AccueilAccueil  FAQFAQ  PortailPortail  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]

Aller en bas 
AuteurMessage
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 29
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Mar 23 Sep - 1:15

Esprit sain dans un corps sain? Cela pourrait presque être le leitmotiv de Tor. En effet, si celui-ci vivait dans une grande maison, avait un salaire respectable et savait cuisiner sans aucun problème, le jeune homme n'en perdait pas de son athlétisme. Oh il n'était pas un des plus grands coureurs de cent mètres, mais il s'entrainait régulièrement pour garder la forme. Mais voilà avec le temps, massacrer froidement des pantins de paille, cela finissait par être lassant. Il en allait de même pour sa solitude, grand solitaire, appréciant son confort et son chez-lui que seul un chat s'autorisait à perturber. Seulement voilà, cela faisait bientôt presque un mois qu'une demoiselle hantait les pensées de Tor. Jours, nuits, il se souvenait d'elle, de son corps et de la nuit qu'ils avaient partagé, mais également d'elle en générale, il s'était retrouvé en elle, dans ce qu'ils se disaient, dans ce qu'ils avaient vécu, dans leur vie tout simplement. Et son absence était pesante. Aussi le jeune homme avait pris une décision, revoir la demoiselle. Mais cela ne serait pas mince affaire. Enfin une fois son habitation trouvée, cela fut aise de laisser un paquet devant la porte de la demoiselle. Enfin un paquet, il fallait relativiser ce mot, c'était là plus une lettre qu'un paquet. Juste que dans l'enveloppe, en plus d'un petit billet invitant la demoiselle le soir même dans le cimetière, se trouvait un pendentif argenté en forme de trèfle avec pour coeur une pierre brillante, argentée également.

Tout était d'espérer que la demoiselle ne vienne, mais Tor pariait aisément sur le courage et la curiosité de Maria pour que cette dernière ne vienne. Et Tor passa son après-midi dans le cimetière, peaufinant détail sur détail, enfin détail sur détail, juste deux ou trois petites surprises pour Maria. Il faisait encore relativement frisquet dans, et le jeune homme appréciait son manteau. Sauf lorsqu'il était rentré chez lui. Le manteau trouva le porte-manteau. Se servant un verre d'eau, Tor observait l'extérieur, sous le regard inquisiteur de son chat. Chat bien trop humain pour beaucoup de monde dont son maître. Et alors qu'il regardait simplement par la fenêtre, Tor ne se rendit pas compte que sa main libre s'était avancée vers la fenêtre, dessinant sur le verre ce dont il se souvenait de Maria, tout. Il se souvenait d'absolument tout. De la façon dont leur jeu avait dégénéré et qu'ils étaient arrivés chez lui, jusqu'au moment où ils s'étaient endormis l'un avec l'autre, l'un contre l'autre. Se rendant soudain compte que sa main dessinait sur le verre, il la retira. Et même l'extérieur lui rappelait des souvenirs, ce pseudo-combat qu'ils avaient eu dans le jardin. Mais ce soir, ce serait plus amusant.

Et tout commença quand la jeune femme parut aux abords du cimetière. Un ivrogne titubant au ventre prohibérant percuta la demoiselle, continuant son chemin sans prêter attention à la demoiselle, en chantant ses chansons d'ivres. Mais l'ivrogne souriait, disparaissant dans la rue la plus proche. Tor vira ce qu'il avait en trop, ce gros coussin, cette fausse barbe. Retournant le manteau vert, le manteau devint noir. Restant à distance, il observa la demoiselle entrer dans le cimetière. Tout en restant loin, il la regardait dans les allées, jusqu'au moment où elle s'arrêta devant la tombe que Tor lui avait indiqué sur le billet. Et là, un nouveau billet avec un paquet plus gros. Sur le billet, des mots frappés à la machine à écrire: "Prenez ce qu'il y a dans le paquet, vous n'avez pas le choix si vous voulez rester en vie." Tor attendit que la demoiselle cherche sa baguette que "l'ivrogne" lui avait dérobé. Sans voir le visage de la demoiselle, il l'imaginait pestant contre elle-même et l'ivrogne. Les doigts de l'italienne venait de frôler le paquet quand un coup de feu retentit et que la tombe venait de se voir trouer. Dans le paquet, la même arme que celle de Tor...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maria Finn
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 143
Age : 25
Localisation : Là où tu ne me chercheras pas...
clan : Neutre... Enfin pas tant que ça...
Humeur : C'est une question de point de vue...
Date d'inscription : 23/03/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/0  (0/0)
Niveau magique:
8/20  (8/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Mar 23 Sep - 21:57

D'une humeur massacrante, la jeune femme ouvrit la porte de son humble demeure et ne manqua pas de remarquer la lettre et le petit paquet posés sur le perron. Elle fronça les sourcils et regarda aux alentours, dans l'espoir que ce facteur d'un soir n'ait pas eut le temps de prendre la poudre d'escampette. Bien sûr, cela aurait été trop demander. Avec une moue mi-boudeuse, mi-curieuse, la brune s'empara du colis surprise et le posa sur la table de sa cuisine. Bien entendu, elle ne l'ouvrirait pas comme ça, la bouche en coeur, elle n'était pas si idiote. Une batterie de sorts en tout genre, défensifs, de révélation et d'autres lui révéla qu'elle n'avait rien à craindre de cet inoffensif présent.

Elle ouvrit donc la lettre, avec précaution. Un billet l'invitait à se rendre au cimetière, le soir même. Il y avait là un pendentif d'argent, très beau, représentant un trèfle au coeur étincelant. Maria le saisit, du bout de ses doigts pâles et l'examina, cherchant une inscription ou un indice de quelque nature que ce soit. Finalement elle le posa sur la table, à côté de l'enveloppe et réfléchit.

Que risquait-elle après tout? Elle avait une baguette et savait s'en servir. L'expéditeur avait peut-être de mauvaises intentions, mais auquel cas, le colis n'aurait pas été aussi innocent et le collier aurait pris une autre symbolique. Un trèfle, cela est censé porter chance après tout... Enfin, il n'avait pas quatre feuilles... L'italienne, intriguée, finit par se résoudre à aller au rendez-vous, glissant le pendentif dans une poche de sa veste.

Une pensée lui avait effleuré l'esprit, une pensée un peu folle. Elle avait pensé, ou plus exactement espéré que c'était Tor qui lui avait envoyé cette lettre. Cela faisait un bon mois maintenant que les deux jeunes gens s'étaient dévoilés l'un à l'autre, aussi bien par les mots et que par les actes. Il lui en coûtait de l'avouer, mais ses songes étaient beaucoup axés sur le jeune homme depuis leur rencontre.

Maria s'en était voulue, elle se laissait distraire, se dispersait. Or le maque de concentration était le risque de se laisser aller à la perte de contrôle. Et c'était la pire des faiblesses, la porte ouverte à tout et son contraire. La jolie demoiselle le savait parfaitement, mais ça ne l'empêchait pas d'aller droit vers le mur et d'y prendre un certain plaisir. Si Jake avait était là... Elle aurait eut à souffrir encore plus de ce relâchement.

Mais il n'était plus là et le seule revers de la médaille était le piétinement de ses recherches sur la meurtrière de son père. C'était un châtiment suffisant, bien que depuis quelques temps, et cela datait d'avant sa rencontre avec le musicien du parc, sa quête de vengeance soit au point mort. Plus de renseignement, plus personne à qui en soutirer... C'était désolant de voir à quel point il était difficile d'en savoir plus sur cette inquiétante femme aux cheveux de jais et aux yeux d'azur...

Pour l'heure, l'ancienne apprentie marchait d'un pas vif et alerte, toute de noir vêtue comme d'ordinaire. Sa veste courte, en cuir, lui tenait bien plus chaud qu'une cape et ne l'entravait pas comme l'aurait fait une veste ou un manteau. Il faisait tout de même frais en cette soirée... De toute manière, Maria ne sentait plus le froid.

Bien qu'elle donnait l'impression d'être perdue dans ses pensées la jeune femme était pleinement consciente de ce qui l'entourait. Aussi essaya-t-elle d'éviter l'ivrogne qui venait à sa rencontre. Mais le malotru la percuta de plein fouet et, maugréant quelques malédictions à son encontre, passa froidement son chemin. L'énorme bonhomme n'en avait apparemment que faire et suivit sa route, en chant quelques chansons à boire.

La belle italienne leva les yeux au ciel et se dirigea vers la tombe dont parlait le papier. Elle se baissa et regarda le document en haussant un sourcil. Alors comme ça elle allait mourir si elle n'ouvrait pas le paquet? C'était vraiment la prendre pour une débutante de croire qu'elle allait se faire avoir de la sorte. Elle chercha sa baguette et fut surprise de ne pas la trouver. Puis la collision avec l'ivrogne lui revint et elle se maudit intérieurement. Finalement si, elle s'était faite avoir comme une débutante et en beauté qui plus est. Un coup vieux comme le monde, vu et revu, même dans les films moldus !

Celui qui lui avait fait ce coup allait passer un mauvais quart d'heure si elle l'attrapait. Tentant le tout pour le tout et, en se remémorant la lettre inoffensive, effleura le paquet de sa main glacée... Et la détonation retentit, trouant la tombe derrière elle. La jeune femme fit souplement un bond sur le côté scrutant les alentours. Qui était là et que lui voulait-il? Qui utiliserait une arme moldue dans ses ennemis? Personne, c'était tous des mangemorts imbus de leur personne et de leur pureté... Une seule personne à sa connaissance était probablement capable de se servir d'une arme à feu...

La brune se pencha vers le paquet et le défit habilement. Cela ne la surprit pas plus que cela d'y voir un revolver de bonne facture. Son expression froide et coléreuse se changea en un sourire taquin. Sa première pensée ne s'était pas révélée si fausse au final... A nouveau, la jeune femme scruta le cimetière et aperçut une silhouette en manteau noir, qu'elle ne reconnut pas au premier abord mais dont elle devina l'identité assez vite. Son sourire se fit plus large, elle venait de comprendre.

Près de la tombe, elle ne l'avait pas vu mais lui la voyait très bien. Maintenant qu'elle avait fait quelques pas et s'était éloignée de la tombe brisée, elle le voyait aussi. Le blond regarda dans sa direction et, sans se priver plus longtemps de commencer une nouvelle partie, la brune leva son arme et la balle fusa. Le coup était précis, Jake avait tenu à ce qu'elle maîtrise ne serait-ce qu'un strict minimum toutes les armes possibles. Le coup partait dans la direction de Tor, certes, mais la balle allait se ficher dans l'arbre sur sa gauche, légèrement derrière lui, sans qu'il n'ait eut à faire un seul geste.

De son pas félin et gracieux, la belle italienne marcha vers son compagnon de jeu, un sourire espiègle sur les lèvres. Elle dévia un peu de sa trajectoire pour se retrouver hors de sa vue et fila entre les arbres du petit bois qui égayait le cimetière pour se retrouver à une vingtaine de mètres sur sa gauche, hors de son champ de vision...

Un nouveau jeu oui, mais de nouvelles règles?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 29
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Mar 23 Sep - 22:45

Le seul fait de voir la silhouette de la jeune femme avait ravi le jeune qui ne s'était pas privé d'un sourire et d'un moment d'absence. Oui, la jeune italienne lui avait manqué, il avait l'impression que cela faisait une éternité qu'il ne s'était plus vu, pourtant cela ne faisait pas plus d'un mois. Pour la première fois depuis longtemps Tor avait ressenti ce vide qu'occasionne l'absence d'une personne appréciée. C'était étrange que de ressentir à nouveau ce genre de ressentiment, avec le temps on s'imagine que cela s'atténue, qu'on le sent moins, mais c'était faux. Ce sentiment d'absence ne s'arrêtait jamais, il ne se diminuait pas, pire que tout il donnait le sentiment de s'amplifier plus la personne était proche. Pourtant était-il proche de cette jeune femme sur qui il venait de tirer? Bien si on exceptait qu'ils avaient passé une tendre nuit, qu'ils avaient essayé de se tuer à coup de lames et que désormais ils se tiraient dessus, non, ils n'étaient pas si proche que ça, tout est relatif comme dirait l'autre. En tout cas, revoir la silhouette de la demoiselle était extrêmement appréciable pour Tor, et ce dernier n'attendait que d'être face à elle.

Mais il était grand temps de revenir à la réalité, Maria venait de tirer dans sa direction. L'un comme l'autre savait qu'il n'y aurait pas de coups létaux, du moins pas intentionnellement et ce fut sans surprise que le jeune homme vit la balle se figer dans l'arbre derrière lui. Drôle de jeu, drôle de façon de se dire "je t'aime", mais pour Maria comme pour lui, c'était tellement plus aisé. Et cela changeait des rituels habituels. Enfin, il était temps que le jeu ne se commence véritablement. La demoiselle venait de disparaitre dans les petits bois du cimetière, quelque part sur la gauche de Tor. Sans se paniquer, le jeune homme fit des pas entre la tombe, s'enfonçant vers la droite du cimetière, s'éloignant de la demoiselle. Les tombes étaient relativement hautes, et assis derrière une de ces tombes, le jeune homme n'était plus visible. Restant ainsi assis, le pistolet dans la main, il en profita pour sortir de son manteau un pétard moldu dis "mitraillette" qu'il alluma avant de le jeter grossièrement au-dessus de la tombe qui le couvrait. Il doutait que la jeune femme se laisse prendre par une diversion aussi stupide et se releva tranquillement, avançant encore un peu plus loin entre les tombes.

Il sentait sur lui le regard de la demoiselle comme il marchait. Il savait qu'elle l'observait, mais peu lui importait, dans le fond c'était ça ce qui allait rendre le jeu marrant, ce cache-cache dans le cimetière. Accélérant le pas, le jeune homme passa derrière une tombe surmontée d'un ange et profita de l'envergure de celui-ci pour disparaitre de la vue de la demoiselle. Invisible l'un à l'autre, voilà qui rendrait le jeu bien amusant, qui trouverait l'autre en premier? Ce serait la demoiselle qui le verrait en premier, il ferait tout pour. Et c'est pour cela que le jeune homme marcha si bruyamment que possible. Rangeant le pistolet dans la poche intérieure de sa veste, Tor s'arrêta un peu plus loin, fixant le petit bois ou s'était enfoncé la demoiselle, attendant qu'elle vienne. Sur son visage, un sourire, pas mauvais, pas un de ces sourires qui n'auguraient rien de bon, un sourire purement amical, enfin plus qu'amical...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maria Finn
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 143
Age : 25
Localisation : Là où tu ne me chercheras pas...
clan : Neutre... Enfin pas tant que ça...
Humeur : C'est une question de point de vue...
Date d'inscription : 23/03/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/0  (0/0)
Niveau magique:
8/20  (8/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Mer 24 Sep - 22:52

Le jeu reprenait. Il était tellement agréable d'être ici, jouant au chat et à la souris avec Tor, un jeu dangereux, imprudent, fou, stupide et tant d'autres adjectifs qui viendraient à l'esprit des gens bien pensants. Mais c'était leur façon à eux de se revoir, d'être ensemble, se s'aimer en un sens... Il était plus simple pour eux d'entrer dans une spirale de défi, d'affrontement amical que d'agir suivant les us et coutumes habituels. Et puis, leur attitude avait le mérite d'illustrer leur originalité, ils n'étaient mais monsieur et mademoiselle tout le monde et n'agissait donc pas en tant que tel.

Maria se dissimulait telle une ombre parmi les arbres, elle ne restait pas loin de la lisière du bois, histoire de garder un oeil sur son compagnon de jeu. Pas par crainte, mais plus par curiosité. Et puis aussi par simple désir de le revoir. Ce mois lui avait semblait long et elle réalisait maintenant à quel point le jeune homme lui avait manqué. Son allure était maîtrisée, lente, il filait parmi les tombes puis finit par se cacher derrière l'une d'elle, échappant à l'oeil inquisiteur de la demoiselle.

Une détonation brusque et un volute de fumée parut devant la pierre de marbre et le blond en profita pour changer discrètement de direction et trouver une nouvelle planque. Bien sûr, l'ancienne apprentie ne s'était pas laissée prendre à sa grossière diversion et ses prunelles noires restaient fixées sur lui. Calmement, elle se rapprocha encore de l'orée du bois et finit par s'arrêter auprès d'un arbre. Un petit sourire, son éternel sourire en coin, le plus sincère qu'elle soit encore capable de faire, se dessina sur ses lèvres fraîches. C'était vraiment la seule personne à sa connaissance capable d'une telle mise en scène...

Il finit par disparaître derrière une pierre tombale, surplombée d'un ange. Maria trouva la situation très ironique, compte tenu du fait qu'il saccager un lieu où reposait les défunts. Mais la morale, religieuse ou non, de la belle brune n'était pas assez grande pour que leur activité la dérange. Mais elle n'était certainement pas au goût de tous...

La jeune femme finit par ranger son arme dans la poche de sa veste et en sortir le pendentif qu'elle avait reçu le matin même. Avec une moue mi-enfantine, mi-sérieuse, elle se l'attacha autour du coup, suspendu à une chaînette d'argent. Elle se doutait qu'il patientait derrière la tombe, aux aguets. Elle ressortit le revolver et se dirigea en silence parmi les allées. L'italienne était presque certaine qu'il l'avait vu, bien qu'elle se glisse entre les morts avec le même silence qu'eux. Finalement, elle se retrouva derrière un monument, juste en face de Tor.

Les deux jeunes gens se regardèrent, sans ciller ou ne serait-ce que cligner des yeux pendant environ trente secondes. Finalement, la belle brune se décida à poser son arme elle aussi. Elle leva els mains en l'air, avec une certaine moquerie dans les yeux. Le geste était si stéréotypé... Elle déposa l'arme à feu dans sa poche et rendit son sourire à son compagnon.

D'un air faussement hésitant, elle fit quelque pas vers lui. Comme il fait de même, ils se retrouvèrent face à face au milieu de l'allée déserte du cimetière silencieux et vide. Maria pencha la tête, avec cette attitude féline qui lui était propre et susurra les premiers mots de cette soirée, riches en émotions sans doute:

- Auriez-vous l'amabilité de me rendre ma baguette monsieur Barda?

Elle ignorait comment il l'avait eut, elle ignorait si c'était lui l'ivrogne, s'il l'avait engagé ou quoique ce soit d'autre mais elle était certaine que c'était lui qui était en possession de sa baguette. Et l'ancienne apprentie ne perdait pas le nord...


Dernière édition par Maria Finn le Ven 26 Sep - 20:31, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 29
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Mer 24 Sep - 23:48

Encore un jeu d'entre eux, finalement cela devenait tellement plus facile de laisser ses sentiments parler ainsi. Non, les deux jeunes gens n'étaient pas ordinaires de toute évidence. Tor pouvait semblé un pourri par le fric qui ne pense qu'à l'adrénaline. Ses parents lui avaient laissé un sacré paquet d'argent et une splendide maison à laquelle le jeune homme prenait le plus grand soin. Ce qui était d'ailleurs une situation plutôt ironique pour quelqu'un qui pendant cinq ans s'était contenté de la petite vie frivole de voyageur qui gagnait de quoi vivre pas plus. Mais il s'y était fais, il ne se pensait pas pourri par l'argent, tout au contraire, il avait essayé de rester le plus simple qu'il le pouvait. Pourtant à attendre derrière cette tombe, rien ne paraissait simple. La demoiselle, lui, ce qu'il ressentait, ce qu'elle ressentait, rien n'était simple, pourtant le fait de penser qu'il allait la revoir suffisait au bonheur de Tor. Cette petite chasse dans le cimetière? Juste une mise en jambe parce qu'ils n'étaient pas aussi simples que le reste des gens. Chez eux, il n'y avait pas de "Je t'aime à la folie ma chérie". C'était plutôt tu veux une preuve de mon amour? Je te tire dessus.

C'était amusant comme jeu, plus que d'être assieds sur un banc à se bécoter bêtement. Non il y avait cette adrénaline, celle que créait l'amour mêlée à l'adrénaline de ces coups de feu et de ce petit jeu de traque. Il n'y aurait ni sang, ni mort entre eux deux, juste un amour qui en valait la peine pour le jeune homme. Et quel fut son bonheur quand la demoiselle apparut devant lui. Ironiquement, il y eut un silence là où il y aurait dû avoir des mots. Un moment où aucun ne bougea, puis la demoiselle leva les mains dans un geste devenu tellement rituel qu'il en était amusant. Et la demoiselle lui demanda de lui rendre sa baguette. Tor fit une moue inquisitrice du genre "mais de quoi tu parles Maria???". Il s'avança encore vers elle et posa ses mains sur la hanche de la demoiselle. Avec une voix tout aussi douce que celle de la demoiselle:


- Désolé, mais je n'ai pas votre baguette, mais dites-moi votre ex ne vous aurait-il pas sérieusement enguirlandé pour ça? Pour ce que vous m'en avez dis, il n'avait pas l'air commode. Passant dans le dos de l'italienne, Je dois vous fouillez, vous connaissez la loi je suppose. Enfin je conclue cela du mépris que vous avez pour elle et de cette insolence avec laquelle vous avez levé vos mains.

Les mains de Tor firent alors le tour des hanches de la demoiselle, percutant dans la poche de la demoiselle le pistolet qu'il récupéra. Il continua son investigation par le bas du pantalon de la demoiselle, ses mains remontant lentement et passant sans gène aucune sur les fesses de la demoiselle. Puis les mains remontèrent dans le dos de la demoiselle et sur son estomac, passant très rapidement sur la poitrine de la demoiselle, sans l'insistance qu'elles avaient eu auparavant sur les fesses de la demoiselle. Puis les mains arrivèrent aux épaules, écartant un peu la veste et le tissu sous celle-ci, Tor déposa un baiser sur l'épaule de la demoiselle. Puis après un second baiser dans la nuque, le jeune homme relâcha les épaules de la demoiselle et fit le tour de la tombe, ce fut l'ivrogne qui reparut face à Maria, la percutant à nouveau, avant que lui aussi ne disparaisse derrière la tombe. et fin du spectacle, ce fut Tor qui reparut, sourire aux lèvres:

- Vous avez vu cette ivrogne, ça devrait être interdit de boire autant. Je pense que... Plaquant la demoiselle tout contre lui, ses mains dans le dos de la demoiselle, Tu m'as manqué Maria, content que mon cadeau t'es plu...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maria Finn
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 143
Age : 25
Localisation : Là où tu ne me chercheras pas...
clan : Neutre... Enfin pas tant que ça...
Humeur : C'est une question de point de vue...
Date d'inscription : 23/03/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/0  (0/0)
Niveau magique:
8/20  (8/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Ven 26 Sep - 21:03

Maria commençait à comprendre ces imbéciles que se bécotaient sur les bancs publics. Mais leur manière à eux de se dire "je t'aime" leur façon si singulière de se retrouver, leurs retrouvailles avaient bien plus de goût et de saveur que quelques embrassades de pacotille et des déclarations à tour de bras. Eux, savaient rendre les choses bien plus sincères, en quelque sorte. Ils étaient plus franc, se titillaient, tendaient vers une sorte de je t'aime moi non plus, se rapprochaient, s'éloignaient, comme dans une danse étrange et pleine de sentiments, bien plus purs et entiers que ceux d'un banal slow.

Et il fallait également avouer que ni l'un ni l'autre n'aurait été capable de suivre des codes ridicules et niais. Ils n'étaient pas comme ça et puis ils ne s'aimaient pas comme ça. Il était étrange de parler d'amour auprès de quelqu'un que l'on a rencontré une seule et unique fois. Mais si cela n'avait été qu'un vulgaire flirt, une nuit parmi les autres, elle n'aurait pas laissé ce souvenir impérissable dans la tête et le coeur des jeunes gens...

A la question de la brune, Tor prit un air à la fois intrigué et innocent, du genre du j'y suis pour quelque chose mais je n'ai rien fais. La belle italienne eut un sourire en coin puis se laissa ensuite fouiller, se collant discrètement au jeune homme, avec un air taquin. Docilement, elle ne montra aucune résistance et laissa son arme changer de main, sans broncher. Quand le blond passa ses mains sur ses fesses sans gêne ni pudeur, elle resta de marbre, froide et distante comme elle savait le faire.

L'ancienne apprentie sentit ensuite un pan de sa veste glissait et l'air frais se glisser dans les interstices de son haut noir. Pas un geste ne trahit l'émoi de la brune quand les lèvres chaudes et douces du jeune homme se posèrent sur son épaule, puis sur sa nuque froide. Pas un frisson ne la traversa, elle se maîtrisait comme elle le pouvait. Pour pimenter leur amusement Corser les épreuves.

Encore et toujours un jeu, une façade, des apparences trompeuses pour mieux se découvrir... Aussi la vu de Tor en ivrogne, qui la percuta encore, ne fit qu'accentuer cette impression. La jeune femme glissa sa main sans sa poche et, comme elle s'y attendait, sa baguette était de nouveau à sa place. Elle frôla le bout de bois de sa main glacée et regarda le jeun Barda revenir, à nouveau lui-même.

Le jeune homme commença une phrase sur l'inadmissible goût prononcé de la bouteille de ce grotesque personnage d'ivrogne puis plaqua la belle italienne contre lui et lui murmura qu'elle lui avait manqué. D'un geste félin elle approcha sa bouche de son oreille et glissa:

- Force est d'admettre que le temps passe plus vite en ta compagnie et que je passe de bien meilleurs moments que seule...

Ses lèvres froides finirent leur course pour se poser dans le cou du jeune homme et y poser un baiser, léger et doux, comme la rosée du matin. Sa bouche fine se déplaça avec lenteur et sensualité pour venir toucher, effleurer celles de son partenaire de jeu, puis elle recula la tête et eut un sourire, presque innocent, presque enfantin, mais tout de même coquin... Durant ce temps, ses mains étaient remontées dans le dos du jeune homme, venant titiller la base de cou. Un nouveau débutait...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 29
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Dim 28 Sep - 21:55

Maria, une jeune femme absolument terrible. Dans le bon sens du terme, ne vous faites pas de fausses idées! Elle était de ces filles que Tor appréciait, mais avec un rien en plus qui la rendait exceptionnelle aux yeux du jeune homme. Suffisamment exceptionnelle qu'ils aient déjà passé des moments intimes et extrêmement agréables ensembles, assez que l'un et l'autre se soit manqué. Qu'avait-elle qui plaisait tant au jeune homme? Et bien elle avait ce côté tête brulée qui ne reculait pas devant les difficultés, mais qui faisait face. Prête à laisser sueur, sang et temps pour parvenir à ses fins. Inutile de faire l'innocent, Tor se plaisait à reluquer la demoiselle, mais jamais de mauvaise, juste légèrement. Pourquoi cela? Parce qu'elle était simplement une splendide jeune femme. Une somptueuse italienne qui savait être féline à souhait. Une jeune femme au visage d'ange, aux formes aguichantes, au sourire craquant. Pourtant, à l'allure intouchable, comme une carapace que la demoiselle se serait fait au cours du temps. Le jeune homme savait d'où venait cette carapace, et plus grande encore était sa joie d'avoir pu "mettre à nue" cette demoiselle.

*Et ça y est, c'est reparti pour vos jeux interdits, non mais préviens-moi quand tu vas la voir, que j'aille faire autre chose. Bon sang, qu'est-ce que c'est que ce blocage sur elle? Tu as un problème avec ses origines, ou c'est juste qu'elle te ressemble suffisamment...Je t'en pose des question moi? Si ça ne te va pas, je ne te retiens aucunement ici. Au contraire, ça serait un sacré soulagement que de te savoir ailleurs quand je suis avec elle...Et tu imagines que je te laisserais cette joie? C'est mal me connaitre, non je vais rester, hors de question que tu sois le seul à profiter...Ben tiens, je croyais que je ne devais pas faire un blocage sur elle, et monsieur choisit de rester...Non je te signale juste qu'il y a plein d'autre demoiselles qui n'attendent qu'un mec...Ah oui, je me disais aussi, tu n'as rien contre elle...Si, elle me fait peur, qu'est-ce qui te dit qu'elle ne va pas te tuer hein...J'en sais rien, j'ai juste confiance en elle...Et bien voilà qui va te sauver...On fait un deal, si elle me tue, quand je serais en enfer, je chanterais "A good day in hell" ok...Si ça peut t'amuser.*

Et la demoiselle venait de déposer un baiser plus qu'agréable dans la nuque du jeune homme. Celui-ci se laissait docilement faire par la demoiselle, appréciant le dur traitement que lui réservait la jeune femme. Alors que leurs lèvres jouèrent ensemble, les mains de la demoiselle était venue au bas de la nuque du jeune homme. Tor avança ses lèvres et embrassa la demoiselle, seule réponse qu'elle eut à son sourire taquin. Et il s'apprêtait à récidiver mais s'arrêta. Attrapant la main gauche de la demoiselle avec sa main droite. Echappant à l'étreinte, il se plaça à côté de la demoiselle:


- Ecoutes Maria, si tu es là, ce n'est pas par hasard, je voulais te revoir bien sûr, je le voulais plus que tout au monde, même si je me l'étais interdit. Mais avant que tu me fasses oublier la raison qui m'a poussé à te faire venir, je veux que nous parlions. De quelque chose d'important, très important.

Le visage de l'ancien cuisinier avait radicalement changé. Plus de signes d'amitié ou d'amour, un visage ferme, clos, sérieux...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maria Finn
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 143
Age : 25
Localisation : Là où tu ne me chercheras pas...
clan : Neutre... Enfin pas tant que ça...
Humeur : C'est une question de point de vue...
Date d'inscription : 23/03/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/0  (0/0)
Niveau magique:
8/20  (8/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Mar 30 Sep - 19:09

La jeune femme avait entamé un petit jeu sensuel et taquin avec son compagnon. Elle savait user de ses charmes, depuis un moment maintenant. Mais pour la première fois depuis longtemps, elle n'utilisait pas ses atouts et sa grâce féline par pur intérêt. Il n'y avait ni information, ni avantages autre que son plaisir personnel à la clé. Et l'homme en face d'elle n'avait rien de commun. Il n'était déjà pas mal fait de sa personne du tout. Mais au delà de ça, il n'était pas un quidam avec qui elle passerait un soir pour l'oublier dans quelques jours.

Non, il savait des choses que personne, du moins personne de vivant, ne savait. En réalité, il savait tout ce qu'il était possible de savoir sur son passé. Elle s'était mise à nue en se confiant à lui bien plus qu'au sens littéral du terme. Maria ne donnait pas sa confiance à l'aveuglette, sans être sûre de ce qu'il arriverait, jamais. Mais il ne fallait jamais dire jamais... Toute les promesses qu'elle s'était faite avait été rompues il y a de cela un mois. Ses certitudes s'étaient envolées, sa forteresse de glace et de solitude s'était écroulée comme un château de cartes et elle savait qu'en sa présence elle ne se reconstruirait pas...

Et la belle italienne se souvint vite pourquoi elle lui avait accordé une confiance oubliée quand il l'embrassa avec force. Il s'apprêtait à récidiver, mais il s'arrêta, comme pris en faute. Et les dires qui suivirent confirmèrent ce qu'elle pensait. La brune lui lança un regard intrigué et se plaça en face de lui sans un mot. Il avait quelque chose d'essentiel à lui dire, alors elle tenait à ce qu'il les lui dise dans les yeux, face à face, d'homme à femme.

Game over, fin de la rigolade. Leur expression sérieuse n'avait plus rien à voir avec leurs sourires taquins et leurs jeux complices. L'ancienne apprentie arborait un visage impassible et répondit enfin:

- Vas-y, dis-moi tout, je t'écoute.

Pas de "tu peux tout me dire chéri" pas de "tu sais que tu peux me faire confiance mon trésor", non pas de niaiseries. Des directives simples, une oreille véritablement attentive et cela valait mieux que quelques promesses sur le sable. La belle demoiselle n'était pas née de la dernière pluie, malgré son jeunes âge et elle savait que les révélations qui allaient suivre ne serait pas forcément à son goût...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 29
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Mar 30 Sep - 19:32

Et voilà, on y était. Le jeune homme allait dire ce pour quoi il avait convié la demoiselle. Cependant, il y avait quelque chose d'étrange dans le regard qu'avait la demoiselle, comme si elle s'attendait à une nouvelle incroyablement mauvaise. Ou comme si elle s'attendait à ce que Tor lui dise avoir parlé de son passé à un homme dont il ne savait rien. Mais non, ce que Tor voulait dire à la demoiselle était bien important, mais pas dramatique, enfin pour le moment. Pour l'heure, il ne s'agissait encore que d'un plan ou plutôt une idée, mais pourtant cette idée semblait déjà sur le point de devenir réalité. Mais il y avait autre chose d'étrange, la demoiselle et lui avaient dis qu'il ne voulait plus aimer, pourtant lui avait concéder avoir voulu la revoir plus que tout, et elle avait sous-entendue apprécié largement sa présence. Mais bien que ce que Tor avait à dire n'était pas des plus compliqués, ni même un sujet pouvant perturber la demoiselle, il avait une légère hésitation. La mettre dans la confidence semblait une bonne idée, mais pourtant le jeune homme n'en avait que peu envie. Et toujours cette voix.

*Ah l'éternel dilemme de l'homme, le coeur ou la raison. Mais tu sais que le coeur à ses raisons que la raison ignore il va sans dire...Si je la mets au courant, elle voudra en être, et s'il lui arrivait quelque chose...Oui, tu ne te le pardonnerais jamais, blablabla, je connais le refrain, on a vu les mêmes films. Et puis de quoi tu t'inquiètes? La fine équipe n'est même pas encore montée, et en plus, je ne vois pas à quoi elle servivrait....Fais-moi confiance, je trie sur le volet et si j'avais pu choisir une autre personne, je l'aurais fais sans hésitation, mais voilà je n'ai pas le choix, je ne connais qu'elle, enfin par ici...Alors il faut faire avec, oublies que tu as des sentiments pour elle et fonce, dis-toi qu'elle et toi s'était génial mais que ça n'arrivera plus, qu'elle s'en fout de toi, et basta...Si c'était aussi simple, ce que je vais lui demander ce n'est pas de faire un tour chez moi, mais de risquer sa vie pour un plan qu'on sait de toutes façons vouées à l'échec sans le soutien d'une personne autre...Winnfield...Non encore autre...Tu ne penses pas à...Précisément je pense à lui...Tu es fou...Oui je sais.*

Qui était ce lui? Vous n'en saurez pas plus pour le moment, en tout cas pour le moment l'équipe se composait de Tor et Irina. Ce qui laissait encore de la place à quelque personnes que Tor avait sélectionné et qu'il escomptait bien rencontrer une à une, se gardant la plus inaccessible pour la fin. Pour le moment, revenons au cas Maria:


- Tu n'es pas sans savoir que j'ai un passé de militaire, et bien j'ai décidé de mettre mon expérience dans cette guerre, mettre mon grain de sel. Mon but est de faire un appel dans la population. A montrer à la population qu'ils sont importants dans cette guerre et que de leur choix peut dépendre la suite de leur vie. Je sais que ce ne sera pas aise. Et j'ai besoin de monde pour réaliser mon plan. Et dans l'idée, tu fais partie de ce monde dont j'ai besoin...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Esprit Vagabond
Créature
Créature
avatar

Nombre de messages : 73
Age : 30
Date d'inscription : 08/01/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
25/100  (25/100)
Niveau magique:
10/20  (10/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Mer 1 Oct - 11:28

    Un éclair blanc.

    A nouveau le lieu où je m’étais trouvé auparavant disparaissais.
    Je n’étais désormais que grain de poussière qui volait au grés du vent. Et ce vent m’avait porté jusque dans un cimetière. Est-ce mon ultime demeure ? Mon corps avait-il été retrouvé ? 2tais-je enterrée ici mêler ?
    Mais toutes ses questions venaient d’être balayées par un doute immense …. Ne suis je pas ainsi, une âme errante, un esprit vagabond depuis toujours ? Est-ce que j’ai réellement vécut au milieu des mortels ? Ou n’est-ce simplement qu’une illusion. Ses souvenirs tout cela, je ne les ai peut être vécut qu’au travers de mes voyages sans fin.

    J’errais dans ce cimetière, des noms se profilaient sur les tombes. Des lettres assemblées qui pour moi ne voulaient rien dire. Je ne savait plus lire. Ce n’était que des symboles, des choses incompréhensibles. Les feuilles d’un arbres se mirent en mouvement, il y avait une légère brise que je ne sentais pas. Où peut être était-ce elle qui me guidait à travers ce lieu où la mort régnait en maître.

    Elle me porta jusque vers des bruits, des sons indistincts. Je percevais mal les silhouettes qui se profilaient au loin. Deux ou trois, pas plus. Je ne pouvais voir ce qu’il se passait. Et la brise me guidait encore et encore, je m’approchais de plus en plus vers ce petit groupe. Ou plutôt ce duo, oui les lignes se faisaient plus nettes. Un homme et une femme.

    Je m’approchais encore plus prêt. De plus en plus. Je me sentais attirée comme un aimant par la scène, par ces personnes. Je n’allais pas en direction de la femme, mais plutôt ers celle de cet homme. De plus en plus prêt. J’étais à quelques centimètre de lui. Je me mit à tourné autour de lui, avec une vites incroyable, j’en avais le tournis. Je ne comprenais plus rien que m’arrivait-il ?


Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven


    A nouveau j’avais prit possession d’un corps. Comme a chaque fois je me sentais plus vivante que jamais. Mon regard se posa sur une personne, une femme. Elle faisait face à mon hôte. Etrange impression, je la connaissais … Mais comment.

    Je tentais un mouvement, mais étrangement, je ne contrôlais pas ce corps. Non je ne restais que pulsions. Ce corps se dira vers son interlocutrice. Alors que nous étions plus qu’à que les centimètre, une main se leva et se plaça derrière la nuque de la femme. Pas un mot ne s’échappa de la bouche de mon otage. Et son visage s’approcha de celui de la personne qui l’accompagnait. Alors que les lèvres se touchèrent, le noir total.


Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven


    Je me retrouvais comme projeté à travers le cimetière, pas une tombe ni même un arbre ne stoppa mon chemin. Je passais au travers.
    J’observais une dernière fois les personnes qui étaient présentes. L’une d’elle embrassait l’autre.

    A nouveau un éclair blanc, Une nouvelle destination…

_________________

Personne ne le voit ...
Il envahit vos sens ...
Imprévisible, il vous choisira parmi tant d'autre ...

Vicitmes, témoignez



Avant ... J'étais Vivante.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maria Finn
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 143
Age : 25
Localisation : Là où tu ne me chercheras pas...
clan : Neutre... Enfin pas tant que ça...
Humeur : C'est une question de point de vue...
Date d'inscription : 23/03/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/0  (0/0)
Niveau magique:
8/20  (8/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Ven 3 Oct - 20:48

Maria attendit, le regard vif et le corps tendu. Qu'avait-il à dire de si important? La jeune femme n'avait rien de quelqu'un de patient et ses interlocuteurs avaient rarement le loisir de réfléchir à ce qu'ils allaient dire quand elle posait une question... Mais la situation était différente, comme elle semblait toujours l'être avec Tor. Alors elle se contenta de prendre son mal en patience, comme tout à chacun. cela faisait longtemps qu'elle n'agissait plus d'une manière si... civilisée.

Après quelques secondes d'un silence qui semblait bien plus long, le jeune homme reprit la parole et la demoiselle obtint quelques explications, brèves, concises et évasives mais c'était déjà mieux que rien. Même si ça n'était pas assez pour que l'italienne donne une réponse.

Déjà, elle n'appréciait pas vraiment sa façon de faire. Il s'étaient croisés par hasard et n'auraient jamais dû ne serait-ce que se parler mais leur tempérament et leurs choix respectifs en avait décidé autrement et, en soit, l'idée du hasard ou du destin irritait l'ancienne Serdaigle.

De plus, le blond avait gagné, par un concours de circonstances là encore, l'inaccessible confiance de Maria. Ca non plus ce n'était pas normal, ça non plus ça n'aurait pas dû arriver, ça non plus ce n'était pas une bonne chose, ça non plus ce n'était pas une belle démonstration de son apprentissage... Mais il ne servait à rien de ressasser tout cela, les faits étaient là, incontestables.

Enfin, pour en revenir à son agacement, il était toujours particulièrement déplaisant de se sentir utilisée, instrumentalisée. Elle était juste utile, elle servait, point final. Avec le temps et les mauvaises expériences, elle avait compris que ce serait toujours comme ça et qu'il lui fallait s'habituer. Aussi s'était-elle forgée une carapace réputée inviolable et un masque de froideur et d'indifférence. Rien ne l'atteignait et son coeur s'était asséché, comme celui d'une vieille femme aigrie par les années et les déceptions.

Mais quelqu'un, qui se tenait d'ailleurs en face d'elle, avait ravivé les quelques braises que sa raison n'avait pas put éteindre. Ces dernières s'allumaient, doucement, craintivement mais s'était vite éteintes. Alors l'ancienne apprentie se contenta d'ajouter une nouvelle plaie à ses cicatrices d'enfant qui perdait ses illusions. Etonnant qu'il lui en reste encore après tout ce temps...

Mais, malgré tout, elle faisait encore confiance au musicien. Peut-être était-ce cette attirance mutuelle, qu'elle n'avait plus connue depuis Poudlard qui troublait sa capacité à garder la tête froide... Néanmoins, la belle brune était encore capable de réfléchir à cette idée en l'air qu'il avait lancé. depuis quelque instants, elle avait la tête penchée sur le côté, en profonde réflexion.

Alors qu'elle allait répondre, le jeune homme suivit une impulsion, où Merlin seule savait quoi et embrassa l'italienne. Surprise, elle garda les yeux ouverts mais répondit avec un certaine réserve à cette étreinte impromptue. Tor se détacha bien vite d'elle avec surprise. Un regard intrigué s'échangea, comme si cet instant n'avait pas vraiment eut lieu ou qu'il n'était pas leur fruit...

La sensation n'avait rien d'agréable, aucun des deux jeunes gens ne comprenaient vraiment ce qu'il s'était passé. L'ancienne bleue et bronze sentit bien que son camarade aurait son mot à dire, aussi elle prit les devants.

La jeune femme ne laissa pas l'incident prendre une trop grande ampleur, alors elle retourna à sa réflexion silencieuse et finit par répondre, enfin questionner à son tour:

- Je ne me lance pas tête baissée dans un projet dont je ne sais rien, ça me semble assez logique. En quoi ça consiste précisément? Et quel est le plan prévu?

On sentait derrière ses questions précises son expérience d'apprentie, qui lui avait toujours été et lui serait certainement toujours très utile. Elle poursuivit:

- Je ne dis pas que je ne veux pas en être et je comprends bien que tu ne puisses pas ou ne veuilles pas en dire trop. Mais il m'en faut quand même un minimum...

Impossible d'opiner stupidement du chef en espérant que le projet conviendrait...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 29
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Dim 5 Oct - 20:51

Connaissez-vous encore ce chanteur populaire français d'il y a déjà un moment? Ce chanteur français aux paroles si justes et si douces. Son nom? Georges Brassens. Pourquoi je vous parle de lui? Non pour vous faire preuve que Tor possède de la culture étrangère car ici en Angleterre, le français n'était pas parmis les langues les plus apprises, ni d'ailleurs les plus parlées. Alors pourquoi parler de ce français? Et bien pour une de ces chansons. Celle qui parlait d'une demoiselle et d'un vieux monsieur, celle qui s'intitule "Je me suis fais tout petit". Mais si ce n'est parce que cette chanson plait à Tor, quelle raison d'y venir? Et bien cette chanson semblait raconter Maria et Tor, et l'idée faisait presque peur à Tor. Lui qui avait juré ne plus jamais s'attacher à une demoiselle, lui qui avait juré ne plus prendre le temps pour une demoiselle. Pas qu'il ne comptait plus avoir d'expériences tout au contraire, mais il comptait ne plus se laisser envahir par des sentiments. Pourtant comme dans la chanson, Tor s'était fais tout petit devant ses principes pour une charmante et charmeuse demoiselle. Ce n'avait été pour lui déplaire ce qu'ils avaient partagé, mais il se demandait où en était leur relation? Etaient-ils amoureux en couple, ou pris dans une relation maitresse/amant? Il ne savait pas trop, ce n'était pas temps de s'inquiéter de cela.

En attendant pour le moment, le jeune homme avait demandé une minute de sérieux à la demoiselle. Peur d'oublier le vrai pourquoi de la question pourquoi voulait-il la voir? Bien sûr, avait joué l'affectif et le fait que la jeune femme lui avait manqué, Tor ne le nierait pas, même si l'avouer lui faisait encore assez mal. Non, s'il avait voulu la voir c'était parce qu'il avait un plan génial, enfin génial question de point de vue. Car dans la lutte manichéenne actuelle, il était trop de gens qui...Non, les explications viendrait en temps voulu, un peu de patience, si tout venait maintenant, vous ne voudriez plus connaitre la suite! Et le jeune homme resta bien hésitant dans ses dits, si son intonation ne l'avait pas trahi, il était resté mystérieux, trop il le savait déjà pour que la demoiselle ne lui en demande plus. Non il n'était pas encore totalement convaincu de vouloir mêler Maria à ce qu'il voulait faire. Et quand la demoiselle voulut répondre, il y eut un blanc incompréhensible pour les deux personnes. Tor avait le sentiment qu'on voulait le posséder, s'y refusant, mais c'était étrange, il agissait par accout. Et ses accouts le conduisirent à embrasser la jeune femme.

*Euh Tor, tu es sûr que ça va...Non, j'en suis pas convaincu, c'était quoi cette connerie, c'était toi...Non, pour une fois que j'ai rien fais, je ne sais pas ce que c'était...Alors c'était quoi? Un esprit qui prends possession des corps...Possible, rien ne prouve qu'ils n'existent pas même si beaucoup de personnes ne veulent pas y croire...C'est possible, en attendant, va falloir que je justifie ça, ça va être une partie de plaisir* Et la demoiselle après un regard dubitatif posa les questions logiques au jeune homme:


- Bien, tout d'abord, ne me demandes pas ce que c'était ce baiser, c'est inexplicable et ce n'était pas moi. On y reviendra. Ensuite pour le plan, il s'agit de frapper un grand coup. De montrer aux gens qu'il y a le Bien et le Mal, mais qu'eux aussi peuvent mettre leur grain de sel. Je compte faire ce que personne n'a jamais fais auparavent, je compte faire un braquage à Gringotts, et faire exploser un ou deux batiments trop encombrants dans le décor de Londres...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maria Finn
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 143
Age : 25
Localisation : Là où tu ne me chercheras pas...
clan : Neutre... Enfin pas tant que ça...
Humeur : C'est une question de point de vue...
Date d'inscription : 23/03/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/0  (0/0)
Niveau magique:
8/20  (8/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Mer 8 Oct - 21:33

Tor commença par s'excuser de ce baiser expliquant que ce n'était pas lui. Maria haussa un sourcil dubitatif avec l'air de dire "bien sûr, si ce n'est toi, c'est donc ton frère". Mais les deux jeunes gens avaient de plus importants sujets de conversation sur la planche pour s'attarder sur un minuscule baiser de rien du tout.

Du moins c'était ce que la demoiselle essayait de se dire, pour éviter de penser que son interlocuteur jouer la fibre sentimentale, à l'affectif. Le domaine où elle était censée avoir les autres et ne pas se faire avoir. Le domaine dans lequel elle jouait un jeu qui pouvait s'avérer dangereux. Jake le lui avait répéter maintes fois, ne pas se faire prendre dans ses propres filets.

Stupidement, naïvement, l'ancienne apprentie s'était laissé prendre au piège. Et si elle était entièrement honnête avec elle-même, elle devait admettre qu'elle avait crut, l'espace d'un instant que les choses seraient différentes. Fol espoir, stupide illusion de penser que la confiance pouvait être distribuée comme un bonbon sans pour autant être utilisée. Imbécile qu'elle avait été...

Mais il n'était plus temps de ressasser tout cela, les choses étaient ainsi maintenant et elles ne pouvaient être changées. La brune allait devoir s'y faire, et elle rassembla son esprit logique et froid d'apprentie mangemort. Tor expliqua qu'il voulait frapper un grand coup: cambrioler Gringotts.

La jeune femme avait certes appris à maîtriser ses émotions, il lui fut impossible de dissimuler sa surprise. Cambrioler les gobelins? La banque la plus sûre au monde? Un lieu de haute réputation, un lieu impénétrable? Il était fou, complètement fou. Certes l'italienne avait déjà pensé ça au sujet du blond, mais là c'était le summum.

Finalement, elle referma la bouche et répondit, ébahie par ce comportement de fou furieux:

- Mais tu es un grand malade !

Puis, plus pragmatique, elle demanda:
- Explique-moi pourquoi je devrais risquer ma peau pour braquer une banque inviolable?

Question judicieuse que posait la demoiselle, qui était très curieuses de connaître les arguments et les motivations du jeune homme pour vouloir tenter un projet aussi dément. Et d'un autre côté son côté aventureux espérer qu'il serait assez convaincant pour qu'elle tente le coup...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tor Barda
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 1800
Age : 29
Date d'inscription : 29/02/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/100  (0/100)
Niveau magique:
11/20  (11/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Mer 8 Oct - 22:28

Que m'arrivait-il? Je ne comprenais pas, je changeais malgré moi. De secondes en secondes, sans qu'il n'y ait de raison, je me sentais différent. Je ne comprenais pas, c'était comme si en moi, quelque chose remontait à la surface. Quelque chose de peu catholique, quelque chose que je n'aimerais pas revoir remonter. Mais j'étais sans défense face à cela, je ne pouvais que l'accepter. Serait-ce donc ainsi que les gens se ressentaient quand ils se sentaient face à une vérité? Je ne savais pas plus ce que je devais croire que ce que je pouvais croire. Malgré l'incroyable confiance en moi que j'avais, je me sentais désorienté. Quelque chose en moi semblait différent. Pourtant je n'avais absolument rien changé, j'étais le même, toujours le même. Je n'avais pas pu changer en quelque seconde. Mais ce qui m'arrivait, je l'avais déjà vécu, je le connaissais, je savais les dégâts que cela provoquerait, je savais ce qui adviendrait si je ne faisais rien. Mais bizarrement, je n'avais presque pas envie de me défendre, plutôt de me laisser faire. C'était étrange, je savais ce que je ressentais pour Maria, mais je laissais monter en moi ces changements.

C'était comme un flot qui vous prenait et vous possédait. Et ce flot avait un nom, égo. Et le mien semblait soudainement en vouloir plus. J'avais déjà vécu cette situation par le passé et je me souviens ce qui s'était passé. J'avais tout quitté, tout plaqué, tout abandonné, jusqu'au moment où je ne pouvais plus rien faire que boire et voler. Boire du Jack Daniel's et voler des bijoux, porte-feuilles et autre. D'où cela venait-il? Pourquoi maintenant? Je ne savais pas, pas plus que pourquoi cela survenait si subitement. C'était un sentiment étrange et bizarre. Et dans le même temps, je le savais c'était ma décision. J'étais trop près, bien trop près de Maria et je le savais, peut-être était-ce un sursaut d'orgueil. Mais au fond de moi, je commençais à haïr Maria. Je changeais bizarrement, mais c'est ainsi. Et ce que me dit Maria me fit rire, oui j'étais un grand malade, et elle n'allait pas tarder à le découvrir. Et elle me demanda pourquoi elle devrait participer et risquer sa peau pour un braquage qui allait échouer, et je ne parlais, je répondais d'une voix mauvaise et hurlante:


- Tu sais quoi? Tu as parfaitement raison, tu n'as aucune raison de risquer ta vie, et je n'ai pas le droit de te demander! Après tout je suis un grand malade, ça oui je suis un enfoiré de grand malade! Un malade avec un égo si démesuré qu'il veut faire des trucs vouer à l'échec, mais tu sais quoi, ça me dérange pas. Et tu sais quoi, j'ai plus envie de te revoir, je peux pas... Je peux pas être libre et faire ce que je veux en ce moment. Parce que tu hantes chacune de mes pensées, chaque seconde je pense à toi, et je sais qu'il n'y a qu'une solution à ça. Il faut que tu me haïsses ou que tu meures. Et ça, ça je peux le faire sans aucun problème.

Immédiatement, je saisissais une des armes dans ma main droite et je braquais le visage de Maria, pile entre ses yeux. Je sentais de l'étonnement dans son regard, j'allais tirer, mon doigt pressait légèrement la détente, et le coup parti. Je venais de tirer sur Maria, mais pas sur son visage, je lui avais tiré dans le bras, à cette distance, la balle avait traversé. Et me retournant sans un dernier regard, je disparaissais dans un léger craquement...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maria Finn
Sans Camp
Sans Camp
avatar

Nombre de messages : 143
Age : 25
Localisation : Là où tu ne me chercheras pas...
clan : Neutre... Enfin pas tant que ça...
Humeur : C'est une question de point de vue...
Date d'inscription : 23/03/2008

Rapeltout
Occl//Legi:
0/0  (0/0)
Niveau magique:
8/20  (8/20)
Relations:

MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   Ven 10 Oct - 21:51

Maria et son implacable logique venait encore de faire leurs preuves. Formulée ainsi la question n'avait pas la même connotation que si elle avait simplement demandé le but de ce plan farfelu. Là elle posait une question égoïste, dans son intérêt personnel. Evidemment, l'intérêt en question étant sa vie, on pouvait comprendre cette poussée d'égoïsme.

Mais après tout, vu l'état dans lequel était sa vie actuellement, qu'elle la risque un peu plus ou un peu moins, qu'elle meure ou non, cela revenait bien au même, finalement. Personne n'irait pleurait sur sa tombe... Ironie du sort d'avoir une pensée de ce genre dans un cimetière, ou pour qui connait la suite des événements...

Cependant, l'italienne n'en savait rien, aussi elle attendait, calmement, une réponse franche à sa question. Et cette dernière ne tarda pas, même si elle fut surprenante. La haine qui se dégageait du jeune homme à mesure qu'il parlait gagnait en intensité. Peu de gens pouvaient se vanter d'avoir regarder la jolie demoiselle avec ses yeux là, de lui avoir parler sur ce ton ci. Et surtout d'en être ressortis parfaitement indemne.

Mais là, elle écoutait, ne sachant pas exactement ce qu'elle ressentait face à toutes ces révélations, aussi violentes que soudaines et surprenantes. Le charivari qu'était ses sentiments et ses émotions à cet instant était indescriptible. En fin de compte, elle ressentait principalement un vide, une douleur dans le ventre. Une douleur sourde, impalpable, qui semblait se diffusait dans ses veines comme un poison lent.

Alors ainsi, il fallait qu'elle le haïsse? Qu'allait-il faire pour cela? Ou allait-il simplement la tuer? Eliminer le problème à la source, comme qui dirait ? Tor effacer ses sentiments et ses souvenirs de manières assez radicale en l'occurrence. Et dire que l'ancienne apprentie avait eut le malheur de placer sa fragile confiance dans les mains d'un fou furieux... Cette fille manquait cruellement de chance, du moins c'était l'impression qu'elle donnait en ce moment.

Finalement, la surprise se lut pendant une seconde sur son visage, quand le musicien brandit l'arme, et visa entre ses deux yeux. Puis son expression se fit neutre et froide et elle le défia du regard. Ses yeux noirs et profonds semblaient lui dire " aller vas-y tire. Tire, débarrasse-toi de ce poids, débarrasse-moi de ce poids. Allez, fais-le, je n'ai pas peur." C'était d'ailleurs surprenant comme les yeux parlaient bien mieux que la bouche dans des situations aussi extrêmes que celle-ci...

Mais il ne le fit pas. Il n'appuya pas sur la gachette pour tirer entre ses deux prunelles d'ébène. Il valait peut-être mieux. Peut-être était-ce encore la peine de la garder envie. Même si leurs chemins semblaient se séparer à jamais ici même, dans ce cimetière lugubre et froid.

Au moment précis où cette pensée effleura l'esprit de Maria, elle entendit le bruit du coup et sentit la balle lui traverser le bras. La douleur cuisante la força à lâcher un petit cri, mais elle ne s'écroula pas. Elle sortit sa baguette avec son bras valide, mais ses réflexes aiguisés étaient ralentis par la douleur. Un craquement sonore et Tor s'envola, merlin savait où.

Cela n'empêchait pas la belle italienne de jurer dans le silence et la nuit, de le maudire lui et toute sa descendance. Elle marmonna entre ses dents serrées, tellement omnibulée par la colère qu'elle ne sentait presque plus la douleur lancinante.

Trahie... Encore... Toujours... La vie était tout de même cruelle. Si quelqu'un contrôlait sa destinée, ce que la demoiselle se refusait à croire, il devait prendre un plaisir sadique à la mener ainsi de déception en déception. On disait que l'amour, la confiance, l'amitié et les bons sentiments étaient vitaux, que c'était là tout l'intérêt de vivre. A voir où l'avait conduite toutes ses vaines tentatives, il fallait croire que c'était un pieux mensonge, ou qu'elle était une sorte d'exception.

Toujours le même bon vieux refrain. On hésitait, on doutait, on pensait connaître la chanson, on avait peur de retomber dans le panneau. Mais on finissait par tendre la main, donner un peu de soi, par goût du risque, par curiosité, pour savoir où cela irait cette fois-ci, par naïveté, par stupidité, par aveuglement... Et au final on se retrouvait seule à nouveau, laissée plus bas que terre, encore une fois.

Mais l'heure n'était pas venue de se lamenter sur son sort. L'ancienne Serdaigle connaissait quelques formules, mais elle n'était pas capable de se soigner seule. Il lui fallait allait à l'hôpital... Maugréant sur comment ce qu'elle ferait par la suite, partagée entre le désir brûlant de revoir Tor et de s'expliquer avec lui et l'envie de partir et de quitter cette vie qu'elle ne méritait pas, elle prit la direction de l'hôpital moldu le plus proche...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Stand de tir en plein air [PV=Maria Finn]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Panda multi élément cercle 199 en plein coma éthilique :x
» Quelques photos de mon stand au salon...
» [Proto Deck] House Tully Will Stand Forever
» [Here I Stand] partie pbem 2 places restantes
» Vos Astuces pour Gagner Plein de Sousou ! *-*

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Renaissance du phénix :: Le Monde Magique :: Autres lieux :: Cimetière-
Sauter vers: