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 Passage... furtif? {Torben

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Fleur Weasley
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MessageSujet: Passage... furtif? {Torben   Dim 9 Nov - 18:25

Fleur avait passé son après-midi sur le Chemin de traverse... qu'il était devenu triste! Il lui manquait le temps où elle se moquait en riant de cette "pathétique ambiance médiévale" selon ses propres mots. Il y'avait maintenant quelque chose de beaucoup plus triste, elle n'aurait su dire quoi... peut-être le visage des passants tout simplement? Des visages durs et encore marqués par les derniers évènements, combien avaient perdu des proches? Combien avaient connu certains de leurs amis qui s'étaient fait répudier pour cause de "sang sali"? Il est tellement angoissant de constater combien tout peut changer en si peu d'années...

Et beaucoup s'y habituaient, se laissaient endormir par la voix du gouvernement mais pas Fleur, elle ne pouvait pas oublier les temps heureux qui avaient précédé cette terrible date que l'on avait renommé "l'attaque finale".... finale? C'était le mot... c'était la fin d'une ère mais elle refusait de s'en contenter, il fallait que cette ère ne soit rien d'autre qu'une parenthèse à vite refermer. Et ensemble, ils y'arriveraient, elle en avait l'intime conviction. Sous prétexte d'une petite visite à Gringotts, Mrs Delacour Weasley avait été jusque dans l'allée des embrumes pour entendre les petits bruits qui courraient, ce qui se disaient et qui pourraient peut-être servir à leur cause. Toute information était bonne à prendre. Évidement, elle ne s'y était pas aventurée comme cela... il n'aurait été que pure sottise de s'y rendre avec son doux visage que l'on connaissait comme celui de la veuve Weasley dont les agissements durant la guerre menée avaient été plus que suspects et ceux de son défunt mari... plus encore! Elle avait avec elle une petite flasque de Polynectar qui lui avait fait revêtir l'apparence d'une vieille dame à la peau vieillie et dont de sombres cheveux noirs retombaient de façon filasse sur ses épaules. Fleur n'avait pu que grimacer en voyant son reflet se modifier... mais cela était nécessaire et puis, qui aurait pu deviner que cette vieille dame au corps chétif et amaigri cachait la voluptueuse Fleur? Elle s'était un peu attardé là-bas suivant jusque chez Barjow et Beurk un homme dont la réputation n'était plus à faire au sein du gouvernement. Peut-être achèterait-il un puissant objet dont il fallait mieux connaître l'existence... elle avait donc erré dans le magasin, faisant mine d'être intéressée par des objets tous aussi répugnants les uns que les autres... quel n'avait pas été son énervement quand elle avait constaté qu'en fait, l'homme s'y était juste rendue dans le but de bavasser inutilement avec le vendeur! Elle sortit du magasin et entendit alors un clocher sonner au loin... Il était 18 heures de l'après-midi et une gorgée de Polynectar s'imposait. Sortant de sous sa cape sa flasque, elle la dévissa avec des mains agités de tremblement auxuqels le corps de la vieille femme dont elle avait pris l'apparence était sujet. Elle sentait le récipient glisser entre ses mains et c'était assez angoissant mais elle allait enfin y parvenir quand un solide homme la pércuta de plein fouet s'excusant à peine et reprenant déjà sa route. Ses yeux s'arrêtèrent alors sur sa petite flasque qui déjà se déversait le long des pavés!


*Par la barbe de Merlin!!!*

Et le son des cloches qui s'élevaient toujours, mais de façon maintenant tellement inquiétantes... Elle ne pouvait transplaner comme ça! Ce serait bien trop suspect... non, il fallait qu'elle rentre à la Renaissance par ses propres moyens et surtout... vite. Se déplaçant aussi vite que le corps meurtri le lui permettait, elle décida que la meilleure solution serait sans nulle doute de se rendre du côté Moldu. Tapotant du bout de sa baguette le mur de briques, elle eut vite fait de se retrouver de l'autre côté mais déjà, elle apercevait une longue mèche brune se torsadant doucement et s'éclaircissant! Ce fut par réflexe qu'elle pénétra dans le premier lieu qui se présentait à elle: le Chaudron Baveur. Elle passa telle une flèche pour aller dans les toilettes des dames et personne n'avait semblé remarquer son intrusion, il faut dire qu'à cette heure-ci, les buveurs étaient déjà tous plutôt bien joyeux! Personne dans les toilettes et c'était bien là sa chance. Serrant ses doigts contre un petit lavabo, elle releva les yeux vers le miroir sali lui faisant face et inspira un bon coup: elle détestait ce moment, elle sentait son organisme se modifier et cette sensation était tellement désagréable. Elle ferma les paupières avec force pour endurer cela et peu à peu, son mal de dos disparut tandis que sa colonne semblait se redresser dans un léger bruit de craquement qui l'écoeurait. C'était passé... Elle rouvrit les yeux et fut ravie de retrouver son beau reflet qui lui avait manqué. Ravie? Pas vraiment en fait... car il était bien plus dangereux d'arpenter les rues avec un visage aux traits si doux et pourtant tant traqué à la fois. Mais il fallait agir et vite. Elle rabattit le capuchon noir de sa cape de sorte que tout le haut de son visage, ses yeux et même son nez soient dans l'ombre. Elle rangea délicatement ses mèches blondes dans le capuchon de façon à ce que pas une seule ne la trahisse. Elle s'apprêtait à transplaner quand la porte s'ouvrit laissant apparaître une jeune fille rousse aux paupières lourdes, celle-ci la regardait avec étonnement, s'attendant sans doute à y trouver la petite vieille. Trop tard pour transplaner mais pas pour s'évanouir dans la nature... Prenant son courage à deux mains, elle passa devant la jeune femme et sortit. Elle n'allait pas raser les murs, ça aurait été trop suspect. Le temps lui avait appris une chose: c'est que le meilleur moyen de ne pas se faire remarquer et de ne pas agir en tant que tel. Les yeux baissés vers le sol et priant pour que personne ne la reconnaisse, sa silhouette élancée traversait donc la salle avec toute la grâce qui lui était naturelle mais une certaine rapidité néanmoins. Elle se sentait vulnérable et détestait cela.
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Torben Badenov
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MessageSujet: Re: Passage... furtif? {Torben   Mar 11 Nov - 1:07

[HJ : désolé, un peu pourri, mais je suis fatigué, mea culpa !]


    Boire ou transplaner, il fallait choisir. Moi, j’avais choisit. Les deux. En fait, la dure loi de la guerre avait fait de moi un mangemort des plus endurcis. J’étais un des ogres qui faisaient peur dans les histoires pour effrayer les enfants. J’étais entré dans la légende des mangemorts, dans la légende de la guerre. Presque tout le monde dans ce foutu pays connaissait mon nom. Certains scandaient mon prénom avec admiration et envie, tandis que d’autres le haïssaient. Mais personne ne restait indifférent sur mon passage. Et ça, je m’en réjouissais. J’étais le fruit, le résultat de toutes les expériences que j’avais eues dans la vie, et celle-ci avait fait de moi un espèce de monstre. J’assumais totalement cet état de fait, du moins, jusqu’à pas si longtemps… En effet, il était survenu un évènement il y a peu qui avait remis en question tout mon existence et soufflé tous mes « exploits » comme des fétus de paille devant la triste réalité.


    J’étais un monstre, mais ce n’était pas moi qui paierait pour mes crimes.


    Non, le destin m’avait refusé cela. Il semblerait que j’étais devenu trop fort, trop expérimenté, pour être moi-même directement puni pour mes actes. Au combat, je n’avais encore été égalé par personne. Personne ne m’avait véritablement battu, de façon tellement nette que la supériorité de mon adversaire du moi serait définitivement prouvée. J’avais bien eu le dessous à quelques reprises, mais j’avais toujours fini par vaincre… Ginny Weasley, sous une tonne de gravats… Ivan Straghov, la tête défoncée contre les pavés… Fred Weasley, l’homme qui passait au travers les murs… Je les avait tous battus, tous. Un seul n’avait pas encore subit l’étalage de ma supériorité : Severus Rogue. Alors que j’avais fait une autre crise, ce lâche m’avait attaqué et avait bien faillit me tuer, mais une fois encore, il semblait que même le meilleur de mes ennemis ne puisse rien contre moi.


    Ma faiblesse ne venait donc pas de moi. En fait, la Renaissance du phénix m’avait brisé et piétiné, impitoyablement. Et tout ça en ne faisant que me retirer mon fils, un nourisson que je n’avais même pas vu et qui, pourtant, me manquait terriblement. Je sentais comme un fil qui me reliait à lui et ce fil me faisait horriblement mal au cœur, d’autant plus que tout ce que j’avais pu mettre en œuvre pour le retrouver avait échoué… Il ne semblait plus y avoir d’espoir de le retrouver rapidement… Cet échec et cette douleur m’avait peu à peu éloigné de Krystel et de ma fille, l’autre jumelle, mais je n’y pouvais rien. La blessure était trop vive et leur regard dans le mien n’était que souffrance, c’était plus que je ne pouvais en supporter. Je passais donc mes journées, enfermé, à étudier encore et encore toutes les photos, tous les témoignages, dans le but de trouver quelque chose qui aurait pu m’échapper, même un infime détail…


    Bon là, quand même, il me fallait une pause. Et une longue. Du genre avec une ou deux bouteilles, des camarades de boissons et des idées noires plein la tête… Je m’étais donc rendu au Chaudron Baveur, à quelques minutes à pied du Ministère, et avait commencé par prendre quelques verres de vodka, histoire de bien commencer… Comment en étais je retombé à ce niveau ? Je me revoyais, quelques années en arrière, déprimé et sans le sou, en train de noyer mes problèmes dans tout alcool fort et peu onéreux qui pouvait me tomber sous la main. J’avais rencontré Krytel et ma vie avait changé… Aujourd’hui, je ne pouvais plus me regarder en face, n’étant même pas fichu de retrouver mon fils, alors que Krystel et moi étions de plus en plus séparés. C’était la première fois de ma vie que je devais gérer ce genre de problème et honnêtement, je m’en serais plutôt bien passé !


    Cela faisait un moment que je buvais et je ne faisais plus trop attention à l’environnement qui se trouvait tout autour de moi mais… Tiens donc, était ce l’alcool ou est ce qu’il y avait bien une personne encapuchonnée qui traversait le bar dans l’espoir de sortir apparemment rapidement ? En pleine journée, les individus sous cape n’étaient que rarement favorables au ministère, j’avais appris cela durant bien des années d’expérience ! Me décidant à me lever, je dû reconnaître que j’aurais dû boire un peu moins, car c’ette démarche me sembler quelque peu familière… Titubant sur deux pas, je repris cependant mon aplomb en me secouant mentalement et en finissant ma pinte d’un trait. Ingurgiter autant de boisson d’un coup m’avait foutu un coup de fouet. Trottant dérrière la silhouette, je finis par me rendre compte que celle-ci ne semblait pas décidée à s’arrêter…[i]


    - Hé vous, arrêtez vous!


    [i]Pas de réponse… La personne pouvait ne pas m’avoir entendu ou le contraire, et continuait à m’ignorer. Pressant le pas encore un peu plus, je finis par poser ma main sur l’épaule de la personne et de lui faire faire volte face.



    - Hé mais ! je vous connais…


    Je ne savais plus quel nom mettre sur ce visage, mais une chose était sûre : j’avais trop bu. Je sentais que l’affaire puait le cramé à trois kilomètres et pourtant, je n’arrivais pas à me rappeler… Indubitablement, il allait falloir que je dégrise !

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Fleur Weasley
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MessageSujet: Re: Passage... furtif? {Torben   Mar 11 Nov - 13:11

HJ= mais non il est bien, moi j'ai pas d'excuse en plus...c'est le matin --'

Fleur continuait à avancer entre les tables de joyeux invrognes, elle approchait de la sortie mais son coeur se déserrerait seulement une fois qu'elle serait à la Renaissance, pas avant. Le monde des sorciers lui était devenu hostile et elle le savait bien. Elle se rapprochait de la porte quand elle entendit une voix l'interppeler... elle ou quelqu'un d'autre après tout? Mais quelque chose lui disait qu'elle était la concernée.

Eh bien non... elle ne s'arrêterait pas et ferait comme si elle n'avait rien entendu, en tout cas, cette voix ne lui était vraiment pas étrangère et elle fronça légèrement les sourcils: quelqu'un qu'elle avait déjà croisé en duel peut-être? Ce n'était pas le moment de satisfaire sa curiosité, elle entendait les pas se rapprocher, il lui fallait sortir maintenant et elle pensait de plus en plus à l'option du transplanage pour aller ailleurs, dans un endroit désert mais comme ça, en plein milieu d'un bar... ils étaient peut-être ivres pour la plupart mais pas complétement fou. De plus, le danger n'était pas imminent. Elle sentit alors une main se poser sur son épaule l'obligeant à faire volte-face... et elle dressa immédiatement une barrière d'occlumancie.

Comment avait-elle pu oublier de qui provenait cette voix? Torben Badenov... elle ne se souvenait pas avoir directement combattu en duel contre lui mais disons qu'elle avait quand même su prendre un rôle dans sa vie en lui retirant une fille de jour de la grande bataille. Une fille se trouvant toujours à la Renaissance et dont Fleur prenait grand soin... elle était une enfant avant d'être une prise de guerre et si Fleur avait commis l'irréparable, un acte cruel en arrachant un nourisson à ses parents, elle n'en faisait pas pour autant payer l'erreur à un bébé innocent. Si elle s'en voulait d'avoir pris l'enfant? Elle ne pouvait s'empêcher d'être parfois rattrapée par sa conscience qui lui criait que c'était mal, immoral en somme... mais d'un autre côté, elle savait cela nécessaire et si jamais eux, s'étaient emparés d'un enfant d'un membre de la Renaissance, qu'en auraient-ils fait après tout? Elle ne voulait même pas l'imaginer!

Que répondre à cela? Ou plutôt comment répondre sans se trahir, car s'il n'avait pas reconnu le bas de son visage, sa voix imprégné d'un accent français qu'elle n'arrivait pas à dissimuler totalement la trahirait à coup sûr. Elle n'avait pas même eu le temps de réciter un sort d'illusion... la belle affaire! Elle s'était vraiment enfoncée dans une sale situation et savait que sa vie pourrait vraiment en dépendre. Tenant fermement sa baguette en mains, elle commençait à paniquer se doutant qu'elle était en position de faiblesse, dans un bar bondé de Mangemorts à la pelle sûrement! S'il se mettait à crier, c'est "Fleur Weasley". Les options qu'elle avait semblait toute se restreindre doucement. Il lui en restait une qui n'était pas sa favorite mais bon...


« Pas ici... »

Elle avait bien appuyée sur ces deux simples mots dans le seul but de lui faire comprendre que ce n'était pas une banalité qu'elle disait là, mais bien une exigence à laquelle il lui fallait répondre s'il voulait des nouvelles de sa fille, un duel, ou même une vengeance. Elle recula simplement d'un pas, elle tenait toujours sa baguette en main et était prête à transplaner au moindre geste brusque ou suspect de son interlocuteur, à la moindre baguette pointée doucement et signe d'un sortilège informulé. S'il s'agissait du dernier recours pour échapper à cette situation épineuse, elle l'utiliserait.
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Torben Badenov
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MessageSujet: Re: Passage... furtif? {Torben   Mer 12 Nov - 2:13

[HJ : oups, j’ai fait une erreur en expliquant, ce n’est pas la fille de torb’ que tu as pris, mais son fils ^^. D’ailleurs, j’ai peut être oublié de te dire que Torb’ n’est pas au courant de l’identité du résistant qui lui a enlevé son enfant !]


    Tumtum. Tumtum. Tumtum. Le sang battait à mes tempes alors que je venais de démasquer le fuyard. Je sentais qu’il s’agissait de quelque chose de terrible que j’avais entre les mains et sous les yeux sans parvenir à me rappeler quoi exactement. C’était un sentiment réellement terrible à éprouver, et pourtant, je n’y pouvais rien. Les secondes passaient, lentes, très lentes… J’avais devant moi une femme, je pouvais discerner des traits féminins sous le capuchon sans voir de détails, et un instant je cru qu’il s’agissait de Katia Moreau. Si c’était elle, je ne m’embêterais plus et accomplirait enfin mon devoir la concernant, je la dénoncerais comme agent de Severus Rogue et elle serait emprisonnée, jugée et exécutée pour haute trahison. Je l’avais déjà prévenue que si je la revoyais… mais non, il ne semblait pas s’agir d’elle. Moreau n’était pas assez téméraire pour se découvrir en plein jour…


    Ce ne fut que lorsque le capuchon fut rabattu que je reconnu ma « victime ». Fleur Delacour, ou plutôt Fleur Weasley désormais. Je tenais une résistante entre mes mains. Enfin. Une lueur de désir et d’espoir s’alluma dans mon regard. Autour de moi, toutes les conversations s’étaient tues devant mon passage et tout le monde retenait son souffle. Mais il n’y avait que moi qui reconnaissait cette foutue résistante. A moi la récompense et surtout, a moi les informations ! Enfin, après un bon mois d’enquête, la piste de mon fils disparut se réchauffait d’elle-même ! Je tenais sous la main un nouveau témoin des évènements et je pourrais donc soutirer des informations à la jeune femme sur ce qu’il s’était passé ! Peut être pourrait elle me dire qui a enlevé mon fils et surtout, où il était retenu !


    Mais je me rendis soudain compte que la baguette de la résistante était braquée sur moi, je retins ma respiration, mais repris confiance lorsque je me rendis compte que la pauvre petite française paniquait totalement… Celle-ci se rendait compte que personne dans ce bar ne pourrait lui venir en aide et vu la récompense offerte pour sa capture, elle avait toutes les chances de laisser des plumes dans l’affaire ! Si elle faisait quoi que ce soit contre moi, je résisterais et les bruits de la bagarre attireraient derechef les patrouilles du Ministère qui étaient toujours à proximité des centres névralgiques de Londres, dont celle qui effectuait ses rondes à deux pas d’ici, dans le chemin de traverse… Non, Fleur savait pertinemment que si elle faisait quoi que ce soit de suspect, elle finirait à Azkaban ou pire encore…. Un sourire carnassier s’étala sur mon visage tandis que la jeune femme ne dit que deux mots…



    - Mais ma chère amie, je suis tout disposé à vous suivre, si vous daigniez m’accorder un tête à tête…


    J’avais dit tout cela d’un air amusé et polit, et cela eu pour effet de rendormir tous les pochtrons et alcooliques du secteur, qui reprirent leur discussion, croyant sans doute que j’avais retrouvé une vieille amie. D’ailleurs, c’était exactement le terme qui me venait à l’esprit en évoquant ma relation avec Fleur… Voici environ trois mois, je l’avais capturée sur la tombe de feu son mari et nous avions eu une discussion intéressante… Je l’avais fait prisonnière mais avait réussit à s’échapper lors de son transfert… Toujours souriant d’un air peu engageant, je pris la jeune femme par la main et l’emmena à l’étage, sans un mot, sans un bruit. C’était un instant étrange, et je sentais que la situation pouvait basculer à tout moment… Ouvrant une chambre à l’aide de ma baguette, je fis entrer la résistante à l’intérieur. Enlevant ma veste, je la jetais sur le lit tandis que je la contemplais du regard…


    - toujours aussi jolie… Ravie de voir que tu vas bien, mais causons un peu tous les deux, si tu le veux bien… Je veux des informations que je sais que tu détiens, alors si tu me dis tout, tu pourras repartir. Sinon, nous allons passer une très longue journée tous les deux….

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Fleur Weasley
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MessageSujet: Re: Passage... furtif? {Torben   Ven 14 Nov - 2:01

[hj: ahh pas grave... maintenant je le sais et j'éditerai les pensées de Fleur^^]

Ce sourire qui venait de s'afficher sur ses lèvres, elle le détestait... ce qui est encore pire de se savoir en position de faiblesse, c'est que celui qui vous fait face le sache pertinemment; et quand votre interlocuteur n'est pas réputé pour sa bienveillance, cela n'aide en rien à vous rassurer. Fleur savait qu'il était ravi et qu'il la voyait déjà comme une bonne prise qui pourrait facilement redorer un peu plus son image au sein du gouvernement. Tout ça l'agaçait profondément et sa mâchoire se serra tandis qu'elle l'observait toujours sans ciller du regard et restant sur le qui-vive.

Quand la sentence tomba, et qu'il lui accorda un "tête à tête" tandis que dans le bar, tous les clients reprenaient leurs activités et que le silence troublé qui s'était installé disparut enfin, le coeur de Fleur n'en fut par pour autant soulagé. Il lui avait accordé une entrevue mais elle était loin d'être tirée d'affaires, elle venait simplement de s'accorder plus de temps, un petit temps stressant qui ne pourrait être que dangereux pour elle car elle en avait des informations en tête, des informations qu'elle se refusait à divulguer quoi qu'il arrive mais combien de temps ce petit manège allait-il durer? Ses barrières d'occlumancie étaient bien dérisoire face à un legimens tel que Badenov, elle en était plus que consciente. Elle sourit doucement pour sauver un semblant d'apparences et le suivit, sentant sa main se resserrer sur la sienne sans violence mais avec dureté, comme un étau ne laissant aucune marge pour qu'elle puisse glisser ses doigts frêles hors de sa portée, aucune marge pour s'enfuir et pourtant, il le fallait. Il y'avait toujours une solution à tout et elle n'avait pas encore écarté l'option du transplanage en dernier recours. Mais à vrai dire, une discussion s'imposait peut-être... elle ne regrettait pas vraiment son acte de lui avoir retiré son fils mais le laisser sans nouvelles, elle ne savait pas si c'était la solution. Après tout, même en guerre, des valeurs telles que le respect de l'ennemi doivent être conservées, c'était humain et Fleur se refusait à perdre son humanité car, d'une certaine façon, ça aurait été aussi les faire gagner... elle voulait vraiment trouver sa place dans un équilibre, un équilibre fragile et dur à atteindre parfois en contradiction avec les ordres qu'elle pouvait recevoir, mais un équilibre tout de même. C'était dur, mais elle le devait bien à Bill, il était mort pour elle, la moindre des choses n'était-elle pas de vivre de sorte à lui rendre honneur, de faire de sa vie une chose belle et utile pour que son sacrifice ne soit pas vain? Vous devez penser que Fleur réagit de façon raisonnée et étrangement courageuse... mais n'en faites pas une héroïne car ce message, elle doit se le répéter chaque matin et ce n'est pas vraiment un choix, c'est davantage une nécessité pour continuer à avancer.

Elle se tenait droite près de la porte et tandis qu'il posait sa veste sur le lit, son regard fit furtivement le tour de la salle, une fenêtre... c'était le premier étage, un moyen d'escapade comme un autre... le miroir, ses éclats pouvaient conserver un moyen de défense ou bien plus simplement de détourner son attention. C'était les deux choses qu'elle gardait en esprit et dont elle avait immédiatement envisagé l'utilité en cas d'attaque, elle préférait envisager le plus de scénarios possibles tant qu'il était encore temps. Tout ça s'était passé très rapidement et quand il tourna de nouveau les yeux vers elle, elle le regardait toujours mais son semblant de sourire avait disparu dès qu'ils avaient pris le chemin des escaliers. Son coeur était serré dans sa poitrine lui procurant une impression de mal être contre lequel elle ne pouvait lutter. Faire avec... elle l'avait appris au sein de la Renaissance.


« Quoi? Tu ne désires pas prendre un peu plus de mes nouvelles? Tu as l'art de tuer le mythe de l'Anglais gentleman Badenov.. »

Bon, c'était pas le moment de faire la maligne mais Fleur restait Fleur. D'ailleurs l'aspect sordide du lieu ne lui avait pas échappé malgré les circonstances. C'est dingue... les sorciers n'ont pas besoin de fournir de véritables efforts pour les tâches ménagères et pourtant, ce n'est vraiment pas le centre de leur préoccupation... enfin, c'est pour elle un détail davantage typique des sorciers anglais! Elle reprit plus sérieusement en regardant ailleurs, comme captivée par un point invisible sur la porte et les yeux plongés dans le vague sans pour autant qu'elle ne perde sa concentration à aucun moment:

« Et qu'est-ce que j'ai a gagné en te donnant des informations? Un aller simple pour Azkaban en sautant la case Endoloris? Et encore, ça ce serait le meilleur des cas... »

Elle tourna alors son regard dur vers lui, elle avait pleinement conscience de la délicatesse de la situation et ne s'en cachait pas, ce n'était après tout pas leur premier face à face. Au fond d'elle, elle avait peur, comme une souris prise dans un piège mais elle faisait tout pour ne pas le laisser paraître. Sa peur était légitime après tout, le véritable talent était de réussir à faire avec et elle avait été entraînée pour.
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Torben Badenov
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MessageSujet: Re: Passage... furtif? {Torben   Sam 15 Nov - 2:24

    Je ne savais pas si je devais réellement me réjouir de cette rencontre impromptue ou non, pour la simple et bonne raison que je ne pouvais pas encore deviner ce qu’aurait à me dire la jolie blonde. Peut être n’était elle au courant de rien… En effet, le traître Rogue ne faisait confiance à personne, c’était un fait qui était reconnu par les personnes des deux camps. Cependant, je savais que Fleur Delacour avait participé à l’action dans l’Allée des Embrumes un mois plus tôt, et elle obtenait forcément des informations sur celui de ses camarades qui avait enlevé mon enfant. Si elle ne l’avait pas vu, elle l’aurait forcément vu s’enfuir avec ou l’aurait aperçu durant le « debriefing ». Oui, elle savait forcément quelque chose, c’est pourquoi je chassais de mon esprit la possibilité que la jeune femme ne soit au courant de rien.


    De plus, je ne pouvais pas anéantir de cette façon un mois d’espoir, après toutes les souffrances que nous avions subies, Krystel et moi, suite à cet enlèvement en bonne et due forme. Vivre dans l’attente, un mois durant, de nouvelles de notre enfant, de ne même pas pouvoir être certain ou non de sa survie, était une torture abominable que je ne saurais infliger à personne… Quoique… Après tout, j’étais passé maître dans l’art subtil de la souffrance depuis maintenant plusieurs années… Un sourire cruel se dessina sur mon visage alors que des souvenirs revenaient en ma mémoire comme des flashs. Katia Moreau, le visage brûlé sur des plaques de cuisson. Ivan Straghov, le visage écrasé contre les pavés. Ginny Weasley, torturée. Fleur Weasley, torturée… Je n’étais pas fier de tous ces actes cruels, mais ceux-ci m’avaient permis d’atteindre mon but…


    Pour moi, peu importait les moyens. Enfin, c’était ma vision d’avant l’enlèvement de mon fils. En effet, auparavant, je me serais royalement foutu des conséquences de mes actes. J’avais depuis longtemps appris à refouler mes sentiments et exclure les remords, qui ne venaient qu’hanter mes cauchemars. J’avais connu trois guerres, des centaines d’escarmouches, des dizaines de bataille, et j’avais également dû effectuer de biens sombres besognes pour mes supérieurs… Je ne m’en étais jamais caché, mais je voyais à présent que le destin était particulièrement cruel… Je n’avais pas eu a payer pour mes actes, mais ce serait mon enfant qui faisait actuellement face aux conséquences…


    Et c’était plus que je ne pouvais en supporter.


    Emprunt d’une rage sourde et contenue à grand peine, je reportait mon attention sur la jeune femme. Je savais beaucoup de choses sur elle, et pourtant, elle continuerait jusqu’au bout de me surprendre. Elle n’avait pas paniqué, sans doute s’était elle un peu aguerrie avec le temps et l’expérience du conflit. La dernière fois que je l’avais vue, elle avait plutôt mal supporté, mentalement parlant, le fait de rester enfermée quatre jours d’affilée, ligotée, sale et affamée. Si j’avais au moins pu lui rendre le service de la débarasser d’une partie de ses faiblesses, celle-ci devrait m’être reconnaissante non ? Apparemment ce n’était pas le cas, et elle semblait encore vouloir s’opposer a moi. Pourtant, depuis le temps, elle avait dû comprendre qu’elle ne faisait pas le poids, elle était intelligente après tout.


    La jeune femme choisit de lancer la discussion sur le ton de l’ironie, et son insolence ne m’agaça pas le moins du monde. La perspective d’obtenir enfin des informations quant à la santé et la localisation de mon fils me mettait plutôt de bonne humeur, c’était le cas de le dire, puisque je me mis même à sourire, un comble, quand on me connaissait bien ! Mais Fleur avait oublié quelque chose dans ses paroles… je suis un mangemort, et les gens comme elle me définissaient comme un espèce de tueur psychopathe qui n’avait pour seul but dans la vie que de persécuter la veuve et l’orphelin après avoir tué le chef de famille… Sans doute avaient ils raison, même si cela limitait quelque peu la réalité à mon sens…



    - Je ne suis pas anglais, ton ami Severus Rogue a dû vous le dire non ? A moins que tu ne lis pas le journal imprimé par la Renaissance, on m’y dépeint comme un tueur paranoïaque et fou furieux venant de l’est de l’Europe. Et bien, je te demande donc de tes nouvelles… Comment vas-tu ? Que me racontes tu de beau ?


    Cette conversation était difficilement imaginable par un témoin de la scène, tant elle pourrait paraître surréaliste. Un Mangemort réputé comme foncièrement malfaisant en train de faire la conversation a une jeune résistante éplorée, brisée par la mort de son mari. Oui, c’était une scène peu commune, d’autant que pour le moment, il n’y avait eu aucune marque d’aggressivité ni signe d’un duel imminent. J’étais également conscient que la Résistante ne se contenterait de faire la causette et chercherait un moyen de s’enfuir, mais là encore, elle devait se douter que si elle transplanait près de moi, je pourrais la pister Il faudrait donc qu’elle ruse, et je la connaissais suffisamment pour l’en savoir capable…


    - Tu connais Katia Moreau ? Je sais qu’elle est résistante, et pourtant, à chaque fois qu’elle m’a donné des informations qui en plus se sont avérées véridiques, je l’ai laissée partir… ne voudrais tu pas rejoindre tes amis là bas, en un seul morceau ? Libre a toi de penser cela, mais je te préviens, ça va être difficile… Dis moi ce que je veux savoir et je te laisse partir. Tu n’es pas sans savoir que mon fils a disparu, enlevé même… par quelqu’un de chez vous. Je veux savoir qui, et où vous le retenez…

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Fleur Weasley
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MessageSujet: Re: Passage... furtif? {Torben   Sam 15 Nov - 20:28

Dès que Fleur termina sa phrase par les trois mots « anglais gentleman Badenov », elle fronça légèrement les sourcils, comme si quelque chose sonnait faux dans cette phrase. Cherchez l’erreur... Ah oui, c’était Anglais et Badenov, disons que ça n’allait pas très bien ensemble et il corrigea très vite sa petite erreur. Elle savait évidemment d’où il venait, elle ne savait pas pourquoi elle avait dit ça, un simple oubli ou un stress accru qu’elle n’arrivait déjà plus à cacher? Sûrement un peu des deux...

Car Fleur n’oubliait pas. Et même si elle soutenait son regard sans ciller, elle n’oubliait pas que c’était ses mêmes yeux qui l’avaient fixé d’un air mauvais tandis qu’il la torturait. Son coeur en était encore serré et si elle n’avait pas été endurcie avec les derniers évènements, la Fleur d’avant guerre se serait sûrement mis à sangloter et à trembler de tous ses membres. Elle savait que certaines autres choses étaient plus importantes comme la cause qu’elle défendait mais elle ne pouvait s’empêcher d’être effrayée, elle avait peur de souffrir, peur de mourir comme tout le monde. Elle était bien moins forte qu’elle le montrait et aurait été la dernière à se qualifier d’héroïne. Et même si cette conversation qui venait de s’installer entre eux, cet échange de banalités en auraient trompé beaucoup, Fleur savait en son for intérieur que la seule chose qu’elle était en train de faire, c’était de gagner du temps, de continuellement repousser l’heure où ça commencerait: ou quoi commencerait? Le supplice? La course poursuite? Tout n’était pas encore bien clair dans son esprit et c’était bien pour cela qu’elle voulait gagner du temps ou plutôt elle avait une vague idée de quoi faire mais la théorie est une chose et la mise en pratique en est une autre!


« Oui, c’est vrai... simple petit oubli involontaire dû à une amélioration de ton accent. Je t’en félicite d’ailleurs, je sais combien c’est dur. »

Et un simple et léger sourire, après une petite pirouette elle était retombée sur ses pieds mais si elle se savait plutôt à l’aise pour bavarder, elle se doutait que pour se tirer d’ici, une petite pirouette ne suffirait pas, et c’était ça qui expliquait que son rythme cardiaque ne cesse d’augmenter au fur et à mesure que le temps passait. A vrai dire, elle espérait vraiment s’en tirer sans avoir à faire preuve de ruse. suite à un duel? C’était impensable pour elle, elle ne faisait pas le poids: il le savait, elle le savait. Non, si elle se sortait de là, c’était soit par la ruse et ce ne serait vraiment pas évident! Soit parce qu’il la laissait partir, et elle ne comptait pas vraiment sur cette solution là!

« Oh et bien, tout va plutôt bien pour moi. J’adore particulièrement le fait de devoir cacher sans cesse mon visage pour avoir une petite chance de ne pas m’enfoncer dans ce genre de situation précisément. Et dire que j’ai pas pu m’empêcher de le montrer aujourd’hui! Dieu sait où ma coquetterie me mènera... »


Un léger soupir accompagné d’un doux sourire pour montrer que c’était sur le ton de l’humour. Elle ne pouvait pas faire mieux et sa main laissée libre vint machinalement jouer avec l’anneau pendant à sa chaîne: il s’agissait de son alliance. Elle avait eu grand mal à se décider à la quitter et l’avait finalement glissée autour d’une chaîne pour toujours l’avoir auprès d’elle, elle avait peut-être fait son deuil - si jamais elle pouvait le faire un jour - mais elle restait profondément attachée au souvenir de son tendre époux. C’était un geste machinal qu’elle avait là quand elle n’était pas à l’aise, comme pour se rappeler qu’il était avec elle, qu’il veillait sur elle et qu’il la protégeait. Ça peut paraître absurde mais ça lui fournissait néanmoins toujours de l’espoir, du réconfort et puis aussi, ça lui rappelait vite pourquoi elle se battait.

Bien sûr qu’elle connaissait Katia Moreau. Enfin pas pour avoir eu de grandes discussions avec elle mais elle savait qu’elle faisait partie de la Renaissance, une jolie eurasienne dont la réputation n’était plus à faire. Mais elle n’évoquait rien d’autre aux yeux de Fleur et sûrement pas une personne à laquelle elle se serait confiée, elle n’accordait sa confiance qu’à très peu de personnes au sein de la résistance et Katia n’en faisait pas partie.


« Eh bien c’est fort dommage pour ton temps - et pour mon joli visage, cela va sans dire - car il se trouve que je ne suis pas Katia Moreau et que je n’ai pas l’intention de te dévoiler sagement ce que tu veux savoir. Mais s’il s’agit de ton fils, je veux bien te dire certaines choses, je... je n’irais pas jusqu’à dire que je suis désolée mais j’aurais aimé qu’on en arrive jamais là. »

Fleur était vraiment désolée en réalité, elle avait franchi une limite telle, elle même ne se reconnaissait pas et regrettait son acte... mais il le fallait. Cette limite, c’était eux qui la lui avaient fait franchir. Elle se déplaça doucement tandis que le plancher grinçait doucement sous ses pieds et toujours en garde et le coeur battant, elle s’assit sur le bord du lit de sorte que Torben soit plus près mais surtout: le miroir se trouvait maintenant derrière lui et elle s’était considérablement rapprochée de la fenêtre. Bien sûr, ce n’était rien mais tout doucement, les places se déplaçaient sur l’échiquier. C’était tellement délicat à la fois, elle était bien mieux à l’autre bout de la salle quand elle se tenait debout. Car maintenant assise, plus près de lui, levant ses yeux dans sa direction, il semblait tellement imposant, elle avait tout bonnement l’impression d’être une petite souris. Sans parler des barrières d’occlumancie qu’elle devait renforcer et qui était une véritable épreuve mentale! Elle reprit simplement en ayant toujours ses grands yeux levés vers lui:

« Tu ne désires pas savoir comment il va? »

Cette proximité, ça la terrorisait même si elle n’en laissait rien paraître, elle avait tout simplement peur qu’au moindre mot qu’elle prononcerait et qui déclencherait chez lui un excès de colère, sa baguette vienne se loger sous sa gorge sans qu’elle n’ait le temps de cligner des yeux.
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MessageSujet: Re: Passage... furtif? {Torben   Dim 16 Nov - 23:59

    Fleur Weasley était une jeune femme très intelligente, et très belle aussi. Majeure de sa promotion de beauxbâtons ou quelque chose dans ce genre là, elle avait en fait été une des meilleurs élèves de son école. Elle avait même été désignée par la coupe de feu pour représenter ses camarades au tournois des trois sorciers il y avait une petite dizaine d’années. Son heure de gloire en quelque sorte. Elle avait perdu, puis avait trouvé l’amour en la personne de Bill Weasley, un traître à son sang qui travaillait à Gringotts, enfin, la gringotts d’avant la prise de pouvoir du Lord bien entendu, ce qui ne voulait plus dire la même chose. Ce type était mort, la laissant jeune et veuve… Elle avait connu un triste destin, qui ne s’était pas arrêtée avec la mort de son mari. Elle avait été torturée de ma main, et avait faillit être emmenée finir ses jours à Azkaban, et la voilà de nouveau devant moi… Quelle étrange sensation…


    J’avais un grand respect pour cette résistante. Elle avait su surmonté ses faiblesses pour se fixer un but, un nouvel objectif à sa vie, et tout semblait possible de son point de vue, maintenant qu’elle avait su apparemment surmonté la mort de son mari. De plus, elle avait également survécut à bien des épreuves, et il allait sans dire que le défi était plutôt relevé. De la faible femme, le genre mannequin un peu inapte à autre chose qu’à se montrer, elle était passé à une femme blessée mais encore redoutable. Je préférais de loin affrotner ce genre d’ennemi que des gens comme Rogue, des sales traîtres qui traitaient leurs subordonnés comme de la boue a peine digne de souiller ses chaussures… Fleur rebondit en me faisant un léger compliment, qui me faisait sourire. Je savais a quel point il devait lui être difficile de faire comme si de rien n’était en ma présence…



    - Je te remercies pour ce compliment. Je dois cette amélioration, à tous tes camarades, qui m’ont bien fait saisir l’accent que l’on devait mettre sur les maux.. ; Enfin, c’était parfois difficile à saisir entre deux cris de douleur…


    Pourquoi est ce que je ne pouvais pas m’empêcher d’être aussi horrible que cela ? Je ne le savais point, peut être était ce pour que la jeune blonde qui se trouvait devant moi n’oublie pas qui elle avait devant elle, et que sous mes manières se cachait toujours le monstre à abattre définit par ses chefs. Elle le savait plus que pas mal de gens, que j’étais un monstre. Pour me racheter aux yeux de mes chefs quand j’avais laissé mon devoir de côté, j’avais trouvé Fleur, l’avait battue, l’avait enfermée et ligotée et l’avait laissée là, dans le noir, pendant plusieurs jorus, avec un peu de boisson et de nourriture. Quand je l’avais sortie de sa cache pour l’amener au ministère, sa beauté avait laissé la place à une femme brisée, mais encore une fois, celle-ci m’avait surpris par sa résistance… Ne se trouvait elle pas devant moi aujourd’hui ? Avec ironie, Miss Weasley me donna donc de ses nouvelles…


    - C’est pour cela que je n’avais jamais compris pourquoi vous n’étiez pas tous venus reprendre de force le ministère… Cela aurait réglé nos différents une fois pour toutes et on aurait été fixé sur le vainqueur de tout ce foin, maintenant, on en est réduits à se battre par journaux interposés… Toi qui comme moi, te bats depuis le début, tu n’en as pas assez de tout ceci ? n’as-tu jamais pensé à tout plaquer et partir loin ?


    Je n’aurais jamais osé parler ainsi devant un individu du ministère, non pas par peur, car il était connu que moi, Torben Badenov, n’avait peur de personne, mais tout simplement par fierté. En réalité, je me sentais parfois plus proche de mes ennemis que de mes amis, et après tout, comme je me le répétais sans cesse depuis plusieurs années : ce n’était pas ma guerre. J’avais à l’origine été envoyé ici pour rembourser une vieille dette d’honneur… Et me voici, six ans plus tard, gradé, riche, fiancé à une riche et sublime héritière qui m’avait déjà donné deux enfants… Finalement, c’était peut être ma guerre, mais je ne pouvais m’empêcher de me demander comme cela se serait passé pour moi si je serais revenu chez moi dès la fin de ma mission…


    Fleur était délicieusement ironique et elle me fit bien rire une fois de plus, en argumentant que ce serait dommage pour son visage et qu’elle ne me dirait rien. Elle se trompait. Sous la torture, tout le monde finissait par craquer, absolument tout le monde. J’avais déjà été torturé, mais j’avais eu de la chance d’être libéré ou de me libérer avant que je ne craque, et j’avais moi-même procédé à l’interrogatoire de biens des gens, et ce que je savais, c’est que si on arrivait à garder la victime suffisamment longtemps en vie, alors elle finissait obligatoirement par avouer. Ou alors, ce serait devant la vision de ses proches torturés qu’elle craquerait, mais il existait toujours un moyen. C’était souvent dégueulasse, mais ça payait toujours… Elle me dit cependant qu’elle voudrait bien me dire certains choses car elle n’aurait pas voulu en arriver à de telles extrémités…



    - Pourquoi serais tu désolée pour moi, sois le pour mon fils plutôt, il n’aura même pas pu voir ses parents et il est possible que je disparaisse brutalement sans qu’il ne pose jamais le regard sur moi et sans que je ne le voie non plus. La guerre ne révèle jamais le meilleur des hommes, saches le. Ce résistant va me le payer, et tu ferais mieux de me dire de qui il s’agit… Comprends le bien, je mérite cent fois de mourir pour ce que j’ai fait, mais mon fils n’a rien à voir là dedans…


    Fleur semblait extrêmement gênée par la situation. Elle semblait se tortiller sur place tandis que finalement, elle se rapprocha de moi de plusieurs mètres pour finir par s’asseoir juste à côté de moi sur le lit. Je ne savais pas ce qu’elle avait en tête, mais ce n’était pas du tout le genre de Fleur de me faire un gros câlin pour me consoler… Si elle faisait ça, c’était uniquement parce qu’elle devait espérer quelque chose, et je m’y refuserais, c’est pourquoi je me levais pour m’éloigner de quelques pas et avoir une vue d’ensemble sur toute la pièce, tout en faisant mine de rien..


    Calmement, doucement, presque en un murmure, je pris la parole…



    - J’aimerais avant tout que tu me le décrives… Que tu le … Comment vas t’il ?

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MessageSujet: Re: Passage... furtif? {Torben   Lun 24 Nov - 18:11

Torben Badenov... de tous ses ennemis, il devait bien faire partie de ceux qui l'intriguaient le plus et elle ne pouvait s'empêcher de se demander continuellement ce qui l'avait fait devenir comme ça. Certains lui semblaient tout bonnement frappés de fanatisme, incapables de réfléchir par eux-mêmes, il réagissait avec violence parce qu'ils aimaient ça, parce que ça les soulageait... et pour certains même, elle soupçonnait un manque de vocabulaire inquiétant qui les conduisait à exprimer ce qu'il ressentait par des coups. Fleur se posait tant de questions là-dessus... et Torben? Bien sûr, le rôle de bourreau lui allait également comme un gant, comment l'oublier... mais elle ne pouvait s'empêcher de se dire que c'était bien plus complexe que cela. Il réfléchissait par lui-même contrairement à beaucoup d'autres alors qu'est-ce qu'il trouvait à de tels idéaux? Avait-il été toujours tourné vers le mal ou les mauvaises expériences de la vie l'avaient-elles façonné ainsi? ou peut-être les deux? Fleur n'en savait rien... et le temps n'était pas à avoir une discussion de cet ordre. Pourquoi se serait-il mis à se confier à elle après tout... comme il ne cessait de le lui rappeler par des phrases ponctuées de violence, elle était son ennemie. Elle ne répondit pas immédiatement, scrutant son visage avant de simplement reprendre:

« Ca te plaît d'être un tortionnaire? »

Son ton n'avait rien d'accusateur... et pour cause, elle ne l'accusait de rien... elle se posait simplement cette question: avait-il plaisir à faire souffrir? Sa curiosité avait été piquée de telle sorte que ses mots s'étaient naturellement échappés de ses lèvres. Elle les regrettait même déjà à vrai dire et son coeur accéléra encore un peu sa course. Elle avait peur de lui... de provoquer sa colère, d'un geste impulsif qu'il pourrait avoir. Elle avait peur de lui comme une petite fille à qui on aurait dit de ne surtout pas toucher un objet coupant... un objet coupant certes, mais brillant aussi qui inévitablement attirait le bout de votre doigt pour en avoir la certitude, pour être bien sûr que cet objet était coupant car comment aurait-on pu en être sûr? Il semblait cacher un autre secret, quelque chose d'intriguant qui ne pouvait que vous fasciner. D'autres s'en seraient tenus à la prudence mais Fleur ne pouvait pas... il fallait qu'elle approche toujours plus, qu'elle recule, qu'elle réapproche, tende son bras et se ravise... toujours hésitante. Elle ne savait comment agir, ni si elle voulait vraiment prendre ses risques. La différence était sans doute qu'elle s'y était déjà coupée... peut-être pas suffisament?

Fleur n'eut pas à réfléchir pour répondre, sa réponse... elle la connaissait depuis longtemps déjà. Elle l'avait toujours porté en elle et la mort de Bill n'avait fait que la rendre plus forte, elle lui avait donné tout son poids pourrait-on dire.


« Non, je ne peux pas. C'est trop tard maintenant... cette guerre, ça a pris une telle importance dans nos vies que finalement, on en arrive même à se définir uniquement par rapport à elle. On est brisés, on est finalement plus rien d'autre que les idées qu'on porte... ou, si ce n'est pas encore le cas, c'est ce qu'on finira par être de toute manière. »


Fleur avait bien de la famille encore, mais elle ne s'y sentait plus à sa place là-bas. Sa famille, sa vraie famille: c'était Bill et en le perdant, il lui semblait vraiment avoir perdu jusqu'à son identité. Qui était-elle sinon la malheureuse veuve Weasley? Elle n'était pas Fleur Delacour, Fleur était cette jeune fille qui savait encore rire de bon coeur... Non, elle n'était pas cette fille. Elle était la veuve Weasley qui se battrait, et se battrait jusqu'au bout... c'était ça qui la définissait, rien d'autre. Et si jamais le monde qu'elle participait à créer par ses actes redevenaient le monde passé, le monde qu'elle avait aimé... alors peut-être aurait-elle une chance de passer à autre chose, de redevenir Fleur. Elle n'y voyait aucune autre condition. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait dit "on", elle ne parlait pas même de Torben en disant cela... elle ne parlait que pour elle, peut-être était-ce tout simplement car elle n'arrivait pas à se reconnaître, à parler d'elle comme une personne à part entière. Son regard qui avait été ailleurs pendant un bref instant sembla simplement se rallumer quand elle demanda simplement:

« Et toi? »

Etre désolée pour son fils? Elle ne savait pas vraiment... en fait, elle n'avait jamais envisagé qu'il puisse vivre sans ses parents. Elle ne savait pas pourquoi mais dans sa tête, ça n'avait pas de suite. Ils finiraient forcément par se retrouver... elle n'avait tout simplement pas pensé une seule fois qu'ils puissent le garder. Mais après tout... pourquoi pas? C'était bien cela que Rogue voulais faire, non? Non...oui...non...oui... Impossible à savoir. Leur chef n'avait pas vraiment l'habitude de se justifier sur ce qu'il comptait faire. Son coeur se serra plus encore quand elle se posa la question: que lui ferait-elle quand il saurait? Elle n'arrivait pas même à imaginer mais au fond, peut-être le méritait-elle? Elle ne savait pas...

« Je comprends ce que tu veux dire et peut-être que ce Résistant mérite en effet de souffrir le martyr mais tu l'as dit toi-même, la guerre ne révèle jamais le meilleur des hommes.»

Quand elle le vit reculer, elle ne put s'empêcher de serrer le poing... il n'était maintenant plus entre le miroir et elle et son petit plan, certes mince... venait de tomber à l'eau. Mais elle s'était néanmoins rapprochée de la fenêtre... tout n'avait pas été vain. Elle sortit vite de ses pensées quand un murmure qu'elle aurait été bien incapable de reconnaître à Torben la ramena sur terre. Ce n'était plus Torben le tortionnaire qu'elle avait devant ses yeux, c'était un homme privé de son fils... et quelque part par là, vulnérable. Elle voulait bien sûr voir ses ennemis vulnérables mais pas par de tels moyens... elle s'en voulait tellement, c'était si peu honnête! En agissant ainsi, ne s'était-elle pas transformée en l'un de ces êtres qu'elle avait juré de faire tomber?

« Il va bien... je m'en assure chaque jour. Il n'a à peine que deux mois mais il est d'une vitalité telle... il est plutôt rieur à vrai dire et je crois qu'il aime bien me tirer les cheveux... »

Elle ne put s'empêcher de rire un peu en pensant à l'ironie de la situation, bon bien sûr... Torben ne s'était pas contenté de lui tirer les cheveux! Elle en oubliait un peu le danger de la situation, se laissant attendrir par son propre discours.

« T'es au moins sûr que c'est pas le fils d'un autre... Il est aussi très bavard, parfois il gazouille pendant des heures tout seul et même si les autres affirment que c'est impossible qu'il parle déjà, je suis presque sûre de l'avoir entendu dire "chat". Mais dès que je lui demande de le répéter, on dirait qu'il me regarde comme si j'étais une éspèce de folle tout droit sortie de je-ne-sais-où. »

Elle sourit légèrement, y'avait pas à dire... c'était un beau garçon qu'il avait eu Torben... elle comprenait qu'il puisse ressentir une véritable rage à ne pas le voir grandir. Et ça la ramena vite sur terre, son estomac semblant se tordre sous la peur qui lui revenait avec ce dur retour à la réalité. Elle reprit finalement, le regardant dans les yeux:

« Et ce résistant, que lui ferais-tu s'il se tenait là, devant toi? »
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MessageSujet: Re: Passage... furtif? {Torben   

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Passage... furtif? {Torben
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