser que Maria semblait vouloir tant que lui:

- Maria, je crois que ça fait partie des choses que toi et moi voulions éviter ce soir. Tu es quelqu'un de posée qui pèse pour et contre, qui réfléchit avant d'agir. Et je crois que tu voulais éviter qu'on en arrive à ça, ce ne serait pas vraiment raisonnable.

Pur moment de déjoie, combien il aurait eu envie d'embrasser la demoiselle, mais un peu avant, ils avaient choisi la solution du canapé pour éviter d'en arriver où ces baisers qui se voulaient fougueux, les auraient irrémédiablement entrainés. Un regret du jeune homme, mais il avait préféré agir avec sa tête, preuve qu'elle fonctionnait encore...
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Dim 25 Mai - 17:21

S'il n'avait pas réfléchit longtemps à la question de la relation entre l'absinthe et la vie, c'est qu'il avait vraiment une imagination débordante. En fait, il avait plutôt tendance à analyser, décortiquer, observer, comprendre, ce qui n'a pas lieu de l'être... Un esprit méthodique et analytique, comme le sien au fond. Sauf qu'elle, elle avait plus tendance à réfléchir longtemps et posément avant d'agir et non pas à décoder ce qui, si l'on y réfléchit, n'a pas grande importance... Enfin dans la plupart des cas...

Parfois, la jeune femme n'avait pas le temps de trop réfléchir. Et dans ces cas là, elle pesait rapidement le pour et le contre, tâchant de choisir la meilleure solution... Et quand son jugement la trompait, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même... Cependant, Maria n'était pas du genre à regretter. Ce qui était fait était fait, il n'y avait pas lieu de se lamenter, on ne pouvait pas revenir en arrière et réparer ses erreurs. Si tant est qu'elle fussent réparables...

Son unique regret était peut-être la façon brutale et abrupte, de couper les ponts avec sa mère. Toutefois les choses n'auraient pas certainement pas pu se déroulaient autrement. Sa mère n'était qu'un imbécile et elle avait bien fait de la laisser. Et puis pour tout quitter, même si la question est méditée au préalable, il faut l'impulsion, l'élément déclencheur qui pousse à mettre son projet de fuite en oeuvre. Et ce qui avait poussé la jeune italienne à mettre les voiles, avait été la dispute de trop, la goutte d'eau qui avait fait débordé le vase...

Mais les autres moments où on ne prend pas le temps de penser comme il faut, c'est quand l'impulsion du moment est si délicieuse à suivre. Quand il est salvateur de se laisser porter par la magie du moment... Comme c'était le cas en ce moment même... Mais la brune savait que ce n'était pas la chose à faire, elle se contenait. Non pas par crainte de la réaction de Tor, elle se doutait qu'il ressentait la même chose, mais par crainte de ses propres réactions. Elle n'avait pas tout à fait la tête froide, c'était dangereux...

Un petit silence se fit, délicat, comme une plume passant sur le sable. Puis leurs lèvres vinrent à nouveau se rencontrer, comme poussées par une force magnétique ou une force quelconque... L'étreinte intense attisait les braises, le feu qu'il y avait en eux. Les flammes avaient été maîtrisées convenablement, à une hauteur raisonnable, qui ne devait pas les pousser plus loin qu'il ne l'était judicieux. Mais le vent s'était levé et était venu attisé les douces flammes qui s'était changé en un brasier ardent. Leur baiser était plus profond, plus passionné, que ceux qu'ils avaient échangés jusqu'alors.

Pourtant, brusquement le musicien rompit l'échange et, bien sûr, se justifia. Il avait raison, bien entendu. Mais cette décision raisonnable semblait être un regret pour l'un comme pour l'autre...

Sagement, elle reposa sa tête sur l'épaule du jeune homme et, comme à son habitude pesa le pour et le contre... La belle italienne en vint vite à penser que les contre perdaient de leur impact... Qui avait-il en fait, contre? Et bien, la raison, la sagesse, le bon sens. Et pour ? L'envie, le désir, la fameuse philosophie du Carpe Diem... Mais après tout ils avaient le temps, ils seraient, sans nul doute, amenés à se revoir.

Et il valait mieux en rester là, en effet. C'était non seulement plus sage et puis précipiter les choses n'avanceraient à rien. Après tout, leur "relation" perdrait de sa saveur s'il n'y avait plus rien à découvrir... La jeune brune se contenta de poser une main sur le torse du guitariste et de laisser ses doigts fins trituraient le tissu, alors que ses pensées divaguaient vers d'autres horizons...
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Dim 25 Mai - 18:19

*Décidément je ne te comprendrais jamais Tor. D'abord tu as cette envie folle et elle doit t'arrêter pour ne pas que vous alliez trop loin. Et quand ta chance se présente, tu la laisse filer. Tu arrêtes le moment tout en bredouillant des excuses.* Tient la petite voix parlait encore à presque minuit le soir. C'était incroyable qu'encore si tard, l'inconscient était capable de venir vous titillez, vous provoquez. *Je n'ai aucun regret quand à ce que je fais, c'est ce qu'il y a de plus sage et de plus raisonné. Je me doute que c'est faible si l'on compare à tout ce qui me pousserait à aller plus loin. Mais la patience est une vertu.* Mais pourquoi le jeune homme se parlait-il encore? Ce qui était fais était fais, aurait-il pu en être autrement? Pas sur, le jeune homme ne savait vraiment que croire, il supposait que rien n'était déterminé à l'avance mais que en raison de nos expériences et nos comportement, face à un même problème, notre réaction est déjà prévu, attendu. Et pourtant il n'aurait dans ce cas pas dû réagir comme il venait le faire, il aurait continué, aidé ce vent à souffler encore plus fort sur le brasier. Mais il avait fais exactement l'inverse. La théorie du chaos tout simplement. L'imprévisibilité, certainement une des choses que la théorie du chaos à le mieux mis en avant. Mais ce n'était pas là l'essentiel.

En effet, il avait semblé à Tor qu'en se remettant contre lui la jeune femme ait eu des pensées qu'il aurait adoré entendre. Enfin il n'en avait pas vraiment besoin, il se doutait de ce qui s'était dis dans la tête de la jeune femme, enfin il supposait que c'était également une interrogation sur les pour et contre de cette relation et de ce qu'il venait, bienheureusement ou malheureusement, d'éviter. La tête de la jeune femme était contre le torse de Tor, et tous deux semblaient perdu dans leurs pensées. Le jeune homme analysait les raisons qui l'avaient poussé à dire non à cette soudaine montée d'adrénaline bienfaisante. Et en réalité, c'était un jeu de tour à tour qui avait commencé entre le jeune homme et son inconscient. Le premier blâmait Tor, lui signalant ses contradictions et ce qu'il considérait comme ses erreurs. Le musicien se justifiait à son inconscient comme il le pouvait, mais était-il convaincant? Comme la voix revenait à la charge, on pouvait supposer que non, ou alors cette voix avait une imagination incommensurable.

C'est alors seulement que Tor sentit une main qui triturait son T-Shirt. Il descendit son regard sur la jeune femme qui était en train de regarder droit devant elle, enfin elle ne regardait rien, son regard était vide, comme ses moments où l'on était en train de réfléchir, ou simplement de penser à autre chose, un endroit, n'importe quoi d'autre que ce qui était. C'était à nouveau un silence entre eux, mais agréable celui-ci, beaucoup plus agréable que les autres. Le bras gauche de Tor, le droit étant sous la nuque de la jeune femme, commença à passer lentement dans les cheveux de la jeune femme. Et le jeune homme déposa un baiser sur le front de la demoiselle, ce qui lui valut un rapide regard de la jeune femme. En y réfléchissant, la décence dans leurs gestes étaient presque incroyables. Il n'y avait jamais eu de main trop baladeuse ou trop aventureuse, c'en était surprenant, mais ça aurait brisé le charme, de ça au moins le musicien était sûr. Ce dont il était moins sûr? De l'évolution qu'aurait leur relation. Voulant libérer son esprit de cette pensée, Tor se retrouva avec une question dans la tête, et tout aussi inconsciemment que cette main qui s'était aventurée dans les cheveux de la demoiselle, ses lèvres bougèrent sans presque son consentement:


- Tu m'as dis qu'on t'as appris à combattre, j'en conclus que tu avais un mentor, tu veux bien me parler un peu de lui et ta relation à lui...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Dim 25 Mai - 20:34

La jeune femme pensait à autre chose. Elle était en train de se demander où ils iraient comme ça... A quoi leur relation aboutirait-elle? Pouvaient-ils s'aimer tout simplement comme le font les gens? Pouvaient-ils mettre une seconde de côté leur but unique de vengeance pour vivre leur amour?

Ces questions, qui en plus n'avaient pas franchement de réponse, paraissaient totalement stupides à Maria. Elles étaient tout juste dignes d'une adolescente romantique en mal d'amour et d'eau fraîche. Tout simplement pitoyable.

La brune reporta donc son attention sur des choses moins... Plus rationnelles... Elle se demandait en fait s'ils allaient s'en tenir à ce qui était prévu et s'endormir l'un contre l'autre. Parcequ'elle doutait qu'ils soient capables de rester totalement maîtres de leurs émotions, avec une telle proximité... Ceci dit, l'ancienne apprentie se sentait capable de garder la tête froide si les choses restaient telles quelles.

C'est alors qu'elle sentit la main de Tor se glissait dans ses cheveux d'ébène... Un instant plus tard, elle sentit ses lèvres chaudes se poser sur son front et releva la tête. Les yeux des deux jeunes gens se croisèrent et ils échangèrent un petit sourire complice, amical, presque tendre. Le genre de sourire que seul un couple peut échanger...

Cette idée déplut à la belle italienne dès qu'elle lui effleura l'esprit. Son entraînement, donc son éducation en un sens, lui avait mis en horreur les sentiments et donc les faiblesses. Mais l'amour, l'amitié et l'entraide, c'était affreusement niais. Maria n'avait jamais collé au profil de la jeune fille un peu fleur bleue, elle s'était toujours montré d'une étonnante maturité et d'un grand sérieux pour son âge. Cela ne l'avait certes pas empêche de faire des expériences diverses, poussée par sa curiosité.

Mais suite à sa fuite puis à sa formation, l'ancienne Serdaigle avait développé sa part froide et réfléchie. Elle avait attisé son dégoût pour ce qui faisait d'elle un être humain, et non pas une enveloppe au coeur de glace. Et ça avait fini par payer, elle en arrivait à prendre en grippe ses propres sentiments. Même si ces sentiments en eux-même contrebalançaient ce dégoût...

Tor posa alors une question, ou plutôt lui fit une demande. Peut-être était-ce pour rompre ce silence ou tout bêtement reprendre le fil de leur jeu de la vérité. Quoiqu'il en soit, la brune cessa son petit manège avec le T-shirt de son hôte, qu'elle allait finir par déformer.

Elle réfléchit un instant à ce qu'elle allait pourvoir répondre. Il savait l'essentiel après tout. Jake avait été un mangemort, et il lui avait tout appris... Cependant, la jeune femme n'avait pas abordé le chapitre de sa relation avec lui... Et c'était un sujet complexe... Mais elle se lança tout de même:

-" Très bien... Bon tu sais déjà l'essentiel et tu sais très bien que ce que je vais raconter n'est pas reluisant ou honorable..."

C'était le moins qu'on puisse dire... Bref, la jeune brune poursuivit:
-" Bon je l'ai rencontré dans le bar où je travaillais. Un coin bien connu des mangemorts de son espèce... Pas la lie de leur groupe, mais pas l'élite non plus. Bon, il est vite devenu un habitué et il avait repérait la "petite serveuse" on va dire."

C'était une jolie manière de formuler le désir presque animal, et assez peu ragoûtant, qu'avait eut son mentor. L'ancienne apprentie reprit son discours:
-" Pour faire court, il n'a eut de cesse de m'aborder, de me séduire. J'avais, 18 ans dans ces eaux là, et il n'était pas mal fait de sa personne. Le plus important, pour moi, c'était que c'était un mangemort. Moi j'avais besoin d'apprendre encore plus pour pouvoir me venger, lui cherchait une apprentie depuis un certain temps, le marché fut vite conclu. Et les choses sérieuses commencèrent..."

Maria savait qu'elle n'en était pas encore arrivé à l'essentiel de la question du jeune homme, cette fameuse histoire des relations qu'elle avait eu avec lui. Les choses paraissaient assez évidentes mais, histoire qu'il n'y ait pas de mal entendu, elle les mis au clair:
-" Et avant que tu ne te poses trop de questions, oui c'était mon amant. Je ne l'aimais pas, lui non plus, c'était une sorte d'extra. Juste histoire de pimenter l'apprentissage de la magie noire, des sciences du combat et d'autres petites chose utiles..."

Choses dont elle ne préciserait pas la nature, à moins que vienne une question. L'art de la manipulation et du chantage, ça n'a rien de glorieux et elle ne voulait pas s'étendre là dessus. Elle ne désirait pas non plus développer l'histoire charnelle que Jake et elle avait vécu. C'était du passé et il ne méritait pas d'attention. Enfin, l'italienne arriva au terme de son petit récit:
-" Ca te paraîtra peut-être inhumain ce que je vais raconter. Mais c'est comme ça, et on ne pourra rien y changer. Bref, il voulait me faire porter la Marque et ça, ce n'était pas dans mes plans du tout. Alors on a passé la nuit ensemble et il ne s'est jamais réveillé. D'après ce que je sais c'est le gérant de l'hôtel qui l'a retrouvé égorgé. C'était le premier meurtre que je commettais de mon propre chef, ma formation était donc considérée comme fini. Je n'avais plus de mentor de toute manière."

La désinvolture de la jeune sorcière pouvait sembler inquiétante, malsaine et tant d'autres adjectifs... Comme il était d'usage de retourner une question dans ce genre d'échange, l'ancienne bleue demanda:
-" Bon à mon tour de demander quelque chose... Tu étais dans quelle maison, à Poudlard ?"

La question était sans rapport avec la cruauté des actes de la brune, ni avec la formation ou le combat. C'était juste une interrogation qui avait effleuré l'esprit de la jeune femme. Maria trouvait en effet que les maisons d'antan pouvait en dire long sur la personnalité des gens. Même s'il ne fallait pas se cantonner dans des stéréotypes ridicules, le Choixpeau envoyait les élèves dans telle ou telle maison en raison du caractère des gens. Et non pas de leur sang ou de leurs idées, bien que ces dernières puissent jouer...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Dim 25 Mai - 22:12

Pourquoi le jeune homme avait-il si soudainement posé une question à nouveau, ou pour être plus exact, pourquoi avait-il demandé une précision à la demoiselle. Il avait eu droit à la version rapide de l'apprentissage qu'avait eu la demoiselle de ce mangemort dénommée Jack. Mais il n'y avait eu dans le récit de la jeune femme aucune marque de ressentiments, ça avait été un récit plat, conclu par un étrange sourire un rien sadique. Enfin sadique le terme était fort, mais l'idée était bien celle de la violence. C'était alors de la curiosité qui avait poussé le jeune homme à demander ceci? Non pas vraiment, enfin en partie, pas totalement. Certes il voulait savoir, ce n'était pas son principal trait de caractère c'était sur, mais il voulait savoir, connaitre, apprendre. En réalité, il y avait sa curiosité accompagnée en très grande partie, mais aussi une très grande envie de rompre ce silence. Bien sur, ce n'était pas un de ces silences qui rendent mal à l'aise, mais plutôt un de ces silences qui laissent libres courts aux émotions et aux volontés refoulées de chacun. Et chacun savait désormais que le moindre relâchement risquait de créer une perte de contrôle. Alors discuter était le meilleur moyen pour que le cerveau garde le dessus.

Et ça avait été un effort pour Tor de recommencer à discuter, sachant que le feu, qu'avait provoqué leurs baisers d'il y a quelques minutes désormais, n'avait pas encore diminué d'intensité. Mais tout au fil du récit de la demoiselle, la raison semblait reprendre le pas sur la volonté profonde. Apparemment, il reprenait le contrôle, lentement mais surement. Et ce récit s'avéra des plus intéressants. La demoiselle l'avait rencontré alors qu'elle était serveuse dans un bar et que lui avait joué de charme sur elle. Intérieurement Tor eut un sourire, quel homme sain d'esprit ne le ferait pas? Elle justifia même de ces agissements avec lui, notamment quand cet homme prenait le rôle d'amant plus que de mentor. Et dans la même, la jeune femme lui raconta le récit de son premier meurtre décidé par elle-même. Celui de son mentor devenu trop entreprenant, voulant faire d'elle une Mangemort, en la faisant porter la marque. Elle considérait même ce meurtre comme le terme de son apprentissage, la preuve de la réussite de cet enseignement.

Et la jeune femme posa une question à Tor comme le voulait ce jeu, comme d'habitude, les questions qui s'enchainaient n'avait pas de vrais rapports entre elles, et la question de la jeune femme fut celle de la maison où avait étudié le jeune homme. En réalité, il avait émis toute sorte d'hypothèse sur la maison où était la jeune femme par le passé. Il l'aurait imaginé dans toutes, elle rentrait un peu dans chacune, mais il lui était apparu qu'une prévalait sur les autres, une maison, celle où il imaginait le mieux la demoiselle, chez les érudits à la tête froide (trop froide?) de Serdaigle. Simple idée, Gryffondor aurait également pu être sa maison, elle avait la ténacité et le courage. Elle avait eu l'apprentissage d'un mangemort, il avait dû lui trouver certaines qualités qui auraient pu lui valoir quelques années à Serpentard. Enfin elle aimait travailler pour apprendre, Poufsouffle aurait bien pu l'accueillir. Pourtant, elle aimait savoir, posait des questions, avait de bonnes connaissances, parlait avec raison et réflexion, Serdaigle semblait la réponse:


- Va savoir pourquoi j'ai été envoyé là-bas, mais j'étais à Poufsouffle. Et si tu te demandes le souvenir que j'en garde, pas reluisant. J'étais un solitaire, je passais mon temps à travailler, plus souvent avec le garde-chasse ou le professeur de botanique que pour mes cours. Enfin, je me souviens surtout des portes rondes, j'ai toujours eu du mal avec ces portes et j'ai collectionné les bleus et blessures. Surtout ma dernière année, cette année là j'étais un peu moins solitaire, où assez intrigant que les autres remarquent ma présence. Enfin quoi qu'il en soit, on buvait souvent de la bière, essentiellement moldue car légèrement moins cher, d'autant que je travaillais en général. Enfin voilà tu sais ce qu'il y a d'intéressant à savoir dans ma scolarité. Ma question sera une affirmation que je te laisserais approuver ou désapprouver. Après réflexion, j'ai jugé que tu aurais été une parfaite Serdaigle...
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Dim 25 Mai - 23:26

La brune eut un sourire à la réponse du jeune homme... Un petit Pouffy... Il en avait la générosité et l'assiduité c'était plus que certain. Cependant la jeune femme l'aurait bien imaginé étudiant chez les téméraires Gryffondors... Mais justement, il n'en avait peut-être pas le stupide acharnement dans la recherche du courage absolu et de l'absence de réflexion. Maria se souvenait que, à l'époque, elle avait trouvé un certain nombre des rouges assez idiots. Elle avait préférait la compagnie des sages Serdys et des adorable Poufsouffles. Elle avait même fréquenté quelques verts et argents, assez en marge de leur maison.

Quand Tor avait mentionné les portes rondes, la jeune sorcière eut un sourire. Elle avait entendu bon nombre de choses sur ses fameuses portes... Une connaissance qu'elle avait eu dans le temps, et qui était très grande, avait une bosse sur la tête à l'année ou presque. Ce simple souvenir ravivait en elle la bleue studieuse mais avec un goût prononcé pour les sorties loufoques et interdites...

L'époque de sa scolarité fut certainement, juste après son enfance entourée de ses deux parents, la plus belle période de son existence... Jusqu'en 7° année du moins, car le climat de tension qui avait régnait quand elle passait ses ASPIC avait grandement nuit à la vie trépidante de Poudlard. Cependant la vie avait continué et les joyeusetés aussi.

Mais pas pour longtemps. Si tôt les examens en poche et les pieds dehors ils s'étaient tous pris en pleine figure lad réalité. Fini l'insouciance, tout le monde descend c'est la vraie vie. Game over, comme aurait dit les fameux jeux vidéos moldus... Et la vie n'avait pas épargné la charmante italienne...

Tor affirma ensuite qu'elle avait été à Serdaigle. La jeune femme ne se souvenait plus si elle l'avait mentionné ou pas et elle répondit donc:

-" En plein dans le mile, Serdaigle aux bonne notes et à la retenue fréquente. C'est juste à cause de mon penchant pour les sorties nocturnes et les fêtes originales."

Un air innocent, et très faux, se peint sur le visage de Maria. Toutefois, elle avait beau dire, elle n'avait jamais rien fait de bien méchant. sa plus grosse bêtise ayant sans doute était un belle beuverie en 6° année, en pleine forêt interdite... sa mère lui avait d'ailleurs passé un sacré savon quand elle avait su ça, par courrier express de Macgonagall. Une belle Beuglante lui avait même était adressée...

Le regard de la brune se perdit dans le vague à nouveau et elle sentit les yeux verts du musicien se faire plus insistant... Merlin elle en aurait presque oublié qu'un retour de manivelle s'imposait. Elle commença par s'excuser:

-" Désolée j'étais perdue dans mes souvenirs..."

La nostalgie dans sa voix s'entendait très nettement. Mais elle ne lutterait pas contre, rien ne lui rendrait ses années de joie, alors que son monde était si noir aujourd'hui. En fait Tor était en quelque sorte la lueur d'espoir de son univers triste et morne... Elle reprit:
-" D'ailleurs c'est quoi ton plus beau souvenir?"

La question pouvait paraître un peu futile et sans fond, mais l'italienne jugeait la réponse très intéressante... Et puis, Maria en avait assez d'aborder sans cesse des sujets graves, presque morbides. Les choses devenaient plus légères, à parler de leur folle jeunesse dans les murs de leur belle école, tombée entre les mains d'une folle furieuse...

L'heure tournait et devenait un sorte de retour dans ce passé qu'ils n'auraient jamais voulu quitter...
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Lun 26 Mai - 10:22

Tient resterait-il des neurones à Tor qu'il parvienne encore à déduire correctement? Enfin il avait dans le mille, ce n'était pas là le plus important, le plus important était cette discution sans queue nie tête. Qui ne mènerait peut-être nul part, non qui ne mènerait assurément nul part. Et ce n'en était que mieux, pourquoi toujours être sérieux, pourquoi toujours être concentré, pourquoi ne jamais relâché son esprit, mais surtout, pourquoi ne profiteraient-ils pas de ce moment de paix et de joie pour l'un comme pour l'autre? En tout cas, c'est également le sentiment que sentait avoir le demoiselle puisqu'elle posa une question parfaitement décontractée, sans aucune appréhension quand à la réponse, une question comme avait dis Tor, sans raison, juste pour se souvenir ce temps. Ce temps où certaines personnes vivaient encore, ce temps où tous les deux croyaient encore en la vie. Ce n'était pas une époque sombre comme aujourd'hui, plus pacifique, moins violente, il n'y avait pas de guerre. Le ténébreux Seigneur était un souvenir, on se souvenait encore de lui, mais on ne l'imaginait pas revenir un jour. Et pas de la façon dont il l'a fais.

Mais retour à l'essentiel de la soirée, profiter. C'était une question presque stupide, mais elle méritait réponse, et surtout un retour en arrière pour le jeune homme. Il y avait temps de bons souvenirs, certains par pure ironie de la situation, d'autres qui avaient été vraiment de très bons moments. Il devait alors en choisir un. Le choix était assez difficile, Tor se souvenait une retenue du concierge, Rusard l'avait pris à entrer discrètement de la bière moldue. Lors de la retenue, il y avait le Directeur de l'école, les Directeurs des quatre maisons et bien sur Rusard et son sourire en coin. Toutefois par un miracle quelconque lorsque Rusard ouvrit une bouteille qu'elle fut sa surprise de découvrir qu'elles n'étaient jamais pleines que d'eau. Le jeune homme ne sut jamais qui avait été son mystérieux sauveur ce jour là, mais il aurait juré que Serverus Rogue lui ait adressé un léger clin d'oeil. D'accord il était bon en potions, mais au point que Rogue le sauve. D'ailleurs Tor ne s'était jamais demandé non plus où était passé la bière...*Pas de suppositions stupides, ce quelqu'un t'a évité une beuglante et une retenue, qui que ce soit.* Mais s'il fallait en choisir un:


- Je vais te montrer si l'on peut dire. Mais d'abord tu dois savoir qu'à cette époque, les Poufsouffles étaient assez renfermés, seuls de rares Poufsouffles osaient s'aventurer la nuit pour de petites fêtes rapides. Et ce soir là justement, les Gryffons avaient organisé une petite fête pour qui voulait dans les cachots, dans la salle de potion. Imagines la salle des potions, éclairées par des flammes de bougies, ainsi qu'une bonne soixantaine d'élèves, beaucoup de Gryffondors, un peu moins de Serpentard, un petit nombre de Serdaigle et un tout tout petit nombre de Poufsouffle, en faites nous étions trois. Nous avions tant bien que mal insonorisé la salle pour nous lancer détendu que nous étions dans une beuverie, à quelques jours des ASPIC pour ceux qui étaient nés la même année que moi. Une retenue aurait été pour sure une chose peu recommandée pour ceux désireux de réviser. Enfin nous étions tous là à boire de la bière moldue, de la bièreaubeurre, du whisky Pur-Feu pour les plus téméraires. Et ceux qui comme moi n'avaient déjà rien à faire du regard des autres, ils étaient sur la piste de danse. Malheureusement, Rusard et son foutu chat trainait dans les couloirs à la recherche d'un éventuel promeneur nocturne. La porte avait été solidement fermée, mais il ne manquait pas de ressources le bougre, il était allé chercher Dumbledore ainsi que Rogue. Le temps qu'il revienne, il ne restait que peu de personnes dans la salle, dont moi qui avait surveillé le tournant du couloir pour voir arriver Rusard. Nous nous étions enfermés dans la salle de potion, attendant le jugement, j'ai réalisé que la salle était parfaitement rangée à ce moment-là. Et pire vérité, que j'étais avec quatre élèves, les quatre chouchoux de Rogue, quatre Serpentards qui n'attendait que l'entrée de Rogue pour me faire punir. J'ai attrapé une bière que nous avions servi dans des béchers tout en me laissant tomber sur une chaise. La porte vola en éclat et le piaillement des Serpentard commença, tous racontant comment je me baladais dans les couloirs pour tenter de voler des ingrédients de recettes pour potions. Et a ce moment, je me suis levé et regardant successivement les trois hommes face à moi je leur ai dis "Depuis quand les élèves souhaitant travailler en sont interdits? Je voulais simplement utiliser cette salle pour créer ma propre bière, gouter-donc!" Malheureusement mon discours devait manquer de convictions, ou être absurde. Je n'allais toutefois jamais savoir la sanction qui m'était réservée car un brouhaha se fit entendre. Tous les élèves présents auparavant revinrent, ainsi que la quasi-totalité des Poufsouffle et à leur tête les Directrices de Gryffondor et Poufsouffle. Elles ont plaidé en la faveur des élèves, nous ne sauront jamais quoi, en tout cas, face aux nombres d'élèves présents, Dumbledore se contenta de sourire alors que les sourires sadiques de Rusard et Rogue étaient devenus un genre de tristesse. Tous ces élèves rassemblés dans la petite salle de potion pour m'éviter une retenue, bien méritée, je crois que c'est mon meilleur souvenir. Mais je crois que j'ai assez parlé, tu pourrais me raconter le tien maintenant, ce ne serait que justice non?
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Lun 2 Juin - 22:43

La question s'était échappée des lèvres de Maria, sans qu'elle n'y fasse vraiment attention. Elle avait lâché prise sur son esprit, elle avait cessé de tout contrôler et de tout maîtriser, arrêter de réfléchir à ce qu'elle allait dire ensuite...

C'était la première fois depuis bien longtemps, depuis le temps qu'ils mentionnaient en fait, que la jeune femme se laissait être elle-même. Non en fait elle libérait cette part d'elle-même qu'elle avait cru enfermée au plus profond de son être, à un point que la brune aurait était à même de penser qu'elle s'en était allé... Mais on ne peut pas renier ce qui fait partie intégrante de nous, ce qui est notre personnalité, une facette de nous...

L'ancienne apprentie avait voulu mettre en avant sa froideur et son coeur de glace pour ne plus souffrir, s'attacher et avoir peur. Mais tout avait volé en éclat ce soir, alors autant laissé libre cours à la jeune fille qu'elle avait jadis été... La charmante italienne eut un sourire et répondit:

- Ca me paraît équitable..."

Et la jeune femme réfléchit une seconde à ce qu'elle allait répondre... Diverses possibilités lui vinrent, mais certaines pourraient briser la fragile légèreté de cet instant. Alors elle opta pour l'histoire la plus joyeuse qui lui vint et qui était assez bien représentative de sa scolarité:
-" C'est bizarre que tu dises les Pouffys renfermés, ceux qui étaient là, en un bon nombre quand même, étaient de vrais bouts-en-train!"

Ca pour sûr! Les meilleurs fêtards qu'elle ait pu voir était parmi les jaunes lors de sa promotion... Mais ça devait dépendre des gens... Il fallait dire qu'une fille qui était avec elle avait passé une bonne minute sous le Choixpeau avant qu'il ne daigne faire son choix... Maria reprit:
-" Bref je devais être en 4° année et un Gryffondor je crois avait organisé une énorme fête, les verts avaient perdu un match clé contre les Serdy. C'était ma première grosse fête, ma vrai fête, Bière, Pur Feu tout. Et en plein milieu de la forêt. Enfin j'ai découvert plus tard que c'était une clairière en lisière, très bien dissimulée."

La brune secoua la tête et se redressa un peu, avant de poursuivre:
-" Bref c'était super, on m'a même invité à danser ce qui était assez fou pour la petit fille que j'étais encore au fond. Cette soirée a longtemps symbolisé pour moi l'entrée dans le monde convoité des ados fêtards..."

Maria réalisait, à mesure qu'elle parlait, à qu'elle point elle avait pu être ridicule. Mais, plus jeune, avoir perdu son père lui donnait l'impression de devoir s'amuser. Comme si elle avait pressenti qu'elle n'en aurait que peu l'occasion par la suite...Comme si elle savait que sa jeunesse serait son seule exutoire, son seul moment de bonheur... Elle reprit:

-" Rogue a débouler, vers deux heures du matin, donc il n'y avait plus qu'une vingtaine de personnes sur le centaine de base. Donc on a eut le droit un discours long et ennuyeux ainsi qu'à une retenue individuelle avec lui. La première de la collection à laquelle j'ai eu droit!"

L'ancienne bleue avait pressenti une certaine surprise chez Tor et elle anticipa:

-" Oui, contrairement à ce que l'image intello laisse croire, j'avais un bon nombre de retenues diverses à mon actif. Mais les professeurs m'aimait bien parce que j'avais de bon résultats et que mes devoirs étaient toujours faits, malgré tout."

La brune se laissa aller à tout ces bons souvenirs et elle ne réalisa pas tout de suite que la guitariste avait reprit la parole...

[Navrée du retard et de la médiocrité de la rép...]
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Lun 2 Juin - 23:19

La première soirée du jeune homme depuis un moment, ambiance détendue et relativement calme. Il y avait eu un minima d'excitation peu avant, mais ce moment était passé pour laisser place à un pur moment de bienfaits. En faites le fait d'être allongé dans le canapé, une jeune femme tout contre lui, parraissait à l'ancien Poufsouffle un rien irréel. Ou tout du moins un rien surréaliste. Oui c'était le terme. Après les derniers mois qu'il avait vécu, surtout la conclusion de ces longs mois, il aurait juré que cela ne serait pas le cas avant fort longtemps, mais c'était sans compter sur l'apparition soudaine, et particulièrement heureuse, d'une charmante italienne, au talent de combattante plus que émérite. Non seulement elle savait se défendre, mais en plus elle était intelligente et presque toujours réfléchie. Ou du moins elle semblait être tout cela. C'était inexorablement quelqu'un de très fort que ce soit dans sa façon de se défendre arme en mains comme psychologiquement. Il ne devait pas faire de doutes qu'il devait falloir frapper très fort pour réussir à déstabiliser un tant soit peu la demoiselle. *Frapper très fort où ça pourrait faire très mal.* Cette phrase se heurta durement à l'esprit de Tor. L'un comme l'autre pouvait désormais frapper très fort où ça faisait très mal chez l'autre. Ils en savaient assez, largement assez. Ou du moins il savait celle de la jeune femme. *Ses parents sont sa défaillance.* Conscience qui parlait enfin de concert avec Tor, chose très rare, mais apparemment possible! Savait-elle la défaillance du jeune homme. Si le jeune homme avait voulu réfléchir à cette question, il n'en eut pas l'occasion, la demoiselle bougea légèrement, juste assez pour le tirer à ses pensées. *Non, tu n'as pas parler d'elle, elle ne sait pas.* Comme une réponse dont la conscience voulait persuader l'esprit de Tor. Et de suite, ce dernier se moquait éperdument qu'elle sache ou non.

Le souvenir de la demoiselle était celui d'une fête conclue par une retenue de Severus Rogue. Bon sang, jamais Tor n'aurait imaginé qu'il put un jour être à la tête d'un mouvement de résistance. Il faut dire que le professeur de potions n'avait jamais eu le bon rôle. Il était bien souvent décris comme le pire professeur. Aigri et dur avec les élèves. A la retenue facile. La réprimande sèche. La punition pré-préparée. Comme un aigle fondant sur sa proie, l'oeil aiguisée auquel rien n'échappe. Enfin tout dépendait qui était dans ses bonnes grâces ou non. En tout cas Tor n'avait jamais dû y être, où le professeur le cachait bien. Pourtant quand on y réfléchissait:


- Ce cher Rogue. Si on m'avait demandé de l'imaginer dans le futur, j'aurais décris le prochain Seigneur Noir. Et pourtant il est à la tête de tout une rébellion. Enfin, je crois qu'il m'a mis plus de retenue que tous les autres professeurs retenues. Je me souviens un cours. Nous devions préparer une potion chacun individuellement. Il passait entre les rangs et s'arrêta à côté de moi, me demandant pour qui je me prenais à lire le livre plutôt que préparer cette potion. Il y avait toujours ce quelque chose de flippant dans sa voix. Cette façon qu'il avait de dire les choses. Son ton bien à lui. Et quand je lui ai dis avoir fini la potion, il s'est énervé pour la première je l'ai vu hors de lui. Il m'a dis que si j'étais sur de moi je devais boire de la potion. Ce que je fis sans une once d'hésitation, ce qui me valut une claque pour ne pas que j'avale, et une retenue. Enfin en retenue tous les soirs pendant un mois à raison de trois heures par soir. Ironiquement, nous avons discuté plus que je n'avais l'impression d'être puni. Il m'a appris beaucoup de choses c'était intéressant. Je crois même qu'il m'avait dans ses bonnes grâces, si on considère qu'il ait été capable d'avoir quelqu'un dans ses bonnes grâces. Et je crois qu'à partir de cette cinquième année, il est devenu mon professeur favori. Les retenus n'étaient plus des retenus, enfin avec Rogue. Nous parlions de potions et de plantes. Et toi, c'était qui ton professeur préféré?

La main de Tor remonta le long de l'épaule de la jeune femme, s'arrêtant sur le menton de Maria, la forçant, même si ce ne semblait pas des plus utiles, à lever son visage. Et il eut pour elle un rapide baiser. Puis ce fut un échange de sourire d'enfants. Alors qu'ils étaient yeux dans les yeux, la main de Tor entama une lente redescende le long du corps de la jeune femme, prenant soin d'éviter la poitrine pour préférer le bras de la demoiselle, avant de se poser tranquillement sur le ventre de la demoiselle...
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mer 4 Juin - 19:01

Rogue avait été son professeur favori? Tiens donc, ça n'était pas souvent qu'elle avait eut vent de jaune et noirs appréciant un tant soit peu le terrible maître des potions... En fait, aussi loin qu'elle s'en souvenait, seuls les Serpentards pouvaient souffrir la chauve-souris, comme beaucoup l'avaient surnommé.

Maria savait qu'elle n'avait jamais aimé le professeur, bien que la matière fut passionnante et qu'elle y ait des résultats tout à fait convenables. La brune ne supportait pas les effets que donnait Rogue à ses cours, faisant des mises en scène pitoyables pour écraser les plus faibles et valoriser les verts. La jeune fille avait d'ailleurs passé une bonne moitié de ses punitions en sa compagnie, à leur plus grand déplaisir...

La jeune italienne s'était mis à dos le maître des potions, sans doute grâce à son fort caractère, sa légère tendance à la contradiction et leur dégoüt réciproque. L'homme avait certainement trouvé la Serdaigle immature et insolente et elle détestait le personnage et les airs qu'ils se donnaient.

Elle réfléchissait à la question, quand la jeune femme sentit une main passait sur son épaule, puis le prendre le menton. Leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau et ils eurent ce sourire, ce sourire d'adolescents en pleine découverte de l'amour... C'était peut-être ce qu'ils étaient restés... Au fond...

La main continua sa lente course le long du corps de la belle brune qui ne cilla pas, ses yeux noirs dans le regard vert de Tor. Elle sentait uniquement cette douce main évitait sa poitrine, dans un délicate preuve de galanterie, passait sur son bras, puis finir sur son ventre.

La sorcière, désormais face à son hôte car elle s'était redressée, s'avança vers lui. Sa bouche vint se poser sur celle du jeune homme, en un petit baiser furtif. Elle passa sa main à elle dans le dos du musicien et répondit enfin:

-" Moi, je me souviens que je détestais Rogue et qu'il me le rendait bien."

La jeune femme eut un léger sourire et reprit:
-" Mais mon professeur préféré, si tant est que j'en ai jamais eu un, c'était Macgonagall. Elle était sévère, c'est vrai, mais ses cours étaient les seuls que j'aimais écouter et sous ses airs stricts, c'était une femme extraordinaire."

Maria se remémorait une punition que lui avait infligé le professeur de métamorphose... Elle avait du rendre un long devoir, assez compliqué, sur les Animagi. Le sujet avait passionné l'étudiante qui avait rendu cinq rouleaux de parchemin, avec des détails et une histoire détaillée. Pour récompenser l'effort l'enseignante lui avait fait un cours et une démonstration de son talent. Elle lui avait même donné des conseils pour la métamorphose en général...

Perdue dans son souvenir, l'italienne remarqua à peine le craquement dans l'escalier... Elle finit par se retourner pour voir un petite boule de poils noirs assise au bas de l'escalier, avec une réserve pudique envers les deux jeunes gens.

L'ancienne apprentie reporta son attention sur le guitariste et eut un sourire en coin, accompagné d'un mouvement de la tête sur le côté qui, sans qu'elle ne s'en rende vraiment compte, lui conférer un indéniable air félin. Elle posa à son tour une question, sans rapport avec les précédentes mais que la présence de Véga lui souffla:

-" Dis-moi, comment t'es tu retrouvé en possession de ton chaton?"

La bête avait sans doute entendu, car elle dressa ses petites oreilles et prit un air intéressé...
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Mer 4 Juin - 20:12

Qu'il était doux et agréable d'avoir un peu de chaleur pour se réchauffer. Le corps comme le coeur d'ailleurs. Agréable d'ailleurs d'avoir une main sur le ventre de cette demoiselle. Sentir le rythme de sa respiration. Et puis agréable d'avoir une discution sans hausser le ton, sans s'énerver, sans parler d'une guerre, de mort ou d'autre sort de torture. Ils parlaient de choses complètement insignifiantes et pourtant c'était parfaitement agréable. Petite chose simple qu'il arrive que l'on oublie. Ils parlaient tout simplement de leur temps estudiantin. Et là en l'occurrence de leur professeur préféré. En parlant de cela, Tor aurait été ravi de revoir son ancien professeur de potions. Pour discuter tout simplement, se remémorer ce temps où l'homme lui enseignait les potions en le collant assez régulièrement. Ce temps ou l'actuel jeune homme lisait en avance, faisait en même temps que le professeur et collectionnait les retenues. Il n'avait pas été un élève exemplaire dans son comportement loin de là. Il s'était battu, avait cassé un nez, fait chuter un élève de son balai lors de son quatrième et dernier match de Quidditch.

Mais il aurait voulu revoir Rogue. A méditer, à garer dans un coin de la mémoire. Tor fut ramené au moment présent par un mouvement de la demoiselle qui s'était tourné vers lui, presque à califourchon. Elle l'embrassa lors que la main de la demoiselle s'aventurait une fois de plus dans le dos du jeune homme. C'était en même temps particulièrement agréable et particulièrement frustrant. Agréable car ils faisaient, l'un comme l'autre, une partie ce qu'ils voulaient faire, ou plutôt désiraient. Mais frustrant car ils se retenaient de faire ce qu'ils avaient envie de faire, se contentant de petits gestes. Témoins de cette volonté des deux à ne pas passer outre cet espèce de tabou qu'ils avaient instauré, ou semblaient avoir instauré, il n'y avait eu aucune main baladeuse dans le sens plus proche du sens actuel. Sur les ventres et dans les dos certes, mais jamais dans des endroits plus indiscrets. Pas même discrètement glisser sous le T-shirt pour passer dans le dos. Ils étaient d'un calme remarquable, presque olympien si l'on considérait comment avait commencé leur relation.

MacGonagall? Cette femme l'avait toujours détesté, et comble, c'était réciproque. Comme il avait pu détester ses cours de métamorphoses, sa façon hautaine de se comporter, les retenues sans motifs...Sans motifs? Tor avait cassé le nez à un élève de deux ans son ainé qui avait traité la Directrice des Gryffons de "sale conne". Il avait pris sa défense et elle lui donnait un samedi matin de colle. La classe. Et puis Tor avait toujours été particulièrement mauvais en métamorphose. Enfin jusqu'aux BUSE. C'était par la force des choses qu'il avait étudié en cette matière. Les années se succédaient et se ressemblaient en cette matière. Entre Désolant et Troll. Pourtant il semblait qu'il avait assez révise pour les BUSE, il avait décroché un surprenant, et certainement immérité, Acceptable. Mais les deux années qui suivirent ne furent pas meilleurs dans cette matière. En faites Tor aurait juré que la professeur lui en voulait de ne rien faire l'année. Elle avait surement raison. Mais bon, mieux valait laisser le passé où il était:


- Quoi, ce petit chieur? Oh j'aurais mieux fais de le laisser mourir au fond du caniveau dont je l'ai sorti. Si au moins il était utile des fois. Et puis en plus je déteste sa façon d'être humain. Mais pourquoi j'ai sauvé ce chat... Le visage de Maria marqua la surprise. Tor avait dis cela sur un ton parfaitement normal, Ce chaton est un cadeau d'adieux d'une amie à moi. Et il est parfaitement agréable. C'est vrai en revanche que j'ai pensé à le refuser, mais c'était un cadeau, et puis en fin de compte je n'ai pas à le regretté hein?

La demoiselle lui sourit, et il lui rendit son sourire. Sans lâcher les sombres yeux de la demoiselle, le jeune homme attrapa la main qui se baladait au haut de son T-shirt. Il posa la main entre son le col du vêtement et sa nuque. Aidant la main à se glisser entre. Toutefois le jeune homme sentit un frisson le long de sa colonne, la demoiselle avait la main froide, comme avant:

- Oups j'avais pas remarqué que ta main était aussi froide. Si tu sens quelque chose, c'est une vieille cicatrice, je te la montrerais à l'occasion, elle est assez impressionnante. Et elle fait office de Leitmotiv personnel. Tu avais réussi à tes BUSE et APIC?
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Jeu 5 Juin - 22:42

Parle de l'ancienne directrice des Gryffondors avait fait ressurgir des vagues de souvenirs... La jeune femme aurait donné n'importe quoi pour que revienne le temps de l'innocence, le temps de l'école, de la fête, des amis, de la jeunesse... Rien ne lui rendrait son père disparu, sa vengeance lui permettrait toutefois de retrouver un semblant de paix. Alors que pour retrouver cette candeur, cette douce folie qui prend les adolescents et les laissent croire que la vie pourra être belle, ça il était trop tard.

Le meurtre de son père avait tué son regard d'enfant. Mais son regard d'ado, son regard mélangé entre de l'espoir et de l'amertume, ce regard qui peut encore évoluer et grandir, c'était sa mère qui l'avait brisé et réduite à néant. Et ça, toutes les vengeances du monde n'y changeraient rien. Si encore l'italienne avait muri d'elle-même... Mais la vie l'avait fait grandir trop cite et peut-être pas comme il le fallait... Le "destin" n'avait jamais été bien clément avec Maria. Le sort s'acharnait même...

Mais aujourd'hui, les circonstances avaient été moins fâcheuses. le hasard avait bien fait les choses, il avait permis une rencontre extraordinaire entre deux personnes qui se ressemblaient bien plus que les simples apparences pouvaient le laisser croire. Ils s'étaient bien trouver en fin de compte. Etrangement, maladroitement, mais bien. Enfin du moins pas mal, ce qui était un mieux indiscutable dans la liste des événements notables de la brune.

Tor répondit alors à la question, traitant la pauvre bête de chieur et se demandant s'il n'aurait pas mieux fait de le laisser moisir dans un égout. Maria leva un sourcil dubitatif et un sourire en coin se dessina sur ses lèvres. Elle entendit également un feulement indigné et vega se retira, véxé.

La remarque était dite avec un sérieux des plus convaincants, mais l'ancienne Serdaigle avait vu la façon que le chat et la maître avait de se comporter et elle n'y croyait pas une seconde.

Elle allait lancer une pique du style: et c'est parce que tu ne le supporte pas que tu joues avec lui et le caresse tous les soirs? Mais elle n'en eut pas le temps, car il enchaîna en expliquant que c'était le cadeau d'adieux d'une amie... C'était beaucoup plus logique et il avait en effet bien fait de le garder, il était un compagnon précieux.

Les deux jeunes gens échangèrent un sourire, les yeux dans les yeux. La blond se saisit ensuite de la main de la jeune sorcière et la glissa sur le haut de son dos. Elle sentit la peau frissonner sous ses doigts fins. Tor s'empressa de dire que sa main était glacée, comme d'ordinaire, pour expliquer ce fait.

La tension qui régnait était un rien frustrante. Mais des limites avaient été imposées et pour le moment, cela valait mieux. Ils risquaient de se laisser emporter et d'aller trop loin, au risque de le regretter plus tard. Même si la belle italienne ne pensait pas du tout regretter un acte déplacé en cette seconde... Toutefois, étant un personne réfléchie, peut-être trop, elle avait muselé son coeur et ses envies pour écouter sa tête. Sa fameuse tête froide, qui dictait un minimum de sens commun pour cette journée démentiel.

Il mentionna alors une cicatrice, dont elle sentait les prémices sous sa main et enchaîna sur une question sans aucun rapport avec ce qui avait été dit.

Cette situation délectait l'ancienne apprentie. Passer d'un sujet à l'autre, sans grand rapport, sans grand intérêt, juste par curiosité, parce que l'on avait avait envie de dire ça maintenant... C'était appréciable, de ne pas être en permanence sur ses gardes, e dormir d'un oeil par peur de ce qui arriverait, pas prudence, de respecter des règles de sécurité scrupuleuses. Ce soir, elle était simplement Maria et elle avait presque l'impression d'avoir à nouveau seize ans et demi...

Seulement elle ne les avait plus. Alors elle allait se contenter de replonger dans ses souvenirs et se dire que c'était fini, plus en mal qu'en bien. Elle répondit, après quelques secondes de silence:

-" Et bien oui, j'ai réussi mes Buses, avec pas mal de E et puis quelques O, des A. J'étais une bonne élève: des résultats convenables dans toute les matières. Mais comportement inadmissible d'après certains profs, dissipée pour les autres."

Un sourire espiègle naquit sur ses lèvres. Dissipée, ou comment contenir un tas d'adjectifs en un seul...

[ HJ: J'ai un peu de mal à m'y remettre... C'est pas brillant désolée ^^]
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Jeu 5 Juin - 23:16

Sentir la jeune femme conter lui faisait un bien fou à Tor. Rares étaient ses contacts sociaux, alors amicaux voir amoureux! Mais c'était agréable et ça ils le savaient tous les deux. Elle comme lui. Et il avait l'impression de se retrouver l'année où son père est mort, avant ce drame. Il avait 16, profitait, avait une petite amie, des petites amies, en faite il enviait ce temps où il était monsieur tout-le-monde. Le temps où il était ce jeune insouciant qui ne pensait à absolument rien d'autre qu'à rire, s'amuser, profiter de la vie. Et ce sentiment qui l'envahissait le rendait de plus en plus désireux de ne plus avoir aucun tabou avec cette charmante demoiselle. Mais la vie est bizarrement faites non? On a envie d'une chose, on se la refuse à cause d'autre chose. Pas vraiment dans la conception du jeune homme. Sauf que là, l'objet du désir et de la limite était malheureusement confondu. La demoiselle était toute à la fois l'objet du désir grandissant et ses limites. La question était comment aller outre les limites pour accéder au désir, sans faire de faux pas? La réponse parraissait évidente au jeune homme, l'embrasser à pleine bouche, avoir des mains légèrement déplacées, et tout devrait se passer sans casse. Peut-être l'aurait-il fais s'il n'avait pas eu ce drôle de sentiment qui le retenait.

Un bref instant, Tor sentit les doigts de la demoiselle passer sur sa cicatrice, s'y attardant légèrement. Cicatrice, souvenir d'un jour où il a été laissé pour mort, et qu'un homme était mort, dans un restaurant. On l'avait laissé pour mort, son dos ouvert de part en part. Pourtant la personne aurait cent fois eu le temps et le loisir de l'achever. En faites, elle devait escompter que cette blessure ait raison du garçon d'alors. Mais ce dernier avait fais un effort et malgré la douleur, les litres de sang, avait survécu, se tenait encore debout. Et ça n'avait pas été gagné. La blessure était profonde, et la colonne vertébrale avait été touchée. Par chance pas assez pour que le jeune ne retrouve pas l'usage de ses jambes. Et c'était après une semaine de coma que le jeune homme avait ouvert les yeux sur un lit d'hôpital. Et ce fut quelque jours plus tard qu'il se rendait compte que quelque chose avait changé dans sa tête, dans son cerveau pour être exact. Il pouvait se concentrer sur deux choses sans le moindre problème. Il pouvait entendre le tic-tac d'une horloge et parler avec une personne, entendant et comprenant les deux aussi distinctement que s'il n'y avait eu que le tic-tac ou la personne qui parlait.

*Mais tout cela est du passé, laissons-le où il est, je passe une agréable soirée, autant en profiter...Oui bonne idée, profites de la jeune femme...Tu es non seulement exaspérante mais également particulièrement insupportable...Du calme mon grand, je ne fais que te dicter tes envies les plus profondes, où t'édicter les vérités les plus générales.* Et cette voix avait raison par dessus tout Tor aurait apprécié profiter un peu plus de la soirée. Mais la retenue était de mise, *malheureusement.* Enfin il viendrait un jour, qu'importait à Tor d'attendre, l'attente ne rendrait le fait que meilleur, mais patienter quand une jeune femme est allongée contre vous, sa main dans votre dos, est des plus compliqué. En faites le jeune homme ne voulait pas qu'ils aillent trop vite, il n'aurait envie que d'une chose pour finir cette soirée, pouvoir glisser sa main sur le ventre de la demoiselle, sous le tissu. Mais ce serait déplacé de prendre seul la décision. Il avait "aidé" Maria à glisser sa main sous le col de son T-Shirt:


- C'était le temps béni. Ce moment de la vie où rien n'importait que de vivre, de profiter pleinement de la vie. De mordre dedans, d'exister tout simplement. Maintenant que nous tentons d'être ombres parmi les ombres, cela est particulièrement compliqué de profiter. Alors qu'il parlait, la main de Tor taquinait le T-Shirt de la demoiselle, comme s'il demandait une autorisation, Combien de retenues j'ai pu collectionner, en y réfléchissant, je crois qu'il n'y eut que mes deux premières années qui furent parfaites. Mes deux dernières ayant été catastrophiques, exception faites des résultats. Je peux te demander quelque chose Maria? Question ne nécessitant aucune réponse, il se demandait même pourquoi il l'avait posé, Tu crois que toi et moi si nous avions eu des vies normales ça aurait pu avoir une chance?
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 7 Juin - 20:28

Les mots du jeune homme heurtèrent quelque peu les oreilles de Maria... Mais en y repensant, il n'avait pas tort. Toutefois, si on avait dit à l'adolescente d'antan qu'elle allait devenir une jeune femme froide, calculatrice et tellement obsédée par son désir de vengeance qu'elle était incapable d'autre chose, elle aurait pu l'envisager. Oui, même au temps insouciant où elle profitait de la vie comme elle le pouvait, l'italienne aurait été à même de croire que la part la plus sombre d'elle-même prendrait le contrôle.

Malgré ses frasques, la Serdaigle avait toujours été extraordinairement mature pour son âge et avait mesuré et pesé les conséquences de ses actes. Elle savait pertinemment que ses fêtes et beuveries nocturnes se solderaient pas des retenues. Elle savait que son travail paierai, alors il fallait qu'elle le fasse. Elle savait que la guerre viendrait, qu'elle serait inévitable. Elle avait toujours su... La seule chose qu'elle n'avait pu prévoir, que personne n'avait pu prévoir, était l'issue de ce combat. Et elle avait été catastrophique, terrible: la prise de pouvoir du monstre...

La brune remarqua également la main de Tor qui triturait son haut, jouait avec. Elle eut un sourire charmeur, il semblait demander l'autorisation de franchir une barrière éthique qu'ils avaient montée de toutes pièces, mais qui freinait leurs désirs respectifs. Car la jeune femme, malgré son impassibilité, était loin d'être de marbre, confortablement installée contre le musicien. Cependant, elle préféra le laisser finir, avant de faire quoi que ce soit.

Et la question qu'il posa, après avoir demandé un semblant de permission, la désarçonna . Elle failli feindre l'innocence en demandant : De quoi tu parles exactement? Mais Maria n'était pas idiote et la question était claire. Alors elle y réfléchit; à peine une seconde et une réponse fusa:

-" Non"

Bien sûr, ce non ferme et sûr méritait quelques justifications, qui ne tardèrent pas:
-" Non parce que si nous avions eut des vies ordinaire, nous n'aurions sans doute pas été dans ce parc, en cet instant, dans cet état d'esprit et dans ces circonstances."

La logique la plus simple s'exprimait à travers cet réponse. Mais peut-être, non sans doute, voulait-il parler d'une belle relation, une vraie, une longue, une sérieuse. Le genre que l'on ose même pas imaginer avoir quand on menait une vie pareille à la leur:
-" Mais si l'on envisage quelque chose de plus stable... Avoir une vie normale arrangerait les choses, c'est certain. Mais, tu vois, je ne pense pas que toi et moi mène à une impasse. Ce sera sans doute long, compliqué, difficile, les choses et les événements ne seront pas toujours en accord avec nos désirs..."

Un "mais c'est possible" failli conclure son petit discours, sauf qu'elle doutait qu'un tel optimisme soit une bonne idée. La jeune sorcière se trouvait déjà beaucoup trop utopiste en disant tout cela, elle n'allait pas en rajouter une couche. La conversation s'orientait vers un sujet qui n'enchantait guère la demoiselle. Certes, il fallait en passer par là, mais pas ce soir. Ils avaient le temps après tout... Le temps... C'était une notion bien subjective...

Enfin, Maria s'empara de la main du chanteur, qui frôlait le bas de son T-shirt. Elle esquissa un sourire en coquin et la glissa contre son ventre, sans quitter son hôte des yeux. Il était bien étrange de les voir ainsi, elle une main entre son cou et le tissu, lui une sur son abdomen, sous son haut, l'un en face de l'autre à se regarder dans le fond des yeux... Oui un moment particulier, que briserait certainement une notion farfelue de besoin de parler, de rompre la tension, de ne pas dépasser les limites...

Mais, après tout, ils s'étaient eux-même fixés leur limites, sans vraiment savoir pourquoi. Bien sûr, il y avait une foule d'argument raisonnables, comme ne pas aller trop vite, prendre le temps de se décider, faire en sorte de ne rien regretter... Mais, au fond, n'en avaient-ils pas déjà trop fait, trop dit, pour en rester à des raisons si futiles? Ils avaient combattu, s'étaient livrés l'un à l'autre, avaient vidés leur sac et leur souvenirs... Alors pourquoi ce tabou, cette pseudo-gêne?

Maria ne savait pas et peut-être ne voulait-elle pas savoir. Alors elle se pencha, réduisant cette distance ridicule entre eux au néant et posa ses lèvres fines sur celles, douces et chaudes, du jeune homme. Elle ferma les yeux et savoura l'instant, laissant ses mains se refermer sur le coup de Tor, en une étreinte délicate, mais empreinte de passion...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 7 Juin - 21:01

*Non catégorique, je le savais mon vieux, c'était vendu, je savais qu'elle te dirait non, je le savais, je le savais c'est qui le meilleur hein...Le meilleur c'est moi puisque tu fais partie de moi...Oh allez quoi, admets ta défaite, je suis le meilleur, je savais qu'elle allait dire non! Réfléchis donc c'était évident, sans cette guerre, ni elle ni toi n'auriez eu de raison d'être dans ce parc et de vous rencontrer, alors comment voulais-tu que vous ayez une chance même infime de finir ensemble? Tu ne croyais pas sérieusement...Si je le croyais, je pensais franchement que l'on aurait pu en dehors de cette guerre et de cette relation spéciale, avoir eu une vrai relation en des temps de paix...Et comment voulais-tu? Elle est elle, tu es toi, c'est cette guerre qui a fais de vous ce que vous êtes, c'est cette guerre qui vous a rapproché, vous a construits et a fais de vous ce que vous êtes. Sans cette guerre, vos ressemblances ne vous auraient pas rapprocher...Tu as sans doute raison, cette guerre nous a rapproché, mais nous aurions pu nous rencontrer par hasard et finir ensemble rien n'est impossible...Oui bien sur et puis vous seriez sur ton lit entrain de faire tout ce que je sais que tu aurais de faire...Oui et pourquoi pas...Parce que si elle avait grandi sans cette volonté de vengeance, elle ne serait pas ce qui te charme en elle. Et si ton père n'avait pas été tué tu serais un être parmi mille autres, elle ne t'aurait rien trouver. Ce qu'elle te trouve, c'est que tu sais te battre et que vos vies se ressemblent c'est tout.*

Dernier mot accordé à son inconscient car trop envie d'entendre ce que la jeune femme disait pour se laisser distraire. *Ah tu vois, toujours écouter la voix de raison...C'est marrant je l'ai jamais entendu la voix de la raison...TOR, JE SUIS TA CONSCIENCE, TON TOI INFINI, JE SUIS LA RAISON ECOUTES-MOI...Et puis quoi encore, tu veux pas non plus que je te prépare un rôti orloff avec un Château Neuf du Pape...Hum miam-miam, si tu me prends par les sentiments, moi je dis pas non coco, mais tu sais, quand je dis être la raison, écoutes-moi. Chaque fois que tu as eu besoin de sauver ton existence, c'est vers moi que tu te tournais, alors écoutes-moi et fais moi confiance...On verra, je ne sais pas si je peux te faire confiance pour une relation émotionnelle, tu es trop, trop...Trop le meilleur? Tout à fais d'accord avec toi...Trop sûr de toi, si je t'écoutais je ferais ce que je veux sans savoir si elle, elle le veut...Ca marche pas comme ça peut-être...Tu fais exprès?*

A ce moment, la jeune femme expliqua qu'une relation stable aurait été possible en le contexte d'un monde paisible et une paix. Et elle donna raison à Tor, sans pourtant porter de phrase portant à faux espoirs, simplement elle lui donnait raison, ce serait dur, très dur, douloureux, peut-être très douloureux, compliqué, très compliqué, difficile, très difficile. Pourtant, cela appelait à un espoir, serait-il faux? Seul nous le dira le futur. *Merde, la traitresse, elle te donne raison, la garce! Comment elle peut dire ça, toi et elle c'est vouer à l'échec, elle imagine quoi là, c'est quoi cet espoir, elle le sort d'où...De l'amour, tu sais ce machin qui te répugnes et auquel tu ne comprends rien sinon que ça autorise à dévêtir une demoiselle et...Oui tu as raison, à dévêtir une demoiselle et à profiter de son corps, plaisir charnel. Désir charnel. C'est ce que tu ressens, pourquoi ne te laisses-tu pas aller, pourquoi ne veux-tu pas me laisser contrôler ton corps juste un peu, que je donne un coup de pouce à ta soirée, tu vas voir la conclusion sera meilleure.*

C'est à ce moment que le jeune homme sentit une froide mais douce main accompagnée la sienne sous le T-Shirt de la demoiselle. Extrêmement agréable sensation, le ventre de la jeune femme suivait parfaitement le rythme de sa respiration, et Tor s'amusait à glisser sa main le long de cet estomac, doucement, de façon sensuelle. Puis il y eut un baiser, un très bon et très agréable baiser, plus sensuel encore que ces mains qui se promenaient, dans le respect pourtant d'un tabou qui surprenait encore le jeune homme, certainement autant que la jeune femme. *Allez quoi, laisses-moi maintenant, elle t'autorise à passer sa main sous le T-Shirt et tu remonte pas vers le haut, tu déconnes là, c'est à ça qu'elle t'autorise...Ca j'en doute, vois-tu, je suis prêt à parier que tu ne sais pas ce que respect veut dire...Oh allez quoi un peu de fun, vos vies sont assez chiantes et compliquées comme ça...J'ai dis non, alors maintenant ça suffit...Oulalala, j'ai touché une corde sensible on dirait, bon fais comme tu veux, mais si tu meures demain sans avoir un peu profité de cette soirée tant pis pour toi...Je mourrais pas, et je ne regretterais rien de cette soirée, peu importe son issue elle est la meilleure depuis bien des années...Comme tu veux, c'est toi le chef...Des fois on dirait pas.* Tor sourit à la jeune femme, il s'amusait à laisser un seul de ses doigts passer très lentement sur le ventre de la demoiselle, juste un peu appuyé, touchant à peine la peau, ce qui provoquait l'effet recherché, des petits ondulations du ventre, réponses à ces "chatouilles":


- Tu n'as pas peur qu'en s'autorisant ce qu'on s'autorise là on ne dérape vers ce qu'on ne voudrait surtout pas éviter mais qu'on s'obliger à éviter?

La suite? L'avenir nous le dirait...
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Dim 8 Juin - 23:05

Question ambigüe que celle de Tor... Très complexe, ayant plusieurs réponses... Question qui divisait l'esprit de la jeune femme depuis qu'ils "s'étaient autorisés, ce qu'ils s'autorisaient"... Mais "ce qu'il s'autorisaient" étant franchement très plaisant et un part de la belle italienne ne voyait pas du tout où était le problème à lâcher prise sur sa raison, se laisser aller à ces désirs. Ce dont elle avait envie, ce que lui criait de faire son coeur et son corps.... Mais sa tête, qui prenait les décisions depuis toujours, n'était pas d'accord.

Et elle le faisait savoir. Maria avait l'impression que quelqu'un lui hurlait: "attention, attention danger, recule avant qu'il ne soit trop tard STOP !!" C'était sans doute sa raison qui lui sommait d'arrêter de faire l'enfant et de se calmer. Elle était une jeune personne sensée, qui savait ce qu'elle faisait, à la tête froide et à la décision sûre et rapide.

Mais son self-contrôle n'était pas habitué à ce genre de choix. Il y avait des années qu'elle n'avait pas éprouvé de véritables sentiments pour quelqu'un et elle ne savait pas comme s'y prendre. déjà que l'ancienne Serdaigle avait toujours été plus ou moins handicapée du sentiment, se révélant incapable d'être honnête et loyale sur la question de ses émotions...

Emotions qui lui faisaient encore plus peur maintenant... Et si ce garçon en qui elle plaçait un forme étrange de confiance la trahissait? S'il l'abandonnait lui aussi? S'il l'écrasait? L'obligeait à tout reprendre de zéro? S'il se conduisait comme Elle? Oserait-il? en aurait-il la cruelle capacité?

Alors, comme l'ancienne apprentie était dans l'obligation de songer à ses sentiments et un futur commun avec quelqu'un, elle était perdue.

Cependant, ils ne s'étaient engagés à rien du tout. Ils avaient certes envisagé sérieusement de se revoir, mais pourquoi refuser de se laisser aller? Ils n'étaient pas mariés, comme l'avait souligné le musicien plus tôt... Et s'il y avait une chose dont la jeune italienne était plus que certaine, c'était qu'ils en voulaient plus tout deux. Ils en avaient envie, mais s'étaient fixés des tabous... la jeune femme répondit:

-" C'est une probabilité non négligeable... Mais je commence à me demander pourquoi nous voulons éviter ce que nous n'avons absolument pas envie d'éviter?"

Bien sûr, il y avait un tas d'arguments et de réponses logiques et raisonnables à cette simple question. Mais la fameuse tête froide de Maria et la galanterie de Tor devait être les seuls à être en mesure de les dire sans fléchir. Leurs corps et leurs coeurs n'avaient pas envie de respecter la raison et Merlin sait ou tout cela allait les conduire...

Il arrivait des moments dans la vie, où il fallait faire des choix. ces fameux carrefours dont la jeune sorcière avait déjà parlé. Et là, les deux protagonistes étaient arrivés à un carrefour important... devait-il compenser la folie de cette journée par un regain de maîtrise ou devaient-ils poursuivre dans la lignée de leurs folles confidences et de leur combat farfelu?

La décision devait certes être prise en commun, mais pour ce faire, Maria devait faire part de son souhait. Et, malgré cette voix qui criait dans sa tête, elle décida de continuer à écouter son coeur:

-" Personnellement, je pense que nous avons déjà été trop loin sur le chemin de la douce folie pour s'en tenir à la raison et à la peur du regret... Il n'y a de toute manière rien à regretter, quoiqu'il se passe."

Cette dernière phrase était une manière détournée de faire comprendre à son hôte que, même s'il ne partageait pas s'il avis ou même s'il le suivait, elle ne regretterait pas ce qu'elle avait vécu,dit, pensé et ressenti ce soir, aujourd'hui.

La brune avait fait son choix, sceller sa décision, dit ce qu'elle avait à dire. Cela n'avait pas été simple de trancher entre les deux parties, qui débattaient toujours en son for intérieur. Mais maintenant que son chois s'était fixé, il ne lui restait qu'à attendre celui de son interlocuteur...
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Lun 9 Juin - 18:47

Pourquoi vouloir éviter ce que l'on veut éviter? *Bon sang elle a raison la demoiselle, pourquoi vous voulez tous deux éviter d'en arriver à ça? T'imagines le pied que ce serait? Elle est gentille, enfin elle a ses moments, elle te plait, tu lui plais, ce serait plus amusant que problématique non...Ca t'arrive jamais de me laisser réfléchir non...Je te rappelle que tu ne peux pas te débarrasser de moi et que je ne suis que le reflet d'un toi intérieur qui se limiterait à ses pulsions les plus basiques...Je te trouve trop réfléchi pour n'être qu'un moi qui se limite à ses pulsions basique...Oui tu as raison, je suis une moitié de toi, ou plutôt une moitié de ton cerveau...La mauvaise assurément...La mauvaise? Tu te fous de qui là, je te conseille de faire ce qui te ferait plaisir, ce qui te procurerait le plus de plaisir, pourquoi serais-je le méchant...Parce que je ne sais pas encore ce qu'elle, ni même si elle en a envie, tu sais la vie c'est pas aussi facile que...Aussi facile que de faire l'amour à une jeune femme qui te plait et à qui tu plais? Si c'est aussi facile que ça, si tu crois qu'il existe des relations entre filles et mecs sans sexe tu te trompes, il y a toujours quelque chose qui nous indique de le faire, quelque chose de sexuel...Puéril et stupide.*

Mais cette voix avait raison, le fait que la jeune femme ait posé cette question avait quelque chose de révélateur sur ce qu'elle voulait. Enfin cela pouvait être interprété comme la voix l'interprétait, ou alors simplement comme une question parmi mille autres. Cependant Tor croyait peu, lui aussi, à cette deuxième hypothèse. Etait-ce le fait que la jeune femme soit contre lui? Qu'elle est sa main dans son dos? Qu'il est sa main contre son ventre? En tout cas cela semblait plus une question à laquelle elle avait une réponse. Ou envie d'une réponse. *Mais elle est réfléchie, et ne décide jamais sur un coup de tête, elle n'est pas si spontanée que moi, je...Tu quoi? Quoi qu'est-ce qu'elle a dis? alors qui avait raison hein...Alors je suis sur le cul.* La demoiselle venait de prendre une décision si spontanée, si surprenante. Elle lui avait tellement dis vouloir éviter ça à cause de son côté réfléchi et calculateur, et voilà que soudainement, sans raison vraiment apparente, elle disait au jeune homme le contraire de tout ce qui s'était dis avant. Etait-ce un test pour voir sa réaction? Elle avait l'air trop sérieuse. Pourtant elle avait fini en lui disant que peu importait sa décision, il n'y aurait rien à regretter.

*On dirait que tu vas devoir décider de ton avenir proche! Alors maintenant écoutes-moi, réponds lui que oui et profitez, comme deux adultes consentant qui n'en sont pas à leur première relation amoureuse. Dans le pire des cas, si ça devait être une erreur, ce sera surement la plus belle de toutes celles que tu auras faites dans ta vie alors vas-y lances-toi...Bon toi qui est si maligne, donnes moi une raison valable...Euh tu en as très envie ça te suffit pas...Si c'est une raison valable...Bon alors tu attends quoi? Vous vous levez tous les deux et vous montez à l'étage dans ta chambre où vous serez plus à l'aise pour euh pour faire ce que vous voulez faire...Tu hésite sur certains mots toi qui est toujours si sûre...Oh c'est juste que je voulais éviter de me laisser emporter et de dire quelque chose de déplacé, ça aurait gâché le moment. Maintenant fais ce que j'ai dis...Non, ce ne serait pas correct...JE SUIS TON PERE, ET JE T'ORDONNE DE MONTER DANS TA CHAMBRE AVEC CETTE DEMOISELLE...Hum-hum... OK, au moins j'aurais essayer, mais penses à ce que je te dis.* Quelques secondes plus tard:


- Je suis de ton avis, et si ce devait être une erreur, ce serait une belle erreur non? Mais on serait mieux dans ma chambre pour ça qu'en dis-tu?

Sans attendre réellement de réponses, Tor était debout, la jeune femme debout à côté de lui, apparemment de son avis. Il ne leur fallut que peu de temps pour monter les marches, en revanche ils mirent plus de temps à parcourir le couloir, lèvres contre lèvres, jusque dans cette chambre. Il semblait qu'il ne devait plus y avoir de tabous, pourtant les mains de Tor bien qu'autour du corps de Maria, n'avait pas osé descendre plus bas que sa ceinture. *Allez quoi un effort...Et si elle revient à une décision plus réfléchie...Mais non allez coco.* Finalement, Tor préféra embrasser une fois encore la jeune femme...
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Maria Finn
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Jeu 12 Juin - 20:14

La jeune brune eut un petit sourire quand, après quelques secondes de silence, le jeune homme l'approuva et lui proposa de monter. Maria avait craint, dès lors où elle avait proposé de se lâcher un peu prise, qu'il refuse, par galanterie, peur ou simple non, sans justification. Quoique, ce dernier choix l'aurait grandement surprise, il n'aurait sans doute pas pu s'empêcher d'expliquer le pourquoi du comment.

L'italienne se leva et suivit Tor, sans un mot. Une part de son esprit restait persuader que ce n'était qu'une grossière erreur, qu'il ne pourrait que regretter, que c'était hâtif et un tas d'autres raisons de se refuser à cette envie dévorante, un tas de raisons très raisonnables, justifiées et pleines de bon sens.

Mais, une fois n'est pas coutume, la part aventureuse de son esprit, celle qui était normalement tempérée avait pris les choses en main. C'était maintenant son coeur qui dictait la loi et non plus sa tête, si froide... Peut-être pour le meilleur, peut-être pas, en tout cas certainement pas pour le pire... De toute manière, même ce soudain lâcher-prise était réfléchi. Maria savait dans quelle mesure elle pouvait faire confiance à ses pensées les moins sages et, au besoin, son sang-froid reprendrait les rennes.

Les deux jeunes gens furent très vite à l'étage, très vite dans les bras l'un de l'autre, s'embrassant avec une ardeur grandissante, parcourant presque à l'aveugle la distance du sommet des marches jusqu'à la chambre du blond. Une fois là, leur lèvres s'éloignèrent quelques instants et la belle sorcière reprit son souffle, avec un sourire en coin, une main dans le cou du musicien, une dans son dos.

Le guitariste embrassa à nouveau la jeune femme et elle raffermit leur étreinte. Leur étrange ballet pour se déplacer d'un point à un autre, sans pour autant se détacher l'un de l'autre, continua jusqu'à ce que Tor heurte le lit et y tombe à la renverse, entraînant l'ancienne apprentie dans sa chute.

La scène avait comme un petit air de déjà vu, Maria sur Tor, allongé en travers de son lit, s'embrassant avec un passion qu'ils étaient loin de soupçonner... Mais la donne avait un peu changé depuis le début de la soirée, même si le laps de temps avait été court. Ils n'étaient plus tout à fait deux inconnus se livrant l'un à l'autre et se livrant à un petit jeu de séduction. L'heure n'était plus au jeu, bien que l'activité soit amusante...

Cette fois, ce fut l'ancienne Serdaigle qui décolla ses lèvres de celles de son hôte. Allongée sur son torse, elle lui souffla à l'oreille:

-" C'est ta dernière chance de reculer, si tu en as envie..."

Elle ne s'attendait bien sûr pas à se qu'il se rétracte maintenant, mais elle lui laissait une porte de sortie; libre à lui de la prendre ou non. Quoiqu'il en soit, la charmante italienne ne retournerait pas en arrière maintenant, ils étaient allés trop loin...

* Beaucoup trop loin...* résonna une voix dans l'esprit de la jeune femme. Une vois étonnamment proche de celle de Jake, quand il se mettait à lui faire des reproches dans l'ancien temps... Mais la voix était lointaine, distante, comme hurlée à travers une rue animée... Maria ne l'entendait pas vraiment, elle ne la discernait qu'à peine à travers le brouhaha qui lui disait de suivre son coeur pour changer qui lui disait de se laisse un peu aller...

Parmi elles, il y en avaient même une qui lui conseillait de faire confiance à Tor. Mais celle là passa inaperçues parmi les autres et la brune ne voulait pas l'entendre non plus. C'était bien trop difficile malgré tout.

Elle ne bougea pas d'un cil, sa tête posée sur celle du jeune homme, en attendant de voir si...
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Tor Barda
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Jeu 12 Juin - 22:26

Cette traversée aveugle du couloir était particulièrement appréciable. D'abord parce que Tor était avec une jeune femme adorable, pleine de vie et simplement belle. Sa beauté s'alliait d'ailleurs de façon fort bien réussi avec son intelligence et ce self-contrôle dont elle faisait preuve. Maria était si mesurée et si calme que Tor avait été surpris qu'elle lui dise avoir envie de ne pas se refuser l'envie qu'elle ressentait. Il avait imaginé un reste de soirée où tous deux étaient tranquillement sur le canapé à parler, s'embrasser, peut-être se peloter, mais de là à ce que ce soit elle qui l'invite à ce qu'ils allaient peut-être faire. Les baisers étaient tendres, mais mêlés à une envie grandissante toujours et encore, une envie toujours plus charnelle. Une simple envie charnelle. Désir le plus basique et le plus simple de l'homme...et de la femme...Désir infini brulant dans l'estomac comme un feu qui ne peut s'arrêter de bruler que lorsqu'il sera enfin entièrement consumé. Et partit comme cela semblait l'être avec ses baisers, ce ne serait pas un feu mais un brasier que cet envie, un brasier dont les flammes dévoreront tous du corps des deux jeunes gens.

La suite de ce qui arriva fut presque la même chose que ce qui s'était passé un peu plus tôt. Sauf qu'au lieu de se battre à coup de katanas, c'était une "guerre" de baiser qui faisait rage. Jusqu'à ce que le jeune homme butte contre le lit, entrainant Maria dans sa chute, comme aucun d'eux n'avait voulu lâcher le dos de l'autre, comme de peur que l'autre ne parte. La demoiselle s'était mise à califourchon sur le jeune homme et tous deux arboraient un sourire provocateur, amusé bien sûr, mais provocateur, genre de sourire séducteurs qui n'étaient plus vraiment utiles à ce moment précis puisqu'il semblait que tous deux soient désormais sûr de ce qu'ils voulaient, qu'ils savaient ce qui allait arriver. Tor sentit la jeune femme s'allonger d'avantage encore sur lui pour que ses lèvres soient proches de son oreille. Elle y glissa une phrase. Petite phrase qui avait son importance. Un choix, important d'ailleurs que devait faire le jeune homme, mais la question était avait-il vraiment un choix à faire? Il en doutait sérieusement, ils étaient allés, très loin, surement même trop loin pour faire machine arrière.

*Et même si, je n'en ai aucune envie...Ah enfin tu m'écoutes! Bien sur que tu n'as pas envie de faire marche arrière, je te le dis depuis le début. Mais toi non, tu préfères décidé de choix intelligents, logiques réfléchis et patati et patata. Et finalement maintenant tu te rends compte que j'avais raison lorsque je te disais que tu avais beau apprécié cette demoiselle, tu avais également un énorme désir de son corps alors je te l'avais pas dis...Oui bien sur tu sais mieux que tout le monde...Ose me dire que tu vas lui dire non maintenant...Je...Tu quoi hein? Tu vas lui dire non? Mais tu ne sens pas? Tu ne sens pas sa peau, sous ce tissu qui semble t'empêcher de caresser doucement sa peau? Tu ne sens pas la chaleur de son corps contre le tien? Tu ne sens pas l'odeur de ses cheveux? Dis moi que tu n'as pas envie de sentir sa peau contre la tienne sans tissu aucun...Si mais je...Si mais tu quoi? Tu en as envie, elle apparemment aussi tu attends quoi hein? Qu'elle te prenne tes mains pour te les passer dans son dos sous son T-Shirt...Non, je...Tu es con, tu ne te rends pas compte la chance que tu tiens entre tes mains...Tu vas me laisser choisir à la fin...Je ne fais que te conseiller...Ouais ben vas conseiller quelqu'un d'autre.*


- Je...Je crois que la suite devrait te répondre.

Presque immédiatement, les mains de Tor glissèrent du haut du dos de Maria vers le bas de son dos, s'aventurant sur la partie prévue pour une éventuelle ceinture de la jeune femme, avant de remonter, sous le tissu du T-Shirt de la demoiselle. Les doigts de Tor restaient aussi légers que possible, se contentant de doucement caresser la peau, presque sans pression, juste que la demoiselle sente les aller et venus des doigts de Tor. Après quelque secondes de ce jeu, Tor arrêta ses mouvements, plaquant ces mains dans le dos de la jeune femme:

- Et toi, tu es sûre de toi?
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MessageSujet: Re: Un joueur, une joueuse...Pas de limites? [PV=Maria Finn]   Sam 14 Juin - 20:13

Pour toute réponse, le jeune homme glissa ses mains douces et chaudes dans le dos de la brune, sous le tissu de son T-shirt. La pression était infime, presque inexistante, Maria sentait simplement les délicates caresses sur sa peau. Un frisson délicieux parcourut l'échine de la jeune femme et il avait dû le sentir, ça ne faisait aucun doute.

Les promenade des doigts de Tor cessa après quelques instants et il retourna la question. C'est alors qu'elle se rendit compte de la stupidité de cette dernière... Seraient-elle allait aussi loin si elle n'avait pas été sûre d'elle? L'aurait-il touchée comme il venait de les faire si ses intentions n'avaient pas été celles qu'elles étaient?

Non, la réponse à ces question était non. Mais la réponse à celle du musicien était oui, un oui venant du coeur brûlant d'un désir sauvage et intarissable, obéissant au simple feu de la passion qui semblaient consumés les deux jeunes gens de l'intérieur.

Alors elle se pencha encore un peu plus vers lui, tendit le coup pour que ses lèvre fines effleurent l'oreille du blond et murmura:
-" Oui, bien sûr que oui..."

Et comme pour prouver à son tour ce qu'elle avançait, se furent ses mains froids qui vinrent se loger sous le haut du guitariste et qui entamèrent une course délicate sur son torse. Les mains de la charmante italienne dansait avec grâce et lenteur, effleurant tout juste la peau de son hôte. Comme une plume qui glissait sur l'eau...

Après quelques minutes, ses mains cessèrent leur ballade et ses yeux noirs plongèrent dans le regard vert de Tor. Un sourire doux mais espiègle se dessina sur leurs lèvres avant que ces dernières ne se rejoignent...

Et le ballet des baisers reprit, plus ardent, plus fougueux, plus passionné qu'il ne l'avait jamais été. Se laissant emportant par l'élan de sa fièvre, la jeune brune se laissa glisser sur le côté droit, entraînant le jeune homme avec elle et inversant ainsi leur position.

Enfin, leurs lèvres, après un effort qui sembla démentiel, se décollèrent l'une de l'autre. Mais les mains de Maria avait glissé jusqu'au bas du T-Shirt du chanteur et son regard semblait demander une permission. Car malgré leur esprit aventureux, leur désir brûlant, ils restaient très respectueux l'un envers l'autre et aucun des deux n'auraient osé pousser l'autre à faire ce dont il n'avait pas envie.

Mais, en l'occurrence, le blond n'était pas contre l'envie de l'ancienne Serdaigle, qui s'empara donc du vêtement et le tira vers le haut. Ce dernier quitta le corps du jeune homme et alla valser au pied du lit. La brune eut un sourire coquin et ses mains finirent leur course dans le dos de son hôte, la pression des caresses se faisant de moins en moins légère...

Pendant quelques instants, dont ni l'un ni l'autre n'auraient pu mesurer l'étendue, rien ne se passa. Ils se contèrent de se regarder dans les yeux, certainement avec cette pitoyable expression amoureuse... Une des mains de l'ancienne apprentie vint simplement se poser dans le cou du musicien...

Et peut-être que cela fut l'élément déclencheur du retour en avalanche de l'ardente envie qu'ils ressentaient, mais le jeune homme vint embrasser Maria avec plus de force qu'avant. Cependant la brune ne se fit pas prier et ferme les yeux, succombant aux tentatrices étreintes...
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